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 [job] La ville des anges

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Yoake Akiyo

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Maladie mentale : Hématophobie compulsive

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Jeu 26 Nov - 9:10

Yoake croisa un moment le regard d’Ana, celle-ci semblait vraiment s’inquiéter pour le gardien, contrairement à elle, qui n’imaginait pas un seul ange tomber face à l’ennemie. Dreamland est un monde dangereux, avoir réussi à créer un havre de paix malgré les gardiens des tours qui régnaient sous les nuages était déjà un exploit en soit. Les anges étaient plus fort qu’ils ne voulaient le montrer, elle en était certaine. La coupe était leur point faible, mais c’était bien le seul.

- Ne t’inquiète pas Ana, il n’est pas gardien pour rien, il ne se laisserait pas avoir si facilement.

Peut-être avait, elle réussit à rassurer Ana, car elle rebondit sur la déduction qu’avait faite la Japonaise : Dark, ce mot était surement écrit par Mickael, on n’était pas dans le cas d’un meurtrier en série, mais d’un vol… Le monstre n’avait aucune raison de signer son œuvre, et puis comment…

- Les entailles, murmura-t-elle soudain, ce monstre devait avoir des griffes pas simple d’écrire avec des engins de mort…

Une fois de plus Yoake pensa que c’était la victime qui leur avait fourni cet indice, elle en était presque sûre, maintenant elle espérait que cet indice aboutirait à quelque chose. Elle se souvient finalement de ce qu’avait demandé Ana, Viktor voudrait peut-être venger son frère oui, mais elle répondit par la négative en secouant sa tête.

- C’est une mauvaise idée, Viktor a déjà suffisamment souffert comme ça, je ne le pousserais pas à se venger. Et je lui en demanderais plus qu’en cas de dernier recours. Désolé, … Son histoire ressemble trop à la mienne pour que je fasse ça, j’espère que tu comprends Ana.

Elle avait aussi perdu son frère et ses parents à 10 ans, à présent, elle en gardait uniquement sa phobie, des cauchemars flous, et quelques visions, comment l’aurait-elle vécue à 20 ans ? Alors qu’elle avait autant d’années de souvenirs derrière elle, des jeux avec son frère des rires et repas en famille, plus mal sûrement. A 10 ans, l’enfant avait les ressources et l’innocence pour continuer à vivre, mais à 20 ans ?
Ana annonça alors qu’elle devait redescendre voir le cocher et Yoake parla presque automatiquement :

- J’irais avec toi, je pense que le carnet ne sera plus un problème une fois qu’on aura vu Minerva.

Ana parla alors de Viktor et les mains de la Japonaise tremblèrent, se présenter à la veiller funèbre ? Elle avait peur, peur de revoir ses visions, peur de devenir folle. Après un temps de silence, elle hocha la tête, mais elle ne sut pas si sa collègue l’avait vu, cette dernière courut après un ange qui leur indiqua la présence d’Ariel dans un temple. C’est là qu’aura lieu la veillée, finalement, elle n’avait pas le choix.
Reprenant son souffle, elle suivit Ana à l’intérieur du bâtiment et se dirigea vers Ariel, ignorant la décoration du lieu, elle avait pourtant vu en un seul regard le corps de Mikael en son centre, Minerva en train de s’occuper de sort pour la veillée et Viktor était là lui aussi en retrait.
La Japonaise détourna son regard et préféra se concentrer sur la discussion qui se déroulait en face d’elle. Lorsqu’il demanda la raison de leurs mis en garde, Ana énonça son hypothèse et Yoake approuva d’un hochement de tête :

- Le meurtrier rode toujours dans le coin, je pense que comme Ana, il faudrait rehausser la sécurité.

Son regard sombre se posa alors sur Viktor ce dernier ne quittait pas son frère des yeux.

- Vous m’excusez ?

Demanda-t-elle à l’intention de ses interlocuteurs.

Elle marcha en direction du jeune homme roux le cœur serré. Tout d’abord silencieuse, elle posa une main sur son épaule et murmura comme si elle avait peur que ses paroles résonnent dans toute la pièce :

- Je sais que ce que je vais te dire ne calmera pas ta douleur, mais je suis désolée. Ce genre de chose, ton frère n’avait pas à mourir de cette façon. Cette douleur… j’ai perdu mon frère de la même façon, j’étais plus jeune, mais ça n’enlève rien à l’horreur de la situation. Actuellement, ça doit être insupportable, mais tiens le coup s’il te plait.

En levant ses yeux, Yoake cru voir quelques larmes sur le visage du rouquin, mais pas seulement qu’est-ce qui déformait son visage… La colère surement. Non, elle ne pouvait pas le pousser à se venger, la vengeance n’apportait rien… La voix du jeune homme revenait alors à ses oreilles :

- Mon frère, il est surement tombé sur le voleur, et a voulu s’en occuper par lui-même comme je te l’ai dit. Je ne pensais pas que ça se terminerait de cette façon. Il vaut mieux que tu t’en ailles avant qu’il ne te trouve toi aussi.

Les derniers mots de Viktor laissèrent un vide étrange en elle, comme si la peur qu’elle devait ressentir s’était envolée, peut-être était-ce vide qui lui donna la force de lui répondre :

- Je n’ai pas encore abandonné.

Elle serra une dernière fois l’épaule du jeune homme comme pour essayer de lui transmettre son courage et se dirigea vers Minerva. Son regard fixait tout d’abords son objectif, mais il dévia vite sur le corps de Mickael, il était bien trop jeune pour se trouver là pensa-t-elle. Elle allait détourner le visage quand elle eut l’impression de voir un sourire sur son visage ses blessures se rouvrir quand elle comprit enfin ce qui lui arrivait, sa phobie faisait encore des sienne. Elle cligna plusieurs fois des yeux et réussit à rejoindre Minerva, elle demanda :

- J’ai quelque chose à vous montrer, pouvons-nous voir ça à l’extérieur ?


Minerva accepta et Yoake prit les devants. Avant de sortir, elle fit signe à Ana pour qu’elle les rejoigne dehors.

Une fois tout le monde réunit, Yoake sortit le carnet sans l’ouvrir et raconta tout à Minerva, comment elles avaient trouvé le carnet, le témoignage de Viktor, le choix de Mickael de tuer le monstre pour les innocenter, et puis sa mort. Elle conclut après un temps

- Connaissez-vous ce genre de magie ? Et pouvez-vous nous en dire plus ? A côté du corps de Mickael, le mot Dark était marqué en lettre de sang, d’après ce que m’a dit Viktor, son frère s’attendait à combattre une vielle forme de magie noire, savait vous à quoi faisait-il allusion ?


Elle tendit finalement le carnet à Minerva et demanda :

- Pouvez-vous nous aider à trouver l’ancien propriétaire de ce carnet ?


Elle croisa finalement le regard d’Ana et lui demanda :

- Tu as peut-être quelques choses à demander.

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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Lun 30 Nov - 11:01

C'est vrai, répondit Anastasia aussi bien à propos du gardien que du mot Dark écrit dans le sang, tu as raison mais pour le mot je voudrai être certaine que c'est bien l'écriture de Mikael.
Tout comme dans la vie en général et les relations avec les autres en particulier, la jeune femme n'était pas douée pour les enquêtes et la majorité de ses expériences dans les différentes matières n'étaient que livresques.
Or, une fois, elle avait lu un polar d'un auteur américain en vogue. L'histoire était sordide au point qu'elle s'était dit que ce serait la première et dernière fois qu'elle lirai des choses pareilles.
L'unique intérêt résidait dans la façon d'avancer dans l'enquête. Et justement le meurtrier en série avait signé son crime sordide. Cela avait eu l'air d'être de la plus grande importance aussi Anastasia avait bien l'intention d'appliquer toutes les ficelles romanesques dans cette réalité. Elle regretta même qu'il n'y ait pas de médecin légiste chez les anges afin de disséquer le corps du jeune homme à la recherche de la preuve flagrante, du style une minuscule poussière pas comme les autres qui disculperait le monstre !
Hélas, cette histoire de griffes hors normes n'entraient pas dans les genres littéraires abordés; la dépendante s'en trouva bien déstabilisée.

Quand Yoake aborda le parallèle entre la tragédie vécue par Viktor et la sienne, Anastasia se senti très émue; elle aurait aimé prendre la Japonaise dans ses bras et la consoler mais elle n'osa pas. Ce genre d'effusion étant réservé à Selene seule; il n'y avait qu'avec l'adolescente qu'elle arrivait à établir un contact charnelle en toute simplicité.
L'unique point positif de cette confession fut qu'elle révisa son point de vue.
Yoake n'était peut-être pas froide et sans coeur mais quelqu'un qui souffrait terriblement, ce qui la rendait distante.
Je comprends... Répondit-elle simplement, cela a dû être affreux pour toi et ce qui se passe ici doit t'être très pénible; si tu as besoin que je fasse quelque chose pour toi, n'hésite pas à demander.

