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 Liberté, me voilà !

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Liam Baldwin

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MessageSujet: Liberté, me voilà !   Sam 7 Mai - 13:29

Tout était noir.

Il croyait encore se rappeler la morsure du vent glacial sur sa peau, la neige pénétrant ses chaussures usées et le tintement des clochettes dans l’air nocturne. Il ne restait plus désormais qu’un océan de douleur Liam se retrouvait ballotté tel une marionnette, prisonnier d’un sort qu’il n’avait pas choisit. D’ailleurs que c’était-il passé au juste ? Il avait eut l’impression d’être éjecté tout d’un coup de l’endroit où il se trouvait par un vilain coup au derrière. La sensation de déchirement provoquée était insoutenable et il en aurait hurlé si on lui en avait laissé l’occasion. Puis tout aussi rapidement qu’elle était apparue la douleur s’envola pour le laisser dans l’obscurité.

Le taulard n’ouvrit pas les yeux avant que plusieurs secondes se soient écoulées. La lumière du soleil à travers les barreaux lui brûlait la rétine au point de lui faire tourner la tête et se cacher le visage de son bras droit qui reposait auparavant sur la couchette de sa cellule. Barreaux ? Couchette ? Cellule ?

Et soudain il comprit. Il venait de se faire jeter de Dreamland avant même d’avoir pu réagir. Il était de retour dans ce cloaque puant, cette prison aux relents d’urine rance. Parkinson n’était plus là depuis longtemps, ne comptant probablement revenir qu’à l’heure où il avait prévu de réveiller son patient. Seul un gardien se tenait dans le couloir, faisant tournoyer distraitement sa matraque tout en regardant un magazine porno qu’il avait dû dénicher sous la couchette de Liam pendant son petit voyage hypnotique. Putain d’enfoiré de maton !

La rage causée par son retour était telle qu’il en était paralysé. Non seulement il se retrouvait de nouveau piégé, mais Ella se retrouvait seule. Et les autres, tous les autres pourraient rire de lui. Ils ne faisaient pas le malins en face de lui, mais si l’un d’eux avait subit le même sort et s’amusait à venir lui rendre visite pour le narguer… il ne le supporterait pas. Qu’ils essayent seulement, ces petits cons suffisants ! Le tueur se redressa d’un coup et frappa du poing contre le mur pour attirer l’attention du gardien qui tourna vers lui son regard morne d’officier bovin.

- Je crois que t’as un truc qui m’appartient Bob.

- Et moi je crois que l’enfoirée de pédophile que t’es devait dormir encore longtemps.

Un sourire glacé étira les lèvres de Liam alors qu’il se mettait debout pour faire face à son interlocuteur, de l’autre côté de la barrière métallique.

- Seulement on sait tous que si t’étais si malin tu bosserais pas ici pour un salaire de merde. Ramène le psy au lieu de jacter, je crois que j’ai pas mal de choses à aborder avec lui. Ce voyage a été très…

Il passa sa main sur sa combinaison orange et marqua une hésitation au niveau de sa poche droite. On sentait très clairement sous le tissu rêche la forme que dessinait son martinet et ses menottes en fourrure rose.

- … instructif, acheva-t-il, son sourire s’étirant d’un cran.

Comment avait-il bien pu les ramener ici ? C’était son pouvoir non ? Ca n’appartenait pas au monde réel, c’était totalement antinaturel… comme son retour après tout. Il y avait probablement un lien entre les faits mais ce n’était pas le moment de réfléchir à tout ça. Il avait encore du boulot pour se tirer d’ici.

