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 Le commencement de toute quête

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Anastasia Waitten

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Maladie mentale : Dépendance affective

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MessageSujet: Le commencement de toute quête   Dim 8 Nov - 18:00

Les deux louloutes viennent de Gloutoniskaïa

Anastasia s'apprêtait à donner des coups de pieds dans ses affaires jonchant le sol quand, dans un mouvement d'impatience la jolie sorcière sortit sa baguette magique et immobilisa la jeune femme sur son siège.
Surprise, elle resta silencieuse quelques instant avant de hurler qu'elle voulait retourner au WC, qu'elle avait la colique et que ses mains étaient sales.
Peine perdue, personne ne bougea, il ne lui restait plus qu'à lorgner la mâchoire démesurée de son amie tout en récitant:
Mère-Grand, comme tu as de grandes dents.... C'est pour mieux te manger mon enfant ! Tout en hurlant de rire; mais le jeu du Petit Chaperon Rouge fut vite lassant.
Immobilisée par le sort, le fait de ne plus pouvoir bouger lui faisait comme mal dans tous les membres et lui donnait des idées sombres. Elle réalisa alors que ceux qui étaient atteint par cette sorte de maladie étaient bien à plaindre et ne devaient pas avoir la vie facile; du coup elle se mit à pleurer bruyamment.
Entre deux sanglots, elle n'en finissait plus de répéter :ce n'est pas ma faute, je ne le fais pas exprès ! Je voudrais bien être gentille mais je n'y arrive pas ! C'est plus fort que moi....

Grâce à la demande de Selene, la fée annula le sortilège, elle pouvait enfin bouger !
Elle se rua vers Selène histoire de la faire bisquer avec ses dents, tendant le bras puis le retirant au dernier moment.
Elle ne vit pas le ciel devenir orange puis se teinter de rouge en un magnifique coucher de soleil sur les montagnes environnantes; c'est seulement quand la nuit commença à étendre son manteau que la magie du bonbon prit fin.

D'abord elle resta coi puis regarda son amie, jaugea d'un coup d'oeil  les dégâts dont elle était responsable puis se tourna vers les passagers, se confondant en excuses.
Honteuse, elle entreprit de ranger ses affaires dans sa hotte avant de se rassoir calmement à sa place tout en déclinant l'offre de viande séchée avec une moue discrète de dégoût.
Jetant un oeil sur la brochure, l'autre sur la mâchoire démesurée de l'adolescente, elle lut les informations avec avidité, regrettant le manque de photographies sur les sites dont le texte vantait l'attractivité.
De ce qu'elle en imaginait elle se dit que Kephren lui plairait. Elle avait toujours été attirée par les grandes étendues désertiques, les ruines archéologiques et les cultes anciens; elle espérait seulement que les autochtones les accepteraient parmi eux.
Elle aimaient aussi les bords de mer, l'odeur des filets de pêches sur les quais et suivre des yeux les bateaux qui prenaient le large.
Vers où irons-nous en premier ? Demanda t-elle à l'adolescente plutôt vers les villages, dans le désert ou sur les petits ports de pêche ?
En posant le regard sur le visage de son amie, elle poussa un soupir de soulagement: Selene avait enfin reprit son apparence normale, du coup elle en profita pour poser sa tête sur son épaule, tout en admirant le ciel d'encre ponctué d'étoiles; installée ainsi, elle se sentait bien et écouta la réponse.

Le voyage en drag'car avait l'avantage d'être silencieux; à un tel point qu'Anastasia sentit ses yeux picoter: la mésaventure d'Halloween l'avait épuisé.
Elle étouffa un baillement, se cala dans son siège et s'assoupit  pour ne s'éveiller qu'au moment où son corps réagit à la sensation particulière que donnait le ralentissement des ailes du dragon.
Elle se pencha vers le hublot et devina que le monstre amorçait une descente.
Elle écarquilla les yeux, fébrile mais ne put pas distinguer grand chose, la nuit avec sa lune en croissant était noire; à peine apercevait-on quelques faibles lumières au loin, annonçant l'aéroport.
A la demande de l'hôtesse de l'air elle raccrocha sa ceinture et se laissa bercer par l'atterrissage qui n'avait rien à voir avec celui d'un avion.
En son for intérieur elle était euphorique à l'idée de découvrir une nouvelle contrée mais l'idée de la mission l'inquiétait. Jusqu'à quel point l'entité ou l'homme nommé Marchand de Sable était-il fort ? Jusqu'où allait sa haine des voyageurs ?
Alors que l'animal posait les pattes sur le sol, elle se prit à imaginer que, peut-être, « Il » ne détestait pas tous ceux qui arrivaient ici, comme elles deux, qu'il y aurait une exception...

Sourire aux lèvres, elle croisa les yeux de son amie avant d'attraper sa hotte: elle avait hâte de fouler le sol certainement sablonneux de leur nouvelle destination !
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Dim 8 Nov - 20:17

- Je ne sais pas, répondit sincèrement Selene, peut-être plutôt vers la côte… mais on verra ça demain, autant passer la nuit à Kephren.

En vérité, elle n’avait aucune envie de s’éterniser à proximité de la tour de l’Orgueil. Autant les métropoles « civilisées » comme Techyo ou Gloutoniskaïa ne l’effrayaient pas, autant les villes tirées d’époques anciennes lui laissaient de mauvais pressentiments. Echos de Sextus peut-être, où l’esclavage de voyageurs était monnaie courante. A l’instar de son aînée, la galloise s’endormit durant les dernières heures du vol. Un sommeil réconfortant, à mille lieux de ses angoisses. Elle n’ouvrit ses yeux ternes que lorsque le drag’car eut atterri, à moitié assommée, détaillant rapidement ce qui l’entourait pour se rappeler où elle se trouvait.

La nuit était fraîche mais l’air portait encore les odeurs du sable chaud du désert qui ne se trouvait qu’à quelques centaines de mètres. Le bâtiment qui faisait office d’aéroport était en fait une vaste maison fidèle à l’Egypte antique, étroitement gardée par des hommes en pagne au teint cuit par le soleil. Les murs étaient en pierre et le toit en paille. Ils avaient de longues lances, des arcs en bandoulières et de grands boucliers marqués du dessin d’une pyramide qui ne devait être autre que la tour locale. Le ciel était sombre, une nuit sans lune, et les étoiles semblaient lutter pour ne pas être avalée par les ténèbres épaisses. Le vent nocturne soulevait parfois des nuages de sable fin.

A peine Selene et Anastasia avaient fait contrôler leurs billets qu’on leur indiquait de suivre une route qui se dirigeait vers un quartier de maisons plus ou moins grandes, toutes rustres, mais fait en pierre. En effet, il était possible de prendre un autre itinéraire, mais on se retrouvait alors au milieu des taudis en boue, des cabanes minuscules, des corps faméliques des sans abris affamé et des odeurs de vieille crasse. Heureusement qu’il faisait nuit car ayant vécu dans un quartier plutôt tranquille aux Etats-Unis – et n’étant pas non plus à plaindre au Pays-de-Galles – la rouquine n’avait jamais été confrontée à la vraie pauvreté.