Malgré tout, la jeune femme restait en désaccord à propos de Viktor, elle exposa donc son point de vue:
Viktor est anéanti, c'est normal mais peut-être se sentirait t-il mieux s'il pouvait participer d'une manière ou d'une autre à l'arrestation de celui qui a tué son frère; cela pourrait l'aider à faire son deuil car cette action lui donnerait peut-être l'impression d'avoir pu faire une ultime chose pour Mikael en preuve d'amour.
De toutes façons, il n'y a que lui qui peut savoir ce qui sera bon ou pas; le mieux serait de lui demander. Peut-être n'ose t-il pas en parler ? Il semble si timide.


Quand la conversation avec Ariel fut terminée, le coeur d'Anastasia chavira. La vue de ce corps si jeune, enveloppé dans le linceul était insoutenable et le visage du frère, ravagé par la douleur eurent raison des nerfs de l'hypersensible; elle éclata en sanglot; cette enquête était trop dure, insupportable au point que la jeune femme sentit son courage s'en aller.
Elle tenta malgré tout de réunir ses dernières forces afin de présenter ses condoléances.
Une fois que Yoake se fut éloignée, elle s'approcha de Viktor et ses larmes redoublèrent au point qu'il lui fallu attendre quelques instants avant de pouvoir articuler entre deux hoquets:
je...Je suis désolée Viktor...Ce qui est arrivé est épouvantable...
Elle se trouvait stupide de parler ainsi. Quel mot, quelle phrase pourrait consoler de la perte d'un être cher ? Aucun, c'était évident; malgré tout, elle continua maladroitement:
je suis de tout coeur avec toi. Je vais tout faire pour que ce monstre soit arrêté et puni. D'ailleurs il a signé son nom; on sait qu'il s'appelle Dark, c'est déjà une piste et on en trouvera d'autres, je te le promets.
Elle essuya ses larmes et ajouta encore plus gauchement:
et si...Tu avais le désir de participer à cette enquête, pour...aller un peu mieux ou...pour la mémoire de ton frère, sache que tu seras le bienvenue. Je...Excuse-moi si je ne t'ai pas toujours bien parlé...C'est quelque chose que je ne sais pas trop faire; à cause de la solitude, peut-être mais rassure toi, je t'aime beaucoup et Mik...
Anastasia se tourna vers le corps sans vie et ne put achever ses propos tant les larmes et le chagrin contractaient sa gorge.
Elle resta bêtement en face de Viktor, prostrée, le dos courbé, le visage enfoui dans ses mains.

Au bout d'un moment elle se redressa, regarda Viktor avec tendresse et dit:
Prends soin de toi... à bientôt... Yoake m'appelle, il faut que j'y aille.
Comme à regret, elle quitta l'adolescent et se dirigea à pas lents vers l'extérieur où attendait
Minerva.
Elle écouta attentivement les questions de Yoake tout en frissonnant d'horreur à la vue du carnet.
Quand la jeune fille lui donna la parole, elle ajouta d'une voix lasse:
Le gardien du luminateur m'a donné des noms de gens à qui il a refusé l'entrée à Ketheria parce qu'ils avaient de mauvaises pensées.
Le problème est que parmi ces noms, certains sont morts depuis longtemps.

Elle récita les sept noms encore bien imprimés dans son cerveau et demanda:
Est-ce qu'un ou plusieurs de ces noms vous dit quelque chose ? Un de ceux-là pourrait-il être celui que nous cherchons ?
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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Lun 14 Déc - 1:00

Minerva acheva de poser les sceaux magiques qui permettaient de retarder la décomposition du corps de l’étudiant. Elle savait bien qu’il serait compliqué d’organiser un rapatriement pendant l’enquête, c’était le seul moyen de s’assurer qu’il ne commence pas à pourrir dans un coin avant d’avoir pu être ramené à sa famille. Cette histoire devenait très sombre… on était passé d’un vol très grave à l’assassinat d’un innocent. Elle en avait vu des choses au cours de sa vie et pourtant… elle ressentait quelque chose de particulièrement amer aujourd’hui. Quand Yoake vint la trouver, elle accepta de la suivre, en espérant qu’elle ait du neuf.

Au fur et à mesure que l’enquêtrice parlait, ses yeux noirs s’écarquillaient derrière ses lunettes, brisant ses traits sévère. Si c’était bien ce qu’elle pensait, c’était une véritable catastrophe ! Ces voyageuses ne semblaient pas savoir à quoi elles avaient à faire et si la magicienne aurait souhaité ne jamais leur révéler, il le fallait. Elle s’efforça de reprendre sa contenance quand Anastasia lui énuméra des noms et elle répondit d’abord :  

- Tous des anciens élèves que j’ai vu à l’université. Ils avaient tous fait leur stage ici. Si mes souvenirs sont exacts, Meredius est décédé, Delioncourt reprend l’entreprise familiale de fabrication de balais, Potter va commencer l’enseignement, Beatrix étudie la forêt Incarnation et les autres, j’avoue que je ne sais pas ce qu’ils deviennent. Mais…

Elle les entraîna encore un peu à l’écart pour s’assurer que personne ne les entendrait. Son visage afficha un air grave et elle ne savait pas vraiment par où commencer. Après un instant d’hésitation, elle prit l’objet ramené par Yoake entre ses doigts minces et le fit tourner plusieurs fois, marmonnant des incantations incompréhensibles. Malgré son kimono ample, on percevait la tension qui crispait son corps âgé.

- Ce que vous tenez, raconta-t-elle finalement en montrant le carnet, était un intermédiaire, une porte qui cachait un Homonculus. Je sais que le terme fait référence à beaucoup de chose mais en magie, il s’agit de…, elle cherchait ses mots, une représentation – ou une incarnation – des pouvoirs d’un sorcier en une créature. C’est comme donner une forme vivante à ses pouvoirs si vous voulez. Il s’agit d’une pratique interdite ! assura-t-elle, le rituel qui permet de créer un Homonculus, en plus d’être très difficile, demande de sacrifier le sang et la chair d’un de ses semblables. La personne qui a fait ça ne recule devant rien.

Quand elle tendit le carnet à la japonaise pour qu’elle le récupère, ses mains tremblaient. Ce n’était pas de la peur, plutôt de l’horreur. Imaginer les motivations et les dons d’une personne capable d’une telle mise en scène, c’était écœurant.    

- L’Homonculus est connecté à son sorcier, il est compliqué d’utiliser des sortilèges à travers eux mais par contre, ils peuvent être dotés de facultés surnaturelles selon leur créateur. Certains volent, d’autres traversent les obstacles, d’autres encore sont très rapides… là où ça devient complexe c’est que l’Homonculus seul ne pouvait pas passer devant le Gardien. Alors son géniteur l’a sûrement scellé dans un objet quelconque pour faire en sorte qu’un étudiant le trouve, l’utilise, et le libère. Ce n’était pas volontaire, précisa-t-elle, en écrivant ses poèmes, Viktor Dessay déversait chaque fois un peu de son âme dans le carnet ; et quand l’énergie emmagasinée a été suffisante, le monstre s’est échappé et a volé la Coupe.  

Minerva croisa les bras. Elle regarda passer les étudiants qui venaient un à un apporter leur soutien à leur camarade de classe. Avec le deuil, les enseignements étaient suspendus. Par mesure de sécurité, on leur avait suggéré de rester ensemble et de prévenir Ariel s’ils voyaient quelque chose de suspect. Tous avaient l’impression de vivre une fiction, sauf que c’était vrai : leur ami était bien mort. La magicienne se pinça légèrement les lèvres et ajouta :

- Si mon hypothèse est juste, alors Mickaël Dessay avait déjà deviné tout ça et il avait trouvé l’Homonculus. Je ne pense pas que « Dark » était le nom de l’agresseur… je pense plutôt qu'il a utilisé un sortilège de Lettrenfluide pour laisser un indice, elle fit un signe de menton vers le carnet, faites attention… il est vraiment très très difficile de venir à bout d’une créature pareille.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 15 Déc - 15:57

Yoake avait écouté et tentait d’emmagasiner toutes les informations que pouvait lui donner Minerva. Elles avançaient enfin, mais voir à présent ce qui l’attendait faisait froid dans le dos. Elle savait à présent qui avait volé la coupe, un homonculus une représentation des pouvoirs d’un sorcier un monstre qui pouvait tuer et se trouvait toujours sur Ketariah. Bien sûr, il ne pouvait pas passer devant le gardien, mais qu’en était-il de la coupe…
Son regards se perdit en direction de Minerva, quelque chose avait changé avec elle, elle avait quitté son air sévère, ses gestes étaient hésitant et Yoake avait juré voir ses mains trembler. La Japonaise aussi avait peur de la suite des évènements, mais elle ne pouvait plus reculer. Aussi essaya-t-elle de cacher au mieux sa peur.