Au final personne ne réussit à mettre la main sur le psychiatre qui semblait subir quelques désagréments à son cabinet. Le comité reçu donc à la place le taulard qui se fit une joie de leur expliquer comment ce voyage introspectif lui avait montré combien ses désirs étaient amoraux et déplacés, et comme il s’en sentait débarrassé, même partiellement. Il se démena tant et si bien, usant de ses talents de beau parleur qu’il finit par convaincre les membres de sa bonne fois. La liberté conditionnelle lui serait accordée mais il devrait en parallèle poursuivre sa thérapie. Soit. Revenir à Dreamland n’était pas pour lui déplaire après tout…

__________________________


Les papiers étant déjà prêts, il ne lui fallut pas plus d’une journée pour se retrouver devant la clôture de la prison de San Francisco, sa valise à la main. Il n’avait nulle part où aller, mis à part dans la vieille maison hérité de son père où les mauvais souvenirs tournoyaient comme des mouches autour d’une merde, mais ce ne serait que temporaire. On trouvait toujours un moyen de se faire assez de thunes pour se payer une chambre d’hôtel, même s’il fallait rester prudent.

Liam prit une profonde inspiration, lissa son costume fané qui avait remplacé sa combinaison orange et fit un pas en avant vers la liberté. Un bus en direction du centre ville l’attendait non loin mais il le rejoignit sans se presser, profitant de sa liberté réelle cette fois.

- Je sens que je vais m’amuser…
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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Dim 8 Mai - 19:03

C’est comme tiré d’un mauvais rêve, mais en beaucoup plus désagréable, que Gabriel se réveilla, Il avait l’impression que tous ses os avaient implosé les un après les autres et que sont quatre heure allait sortir d’un moment a l’autre. Lorsqu’il ouvrit les yeux qu’il comprit que tout cela n’était qu’une impression, sa tête lui faisait encore mal, et la lumière de la lampe de chevet à coté lui brulait les yeux. Il les frottas un moment comme après une nuit difficile et resta allonger ? Ou était-il ? C’était incompréhensible ! N’était il pas avec Hildegarde, Serena et les autres ? Il y avait comme quelque chose d’inachevé, Comme lorsque l’on se réveille au moment le plus intéressant du rêve. De sa main il tapa aux alentours pour essayer de se situer, il rentra en contact avec une table qui ne lui était pas inconnu. Il était chez lui ?

Ce genre de réveil, il l’avait déjà vécu il y a quelques temps. Il se leva en un seul mouvement et commença à fouiller toute sa maison a la recherche de ses parents, son frère et sa sœur. Personne…Bizarre.
Si Gabriel, contrairement au autres ne c’était pas réveiller au même endroit que les autres, c’était simplement parce qu’il avait déjà quitté le monde des rêves il y a quelque temps, en même temps qu’Aki, Noelia et Edwin. Mais ce réveil était un poil différent du dernier, le premier avait était plus doux, alors que pour cette fois il avait plus l’impression d’avoir été chassé de Dreamland qu’autre chose. Qu’est ce qui se passait au juste ? Etait il le seul a s’être réveiller ? Ou alors il y en avait d’autre ? Peut être même que tout les voyageurs c’était réveiller ! Pour le savoir il y avait une seul solution : Rendre une petite visite au Docteur Parkinson.

Il souffla un bon coup, comme après un gros effort physique, et se passa la main dans les cheveux. Ils étaient quand même incroyablement longs ? C’était quoi ce look ? Il fallait qu’il les coupes…Qu’il les coupes ? Pourquoi ? Il avait une inexplicable envie de virer sa touffe capillaire ? Comme si il n’avait pas le total contrôle de lui-même. Il savait au fond de lui que tout ça avait un rapport avec Dreamland, Comme si le monde onirique l’obligeait à rendre visible sur lui tout ce qu’il avait pu vivre ces derniers mois.
Au fur et à mesure des heures, la longueur de ces cheveux l’obsédait, et après un long moment d’hésitation devant le miroir de la salle de bain, il porta le ciseau qu’il avait dans les mains à hauteur de sa plus longue mèche de cheveux et la coupa.

*** *** ***

La tête de Gabriel balançait au rythme de l’irrégularité de la route. L’odeur de ce bus était vraiment prenante, c’était un mélange d’herbe, de vomi et de vodka renversé sur les sièges en tissus. Les vitres étaient crasseuses, et le bus aussi vide qu’un pot de Nutella entre les mains d’une boulimique.