Le sable sur le sol étouffait ses pas, les lumières qui se découpaient aux fenêtres des maisons les plus riches provenaient de lampes à huile archaïques, certains rares avaient même le luxe d’avoir un porche. Les pancartes étaient en bois, gravées à la main, et pour la plupart illisibles. La toquée n’avait pas faim. Elle avait bien grignoté dans l’avion, elle aspirait plutôt à un endroit calme pour préparer leur séjour. Régulièrement, les deux amies croisaient des duos de gardes en patrouilles qui les dévisageaient longtemps, l’air presque sévère, et les laissaient quand ils s’apercevaient qu’il ne s’agissait que de touristes. Selene était anxieuse, elle s’attendait presque à ce qu’on l’arrête pour contrôler ses papiers.

- Tu vois, murmura-t-elle à Anastasia après avoir croisé le cinquième binôme d’hommes de la milice locale, ils ne rigolent pas trop ici je crois… tiens regarde, un hôtel.

En effet, l’écriteau devant ce qui n’était qu’une autre grosse maison en pierre était parfaitement lisible au moins. Autour des torches suspendues à l’entrée, des insectes d’une grosseur impressionnante tournaient en rond prudent. Pour faire office de porte : deux pans de toile pendant devant l’ouverture. A l’intérieur, la pièce d’accueil était vide : il n’y avait qu’un homme à la peau dorée, assis dans un fauteuil tressé, qui jouait machinalement avec un sac en peau de bête rempli de gemmes.

- Oh bonsoir, fit-elle en voyant les voyageuses, vous venez découvrir notre région ? Je peux vous offrir notre meilleure chambre pour seulement 50 rubz !
- Bonsoir, répondit Selene en regardant son aînée pour avoir son accord, ça me semble bien, oui…

L’homme dévoila plusieurs de ses dents cariées quand il sourit à la vue des 25 rubz de l’adolescente et tendit immédiatement la main, pour attendre la part de la dépendante affective. Bientôt, les deux comparses allaient devoir revoir leurs critères de confort à la baisse : en effet, après quelques marches d’un escalier étroit composé de grosses pierres assemblées, on les mènerait dans une pièce dont la porte n’était encore réduite qu’à deux pans de tissus. A l’intérieur, il y avait une grande couche constituée de paille posée sur un socle tressée d’une espèce de peau de bête très rigide. La fenêtre était un trou rectangulaire dans le mur de pierre, il n’y avait pas de lumière autre que celle de la torche portée par le tenancier pour leur faire visiter les lieux. La salle de bain ? Un grand baquet d’eau surélevée, froide, mais le gérant assura qu’à leur demande, il pouvait venir la faire chauffer. En fait, en y regardant de plus prêt, on voyait que le socle sur lequel reposait la bassine en bois était une espèce de foyer, presque comme ceux des cheminés où on entreposait les marmites.

- Je m’attendais pas à ça, souffla l’adolescente à son amie.
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Lun 9 Nov - 14:33

Emue, Anastasia posa le pied sur le sable en regardant les gardes en pagnes, armés d'objets archaïques comme si d'un instant à l'autre l'histoire allait soulever pour elle son voile de mystère ou répondre aux interrogations archéologiques qui avaient encore cours aujourd'hui.

Elle humait l'air, scrutait des yeux le bâtiment d'un autre âge, dévisageait timidement ces hommes à la peau brune, au port altier mais à l'allure fermée et peu avenante.
Extérieurement elle avait tout du touriste, ne manquait plus que l'appareil photo et les exclamations bruyantes. A l'intérieur, elle bouillonnait d'une fièvre rare; elle n'oubliait pas qu'elles étaient en mission.
Aux côtés de Selene, elle emprunta le chemin indiqué, les yeux tentant de percer l'obscurité qui entourait l'itinéraire déconseillé mais ne vit pas grand chose hormis une maison de terre sèche éventrée et un chien efflanqué qui filait la queue basse.

Tout en marchant dans ce qu'on pouvait considérer être des rues, la jeune femme observait l'architecture des maisons, tentant d'imaginer les gens à l'intérieur.
Que faisaient-ils ? Que mangeaient-ils ? Quelles étaient leurs coutumes ?
Le regard froid et inquisiteur de deux hommes – probablement des gardes – lui fit remettre pied dans la réalité: elle n'était pas dans une cité des Milles et Une Nuits mais dans une contrée inconnue, enfermée dans des règles qui n'avaient pas évoluées depuis l'antiquité.
A la mise en garde de son amie elle acquiesça et répondit: Oui, il va falloir rester discrètes si l'on veut travailler efficacement à notre but.

La vue de l'hôtel la fit tressaillir.
Sans qu'elle ne sache pourquoi – puisqu'elle n'y avait jamais mis les pieds – cela lui fit penser à la Mongolie donc à Gabriel; les rideaux de toile épaisse remplaçant la porte peut-être ? Qu'avait-il vécu là-bas ?
Elle entra dans l'unique pièce où se trouvait le réceptionniste, offrit un sourire en guise de bonjour et tendit ses rubz.
La salle avait beau être vide, on pouvait y sentir un mélange d'odeurs subtils de thé, de menthe, de cuir et d'épices.
C'est dans la pénombre qu'elle découvrit la chambre.
Avide, elle regardait partout et tout ce qu'elle voyait l'enchantait. Comme elles étaient loin de la chambre ultra sophistiquée de Techyo !
Le calme immobile qui y régnait appelait au repos et à la réflexion. Ici elle allaient enfin connaître ce que signifie prendre son temps.
Dès que l'homme fut parti, Anastasia ne put s'empêcher de lancer à son amie, les yeux pétillants d'émerveillement: J'adore !...
Elle posa sa hotte et chercha à tâton la veilleuse « Rudolf le renne qui marche sans prise », l'alluma et la posa en dessous de la fenêtre. Cela leur permettrait de voir un peu plus clair sans être importunées par les insectes qui resteraient à voleter autour de la lampe de fortune.
Elle était heureuse d'avoir hérité d'objets qui seraient certainement très utiles dans ce pays où il n'y avait rien.
Enfin, elle s'assit sur la couche et dévisagea l'adolescente afin de voir ses réactions.