- Je vous remercie pour toutes ces informations, à ce niveau de l’enquête, elles sont très précieuses. Je pense malheureusement avoir pas mal de questions à présent excusé-moi par avance.


Elle tenta d’ordonner ses questions afin de n’en oublier aucune et commença :

- On va commencer par le plus compliqué quel est le point faible d’un homonculus ? Est-ce qu’en détruisant son propriétaire ce dernier disparaît ? Je pense aussi qu’il a volé la coupe, mais pourquoi n’a-t-il pas disparu ensuite ? Est-ce que c’est par ce qu’il ne peut pas quitter Kétariah ?

Il devait surement attendre les quatre jours pour rejoindre son propriétaire…

- En parlant de la coupe peut il la transmettre à son propriétaire ? A moins qu’il soit coincé ici jusqu’à la chute de Ketariah. Si c’est le cas, ça nous permettrait de savoir que la coupe se trouve toujours ici


Son cerveau bouillonnait une nouvelle fois, mais cette fois ces membres tremblèrent à leurs tours comment pouvait-elle récupérer la coupe à un être dont elle ignorait tout.

- Ce carnet est-il sans danger à présent ? J’aimerais descendre voir le cocher, mais je n’ai pas envie d’emmener l’homonculus avec moi… De plus, je me demandais s’il y avait un moyen de retrouver son propriétaire ? Sinon il y a-t-il eu une disparition suspecte à Ketariah ou à Gloutoniskaïa


Son regard sombre ne quitta pas Minerva et elle se décida finalement à ajouter :

- Que ce soit les sorciers, les anges ou même nous comment pouvons-nous combattre, voir même détruire cet homonculus.

Yoake se disait qu’il y avait deux solutions en fait soit s’attaquer à l’homonculus et récupérer la coupe s’il l’avait toujours, soit trouver le propriétaire et le ramener au gardien pour en savoir plus sur lui et peut être qu’avec un peu de chance elles retrouveraient la coupe. Enfin en théorie bien sûr. Au final sur les deux solutions l’une était très dangereuse et l’autre mettrait beaucoup de temps par manque d’information sur le voleur, Delioncourt ? Il avait de bonne raison de s’en prendre à la coupe mais les autres aussi la seule chose qui les démarquait c’est que le cocher avait parlé de lui. Ses yeux se posèrent sur le carnet, n’importe qui se serait laissé avoir à la place de Viktor, si seulement Mickael avait laissé plus d’indices.
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Jeu 17 Déc - 14:19

Au fur et à mesure que Minerva parlait, le visage d'Anastasia se décomposait.
Yoake avait eu raison de penser qu'elles avaient affaire à un animal et quel animal... Nul besoin de lire tous les tomes de la saga pour comprendre ce qu'était un homonculus; le problème était que ni l'une ni l'autre s'appelaient Harry Potter et n'en avaient aucun des pouvoirs. Comment allaient-elles vaincre une telle abomination ?
Son regard croisa celui de la jeune fille au moins aussi pâle qu'elle.

Anastasia n'avait pas l'âme d'une combattante, encore moins celle des téméraires et des héros; elle n'était pas vraiment poltronne non plus mais toujours angoissée, anxieuse avec un manque de confiance en elle qui entravait ses élans. En cet instant, elle se sentit incapable de mener à bien cette mission.
Le cerveau vide, elle laissa Yoake parler et poser ses questions toutes plus judicieuses les unes que les autres.
Quand elle eut terminé un silence lourd s'instaura; Minerva semblait songeuse;peut-être attendait-elle une réaction de sa part ? Des interrogations supplémentaires ?
La jeune femme se ressaisit.
Elle n'avait pas le droit de s'avouer vaincue ou de laisser l'Asiatique se dépêtrer seule du danger; il faudrait qu'elle aille au charbon elle aussi, quel qu'en soit le prix.

Elle releva la tête et se racla la gorge avant de demander:
Qu'est-ce qu'un sortilège lettrenfluide ? Est-ce que cela signifie que derrière le mot Dark, il y aurait un indice caché à découvrir ? Qui peut découvrir cela ?
Anastasia espérait de toutes ses forces que Mikael ait gravé la clé de la solution dans ces brefs caractères de sang avant de rendre son dernier souffle... Pouvaient-elles en envisager la probabilité ?

Tentant de se concentrer, elle se remémora chaque phrase du professeur; ainsi elle connaissait tous les magiciens vivants cités par le Gardien mais les morts ? C'est alors qu'une nouvelle question surgit entre ses lèvres:

Est-ce qu'un magicien même mort depuis longtemps pourrait faire apparaître aussi un homonculus et... Revivre ou ressusciter ou se réincarner ?

Au fur et à mesure qu'Anastasia parlait, son malaise allait grandissant. Depuis le début elle avait une question à poser mais cela signifiait... Non, elle n'oserait pas; mieux valait se taire; elles n'allaient tout de même pas se jeter dans la gueule du loup juste pour faire une expérience !
La jeune femme ferma les yeux et soupira.
Quand elle les rouvrit, la magicienne tournait les talons en direction de la veillée.
Non, c'était trop bête; elle n'allait pas laisser passer l'occasion d'avoir une réponse, que risquait-elle ?

Minerva ?
Héla t-elle le coeur battant.
Comme la femme se retournait amorçant un pas vers elles, Anastasia prit son courage à deux mains et dévoila son idée gauchement tant elle était consciente qu'un échec serait terrible:

Voilà... je... Est-il possible de rencontrer le monstre ? Enfin, je veux dire, de le voir en chair et en os... Sans que soit dangereux naturellement !
Elle avait presque crié dans les suraigus cette dernière phrase tant elle entrevoyait sa demande comme quelque chose d'impensable.
C'est que... Continua t-elle de plus en plus déroutée, j'ai un pouvoir... Disons... Je possède une limace très collante qui accepterait de sauter sur l'homonculus afin de recueillir des informations et qui se ferait un plaisir de venir me les rapporter...
Pensez-vous qu'une telle action puisse avoir une quelconque utilité ?

Anastasia espérait bien que non, ainsi, elle n'aurait pas à prendre de risque !
Pink-Daddy en profita pour entériner la demande:
Pink-Daddy aime tellement Ana qu'elle ferait n'importe quoi pour elle. J'irai sur le monstre et je répéterai tout ce que j'aurais vu, senti et entendu, c'est certain !
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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Sam 26 Déc - 19:15

La sorcière avait laissa paraître ses craintes devant cette forme de magie interdite, et puissante, mais retrouvait à présent son air de sévérité habituel. Ses yeux perçants dévisagèrent à tour de rôle Yoake et Anastasia. Une profonde inquiétude venait de l’étreindre : elle se savait trop vieille désormais pour, seule, s’opposer à une telle pratique et malheureusement, le temps qu’une intervention adaptée soit demandée depuis Gloutoniskaïa, il serait peut-être trop tard. Pourtant, ces deux femmes ne lui donnaient absolument pas l’impression de contrôler la situation. Dans le ciel, le soleil venait d’atteindre son zénith, illumina d’une lumière radieuse l’ile endeuillée, et elles étaient si loin, si loin…

- Vous recommencez Miss Akiyo, vous vous posez beaucoup de questions sans intérêt… nous avons convenu lors de notre dernière discussion qu’il n’y avait aucun moyen d’entrer ou de sortir de Ketheriah hormis par le luminateur. De même, si l’Homonculus ne pouvait pas passer devant le Gardien dans un sens, c’est impossible dans l’autre… il est donc vraisemblablement toujours sur l’ile, avec la Coupe.

Elle marqua une pause. Même dans sa tête, tout devenait si évident qu’elle se demandait si elle n’allait malgré tout pas aller voir Ariel pour reprendre l’enquête. Après avoir redressé sur son nez ses lunettes rectangulaires, elle ajouta :

- Je pense que désormais, le carnet a accompli sa mission, mais je ne suis pas une spécialiste en la matière. Je suppose qu’il constitue toujours un lien « physique » entre l’Homonculus et son créateur… ce qui peut être un avantage. D’habitude, on ne peut détruire une de ces créatures qu’en ne s’attaquant à son géniteur. Dans ce cas, peut-être qu’il suffira de briser la connexion. Quant aux disparitions à Gloutoniskaïa Miss, il y en a très certainement, comme bien d’autres événements étranges que leur caractère magique rend difficilement traçables.