Après une ultime bosse Gabriel se cogna contre la vitre grasse et se réveilla. Comme a son habitude il passa sa main dans les cheveux, et fut a peine surpris de sa nouvelle coupe. Le Bus marqua l’arrêt et c’est d’un œil distrait que l’homme-souris regarda par la vitre du car. Il n’y avait qu’un seul homme qui montait à bord. Un homme qu’il avait déjà vu d’ailleurs. Le jeune homme réfléchit quelques instants en se frottant les temps d’où il aurait pu voir cet inconnu. La réponse lui vint comme un coup de fouet, et c’était peu de le dire. Il ne l’avait vu qu’une fois. A Dreamland, une heure, peut être deux après la Nuit Sanglante. C’était le mec au regard de pervers.

Liam Baldwin
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Lun 9 Mai - 11:04

Liam monta dans le bus sans se presser, après tout il avait tout son temps. Il balaya l’habitacle empuantit du regard pour repérer une place et le moins qu’on puisse dire était qu’il avait l’embarras du choix. Les passagers se comptaient sur les doigts d’une main : deux racailles sur le siège du fond, un skinhead à l’air patibulaire, une femme d’âge moyen à l’air stressé et un gamin qui semblait venir de se réveiller d’une sieste. Il plissa les yeux, intrigué. Le visage de ce mec lui rappelait quelque chose, il l’avait forcément rencontré quelque part. Sauf qu’il était trop jeune pour que la rencontre date d’avant son incarcération donc…

L’ex taulard étira ses lèvres fines en un sourire peu rassurant. Mais oui bien sûr, maintenant qu’il fouillait plus profond dans sa mémoire il se souvenait avoir croisé ce gars au feu de camp, puis sur le Slavedog millionnaire. Et quand on croisait une vieille connaissance on allait la saluer, question de politesse. Liam s’avança donc sans se presser jusqu’à la banquette sur laquelle s’était posé Gabriel et s’y laissa tomber, étirant son bras derrière la nuque du pauvre garçon pour aller épouser le dossier du siège.

- On se connait n’est-ce pas ? Je savais bien que ta tête me disait quelque chose, j’oublies pas facilement les p’tits trous comme toi.

Nouveau sourire et regard biaiseux en prime, juste de quoi installer une atmosphère malsaine et dérangeante. Le pervers se mit un siffloter un air en regardant le paysage à travers la fenêtre crasseuse. Toujours trop proche de Gaby, toujours angoissant.

- T’es pas bavard mon cœur… alors je parlerais pour deux. Ca me rassure tu sais, de voir que je ne suis pas le seul à être rentré, j’trouvais pas ça normal tu vois ? Mais maintenant que je t’ai mis la main dessus on va pouvoir chercher à comprendre ensemble. Et j’ai des gens à retrouver.

Ella, son Ella. Et cette chienne enragée de Nancy. Voir les jumelles pourrait être amusant, comme profiter une nouvelle fois de Shannon. Et puis il y avait les autres à qui il n’avait pas eu l’occasion de faire quoi que ce soit. Penser aux sévices qu’il pourrait leur faire dans le monde réel avait quelque chose d’excitant… parce que si les cicatrices de leurs âmes n’étaient plus visibles, il n’en serait pas de même s’il venait à leur en octroyer de nouvelles ici à San Francisco. Et dieu seul savait combien la plupart de ces petits cons sans respect qu’il avait croisé à DL méritaient d’être punis.

Sous l’afflux de ces pensées deux de ses membres se mirent à croitre simultanément, son bras mettant à mal le tissu de sa manche. Le bus étant vide personne ne remarqua ce petit tour mais il valait mieux masquer ça rapidement. Liam se colla donc un peu plus à Gabriel, descendant son bras gonflé jusqu’à ce qu’il soit masqué par le dos du garçon. Dans sa main inchangée était aussi apparu son attirail qu’il rangea dans sa poche après avoir fait tournoyer ses menottes une fois autour de son index. Ces pouvoirs allaient vraiment se montrer gênants…

- Je peux savoir où tu allais au juste, mon ami ? Car on est potes non ? Non ?