Ayant un peu dormi dans le drag'car, elle n'était pas fatiguée mais voulait se détendre, se fondre dans ce nouveau rythme.
Elle attrapa sa bouteille d'eau, but une rasade, la tendit à la jeune fille et s'allongea à demi sur le lit, tête posée contre le mur.
Regard dans le vague elle imaginait l'improbable possible que le trouble dont elle était atteinte faisait émerger dans son esprit:
Et si un jour elles rencontraient le Marchand de Sable ?
Et s'il n'était pas une entité spirituelle mais Quelqu'un fait de chair et d'os à l'intérieur duquel battait un coeur ?
Inconsciemment la jeune femme tenta d'imaginer à quoi il ressemblerait et une image s'imposa: à Gabriel; il ne pouvait en être autrement.
Le Marchand de Sable serait, était un homme grand, mince mais musclé avec de grandes mains puissantes, un visage aux traits fins mais viriles, des cheveux bruns un peu longs jamais bien coiffés, des yeux noirs perçants et énigmatiques; il ne pouvait en être autrement !
Et si...
Et si en le voyant elle tombait amoureuse de cet être qui les haïssait, que se passerait-il ? Que se passerait-il si par un pur hasard de chance inouïe, Dreamland l'avait doté d'un second filin d'or à dérouler jusqu'à venir se coller sur ce coeur ?
Mais Selene ?
Selene était son unique amie et le resterait, elle n'en voulait pas d'autre. Aux yeux de la jeune femme c'eût même été une trahison; personne n'arriverait jamais à la cheville de l'adolescente pour mériter cet attachement mais pour une Entité supérieure ?
C'était différent; seul un être exceptionnel pourrait partager ce pouvoir avec Selene... A condition d'aimer aussi; serait-ce possible un jour ?

A nouveau elle regarda la jeune fille.
Elle n'osa pas lui confier ses pensées, peut-être par crainte d'être contredite ou par peur de voir s'envoler un rêve à peine ébauché mais tenta une petite phrase:
J'ai du mal à croire que ce soit le Marchand de Sable qui nous ai envoyé ces affreuses poupées à Gloutoniskaïa; il y a peut-être erreur ou confusion de notre part ? Ou de la sienne ?

Autant Anastasia pouvait comprendre qu'un Marchand de Sable quel qu'il soit porte une haine envers des voyageurs comme Simon, autant elle ne comprenait pas pourquoi ils les mettait tous dans le même panier.
Elle continua:
je voudrais tout connaître de lui, j'ai hâte de partir à la recherche de la moindre information.

Car pour la jeune femme, cette quête n'était plus une démarche servant à cerner l'ennemi à abattre
mais une recherche pour une tentative folle, déraisonnable, de connaissance de l'Amour Idéal.
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Mar 10 Nov - 22:49

Selene fut soulagée que son amie aime l’endroit. Elle craignait que ne lui en veuille déjà d’avoir laissé tomber le confort d’une ville magique pour les couchettes spartiates d’une cité archaïque. La concernant, elle ne pouvait nier être parcourue d’un frisson d’excitation qui se mêlait à son appréhension : c’était la première fois qu’elle venait sur cette partie du continent. Finalement, elles continuaient leur tour du monde ! La différence était que ce n’était plus qu’un voyage de plaisance.

Elle vit Anastasia tira de sa hotte la veilleuse Rudolph récupérée dans le barda abandonné et trouva l’idée très astucieuse. Après avoir retrouvé la sienne, elle l’imita et bientôt, les ténèbres de la pièce sans lumière s’embrasaient de deux halots rougeoyants. La crinière de l’adolescente paraissait plus rousse que jamais ainsi. Aux côtés de son aînée, elle s’assit sur le lit sans savoir si le plus inconfortable serait la paille sèche ou le sommier trop rigide. En sortant sa Dame Blanche de son sac pour pouvoir la recharger, après avoir bu de l’eau généreusement offerte, la toquée eut l’impression que Dakota avait déteint sur elle. Son organisation, sa méfiance, sa prévoyance… fut un temps où Selene n’était qu’une jeune adolescente insouciante et maladroite. Ça lui paraissait tellement loin…

Quand Anastasia lui fit part – à nouveau – de ses doutes, ses yeux noisette se perdirent un instant dans le vague. C’était comme si la dépendante affective était incapable d’assimiler que le Marchand de Sable puisse les haïr. Oh bien sûr, la galloise non plus n’était pas sûre de toute saisir, c’est bien pour ça qu’elle était là : blottie dans la pénombre d’une chambre primitive. Mais son aînée avait l’air hermétiquement fermée à cette évidence. En prenant soin de choisir ses mots, la toquée lui répondit :

- Je ne suis pas sûre qu’il soit directement l’instigateur de l’attaque des poupées… je te l’ai dit, ce n’était pas sa voix qui parlait à travers elle. Mais qui que ça ait été, il travaillait pour « lui ».

Sa robe de mariée était chargée désormais. Selene la replia du mieux qu’elle put pour la remettre dans son sac à contenance infinie. Elle se tourna alors pour regarder son amie. Malgré la semi-obscurité, elle voyait que son aînée portait encore quelques marques de son lynchage en règle. En y repensant, elle avait du mal à croire qu’elles avaient couché ensemble l’avant-veille. C’était comme si les chimères avaient éteint une flamme en elle, pour l’instant du moins. Elle avait bien plus besoin d’une sœur que d’un amant pour l’instant.

- La première fois que j’ai… rencontré – on va dire – le Marchand de Sable, c’était dans la bibliothèque de Gloutoniskaïa. On cherchait des informations sur lui avec de vieux amis. On ne trouvait que des bouquins évasifs parlant de lui comme une légende inventée pour faire peur aux enfants. Pourtant, à un moment, du sable s’est mit à sortir d’un livre. Plein de sable ! Tellement que les étagères se renversaient et il était infesté de scorpions, elle recala une mèche rebelle derrière ses oreilles et se mordit brièvement les lèvres, une sorte d’œil est apparut dans le sable et là…là c’était sa voix. Il disait qu’il nous voyait et qu’on ne lui échapperait pas.

Reparler de cet événement la troublait. Elle repensait aux voyageurs présents ce jour là : Sydney, Jake, Alexander, Dakota, James… que devenaient-ils ? Il y avait maintenant bien longtemps qu’elle n’avait pas eu de leurs nouvelles. Ils semblaient liés par le destin avant et désormais… à croire qu’on avait rompu une connexion, quelque part. Alors qu’elle continuait à parler, elle traçait machinalement sur sa cuisse des contours d’épouvantails que seuls ses yeux étaient capables de voir.

- Aussi, tu te souviens qu’on cherchait l’ombre de Léorio quand on s’est rencontrées ? On était beaucoup dans son cas avant. Je l’ai été en tout cas. On ne sait pas comment, mais à son réveil, le Marchand de Sable aurait réussi à tous nous renvoyer dans le monde réel d’un coup. Tous les voyageurs sans exception ! Ça a été si violent qu’on avait tous perdu un morceau d’âme… c’est ce que symbolisait la perte des ombres, elle prit une grande inspiration, du coup, on était plus chez nous nulle part. On gardait nos pouvoirs dans le monde réel, c’était dingue ! Mais on était obligés de voyager régulièrement d’une dimension à l’autre pour ne pas mourir.