Tout cela était d’une sincérité désarmante. La raison pour laquelle la police de leur métropole était à ce point désarmée, c’était justement parce que la magie rendait les actes de criminalités quasi-impossibles à élucider. Généralement, ceux qui se faisaient prendre étaient les étrangers. Un des derniers crimes dont elle avait entendu parler dans sa ville de toujours c’était un voyageur qui avait froidement assassiné un homme avant de lui arracher les yeux. Rien à voir avec la finesse que les mages aguerris étaient capables de déployer. Dans tous les cas, si Minerva trouvait que Yoake était un peu maladroite mais potentiellement efficace, les questions de la dépendante affectives firent s’écarquiller ses yeux bridés.

- Le sortilège de Lettrenfluide permet d’écrire avec un liquide… j’entends par là autre chose que de l’encre dans un encrier. Quant à savoir ce qui se cache derrière le mot laissé par le jeune Dessay… je ne comprends pas votre question, n’est-ce pas votre rôle d’enquêter et de comprendre ce qu’il a voulu dire ? Elle semblait véritablement outrée par le manque de prise d’initiative d’Anastasia quand elle ajouta : d’ailleurs, je ne vois pas comment un sorcier mort depuis longtemps pourrait créer un Homonculus… la mort a les mêmes effets sur nous que sur vous.

Avec une mimique indiquant clairement son scepticisme devant la perspicacité de l’aînée des deux voyageuses, la vieille femme allait s’en aller quand elle fut rappelée une nouvelle fois. S’efforçant de prendre un air intéressé, elle craignait une autre question saugrenue… et ne fut pas déçu. Avant de répondre à la concernée, elle se pinça les lèvres et ses yeux foncés fixèrent intensément les enquêtrices :

- Si je comprends bien, vous voulez vous retrouver face à une créature foncièrement mauvaise, qui a déjà tué un étudiant en sorcellerie, de façon directe, mais dans le cadre d’une entrevue… cordiale ? Et vous souhaitez utiliser l’un de vos pouvoirs sur cette chose en espérant qu’elle ne riposte pas ? Elle n’eut pas besoin de le dire à haute voix pour que chacune de ses interlocutrices se rende compte que cette demande était absurde. Elle compléta simplement : d’ailleurs je ne suis même pas certaine que votre faculté fonctionne. N’oubliez pas : ce n’est pas un animal, ni un être vivant. Je dois vous laissez maintenant, je vais rédiger avec Ariel un message pour les parents du jeune Dessay.

La magicienne avait déjà fait plusieurs pas quand elle se retourna pour préciser par-dessus son épaule :

- N’oubliez que c’est vous qui êtes chargées de cette enquête. Je n’ai aucune autorité pour valider vos décisions Mesdemoiselles, c’est sur vous que les anges comptent pour redresser la situation.

En quelques enjambées étrangement légères pour une femme de son âge, elle avait déjà rejoint le Premier Conseiller qui lui offrit un bras gentleman. Tous deux s’éloignèrent, laissant Yoake et Anastasia avec la tête pleine de questions, mais aussi de réponses.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 29 Déc - 16:12

Yoake écouta l’avis d’Ana le visage sombre, arriverait-elle à s’en sortir ? C’était ce qu’elle exprimait tout comme l’avait fait la Japonaise dans ses dernières paroles. Décidément elle faisait de piètres enquêtrices. Mais elles tiendraient jusqu’au bout elle le savait elle n’avait pas encore abattue toutes ses cartes.

C’est alors que sa collègue parla d’une rencontre sans danger avec l’homonculus, les yeux de Yoake s’agrandir d’effroi et pourquoi pas l’inviter au thé tant qu’elle y était…

En essayant de ne rien laisser paraître, elle se concentra sur la réponse de Minerva, elle était froide comme d’habitude, mais Yoake ne s’en inquiéta pas outre mesure c’était grâce à elle qu’elle avait pu avancer jusque là.

Oh moins le carnet ne posera pas de problème et elle pourra toujours tenter de le détruire en cas de dernier recours.

Minerva répondit finalement sèchement aux questions d’Ana, et l’hématophobe s’inquiéta de voir sa collègue se décomposer. Leur interlocutrice mit finalement un point d’honneur à préciser que c’était leurs enquêtes et Yoake eu l’impression qu’elle ne leurs faisait pas confiance pour la résoudre. C’était à elles de lui prouver le contraire à présent.

Quand elle s’éloigna la nipponne suivit Ariel et Minerva et décida de leurs tourner le dos :

- Ok, Ok pause…

Dit elle finalement en se retournant vers Ana un sourire au lèvre. Elle se doutait que la conversation avait du ébranler la dépendante affective, mais elle voulait montrer que les deux jeunes filles tenaient encore debout. Elle sortie une pomme de sac à dos et fit le point :

- On sait maintenant qu’un homonculus, est responsable de la mort de Mickael, le détruire est impossible, mais on peut toujours détruire le carnet ou trouver le responsable.


Elle fixa sa pomme, l’air ailleurs avant de la mordre, au moins son goût sucré était rafraîchissant :

- On ne sait pas contre pas qui il est ? Ni comment venir à bout d’un sorcier ? Quand je pense qu’on a rien pu faire contre le sort de Mickael.

Il faudra pourtant qu’elle trouve un moyen, la surprise ? Pourquoi pas, mais il fallait être sur d’attaquer le voleur et puis serait elle prête à tuer ?

- Il y a des fois j’aimerais bien avoir les mêmes caractéristiques du gardien, on trouverait le voleur en moins de deux avec ça.


Elle termina sa pomme et laissa les indices se bousculer en elle c’était comme un puzzle qu’elle essayait d’assembler, en faisant ainsi elle trouverait peut être le nom du voleur, Délioncourt ? Ou quelqu’un d’autre ? Il manquait des pièces dans ce puzzle.

- Si seulement on pouvait faire parler les morts, Mickael serait sûrement plus enclun à nous parler à présent.

Elle but une bonne gorgée d’eau, et réalisa qu’elle n’avait pas fait attention à Ana, trop perdue dans ses pensées qu’elle étaient. Elle leva ses yeux et regarda autour d’elle mais Ana avait disparut. Elle se leva réalisant qu’elle avait parlé toute seule depuis longtemps et appela :

- Ana ?!

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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 29 Déc - 23:00

Minerva bien campée sur son savoir et ses certitudes parlait, se gaussait, s'offusquait et ressemblait à la caricature des professeurs de collège, plus enclin à rabaisser les élèves en les traitant d'incapables, de fainéants et de potentiellement délinquants qu'à les aider.
En cet instant, tête baissée, c'est exactement ce que pensait Anastasia de cette femme qui pérorait comme sa mère.
« Vous posez beaucoup de questions sans intérêt » avait-elle balancé avec sa bouche en cul de poule et ses yeux de myope à la pauvre Yoake; mais ce n'était rien par rapport à la façon dont elle avait répondu à ses questions.
Cette femme qui savait tout ce qu'on pouvait savoir sur la magie n'avait même pas compris le sens de ses interrogations, quel manque d'imagination.
Peut-être s'était-elle attendu à un rapport militaire de sa part ? Si tel était le cas, elle était évidement bien déçue !
Attristée et vexée, Anastasia haussa les épaules et contempla le bout de ses chaussures. Naturellement qu'elle ne s'attendait pas à une entrevue cordiale avec un monstre, ce n'était absolument pas ce qu'elle avait demandé; qu'importe elle ne lui adresserait plus la parole, cette personne était vraiment trop bouchée.

Quand Minerva tourna les talons avec la grâce d'une ballerine ménopausée sur le retour d'âge, la jeune femme poussa un soupir de découragement et regarda Yoake prête à lui avouer qu'elle voulait cesser ce job décidément trop angoissant mais quand elle vit le sourire qu'elle lui adressait, elle reprit son courage à deux mains; cette fille était gentille, elle n'allait pas la laisser seule avec cette sordide enquête sur les bras.
Anastasia lui rendit un sourire contrit et tandis que l'Asiatique fouillait dans son sac à la recherche d'une pomme, elle s'éloigna de quelques mètres. Elle avait besoin d'être au calme afin de réfléchir, besoin d'être seule afin de continuer à ronchonner dans son coin sur le fait que personne ne l'aimait, que personne, jamais, ne voulait lui parler agréablement.