Tout en plantant ses yeux noirs dans ceux de batman il resserra son étreinte, rendue douloureuse par sa force décuplée. Si ce gars osait hurler il lui broierait les os. Qu’il ose seulement.
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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Lun 9 Mai - 18:01

Pendant un cours instant, Gabriel ne pu quitter les talonnettes de Liam des yeux, détaillant chaque centimètre carré du cuir de la chaussure, et mesurant au millimètre près chacun de ses pas. * Faites qu’il ne me reconnaisse pas, je vous en supplie * se répétait inlassablement le jeune garçon. Il aurait pu sentir chacun de ses poils s’hérisser comme si Liam était accompagné d’un vent de mauvais augure.
Au bout d’une poignée de seconde, Batman se risqua à lever les yeux vers l’homme, il avait l’impression que ce moment avait duré des heures. C’est lorsque leurs regards se croisèrent et que le sourire du pervers s’étira un peu plus que Gaby compris qu’il était foutu.

Comme s’il avait pu lire les pensées de la chauve-souris, l’hypersexuel s’avançait, sans se presser, vers le siège du garçon, bien que ca ne soit pas la place qui manquait dans ce bus en mauvais état, C’est a coté du jeune homme que Liam s’affala rendant encore plus vulgaire sa désinvolture qu’elle ne l’était déjà, et comme pour l’achever, Liam mis a voix haute les dernières pensée de Gaby, en un peu plus lubrique.

Gabriel ne pu s’empêcher de trembler un peu plus lorsque le pédophile l’appela « petit trou » ou « mon cœur ». Ce mec savait manier le pouvoir de la langue, sans mauvais jeux de mot, et ses paroles étaient tout aussi bien venues qu’une blague sur le cancer en plein hôpital.

Gaby pris alors son courage a deux mains, tout en essayant de maitriser son bégayement :

- N-Non…Ce n’est pas normal, je suis d’accord avec vous, Monsieur. Et moi aussi j’ai quelques personnes a retrouvé

La liste était longue, que ce soit Aldaée et le jeune Elijah qu’il avait quitté en assez mauvais termes, Yoru ou encore Serena. Sans parler Kalyss avec qui il c’était battu avant de ne plus avoir aucune nouvelle pendant le feu de camps improviser. Si tout ce beau petit monde c’étaient réveiller, la plupart d’entre eux devaient se trouver dans le cabinet du Docteur Parkinson.

A vrai dire, Gabriel aurait pu encore penser avec nostalgie au aventure qu’il avait vécu avec chacune de ces personne s’il n’avait pas sentit le bras démesuré de Liam glisser dans son dos et vu les menottes a fourrure rose danser le long de son index. Une nouvelle vague de sueur coula le long du dis-dos avant qu’il ne se rende compte que le bras de Liam était VRAIMENT démesuré ! Sa ressemblait à un pouvoir du monde des rêves.

Ne pas paniquer… Ne surtout pas paniquer …

Comme pour vérifier, le garçon ferma les yeux.

Il distingua alors parfaitement les personne présente dans le bus, les siège de celui-ci, et pouvait même presque estimer la vitesse a laquelle il roulait ! D’accord ! On était en plein délire là ! Il était de retour a San Francisco et avait ramené un joli petit souvenir de ces vacances inter-dimensionnels !

Il plongea son regard dans celui de Liam, son courage enfin retrouvé, en essayant de ne pas grimacer de douleurs sous l’emprise du bras « majestueux » de l’ex-prisonnier.