C’était la première fois qu’elle parlait de tout ça. Mine de rien, elle en avait vécu des choses ! Elle le réalisait seulement. Toutes ces étapes qu’elle avait traversé, qui faisaient d’elle ce qu’elle était actuellement…

- C’était vraiment horrible… j’ai failli mourir moi. J’avais tellement utilisé mes pouvoirs et ma bague que mon état avait empiré en même pas une semaine au stade que j’aurais dû atteindre en deux ou trois… heureusement que j’ai retrouvé mon ombre à temps, mais tout le monde n’a pas eu cette chance.

L’adolescente se tut alors, avec l’impression amère qu’il y avait un fossé entre elle et Anastasia. Entre celle qui avait déjà vu la mort en face maintes fois et celle qui découvrait seulement Dreamland. Selene espérait que son amie comprenne au moins que le Marchand de Sable, même si on lui accordait le bénéfice du doute, ne leur voulait pas que du bien. Venir à Kephren était peut-être même un affront qui serait prit comme une provocation. Si proche de son « royaume » si tant est que la mer de sable le caractérisait plus que n’importe qu’elle autre région.

- On va trouver des trucs, j’en suis sûr, murmura-t-elle en point final.
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Jeu 12 Nov - 13:31

Après avoir écouté les réponses de son amie, Anastasia resta silencieuse un moment; elle n'arrivait décidément pas à croire qu'un dieu, qu'une entité puisse haïr, sentiment extrême qu'elle ne prêtait qu'à l'être humain en général et à sa mère en particulier.
Son esprit en fut chamboulé par mille et une questions parmi lesquelles « pourquoi ? » revenait en leitmotiv.

L'adolescente semblait ne plus vouloir parler, elle devait être fatiguée, il était tard.
N'osant pas aller déranger l'hôtelier à cette heure, elle se déshabilla, éteignit sa veilleuse et se coucha sans se laver; elle verrait demain matin.
Le tissus épais qui composait la literie était propre mais rêche aussi décida t-elle d'enfiler son tee-shirt propre pour dormir.
Dehors tout était si calme qu'on aurait pu croire que l'éternité s'était immobilisée en ce lieu.
Elle ferma les yeux sans que le sommeil ne vienne pour autant; le mot « haine », tant de fois évoqué en si peu de temps lui faisait penser à sa mère et des bribes de son enfance parasitait son cerveau au point qu'elle sentit une boule d'angoisse naître dans sa gorge jusqu'à devenir insupportable.
Non, décidément elle ne pourrait pas tolérer de subir à nouveau ce sentiment, ce serait au-dessus de ses forces; il devait y avoir autre chose, il devait y avoir de l'amour caché quelque part dans le Marchand de Sable; peut-être avait-il été déçu tout simplement ?
Oubliant le cercle vicieux dans lequel elle s'était enfermée avec sa mère, l'aimant d'autant plus qu'elle était détestée, mettant tout en place pour lui être agréable sans aucun autre résultat que l'indifférence, la moquerie glacée ou pire, l'état de victime face au bourreau sans coeur, elle se dit qu'elle ferait tout pour qu'il révise cette ignoble antipathie; elle l'aimerait tant qu'il finirait par s'adoucir; elle se le jura sur sa vie, pour elle-même, pour Selene et pour les autres voyageurs.
Elle tenta de se concentrer afin d'étirer l'hypothétique deuxième filin doré vers lui mais elle était trop lasse pour cet effort et s'endormit.

Une sorte de brouhaha joyeux la tira de son sommeil.
La chambre était dans la pénombre mais l'on devinait que le jour était levé.
Elle s'étira, marcha jusqu'à la fenêtre dont elle souleva légèrement la tenture et découvrit qu'un souk assez peu achalandé s'était installé à quelques mètres de l'hôtel.
Les gens, pour la majorité d'apparence pauvre marchandaient qui une poignée de datte, qui une pastèque ou un poisson fraîchement pêché, posé à même le sol; les épices étaient rares, la viande inexistante.
Elle huma l'air déjà chaud, chargé d'odeur de sable, plongea son regard dans le ciel d'un bleu intense et admira le désert qui s'étirait à l'infini, derrière le bloc de maisons blanchies à la chaux. Elle était sereine et se sentit pleine d'énergie.
Sans bruit elle s'habilla, sortit demander à l'homme d'allumer le feu sous la bassine d'eau de bain, remonta l'escalier de pierre et alla fouiller dans sa hotte afin d'en extraire le thermos de chocolat chaud, les deux croissants de la veille et les deux oranges restantes.
Selene devait dormir encore car elle ne bougeait pas, la tête enfouie dans l'oreiller de paille recouvert d'une simple étoffe usée.
En attendant, elle entreprit d'ôter les pansements de sa blessure au ventre et désinfecta la plaie.
Craignant que le logeur n'arrive dans l'instant, elle se décida à réveiller doucement l'adolescente en lui caressant les cheveux.
Ouvre les yeux, la journée s'annonce splendide, le petit déjeuner est servit et le monsieur va bientôt venir chauffer l'eau du bain ! Lui murmura t-elle joyeusement.
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Selene Nymphadora

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Maladie mentale : TOC des épouvantails

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Ven 13 Nov - 7:40

La fin de la discussion avait sonné l’heure du repos. Selene éteignit sa veilleuse, la rangea dans son sac, et ôta sa combinaison. Il ne faisait pas si chaud, alors elle enfila son vieux chemisier et se glissa sous le tissu rêche. La journée avait filé à la vitesse éclair et pourtant, elle se sentait épuisée. L’appréhension peut-être, le reste de ses malaises de la nuit passée aussi. Le sommeil la prit avant qu’elle ne le réalise, recroquevillée sur elle-même comme une enfant, et ne se réveilla que lorsqu’Anastasia lui caressa doucement les cheveux. Elle bailla et déplia paresseusement son corps juvénile. Sa crinière rousse était en bataille et ses yeux peinaient à rester ouvert : la caricature de l’adolescente réveillée un peu trop tôt.

Contrairement à la veille, il faisait déjà beaucoup plus chaud. A travers les rideaux de forturne, le soleil était haut dans le ciel et un carré d’or se découpait sur le sol poussiéreux. La galloise se redressa pour s’asseoir en tailleur, grattant machinalement l’un de ses genoux blancs. Il fallait le temps de tout remettre en ordre : il y avait bien longtemps qu’elle avait connu un si bas niveau de confort. Elle était un peu courbaturée mais ne s’en formalisa et se mit souplement pour ses pieds.

- Salut ! S’exclama-t-elle avait autant d’entrain que possible.

La table basse mise à leur disposition, qui ressemblait plutôt à une grosse bûche de bois grossièrement taillée, fut parfaite pour le petit déjeuner. La rouquine accepta le chocolat chaud, le croissant un peu rassit et l’orange avec plaisir. Elle dégustait en silence, déjà moite de sueur, et n’attendait que la permission de se glisser dans le bain. En fait, elle réfléchit même à la possibilité de le savourer froid, mais le maître des lieux fit irruption sans prendre la peine de s’annoncer.