L'air chargé de parfums était doux; le soleil haut dans le ciel dispensait une température des plus agréables; elle décida de s'installer à côté des jolies fleurs turquoise, pensant au temps où Mickael était encore vivant tandis que Viktor semblait être entré en contemplation devant la plante. Anastasia se pencha elle aussi; il avait eu raison de les observer; elles étaient fines, gracieuses et sentaient si bon.
La jeune femme sortit de sa hotte son cahier et son stylo afin d'écrire sur une colonne le nom de ceux qui s'étaient vu refuser l'entrée de Ketheria rayant au passage ceux qui étaient morts, posant une croix devant ceux que Minerva n'avait pas cités; il n'en restait plus que trois.
Elle nota à côté ce qu'ils faisaient dans la vie et gribouilla un dessin représentant vaguement les fleurs à côté d'elle; une avec cinq pétales puis une autre avec sept pétales, pas un de plus, pas un de moins et contempla son oeuvre songeuse.

Tout en attrapant elle aussi une pomme, elle continua son travail, la tête dans les nuages; si Minerva la voyait, elle piquerait une crise !
Lentement elle écrivit « dark: sombre – âme sombre » / homonculus: représentation de l'âme sombre d'une personne, projection des pouvoirs: sombres / forêt: sombre ».
Qu'avait dit Selene à propos de la forêt Incarnation hormis le fait qu'on pouvait se transformer en un animal en rapport avec sa propre personnalité ?
Quand la mémoire lui revint, elle nota « la Forêt Incarnation est le miroir de nos âmes ».
Elle y était mais ce n'était pas suffisant; ce n'était qu'une hypothèse parmi d'autres, il fallait une certitude.
Elle but une gorgée d'eau et regarda à nouveau les fleurs.
Pourquoi Viktor les avaient-ils examinées avec tellement d'attention qu'on aurait dit qu'il comptait les pétales un à un ?
5 et 7... Y avait-il un rapport ? était-ce un indice ?
Anstasia nota: 5ème lettre de l'aphabet: E, 7e lettre: G, puis raya.
5 + 7 = 12 = L, puis gribouilla.
Elle avait de plus en plus la certitude que les chiffres correspondaient à des lettres mais lesquelles ? Et pourquoi ?
Prenant la tête entre ses mains, elle noircit la page entière avant de poser son stylo: la dernière ligne était convenable; restait à savoir si elle avait bien trouvé la coupable.

Entendant Yoake l'appeler elle se leva et alla vers elle afin de la rassurer:
j'étais juste derrière, j'ai entendu ce que tu disais et à propos de Mickael, c'est une très bonne idée on va l 'appeler avec cela.
Elle fouilla dans sa hotte et en ressortit la pierre nécromancienne mais avant je voudrais te montrer quelque chose.
Elle tendit son cahier et résuma:
en regroupant ce qui a été dit et en partant du principe que Viktor nous a donné un indice en comptant les pétales des fleurs turquoises, j'en suis arrivée à la conclusion que Bella Beatrix est coupable du vol de la coupe et de l'assassinat de Mickael.
Bella compte 5 lettres, Beatrix en compte 7. Aucun des autres noms ne correspondent à cela.
De plus elle étudie dans la forêt Incarnation qui est comme le miroir de nos âmes. Là-bas, tu peux te réincarner en animal ou toute autre chose en fonction de ton âme. Comme son âme est noire « dark », son incarnation est un monstre: l'homonculus dans lequel elle a projeté ses pouvoirs.

Anastasia regarda Yoake et ajouta en frissonnant: comme toi, je n'ai aucune idée de comment la combattre et l'arrêter...
A qui peut-on en parler ? Demanda t-elle avant de spécifier en riant: si tu me réponds « à Minerva », je te préviens, je te laisse y aller seule !
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Sam 2 Jan - 11:27

Yoake sourit en apercevant Ana, elle n’avait pas fuit devant les remontrances de Minerva et ça la rassurait. En effet, même si elle ne voulait pas se l’avouer, la japonaise savait qu’elle ne pouvait pas faire marche arrière, et qu’un échec lui était donc impossible. Elle savait qu’elle n’avait pas les moyens de débusquer le voleur, si elle était seule. Le pirate était partit au mauvais moment, que ferait elle si sa dernière collègue disparaissait elle aussi.

Sa collègue présenta alors l’objet, comme le miracle qu’elle attendait. Discuter avec Michael, il avait laissé un indice, donc il avait quelque chose à transmettre, elle espérait juste qu’il n’ait pas gardé de rancune face à eux.

Elle se leva et dit finalement :

- C’est super Ana, on va pouvoir le contacter, peut être pourra t’il nous en dire plus : comment il comptait battre l’homonculus ? par exemple ou pourquoi celui-ci à décidé de le tuer ? Et surtout s’il a apprit qui était le responsable de l’homonculus. Ça nous ferait une sacrée avancée sur l’enquête.

Mais Ana la coupa, elle voulait lui parler avant tout de son avis. Yoake hocha la tête encore grisée par la possibilité d’entrer en contact avec Mickael, elle baissa les yeux sur les inscriptions, et l’entendit parler des fleurs turquoise que Viktor regardait dans le jardin, du nombre de pétales. Qu’elle pensait que c’était Bella Beatrix, vu qu’elle travaillait dans la forêt incarnation.

Elle n’arrivait malheureusement pas à comprendre la réflexion de son amie d’infortune. Ces déduction était basé sur des preuves certes, mais aucune n’était basé sur le coupable. En même temps, la japonaise pensait qu’il s’agissait de Magnus Delioncourt, mais elle n’avait pas non plus de preuve de ce qu’elle avançait, elle trouvait juste surprenant que ce gars soit justement à Gloutoniskaïa, et que tout le monde parlait autant de lui. Une visite lui permettrait peut être de faire le point sur le personnage, mais pour le moment il fallait qu’elle réponde aux accusation d’Ana, en essayant de ne pas la blesser.

Elle l’écouta ainsi jusqu’au bout gardant le silence, elle parlait de la personne qui pourrait les renseigner, comment elle pouvait battre un sorcier et qu’elle ne devait pas le demander à Minerva. Yoake secoua finalement la tête dans un petit sourire :

- On obtiendra jamais de une aide de ce type de sa part mais elle nous à déjà pas mal renseignée, malgré son apparence fermée.

Elle désigna l’appareil que sa collègue avait encore dans la main :

- Mickael pourrait peut être nous renseigner, le top serrait de priver un magicien de ces pouvoirs, tu ne penses pas ? Si lui ne sais rien, on pourrait demander au gardien après tout tu m’as dit que tu t’entendais bien avec lui non ? Peut être pourra-t-il te répondre.

Voilà il fallait maintenant passer à la partie délicate, mais Yoake ne pouvait pas reculer, elle savait que sa collègue avait de bonne intuition, mais il fallait parfois faire la part des choses. Elle dit donc :

- Ecoute j’ai bien écouté ton intuition, mais je ne comprends pas tout à fait. Dis moi si j’ai tord mais Viktor ne connaît pas le coupable ? Je pense qu’il nous l’aurait dit sinon. Alors pourquoi t’es tu servit de fleur qu’il regardait ? … Il ne peut s’agir d’un indice. De même ta réflexion sur l’homonculus est erroné, n’importe qui de suffisamment fou peut faire un homonculus il suffit de sacrifier quelqu’un après tout et ça n’a rien à voir avec la forêt incarnation.

Elle s’en voulait de démonter ainsi l’avis d’Ana alors qu’elle respectait bien des choses chez elles à commencer par ses émotions qu’elle laissait souvent parler à sa place. Yoake, elle, laissait souvent parler la logique et sa détermination c’était peut être pratique pour résoudre une enquête, mais la logique ne laissait aucune place au sentiment. Beaucoup était les personnes qui la croyait insensible, peut être était-ce vrai dans un sens.
Elle continua donc dans sa lancé, espérant que sa collègue ne lui en voudrait pas :

- Tu vois je n’ai pas plus de preuve que toi mais Magnus Delioncourt, pourrait lui aussi se servir d’un homonculus… et les fleurs quelques soit leurs nombres de pétales.

Elle observa le visage de sa collègue et conclue :

- Je suis désolée de détruire ainsi ta réflexion, mais il ne reste que quatre jours pour résoudre cette enquête, et j’ai vraiment besoin qu’on trouve le véritable coupable toutes les deux. En fait tu as raison il faut qu’on parte d’informations pour en déduire qui es le coupable, mais on manque encore d’indices et de preuves.