- Je ne vois pas pourquoi vous essayez d’instaurer ce climat désagréable entre nous. Je ne vous juge pas, je ne vous connais pas, et pour l’heure qu’il est je cherche d’autre…
Il baissa d’un ton.
-…voyageurs. Donc on peut dire que vous tomber a pic !
C’est pas moi qui met une barrière entre nous en prenant mes distances, c’est vous qui obligez les gens à la construire en ne montrant que vos plus mauvais coté ! C’est vrai, qui sait, peut être qu’on peut vraiment être pote, monsieur, Qui vous dit que moi aussi j’ai pas un grain, après tout on viens du même asile de fou, non ?



Et si vous vouliez bien me lâchez aussi, ca serait cool, vous me faites mal !

C’était suicidaire, ca ressemblait pas a Gaby mais si Dreamland lui avait appris quelque chose c’est qu’on ne s’attire pas la sympathie et l’aide des gens avec des pleurs et des cri, tout au mieux on s’attire des ennuis.

Alors oui, il avait peur de ce mec, il avait envie de pleurer, d’hurler, mais pour le moment, il devait se conduire en ce qu’il n’a jamais vraiment été… En homme.
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Lun 9 Mai - 20:27

Qu’il était mignon à bredouiller et à l’appeler monsieur avec ses cheveux bien coiffés et sa mine proprette ! Liam pouvait sentir le cœur du garçon s’emballer tant leur proximité était poussée à son paroxysme et ça ne faisait qu’amplifier son excitation malsaine. Il avait l’impression de regarder un moucheron se débattre dans la toile soigneusement tissée d’un araignée. Un moucheron à deux doigts de se faire bouffer.

Personne dans le bus ne semblait prêter attention à leur conversation au grand dam de Gabriel. Le bus continuait tranquille sa route cahin-caha alors que la sueur perlait encore et encore du front du vampirophobe pour aller s’accumuler dans le creux de son cou. La vue de sa pomme d’Adam allant et venant avait quelque chose de parfaitement fascinant. Sa manière de chuchoter le nom de « voyageur » aussi. Pourquoi murmurer ainsi ? On était dans le monde réel ou un voyageur n’était rien d’autres qu’une personne allant d’un point du globe à un autre relativement éloigné. Personne ne risquait de le poursuivre avec une fourche mais il fallait croire que le traumatisme causé par la chasse et l’exclusion était bien ancré dans son esprit.

- Des voyageurs tu dis ? S’exclama-t-il volontairement fort pour faire sursauter son compagnon de banquette.

Devant l’absence de réaction totale des quelques passagers il laissa échapper un rire bref et moqueur. Gabriel ne sembla pas y prêter attention, trop pressé de se lancer dans une tirade sur le comportement de l’ex-taulard. Il mettait des barrières ? Il ne montrait que ses mauvais côtés ? Ils pouvaient être amis ?

- Oh ? Tu veux que je te montre mes bons côtés ? S’étonna faussement Liam tout en faisant théâtralement sauter un des boutons de son pantalon, sa langue glissant de manière expressive sur sa lèvre supérieure.

Il se mit de nouveau à ricaner méchamment avant de retrouver son sérieux. Les gens étaient vraiment paranoïaques. A vrai dire il n’avait rien fait d’autre que faire preuve d’un peu de familiarité. Aucune menace, aucun coup. Il c’était même montré relativement agréable si l’on mettait de côté la manière dont il avait appelé le gamin en s’asseyant. Alors il fallait faire quoi pour avoir de bons côtés ? Coiffer des poneys ? Qu’il ne compte pas sur lui pour ce genre de conneries.

- Jusqu’à maintenant je ne t’ai rien fait, rien. Ni moralement ni physiquement. Le truc tu vois, c’est que tu te bases sur des rumeurs et des on-dit me concernant. Non seulement c’est décevant mais en plus c’est une preuve de ton peu d’ouverture d’esprit. Il tapota les côtes de Gaby avant d’ajouter, Et puis ça fait un peu parano, excuses moi de te le dire.