- Bonjour Mesdemoiselles, il avait l’air un peu contrarié et tenait dans ses mains un long bout de bois qui devait servir à allumer le feu, je suis navré pour ce… « bric-à-brac » installé sous votre fenêtre. J’ai appelé les autorités pour les faire partir, j’espère que ces pauvres ne vous a pas importunées ?

A cet instant, on entendit des voix rudes ne tolérant aucune résistance qui clamait des paroles comme « qu’est-ce que vous faites là ? N’êtes-vous pas au courant que ce quartier ne tolère pas les bazars de vermines ? Allez, dégagez-moi ça ! ». Les quelques bruits de coups qui résonnèrent et les cris qui s’en suivaient témoignaient que la dispersion des marchands ne se faisait pas sans abus de force physique. Pourtant, personne ne semblait s’indigner et le gérant de l’auberge semblait même silencieusement se réjouir. Selene, outrée, allait ouvrir la bouche, mais choisit de se taire. « Rester discrète » même devant l’oppression la plus évidente. Apparemment, Kephren avait une politique très stricte en matière de séparation riche/pauvre et la rouquine se doutait qu’il serait mal vu de la discuter.

- Non euh… ne vous inquiétez pas, répondit-elle la gorge nouée, ça va très bien euh…

Pendant que l’hôtelier s’affairait à chauffer le bain, la jeune fille n’osait rien dire et jetait des regards embarassés à son aînée. Elle en avait oublié qu’elle n’était qu’en chemisier et sous-vêtements, offrant une vue plutôt agréable sur ses cuisses fermes d’adolescente. Quand elle osa se pencha discrètement à la fenêtre, elle vit une dizaine d’hommes de la milice, armés de lances, bousculer les derniers marchands qui n’avaient pas fini de ranger à la hâte leur marchandise.

- C’est prêt mesdemoiselles, informa joyeusement leur hôte, j’espère que cela vous satisfera.

Enfin seules. L’eau fumait légèrement mais les volutes étaient quasi invisibles dans la pénombre de la pièce de bain. Il n’y avait visiblement rien pour se brosser les dents et pour faire pipi… des pots de chambre en terre cuite. Plutôt bien ouvragés ceci dit, mais Selene regretterait quand même de véritables toilettes.

- Ça te dérange si… ? demanda timidement la rouquine en désignant les WCs de fortune.

Quand Anastasia se fut éloignée, elle vida tant bien que mal sa vessie – non sans une grimace dégoûtée – puis se déshabilla pour entrer dans le baquet rempli d’eau chaude. Elle s’était assuré que le foyer avait bien été éteint, sans quoi elle cuirait au bain marie, et avait avisé deux grands pans de tissu rêche et jaunâtre qui devaient être des serviettes. Au moins, la température du bain était idéale. La toquée se détendit immédiatement et noua ses cheveux à la hâte, en chignon au-dessus de sa tête, pour éviter qu’ils ne soient mouillés.

- Tu viens ? Appela-t-elle à l’adresse de son aînée, je ne pense pas qu’ils nous changent l’eau alors autant se baigner en même temps… on est pas grosses, on tiendra. Oh, est tu peux prendre ma trousse de toilette dans mon sac s’il te plait ? Reprit-elle brusquement, je l’ai oublié.

Même pas pudique. De toute façon, Anastasia était sa meilleure amie et elles avaient déjà partagé plus que ça non ? Et puis visiblement, il subsistait une petite étincelle d’excitation des jours précédents. Elle n’était plus vraiment la petite vierge timide qu’elle avait toujours été…
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Sam 14 Nov - 18:44

Assise en tailleur devant la table basse de fortune, face à Selene, Anastasia faisait honneur au petit déjeuner.
L'adolescente n'étant visiblement pas encore bien réveillée, elle évita tout sujet de discussion, se bornant à lui sourire chaque fois que leur regard se croisait.
Elle n'avait pas encore vidé son mug de chocolat que l'hôtelier pénétrait déjà dans leur chambre sans s'annoncer.
Gênée, la jeune femme enfila son pantalon en toute hâte et s'apprêtait à dire bonjour quand l'homme lança d'une voix contrariée qu'il avait appelé les forces de l'ordre pour faire évacuer le souk de pauvres, de vermine comme il disait.
Quand elle entendit de quelle façon les marchands se faisaient expulser, elle eut un mouvement de révolte rapidement stoppé par la réponse et le regard gêné de son amie.
N'avait-elle pas dit elle-même qu'il fallait être discrètes ?
Il resta silencieuse, tête baissée mais n'en pensait pas moins.
C'était cela le monde du Marchand de Sable ? C'était cela qu'il défendait au détriment des voyageurs? Ce n'était pourtant pas mieux que le monde réel, loin de là ! Le même racisme, les mêmes intolérances, les mêmes systèmes de répression pour les uns, les mêmes privilèges pour les autres, les mêmes dictatures... Allait-on bientôt lui demander de porter la burqa aussi, tant qu'à faire ?
Que défendait-il au juste ?

Anastasia était outrée et ne décolérait pas d'être témoin impuissante d'une telle injustice.
Pourrait-elle véritablement tomber amoureuse d'un individu tout puissant qui tolérait cela ?
De quelqu'un qui avait failli coûter la vie à Selene, la plus douce personne qu'elle n'ait jamais connu ?
Du coup, elle se sentit rassurée de n'avoir pas pu lancer vers lui l'hypothétique filin doré.
A moins que... Le Marchand de Sable ne soit pas celui qu'on croit ?

Songeuse elle entra dans le bain sur l'invitation de la jeune fille. L'eau juste tiède la décontracta et elle poussa un profond soupir.
Elle tendit la trousse de toilette demandée et ouvrit la sienne afin de se laver.
La proximité du corps de l'adolescente lui rappela le souvenir de cette nuit d'amour avec elle quand elle était Stanislas; elle avait adoré mais elle ne sentait pas son amie désirer une suite.
Elle non plus d'ailleurs, du moins pas pour le moment.
Elle avait trouvé difficile de gérer le fait d'être un homme; les réactions n'étaient plus les mêmes, le désir physique plus foudroyant.
En tant que femme, elle pouvait rester pendant de longues périodes à ne souhaiter que la douceur et la tendresse; c'est ce qu'elle préférait avec Selene, elle n'avait pas ce désir impérieux de l'acte sexuel.

Elle sortit à regret de l'eau qui refroidissait, se sécha, refit son bandage et se coiffa.
Le vieux miroir lui renvoyait un visage encore contusionné; elle baissa les yeux; de toutes façons elle n'aimait se regarder, elle était trop laide.
Elle alla chercher sa bouteille afin d'avoir de l'eau propre pour ses dents et tendit le reste à l'adolescente.
Il fallait qu'elle pense à la remplir, elle était presque vide.
Après s'être habillée elle rangea ses affaires elle demanda:
que penses-tu d'acheter un petite tente et des couvertures ? Cela nous ferait économiser l'hôtel ?