Elle remit son sac sur ses épaules et dit finalement :

- Voilà ce que je te propose, si tu es toujours avec moi bien sur. On trouve un endroit à l’écart comme la salle de travail par exemple, on contact Michael, maintenant qu’on se doute que le carnet est à l’origine du vol j’aimerais aussi demander des précisions au cochet, ensuite on lui pause des questions sur Magnus Délioncourt et Bella Beatrix.

Elle espérait vraiment avoir une idée précise du voleur à partir de là et si ce n’était toujours le cas, il fallait alors agrandir leurs champs d’action.

- Si jamais on n’a aucune réponse valable, il faudrait qu’on aille voir Magnus et Bella en espérant qu’elle soit de retour à Gloutonaskia, je n’ai pas envie de m’enfoncer dans cette forêt.

Pour le moment c’est tout ce qu’elle voyait pour faire avancer l’enquête et ça leurs prendrait sûrement une bonne partie de la journée. Elle espérait que cette démarche permettrait aux deux enquêtrices de trouver le voleur de la coupe d’Ether.
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Sam 2 Jan - 21:56

Yoake non plus ne comprenait pas sa façon de raisonner mais Anastasia ne lui en voulut pas tant il était vrai que tout cela ne tenait qu'à un fragile détail qui finalement pouvait n'être qu'une élucubration d'esprit.
Pourtant l'intuition avait été forte aussi garda t-elle son accusation sous le coude.
Comme Yoake paraissait soucieuse la jeune femme la rassura:
ne t'inquiète pas, je comprends très bien; rien de ce que j'ai énoncé ressemble à une preuve tangible, matérielle... D'ailleurs j'ai longtemps soupçonné Delioncourt moi aussi mais nous n'avons rien pour lui non plus si ce n'est qu'il avait failli cassé la calèche de rage.

Il était évident que face à l'esprit logique et bien construit de la Japonaise, son explication ne tenait pas route. Elle tenta malgré tout d'expliquer ce qu'elle avait imaginé:
Viktor est jeune mais il est tout de même sorcier. Qui nous dit que son inconscient ne lui aurait pas soufflé quelque chose en contemplant ces fleurs ? Après tout, il n'est pas botaniste; pourquoi aurait-il eut un intérêt soudain pour un bouquet devant lequel il passait tous les jours ?
Après un temps de réflexion elle ajouta: il est possible qu'on se complète, nos esprits fonctionnent à l'opposé c'est notre chance; nous ne sommes plus que deux et moi non plus je n'ai pas envie d'abandonner l'affaire. Soupçonner deux personnes différentes ne nous empêche pas de travailler ensemble, bien au contraire ! Cela nous forcera à ouvrir l'oeil sur le moindre détail. En tout cas je te remercie de ne pas m'avoir traitée comme l'a fait Minerva; je fais mon possible pour trouver la solution moi aussi. D'ailleurs, je crains qu'au contraire nous ayons encore besoin du savoir de cette femme; d'ailleurs elle ne nous en a pas dit assez sur ses collègues.

Anastasia se tut un instant. Elle n'avait rien à ajouter à la remarque sur l'homonculus par contre, Yoake avait soulevé un détail important: pour en créer un, il suffisait de sacrifier donc de tuer une personne; qui ? Et où ? Quelqu'un devait être au courant, non ?
Crois-tu qu'il soit possible de savoir s'il n'y a pas eu un assassinat récemment à Gloutoniskaïa ? Ce pourrait être une bonne question pour le cocher qui habite là-bas, d'autant que nous n'aurons peut-être pas l'autorisation de sortir de l'île... Ni le temps...
Consciente tout à coup du peu de jours qui restait elle ajouta:
mais tu as raison, faisons les choses dans l'ordre, allons dans la salle de réunion.

La jeune femme partit d'un bon pas vers le bâtiment sans même jeter un regard sur le jardin magnifique à cette heure; elle était beaucoup trop concentrée sur ce qu'elle avait à faire, inquiète de la tournure des évènements. Sans oser le dire à Yoake elle était terrorisée à l'idée de devoir rencontrer le ou la coupable.
Arrivée dans la pièce elle sortit de sa poche la pierre nécromancienne, vérifia que Yoake était bien à côté d'elle, posa l'objet dans la paume de sa main et... La referma sur un soupir.
Ce n'était pas une bonne idée. Depuis qu'elle était sur cette île, tous s'étaient donné le mot pour lui faire comprendre qu'elle ne savait pas s'adresser aux gens; Mickael refuserait certainement de lui parler; elle ne voulait pas prendre le risque de gâcher stupidement une éventuelle mine d'or d'information.
Elle se tourna vers la jeune fille et lui tendit la pierre en murmurant: prends; tu sauras mieux lui parler que moi.
J'aimerais juste que tu tiennes aussi un peu compte de mon hypothèse quand tu lui posera des questions dans le sens où toutes les idées sont bonnes à explorer.
Elle la mit en garde sur les effets un peu spéciaux qui s'en suivraient: brume épaisse, foudre qui tombe, bruits assourdissants et lui demanda de ne pas être trop déstabilisée quand elle verrait apparaître l'adolescent.
Soucieuse de rester discrète durant l'entretien, elle s'écarta légèrement, tira vers elle une chaise et s'assit. De là, elle pourrait tout entendre sans offusquer le défunt par sa laideur et sa malhabileté.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Lun 4 Jan - 12:26

Heureusement, Ana ne lui en voulait pas, Yoake en était soulagée. De leur entente, pouvait dépendre le résultat de l’enquête. Aussi s’intéressa-t-elle à sa réponse pour justifier la présence des pétales de fleurs dans son calcul.

Elle se retient de répondre à sa question sur l’intérêt soudain des fleurs par Viktor, car elle connaissait déjà la réponse. Viktor leur cachait quelque chose à l’époque, regarder les fleurs était le meilleur moyen pour lui d’éviter le regard des enquêtrices. Malheureusement, c’était aussi le meilleur moyen de montrer qu’on avait quelque chose à cacher.

Ana se lança alors dans une explication qui fit sourire Yoake, mais elle avait raison, ce n’était pas par ce qu’elles avaient deux suspects différents qu’elles ne pouvaient pas être aussi efficaces bien au contraire. Ce n’était que le début de l’enquête, et même si elles en savaient plus sur le déroulement du vol, les deux femmes n’avaient aucune preuve appuyant l’une ou l’autre des deux hypothèses. Mais cet équilibre peut justement rendre l’enquête beaucoup plus efficace.

- Tu as raison, toutes les deux, on devrait y arriver.

Elle parla alors du meurtre qui avait eu lieu pour la création de l’homonculus, Yoake y avait aussi pensée en découvrant qui avait disparu à Gloutoniskaïa, elles pourraient peut-être trouver un lieu avec le voleur, mais Minerva avait annulé son idée et elle avait raison le caractère magique du sacrifice, rendait tout enquête sur ce point impossible. Elle répondit donc :

- Oui, je voulais aussi m’aider de cette piste pour trouver le voleur, mais Minerva nous a bien dit que les meurtres magiques sont difficilement traçables… Et ça me parait logique.

Elle tourna vers Ana et ajouta d’un sourire :

- Mais tu as raison, ça ne nous coûte rien d’en parler au cocher.


Finalement, les deux enquêtrices partirent en direction de la salle de travail, la Japonaise suivait Ana, le visage perdu dans ses pensées, elles allaient parler à un mort… Elle avait beau être à Dreamland et avoir vu des choses bien pire, elle avait un peu de mal à se faire à l’idée.

En entrant Ana lui tendit la pierre, murmurant qu’elle saurait mieux s’en servir qu’elle… Yoake, tout d’abord étonnée, se souvient que c’était elle qui avait fait le coup de trop déclenchant le pouvoir de Mickael… Mais dans un sens, elle ne se sentait pas vraiment prête à parler à un mort, elle saisit la pierre d’une main tremblante et écouta Ana le visage tendu.

Quand celle-ci fut installée, elle posa la sphère et sachant très bien qu’elle ne pouvait pas faire marche arrière, annonça :

- J’y vais !

Le bruit était assourdissant, les éclairs terrifiants, puis elle entendit la prise de numéro quand elle appela Mickael Dessay et finalement, elle le vit apparaitre devant ses yeux. C’était lui les mêmes cheveux roux, les mêmes vêtements seul son aspect transparent lui rappelait qu’il était mort.

- Mickael


Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour les autres.

- Ecoutes, j’imagine que tu sais pourquoi on te contacte et surtout qu’on sait ce qu’il s’est passé avec Viktor.