Ses yeux noirs luisirent d’une lueur moqueuse alors qu’il déviait son regard vers le paysage qui défilait à travers la fenêtre crasseuse. Ils étaient presque arrivés au centre ville et cacher son bras serait beaucoup plus difficile une fois hors du bus et exposé aux regards des passants.

Il fallait trouver quelque chose et vite. Le plus simple était de se calmer mais ce n’était pas de son ressort, ne restait plus alors qu’à tenter de masquer son bras deux fois plus large que l’autre. Il examina rapidement ce qui se trouvait autour de lui et finit par arrêter son choix sur la veste de Gabriel qui reposait sur ses genoux. Bingo.

- Tu veux qu’on soit vraiment ami ? Alors je vais faire un geste en récupérant mon bras, et toi en me filant ta veste. Donnant donnant. Mais ne t’inquiètes pas ce n’est qu’un emprunt.
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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Mar 10 Mai - 8:30

Gabriel se retint de hurler une nouvelle fois lorsque Liam fit sauter le bouton de son pantalon, son bras le serrant toujours plus fort. Le Vampirophobe essayait de se retenir, de ne pas perdre les pédales, mais en de si charmante compagnie, il avait vraiment du mal à ne pas tomber plus fou qu’il ne l’était déjà. Il reprit sa respiration et repartit une nouvelles fois dans une tirade qui n’aurait ni queue ni tête pour l’obsédé.

- Vous ne comprenez pas ce que je veux dire ! Regarder rien que de la façon d’on vous vous êtes présentez a moi. Vous ne m’avez pas agressez, je suis d’accord ! Mais vous n’avez rien fait pour rendre le dialogue agréable.


Sentant un nouveau jeu de mot de la part de Liam, Gabriel enchaina avec vitesse.

- Je veux dire, Sans jeux de mot, hein.

Et puis il vit que Liam commençait à lorgner sur sa veste ? Qu’est ce qu’il lui trouvait ? D’accord c’était une joli pièce, elle lui avait valu prêt d’une centaine de dollars, Mais Liam n’avait pas l’air d’être un homme de mode ; et Gabriel doutait franchement que Dreamland lui ai donné cette nouvelle passion. Lorsque l’homme expliqua enfin qu’il voulait qu’il lui la prête, Il ne pu s’empêcher de sourire.

- Je veux bien vous la prêter, mais entre nous, je ne suis pas sur qu’elle vous irait. On n’a pas vraiment le même gabarit !


Il tendit donc au pervers l’objet de ses envies à défaut d’autre chose.

Gabriel et Liam se tut alors pour un petit moment, Le jeune homme regardait par la fenêtre le paysage de la ville défiler, et c’est presque dans un soupire de soulagement qu’il vit que la ville était de plus en plus proche. Il commençait tout juste à s’habituer à la présence de Liam, mais si d’autre témoin qu’un Skinhead et un couple d’alcoolique pouvait être présent, ça l’arrangerait.

San Francisco était connu pour être une ville de lâche, ne vous faites pas agresser en pleine rue, les gens trop trouillards pour venir vous aider pourrait juger que c’est vous qui l’aviez cherché ! Malgré ça Gabriel était intimement persuader que Liam oserait moins de chose s’il y avait trop de monde. Il avait un énorme bras à cacher après tout !

Puis Gabriel repensa à ce que lui avait dit l’homme. Qu’il était parano, Gabriel n’avait jamais eu cette impression, au contraire il avait toujours donné sa confiance a n’importe qui et n’ importe où et… Bon d’accord, si la personne avait les dents un peu trop pointu il lui arrivait d’oublier toute confiance et de tout de suite décider que la dite personne serait son ennemis. Ah…A y réfléchir ça faisait donc beaucoup de monde non ? Gabriel jugeait il tant sur les apparences que ça ? Il ne valait donc pas mieux que tout ces congénère de San Francisco, lâche et intolérant ? Et si c’était Liam qui avait raison ?