Elle avait vu sur un étal des tentes de toiles – certes pour une personne mais elles n'étaient pas grosses et se tiendraient chaud – en promotion et un tout un tas de couvertures probablement en poils de chameaux.
Mais pour cela, il faudrait aller au souk du quartier des pauvres; c'est possible ?

Puis songeuses elle ajouta: tu sais, j'ai l'impression que le Marchand de Sable défend un monde qui n'est pas mieux que le nôtre... C'est cela que je ne comprends pas trop. Nous les voyageurs, nous ne sommes pourtant pas pires que ce à quoi nous venons d'assister !

On y va ?
Lança t-elle après avoir écouter les réponses de son amie.
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Dim 15 Nov - 12:22

Ce n’était pas pratique de se laver à deux dans un baquet mais Selene s’en accoutuma. Bientôt, les parfums mêlés de leurs savons embaumaient la pièce et l’eau était en voie de devenir froide. Elle sortit alors, se sécha avec l’une des serviettes en tissu qui agressait la peau et se brossa les dents à sec, faute de mieux. Anastasia lui proposa de l’eau qu’elle accepta pour se gargariser et entreprit de s’habiller. Plutôt que de remettre sa combinaison techyoïte, l’adolescente opta pour son short baroudeur et son tee-shirt noir. Après avoir mit ses rangers, elle entreprit de mettre le turban prévu pour la protéger des vents du désert. Le pan censé plus tard être rabattu devant son visage pendait sur sa poitrine.

- Pourquoi pas oui, répondit Selene à la première question de son amie.

Elle n’avait pas prévu de camper dans le désert mais après tout, impossible de savoir ce à quoi elles devaient s’attendre. Les nuits étaient froides dans la région, elles pourraient être bloquées à l’extérieur pour une raison ou une autre et alors, mieux fallait être préparées. La galloise mit son sac à contenance infinie sur son dos et vérifia qu’elle n’oubliait rien dans la chambre. Anastasia s’interrogea à nouveau sur le Marchand de sable. Elle se posait tellement de questions existentielles que la toquée commençait à se demander si ce n’était pas elle qui ne s’interrogeait pas assez.

- Je ne suis pas sûre que le problème soit simplement de savoir qui se conduit le mieux, commenta-t-elle simplement en prenant l’initiative de sortir.

Elle ne dit plus rien tant qu’elles étaient dans l’établissement. A fortiori dans un lieu pareil, les murs pouvaient avoir des oreilles. Et si le « Dieu » avait des espions dans le coin ? Ou le gardien ? L’un comme l’autre pourrait avoir une bonne raison de surveiller les voyageurs. Dans la rue, Selene fut frappée par la chaleur brûlante qui pesait sur Kephren. Le soleil était haut dans un ciel dégagé, impitoyable, et les quelques grands oiseaux qu’elle voyait parfois devaient être des vautours qui attendaient patiemment qu’un miséreux succombe de la faim ou de la déshydratation.

Il n’y avait désormais plus aucune trace du marché organisé, nettoyé comme s’il n’avait jamais existé. Une bourrasque souffla un nuage de sable et l’adolescente jugea bon de rabattre le tissu de son turban devant son visage, ne laissant dépasser que ses yeux noisette et quelques mèches rousses. Dans cette partie de la ville, les gens que les voyageuses étaient visiblement les plus riches. Ils portaient d’élégantes parures, des bijoux en bois finement travaillés et surtout : ils avaient l’air correctement nourris. Malgré l’aspect primitif du quartier, certains des bâtiments en pierre s’apparentaient clairement à des restaurants, des auberges, et même des magasins.

- Tu ne crois pas qu’on trouverait des tentes de meilleure qualité ici ? Demanda timidement Selene sans vouloir passer pour une petite bourge.

L’ombre de la pyramide de l’Orgueil s’étirait sur la métropole désertique. Elle accrocha le regard de l’adolescente qui peina à s’en défaire. Plus vite elles seraient parties, mieux ce sera. Même si ses souvenirs liés à la tour de Sextus étaient pour l’instant gardés par son épouvantail, elle savait que rien de bien ne s’y était passé. Moins elle fréquentait ses consœurs, mieux elle se portait. Après s’être assurée que personne ne s’intéressait à leur duo plus que de raison, la rouquine se pencha vers son amie pour lui glisser à voix basse :

- Je pensais visiter le « temple du dieu du désert ». J’ai vu ça dans la brochure dans l’avion, il est pas loin d’une petite ville côtière, hum… Phanandrie. On dit que c’est un vieux bâtiment à moitié en ruine et que le culte qui y était pratiqué a disparu depuis des millénaires. Ça peut être un bon départ non ? Peut-être que ce « dieu du désert » et le Marchand de sable…

A ses yeux, ça valait le coup d’essayer. Dans tous les cas, elles n’auraient aucune certitude avant d’avoir commencer à creuser. Dans un certain sens, Selene se sentait comme une Lara Croft dreamlandienne, mais elle espérait que ses propres recherches ne soient pas autant remplies de murs piégés, sols dérobés, momies et autres créatures chimériques qui n’ont eu de cesse de menacer la célèbre pilleuse de tombeaux.
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Mer 18 Nov - 12:14

Avant de partir Anastasia jeta un dernier coup d'oeil sur cette chambre si particulière, première étape de ce nouveau voyage et de leur quête.
En passant devant l'hôtelier, elle en profita pour demander de l'eau pour sa bouteille.
L'homme s'empressa de la remplir et les salua; la jeune femme fit de même et  sortit.
La lumière l'aveugla et la chaleur torride s'abattit sur ses épaules au point qu'elle fut obligée de fouiller à nouveau dans la hotte afin de récupérer sa casquette; quelle nouille de ne pas y avoir pensé avant !
Comme elle regardait l'architecture des maisons, elle repéra au loin une pyramide imposante qui lui fit instantanément penser à la tour de Techyo. Ce souvenir et la mésaventure de Julian lui fit froid dans le dos au point qu'elle eut hâte de ne plus l'avoir dans son champs de vision tout en pensant qu'il était bien dommage que d'aussi belles oeuvres soient gardées par des personnages abominables.
De toutes façons, elle n'avait aucune envie d'entamer une discussion sur le sujet avec Selene, elle avait bien d'autres chats à fouetter que ce genre de risque gratuit. D'ailleurs les gens ne semblaient pas non plus s'en soucier outre mesure; à part quelques regards de respect craintif, les femmes s'empressaient de rentrer dans leur maison fraîche, un panier plein de victuailles, les enfants jouaient et couraient dans les ruelles à renfort de grands cris, les hommes poussaient qui une charrette, qui un âne ou vaquaient à des occupations non définissables au premier abord.