Préférant baisser les yeux pour ignorer sa réaction elle lança :

- On a appris qu’un homonculus t’avait fait ça, c’est pour ça que tu as laissé l’indice « Dark » sur le sol ? Sinon pourquoi ? Je sais que ce que je vais te dire ne va pas être plaisant, mais pourquoi t’a-t-il tué ? Est-ce parce-que tu connaitrais l’identité du voleur ?

Elle leva ses yeux sombres avec détermination sur le jeune homme et ajouta :

- Je compte vraiment protéger Viktor, en retrouvant la coupe et en sauvant Ketariah, vous ne méritiez pas de vous retrouver séparer ainsi… Mais ça a été le cas comme pour mon frère et moi, alors, aide moi… Aide moi au moins pour ton frère, dis-moi ce que tu sais et enfin peux-tu me renseigner, il y a-t-il un moyen d’annuler les pouvoirs d’un sorcier ?


Elle ne parla pas plus longtemps, attendant de voir ses réponses, elle avait 10 minutes si d’ici là tout se passait bien, elle poserait ensuite les questions sur les pétales de fleurs et la forêt incarnation, peut être acceptera-t-il de l’entendre.



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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Lun 4 Jan - 20:17

Après les effets sons et lumière de la pierre nécromancienne, la silhouette de Mickaël Dessay se dessina dans la brume. Il était là sans être là. Comme s’il avait conscience de ne pas être de ce monde mais en même temps, était incapable de parler de son état. Même s’il le voulait, il ne pourrait rien dire sur la vie après la mort. Heureusement, ce n’était pas pour ça que la japonaise, qu’il reconnaissait, l’avait appelé. Elle avait compris ! Elle savait pour l’Homonculus. S’il respirait encore, il aurait soupiré de soulagement : aucune personne un minimum éduquée en magie ne supposerait qu’un tel sort puisse être créé pour un étudiant. Son frère était définitivement hors de tout soupçon. C’était le principal, même s’il avait échoué.

L’air déterminé de Yoake le fit sourire tristement. Elle avait l’air sincère. Finalement, il regretta de ne pas avoir coopéré plus tôt. Peut-être qu’il ne serait pas là, dans le nuage artificiel d’une babiole, et qu’il serait toujours auprès de son idiot de jumeaux. Viktor… c’était pour lui qu’il devait racheter sa conduite auprès des voyageurs.

- Je l’ai trouvé, dit-il simplement, l’Homonculus, je l’ai trouvé. Je me suis douté que c’était ça quand j’ai compris que quelque chose était sorti du carnet. Ça devait nécessairement être plus fort d’un simple esprit, c’était plus intelligent qu’un animal, mais ça ne pouvait pas être un sorcier…, il haussa les épaules, comme quoi ça sert de fouiner dans les livres interdits de la bibliothèque.

Et ensuite ? Il ne savait pas comment leur dire. C’était un peu le schéma du « j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle », sauf que l’atmosphère n’était pas à la blague.

- Il se déplace dans la lumière, expliqua le sorcier, il a la faculté d’être complètement invisible à la lumière et n’apparaît que dans l’obscurité. C’est pour ça que personne ne l’a jamais trouvé : la salle du luminateur est illuminée continuellement ! Alors j’ai lancé un sort d’ombre pour la plonger momentanément dans le noir, et je l’ai vu. Il est horrible. Et il a la Coupe avec lui ! Le magicien qui l’a créé doit vraiment être très puissant pour qu’il soit capable de dissimuler la présence de la source magique des anges juste sous leur nez.

Pouvait-il les aider plus ? Sa condition était un indice à elle seule. S’il était mort, cela signifiait bien qu’il ne savait pas comment venir à bout de cette chose. L’air désemparé, il fixa l’hématophobe, comme s’il lui confiait tous ses espoirs. C’était à elle désormais de récupérer l’artefact qui sauverait les anges. Il n’était pas seulement question de préserver un peuple, mais il en allait peut-être de l’avenir de Gloutoniskaïa – voire de Dreamland.

- Je ne sais pas comment le battre, avoua-t-il, ni comment briser le lien avec son créateur…


HRP : attention, le temps file ! Il ne fera pas plus d'un tour de plus avec vous.
Parlant de temps qui file, je vous annonce qu'avec tout ça la journée avance aussi, et que vous arrivez en fin d'après-midi...
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 5 Jan - 21:14

Face aux réactions et aux réponses pleine d'égards de Yoake, Anastasia se sentit plus décontractée; la Japonaise l'aimait bien et ne l'humiliait pas quand elle soulevait des hypothèses abracadabrantesques, ce qui, dans un monde de magie pouvait tenir debout malgré tout.
Elle songea un instant à dérouler le filin doré de l'amitié mais c'était impossible; c'eût été trahir Selene, la seule, l'unique amie qu'elle n'aurait jamais et qui lui manquait cruellement en cet instant.
Seul quelqu'un comme le Marchand de Sable ou le Gardien – pourquoi pas – pourraient être liés sans qu'il y ait concurrence car c'était des personnes supérieures. C'est ainsi que raisonnait la jeune femme.
Par contre, elle se promit de lui faire un beau cadeau quand l'enquête aurait aboutit et que tout serait plus calme. Ce serait sa preuve d'amour et son au revoir.

Quand Mickael apparut, elle baissa légèrement la tête et ne bougea plus afin de ne pas parasiter le dialogue.
Au fur et à mesure que le stagiaire parlait, son visage se décomposait de terreur: et si l'homonculus était là, dans cette pièce lumineuse, la coupe sous le bras, à les épier toutes griffes dehors, prêt à sauter sur elles afin de les lacérer sauvagement ?

Plus elle écoutait, plus elle songeait à éliminer l'histoire des fleurs magiques qui lancent des indices dans l'inconscient de ceux qui les regardent, à éloigner l'idée qu'un Delioncourt ou qu'une Beatrix puissent-être les coupables, et même ce Potter, le troisième de la liste des vivants sur lequel elles ne s'étaient pas encore penchées.
Si l'un des trois avait été suffisamment fort pour faire cela, quelqu'un leur aurait dit, non ? Minerva en aurait touché un mot...
Ce sorcier devait être un inconnu qui aurait préparé soigneusement ses plans dans l'ombre, se débrouillant pour ne jamais être soupçonné de quoi que ce soit. Elles retournaient à la case départ, en somme...

Que demander d'autre au jeune homme ? Il semblait avoir dit tout ce qu'il savait.
Incapable de trouver d'autres questions, elle se tassa sur son siège espérant que sa collègue serait plus inspirée qu'elle.
Quand l'adolescent eut terminé son récit, la dernière phrase l'interpela: « ...briser le lien avec son créateur ».
Discrètement, elle se pencha vers Yoake et murmura: passe-moi le carnet s'il te plait, je voudrais prendre le temps de l'examiner un peu.
En attendant que le jeune fille prenne sa décision, elle se dit qu'elle appelerait bien Selene à la rescousse un nouvelle fois, après avoir parlé avec le cocher.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mer 13 Jan - 15:32

Parler avec un mort, elle aurait bien rit si un jour, on lui avait dit que c’était possible, la bonne blague n’est-ce pas ? Mais elles étaient à Dremland et les circonstances étaient bien différentes, il ne s’agissait pas d’en rire, mais de résoudre une enquête.

Le regard sombre de la jeune femme ne quittait pas Mickael qui souriait tristement, était-ce sa mort qui le mettait dans cet état ? Comment pouvait-elle parler à quelqu’un de mort d’ailleurs ? Est-ce qu’il le réveillait pour l’occasion ? Ou il y avait-il une vie après la mort ?
Elle chassa ses pensées philosophiques quand Mickael commença à lui répondre. Elle nota mentalement qu’il s’agissait bien d’un homonculus. Et qu’il se déplaçait dans la lumière, qu’il était invisible en quelque sorte, il n’apparaissait ainsi que la nuit, mais comment voir quelque chose qui n’apparaît que la nuit ? Pensa-t-elle en fronçant les sourcils. Elle nota finalement qu’un puissant sorcier avait dû créer cet homonculus, sinon, il ne pourrait pas cacher sa présence aux autres. Ses révélations faisaient froid dans le dos, mais ce n’était pas encore le moment de laisser parler sa peur. Elle réorganisa ses idées et lança une nouvelle série de questions :

- Tu me dis que c’est un sorcier puissant qui avait dû créer cet homonculus. Il est puissant comme, Magnus Délioncourt, Bella Béatrix, Simon Potter, Minerva Acturus ? J’ai vraiment besoin de me faire une idée de sa puissance pour lui reprendre la coupe, tu dois t’en douter.

Elle avait ajouté Minerva parce que c’était la seule qu’elle connaissait, elle servirait ainsi de point de comparaison, mais il y avait aussi une autre raison.