Gabriel secoua nerveusement la tête et se retourna enfin vers son voisin de banquette. Oublions ça, il avait tout le temps pour y réfléchir.

- On s’approche de la ville, vous descendez à quel arrêt ? Et pourquoi vous n’étiez pas chez le docteur Parkinson ?


Il prit un moment de pause, ce n’était pas très correct, mais la curiosité l’emportait sur sa peur

- Et pourquoi vous êtes monté à l’arrêt de la prison ?
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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Mer 11 Mai - 20:40

Liam avait un mal fou à garder son sérieux devant la peur panique qui croissait à vue d’œil sur le pâle visage de Gabriel. Celui-ci, après avoir prit une inspiration digne d’un plongeur en apnée, lui avait sortit une tirade comme quoi il avait mal compris. Sauf que non justement, il avait très bien compris. C’était ça le truc. C’est trop facile d’être intimidant lorsqu’on sortait une arme ou qu’on servait sur un plateau menaces et insultes. Alors que réussir à inspirer la crainte en se comportant relativement normalement était jouissif, presque mieux qu’une partie de jambes en l’air. Parce que là, il n’y avait rien à lui reprocher et on se retrouvait seul face à sa peur avec personne pour vous aider vu qu’il n’y avait pas de raison d’y avoir recours. C’était si drôle !

Le mot « agréable » avait fait tiquer l’œil du taulard qui s’apprêtait à lancer une nouvelle boutade de mauvais goût mais on lui coupa l’herbe sous le pied. Un rictus déforma ses lèvres mais il garda ses pensées pour lui, préférant se saisir de la veste pour la caler sur son épaule. Ça faisait très désinvolte et le vêtement ne cadrait pas du tout avec le style de son costume mais ce serait bien suffisant le temps que son envie retombe comme un soufflé.

Ils passèrent ensuite une partie du voyage en silence, les reliefs des buildings du centre-ville se rapprochant inexorablement. Liam ne savait pas ce qu’il ferait exactement une fois là-bas. Il aurait bien voulu commencer par mettre la main sur Parkinson et sa clique de patients toqués mais il n’avait pas l’adresse de son cabinet. Il pouvait aussi rejoindre la chambre qu’on lui louait à bas prix dans le cadre de sa réinsertion sociale mais rien que d’imaginer la pièce petite et sombre le déprimait. Ça ressemblerait forcément à une cellule et il ne désirait qu’un carré de ciel bleu. Alors quoi faire ?

Gabriel tira le tueur de ses réflexions en posant deux questions successives auxquelles Liam ne voulait pas répondre. Avouer qu’il sortait tout juste de prison et qu’il était en liberté conditionnelle était une arme à double tranchant : un passé criminel ne ferait que le rendre plus impressionnant et renforcerait son influence sur l’adolescent mais ça voulait aussitôt dire qu’il retournerait derrière les barreaux s’il faisait un pet de travers. Et ça c’était mauvais, très mauvais.

- Je vais chez Parkinson. Je n’aime pas me mêler aux autres alors j’avais demandé une séance à domicile. C’était plus cher mais c’est bien le prix de la tranquillité n’est-ce pas ? Maintenant je voudrais des explications… comme nous tous je suppose.

Il adressa un sourire étrangement dérangeant à Gaby avant de reprendre :

- J’ai profité de mon retour pour aller voir un ami qui s’y trouve. J’avais un ou deux services à lui demander, des choses personnelles, et quand on a manqué de mourir plusieurs fois dans un monde parallèle ça donne pas envie de faire trainer les choses plus longtemps.

Le sourire devint alors carnassier et chassait toute envie de demander quel était ce service au juste. On pensait aussitôt à des histoires de règlements de comptes, de meurtres ou autres méfaits, rien qui ne donne envie d’y être mêlé. Il retourna alors la question afin d’avoir un peu la paix, non sans caresser brièvement au passage la cuisse du gamin pour ne pas lui faire oublier à qui il avait affaire.