Plantée devant un magasin qui pouvait s'apparenter à une droguerie-bijouterie-articles de voyage-coutellerie, sandales et vêtements du cru, la jeune femme admirait un lourd collier serti de lapis-lazuli et de cornaline quand Selene lui demanda si elle ne pouvait pas prendre une tente plus confortable que celles aperçues sur le souk.
Elle allait répondre qu'il ne lui serait pas possible de mettre de trop cher dans ce genre de chose quand elle vit, tout au fond de ce bazar ouvert à l'air libre une tente de qualité correcte et une couverture de laine en promotion.
On a de la chance ! S'exclama t-elle en entrant dans la boutique afin d'acheter les deux objets convoités.
Une fois ressortie elle dit: nous en aurons certainement besoin si nous nous aventurons dans des endroits où il n'y a pas d'hôtel ou pour se protéger de tempêtes de sable subites.

Elles avaient quitté le centre du bourg et marchaient dans un quartier résidentielle où des villas s'alignaient les unes à côté des autres le long de la route sablonneuse.
De superbes jardins exotiques étalaient palmiers, orangers, bananiers et autres végétations succulentes. Les portes des maisons, plus ou moins ouvragées renseignaient sur la richesse de leurs propriétaires.
Au loin, la pyramide se découpait encore plus nettement.
Anastasia glissa un regard vers son amie et en voyant son air inquiet accéléra instinctivement l'allure. C'est à ce moment que Selene fit la proposition alléchante du temple du dieu du désert.
Bonne idée ! S'exclama t-elle mais...Je suppose qu'il faudra prendre un bus pour y aller ?
L'idée de devoir s'agglutiner dans un véhicule bondé de monde et suffocant de chaleur ne l'intéressait que moyennement mais s'il n'y avait pas le choix, il faudrait bien s'en contenter.
La brochure dit quelque chose de plus à propos de ce monument ou sur le culte de cette ancienne divinité ?
L'idéal serait qu'il y ait aussi une bibliothèque avec des ouvrages anciens dans le coin; à Phanandrie peut-être ?
La jeune femme rêvait déjà de l'Objet archéologique crucial, trouvé au hasard de leurs pas dans le temple ou du Rouleau de parchemin ancien dévoilant tout le mystère de ces divinités et de ce Marchand de Sable qui pour elle n'en était pas.
« Peut-être était-il membre ou maître d'une secte ancienne, propulsé par les autres à l'état de messie puis de fils d'un dieu, à l'instar de Jésus ? » pensa t-elle sans oser en parler à l'adolescente qui semblait peu encline à discuter longuement sur des hypothèses.
Anastasia se dit qu'elle avait dû hériter du sang Hébreu de sa grand-mère dans cette façon qu'elle avait de décortiquer ainsi le moindre argument, la moindre théorie à fortiori religieuse.

Dans sa hâte de découvrir des secrets oubliés, des mythes, des légendes, des histoires divines à démystifier, Anastasia en trépignait presque d'impatience. Elle aurait voulu se trouver face à la ruine sur l'instant. Malheureusement, elles n'étaient plus à Gloutoniskaïa et la magie des voyages rapides ne semblait être pratiquée dans le coin.

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Achat tente, couverture: 4 jetons.
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Ven 20 Nov - 8:14

- Un bus ou en tout cas, un transport quelconque, répondit Selene en rangeant dans son sac à contenance infini la tente récupérée par son amie.

Visiblement, les plus riches de la ville avaient eu la chance de pouvoir construire leurs maisons sur des terrains semblables à des oasis. Là où tous les autres héritaient d’un sol désertique et ingrat, ils possédaient des arbres fruitiers et des plantes. D’ailleurs, certains des propriétaires se tenaient à l’entrée de leur jardin, drapés de soie luxueuse, s’enorgueillant de leurs possessions. A croire qu’ils n’étaient pas si mal tombés sous le joug de la pyramide.

- La brochure ne disait pas grand-chose non, avoua la toquée en s’arrêtant pour déchiffrer un panneau, le but était plus d’en faire un lieu touristique. S’il y a quelque chose à trouver, ce sera à nous de fouiller ! Je ne sais pas ce qu’il y a là-bas.

Son sourire fut caché par le turban qui masquait son visage. Elle venait de voir un signe sur la pancarte archaïque qui ressemblait vaguement à un chameau et, faute de mieux, décida de suivre cette direction. Le quartier qu’elles durent traverser était de nouveau frappé par la sécheresse de la région, bien que les habitations soient encore en pierre. A cette heure-ci, elles étaient plongées dans l’ombre de la tour de l’Orgueil qui surplombait la métropole avec fierté. Elles n’en étaient pas si proche et pourtant, la rouquine avait l’impression de percevoir les vibrations malsaines émanant du gardien. A de nombreuses reprises, les voyageuses croisèrent des soldats de la milice, occupés à leur ronde. C’était la première fois que l’adolescente voyait autant de forces de l’autorité en même temps… une parfaite image de ce que pouvait être un régime totalitaire.

La chaleur était écrasante. Après une demi-heure de marche dans les dédales de Kephren à suivre ce fameux signe de chameaux, Selene marmonna « j’aurais dû penser à prendre un déodorant ». Réflexion propre d’une jeune fille qui était encore façonnée par les standards de confort de l’américaine qu’elle était. D’ailleurs, elle se moqua silencieusement d’elle-même en tirant son tee-shirt pour éventer sa poitrine en sueur. Le plus désagréable pourtant, devait rester la poussière de sable qui flottait constamment dans l’air, soulevée par les habitants, les ânes, le mouvement d’un rideau, et même par le vent quasi inexistant. Son turban n’avait pas été une mauvaise idée, mais la galloise sentait bien que ses jambes étaient déjà couvertes d’un film blanchâtre, à l’instant de son short.

Finalement, les deux amies arrivèrent en bordurent de ville. Le chemin vers la sortie était surveillé par quatre gardes. Il y avait, de part et d’autres, deux hautes cases en pierre flanquées de pancartes indiquant une liste de prix. Ça sentait fort, un peu comme à la ferme, et l’homme qui s’approcha des voyageuses n’était pas mieux parfumé.

- Oui ? V’souhaitez aller queq’part ?
- En fait, euh…, répondit Selene prise de court, Phanandrie, oui. Vous savez comment y aller ?
- Bien sûr ! assura l’autochtone déjà ravi de se faire de l’argent, ça f’ra 20 rubz par personne.

L’adolescente allait demander comment ils allaient voyager mais leur interlocuteur venait de siffler pour attirer l’attention d’un certain Hawadi. Un jeune garçon d’à peine 18 ans, d’allure vive et tanné par le soleil du désert, sortie en tirant derrière lui une espèce de chameau à 3 bosses. L’animal était plus petit que ses cousins du monde réel, mais aussi plus costaud et ses pattes avaient la mobilité propre aux chevaux.