- Et toi, où vas-tu ? Il marqua une pause avant d’ajouter, Au même endroit que moi hein ? Tant mieux, on se tiendra compagnie… et puis on s’entend déjà si bien…
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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   Mer 11 Mai - 22:15

- CRiiiiiiiiiiiiiii !


L’expression « sauver par le gong » pris tout son sens lorsque le crissement des pneus du bus retentirent dans toute la rue. Gabriel était à l’apogée de la panique, et il ne manquait pas grand-chose pour que tout son corps éclate dans une panique digne des plus jolies crises de Kalyss. Tous les efforts de l’ancien Emo partirent en fumée lorsqu’il sentit la grande main du pervers se frotter contre sa cuisse, faisant des va-et-vient lubrique un peu trop près de son intimité.
Le bus fini par s’immobiliser, Gaby se leva d’un seul coup et s’éloigna juste assez de Liam pour que sa main ne l’atteigne pas.


- Je m’arrête là ! Je vais voir Parkinson ! Explication ! demander au docteur ! voir si y’a d’autre comme nous !



Il avait sorti ces quelques mots, sensée être des phrases, d’une traite. Toute la confiance qu’il avait pu gagner c’était complètement évanoui après le geste déplacé de l’ex-taulard. Cette fois c’était fini, Gabriel avait perdu le peu d’assurance qu’il avait, et n’osait même plus regarder ce mec dans les yeux. Il fallait qu’il sorte, qu’il y ai d’autres personnes autour de lui…n’importe qui, ou quoi, qui le sécuriserait.


Il pressa le pas en espérant que le pervers ne le suive pas, mais il fut bien déçu en voyant le cuir de la chaussure descendre la première marche de l’autobus. Dépité, il tourna le regard vers la route dans l’espoir de voir la masse de gens se précipiter dans les rue de San Francisco. Il déchanta très vite en voyant que le soleil était en train de se coucher, et que le peu de personne qui restait encore dans les rue était les ouvrier ayant fini une longue journée de travail, des drogué en attente de leurs dealers. Même les prostituées commençait à installer leurs petit stand du plaisir sur le trottoir d’en face.


*Si je lui paye une prostitué peut être qu’il me laissera tranquille* Pensa Gabriel en tripotant son billet de 20$ au fond de la poche de son jeans


Peu convaincu, il continua sa route, le pervers a sa suite, jusqu’au cabinet du fameux docteur Parkinson. La porte était grande ouverte et battait au rythme du vent comme dans tous mauvais film d’horreur, illustrant grossièrement le départ précipité du psychologue. Ce que les deux nouveaux « amis » ne savaient pas, c’est que la limousine qui venait de passer devant eux était remplie de tous leurs anciens compagnons de fortune. Dommage pour Gabriel, une aubaine pour Liam.


Sans demander l’avis de ce dernier, Gabriel monta les escaliers, passa la porte grande ouverte, et découvrit avec effroi que celui-ci était complètement vide, des documents volaient au rythme du battement de la porte, et quelque carte de visite avec les numéros de Yoru et Dakota étaient éparpillé sur le bureau de la secrétaire médical.


- Il y a plus personne…


Plus personne ? Il se retrouvait donc seul avec Liam, sans réponse, sans personne pour lui répondre, sans nouvelle d’Aldaée, Yoru ou Elijah ? Qu’est-ce qu’il était sensé faire maintenant ? Retourner chez lui ? Attendre que ces parents rentrent de vacance, et reprendre sa vie d’avant ? Bien sur Gabriel ne rêvait que de ça, retrouver ses ancien amis, les pizzas maison de sa mère, les jeux vidéo et les filles du lycée, mais ça lui paraissait tellement ridicule maintenant, comme si après ce qu’il avait vécu a Dreamland ce petit train-train n’avait plus aucun sens…


- Tout ça pour ça ?... Qu’est ce qu’on fait maintenant ?


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MessageSujet: Re: Liberté, me voilà !   

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