- D’jà voyagé en Tramadaire ? demandé brusquement le dreamlandien.

Selene secoua négativement la tête, incapable de lever les yeux de la bête qui mâchouillait paisiblement un fétu de paille. L’homme fit une moue d’acquiescement et fit un signe de la main à son jeune collègue. Celui-ci disparut dans la bâtisse en pierre pour revenir avec un autre animal et un autre jeune local dans la fleur de l’âge. Ce dernier portait des espèces de selles qu’il commençait à installer entre les bosses des Tramadaires.

- Hawadi et Mohandi vont v’guider. ‘connaissent bien la route et les m’sures d’urgence. ‘pas responsables en cas d’attaques de bandits ou d’bestioles bizarre du désert, devant l’hésitation lisible dans le regard terne de la toquée, il ajouta : v’s’inquiètez pas. Y’a pas grand-chose à l’est de Kephren. C’rait la faute à pas d’chance d’avoir des ennuis.

Dans tous les cas, avaient-elles le choix ? Voyager avec de jeunes gens familier aux lieux serait toujours plus prudent – et plus rapide – qu’une aventure à pieds dans le désert. La galloise tira sa bourse de son sac pour s’acquitter des 20 rubz du trajet. Les animaux étaient dès lors prêts. La consigne était simple : les voyageuses montaient à l’arrière, entre la deuxième et la troisième bosse, tandis que leur guide respectif prenait la place avant. Les rennes étaient longues, très souples. La rouquine eut besoin de l’aide de Hawadi pour grimper à sa place, qui la souleva de terre comme si elle ne pesait rien. Elle le remercia dans un murmure et s’agrippa immédiatement aux poignées prévues à cet effet. Une fois en place, Selene tourna la tête vers Anastasia qui finissait de s’installer et lui adressa un signe encourageant du pouce. Leur aventure commençait !
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute quête   Ven 20 Nov - 20:05

Merci ! Prononça Anastasia avec un sourire de gratitude en voyant son amie ranger la tente dans son sac à contenance infinie.
Elle entreprit de bourrer la couverture dans sa hotte qui était désormais prête à déborder et repris la route.
Les grilles ouvragées de certaines demeures étant ouvertes, la jeune femme glissa un oeil curieux vers les patio entourés de colonnades, offrant de l'ombre aux propriétaires qui déambulaient ou discutaient assis sur des poufs en cuir avec des amis.
Au milieu se tenait un puits entouré de végétation savamment plantée et entretenue par un jardinier provenant probablement du quartier pauvre.
Le soleil était de plomb et les jambes se faisaient déjà  lourdes aussi ne fit elle aucun commentaire quand Selene l'informa que la brochure ne donnait aucun détail sur le temple; de toutes façons elles verraient bien. L'endroit ne semblant pas très touristique, peut-être auraient-elles des chances de trouver quelques détails passés inaperçus aux yeux de la poignée d'archéologue sans le sou, passés là juste pour déblayer les fondations, qui sait ?

Après le panneau indicateur à peine lisible, blanchit par le soleil et patiné à l'extrême par les tempêtes de sable elles débouchèrent dans une rue plus pauvre.
Un malheureux puits en contre-bas semblait être l'unique point d'eau de tout le quartier.
En regardant les habitations, simples mais pas trop disloquées, Anastasia ne put s'empêcher de penser à ce que devait être les endroits vraiment sinistrés; des bidonvilles certainement, ou l'eau et la moindre nourriture devait être un combat journalier et acharné.
Le seul avantage était l'ombre projeté par la tour qui donnait l'impression que le cerveau n'était plus en train de cuire.
Auscultant la pyramide, Anastasia ne put s'empêcher de lancer à mi-voix: on devrait détruire ces gardiens malfaisants, il n'y a aucune raison qu'ils existent ! Puis se tournant vers l'adolescente elle ajouta: que gardent-ils au juste ? Pourquoi personne ne cherchent à les éliminer ? Cela ferait quoi s'ils n'existaient plus ?
Elle prononça les derniers mots dans un murmure, deux soldats passaient en les dévisageant sévèrement avant de continuer leur chemin.

Le reste du trajet fut ponctué par les allées et venues de la milice tant et si bien que la jeune femme baissa la tête et resta silencieuse jusqu'au moment où elles prirent la route sablonneuse menant à la sortie de la cité, surveillée elle aussi, jusqu'à ce qui devait être un arrêt de... tramataires !
L'idée d'un voyage à dos de « chameau » à trois bosses lui plaisait bien mais combien de temps mettraient-elles avant d'arriver à Phanandrie ? Des jours ?
Du coup Anastasia poussa un soupir de découragement.
Certes, c'était mieux que d'y aller à pieds au risque de se perdre dans le désert mais tout de même !
Elle déboursa ses 20 rubz avec un sourire forcé et monta sur le dos de l'animal qui dégageait une odeur forte d'urine, entre autres relents, c'était peu dire.
La jeune femme espérait que la bête ne ferait pas preuve de son exécrable caractère légendaire durant le trajet et que les tramataires faisaient partie de la race des méhari, capables de parcourir 200km dans la journée !

A peine furent-elles installées que deux miliciens arrivèrent vers elles, démarche raide, dos droit, oeil fixe et soupçonneux.
Bonjour mesdemoiselles; du coin ?
Euh... non, répondit Anastasia, touristes.
Où allez-vous exactement et pour combien de temps ?
La jeune femme lança un regard inquiet vers Selene et répondit: nous allons à Phanandrie pour visiter puis au vieux temple mais nous ne savons pas combien de temps cela nous prendra.
Nous avons besoin de savoir exactement le temps que vous passerez à chaque endroit, chez qui vous serez logées et quand vous repartirez ! Renchérit le milicien d'une voix qui n'accepterait aucune négociation.
C'est ainsi que nous gérons notre pays; avec de l'ordre.
Nous savons à chaque instant ce que chacun fait, où il va et chez qui. Ici on ne fait pas n'importe quoi, n'importe quand, à n'importe quelle heure, sinon ce serait l'anarchie !
Scanda t-il.

La jeune femme n'avait aucune idée des réponses à donner, elle ne connaissait même pas le nom d'un hôtel, ni même le temps qu'elles mettraient à visiter la ruine.
Au hasard, elle répondit:
nous resterons deux jours à Phanandrie puis un jour au temple et nous descendrons à l'hôtel... Euh, Selene, tu veux bien regarder le nom sur le dépliant ?
Elle était pâle; elle espérait que son amie ait une meilleure idée qu'elle à ce sujet afin de se débarrasser de ces deux flics tout droit sortis du KGB !
Pendant ce temps, celui qui n'avait pas parlé notait sur un calepin les réponses avant de relever la tête en articulant: nom, prénom, lieu de résidence principale, etc...

Leur aventure commençait mais Anastasia n'avait pas eu le temps de lever le pouce en signe d'encouragement.

Direction => Le temple du dieu du désert
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