- Tu m’avais dit que tu avais jeté un sort d’ombre dans la pièce du luminateur, on nous a dit qu’il y avait aussi la même obscurité dans la salle de la coupe, l’ange qui s’y trouvait juste après le vol avait même eu l’impression d’être ailleurs. L’homonculus as-t-il besoin d’obscurité pour agir, devenir matérielle en quelque sorte. Si c’est le cas penses-tu qu’il ait pu lui-même plonger la salle de la coupe dans l’obscurité ?

Cette question pouvait revoir toute leur enquête si c’était bien le cas, et si l’homonculus est incapable de plonger une pièce dans l’obscurité, c’est qu’il y avait un complice a Ketariah.
Si elle faisait rapidement le point elle pouvait facilement retrouver l’homonculus et la coupe, mais ça ne serait d’aucune utilité si elle n’arrivait pas à le supprimer. Elle ajouta alors :

- Tu as pu voir clairement l’homonculus non ? Est-ce que c’est à cause de ton sors d’ombre ? Dis-moi si je me trompe, mais j’ai vraiment l’impression qu’un homonculus à des propriétés communes avec un fantôme par exemple.

Bon d’accord dire ça à quelqu’un qui était lui-même une sorte de fantôme ce n’était pas joué finement, mais Yoake s’y connaissait bien plus en fantôme qu’en homonculus… Peut-être qu’avec un peu de chance.

- Une dernière question, nous ne cherchons pas as tuer un homonculus ou un sorcier mais les priver de ses pouvoirs serait suffisant pour le neutraliser ? As-tu une idée ?

Yoake écouta alors sa réponse, la gorge serrée, il n’aurait jamais dû se retrouver séparer de son frère pas à cet âge. Si seulement elle pouvait remonter le temps… Mais il ne fallait pas rêver, même à Dreamland ce pouvoir devait être rare et/ou complétement inutile. Remonter le temps d’une seconde par exemple, la belle affaire. Elle tenta de contrôler les tremblements de son corps et dit alors sachant que la rencontre arrivait à sa fin.

- Je te remercie pour tout Mickael, je ferais le maximum pour résoudre cette enquête.

Résoudre cette enquête, encore devait-elle trouver le voleur. Car pour le moment aucun des pistes empruntées ne menaient vers lui. Elle le regarda disparaitre dans ce spectacle d’éclair et de tonnerre, tandis qu’un sourire triste se dessinait sur les lèvres de la Japonaise.

Ana demanda alors le carnet et Yoake le chercha mécaniquement réfléchissant aux paroles du frère défunt. La solution de l’enquête se trouvait peut-être juste sous leurs nez.

- Voici, et je te rends aussi la pierre, c’est vraiment… Pratique.

Dit-elle en retrouvant peu à peu le sourire.
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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Sam 16 Jan - 13:11

Le temps était compté. Il le savait. Personne ne lui avait dit pourtant, il avait la sensation que l’attraction de la mort le rappelait d’où il venait. Mickaël écoutait les questions de Yoake avec impatience : aura-t-il le temps de répondre ? Toutes ces interrogations ramenaient au même point.

- C’est difficile d’évaluer la puissance d’un sorcier comme on gradue une température… comme pour tout ce qui vient de la magie noire, il n’est pas que la « puissance » qui compte, mais aussi les sentiments profonds. Toutes ces personnes que vous avez citées ont probablement la théorie et la dextérité pour créer un Homonculus, mais sont-ils allés assez loin dans la cruauté pour réussir ? Je n’en sais rien…

En tout cas, pour Minerva Atcturus, il en était sûr. Même à la retraite, tout le monde parlait encore avec tant d’admiration de cette femme qu’il était impensable qu’elle s’adonne à des pratiques interdites sur ses temps libres. Même si d’un côté, ce tableau blanc était un alibi parfait pour le vol parfait… bref. Il s’égarait, il devenait difficile de rester alors qu’il n’avait pas encore tout dit.

- Les Homonculus ne sont pas des fantômes. Celui-ci a la faculté d’être invisible à la lumière, pas immatériel. Mais oui, je crois qu’il ne peut interagir avec nous que dans le noir. Là, il apparaît, lui et son domaine. Très clairement, j’en suis la preuve viv..., il s’interrompit brusquement, c’est l’incarnation d’un mauvais sort… donc c’est parfaitement possible qu’il ait brisé les sceaux de protection et éteint les torches magiques lui-même.

Ça y est, la communication se brouillait. Les contours du jeune sorcier devenaient plus flous, ils s’estompaient dans les airs. Ses yeux s’écarquillèrent, comme s’il ressentait à nouveau la peur de mourir. Dans un ultime effort, il dit :

- Je ne sais pas comment le battre mais je crois qu’il sera plus facile de briser le lien entre l’Homonculus et son créateur. Détruisez le carnet, c’est ce que j’aurais dû faire. Essayez avec-

Trop tard. Il avait disparu, laissant sa phrase en suspend. Le silence régnait désormais dans la pièce tandis que les dernières brumes s’évanouissaient. La pierre nécromancienne redevenait silencieuse, noir, inerte. L’après midi touchant à sa fin, de nombreux habitants de la ville des anges convergeraient bientôt vers le lieu de la veillée. Une ambiance morose planait sur chacun qui n’avait jamais connu pareille tragédie. Le Dieu et la Coupe les avait toujours préservés dans un cocon d’argent, loin de la méchanceté des « êtres d’en bas ». Mais aujourd’hui, tous avaient peur, tous se sentait menacés. Il ne resterait bientôt que 3 jours…


Spoiler:
 
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Dim 17 Jan - 15:32

Quand Mickael disparut, Anastasia resta un moment sans bouger comme anesthésiée par ce silence lourd et soudain. La gorge serrée elle avait envie de pleurer tant l'adolescent avait semblé triste de repartir ainsi; à croire que la mort n'était peut-être pas sereine...
Du coup elle balaya l'idée de rappeler le jeune homme avec la dernière charge, cela aurait été inhumain de lui faire endurer une nouvelle entrevue avec le monde des vivants.
« Repose en paix Mickael », pensa t-elle « nous nous débrouillerons avec le carnet et nous trouverons le coupable, je te le promets. »
Triturant la pierre que Yoake avait rendue, elle songea à Edem, cet être si lumineux. Comme elle aurait aimé entendre sa voix à ce moment précis... Dans un soupir elle rangea l'objet dans sa hotte et se focalisa sur le calepin.

C'est idiot, lança t-elle à la jeune fille, ce meurtre sanguinaire nous a détourné des conseils de Minerva et dans un élan de justice nous avons chercher qui était responsable alors qu'il aurait fallu approfondir le quoi et le comment.
Tout en feuilletant les pages qui ne contenaient rien d'autre qu'une écriture appliquée, elle poursuivit: c'est d'autant plus idiot que je suis certaine qu'à un moment le meurtrier se présentera devant nous en personne car il n'aura pas d'autre choix.
Arrivée à la dernière page, elle tenta de déchiffrer un éventuel message dans cette tache d'encre mais ne trouva rien.
Alors d'un coup, sans crier gare elle se leva de sa chaise et entreprit de déchirer le carnet en deux. Comme l'objet semblait résister, elle s'y reprit en plusieurs fois, mêlant force et rage tant sur les pages que sur la reliure.
Rien n'y fit, il semblait indestructible; c'est autre chose qu'il fallait pour briser le lien mais quoi ?
Les derniers mots de Mickael résonnaient en boucle dans sa tête: « essayez avec... »
Il avait dit détruire, pas déchirer !
Le réduire en bouillie sous un robinet d'eau ? Le brûler dans un grand feu ? Le plonger dans un bain d'acide ?
Les moyens ne manquaient pas, encore fallait-il choisir le bon en prenant en considération qu'il était magique... Et la magie était loin d'être la matière préférée de la jeune-femme; pas même une référence livresque à se mettre sous la dent !

Elle regarda Yoake qui semblait réfléchir intensément puis le ciel qui annonçait la fin d'après-midi. Sous peu le soleil serait au bord de l'horizon et dans à peine quelques heures il ferait nuit noire et alors...
Elle tressaillit de terreur, il fallait en finir maintenant avec ce maudit bloc-note !

Yoake, j'ai une idée... balbutia t-elle, affolée par sa soudaine et très inhabituelle témérité.
J'aimerais que l'on présente le carnet au gardien. Peut-être pourra t-il ressentir quelque chose à présent ? Un résidu d'âme, qui sait ?
Comme elle craignait de s'égarer encore dans les méandres obscures et abscons de son cerveau, elle s'empressa d'ajouter: on lui demandera s'il peut détruire cette chose avec ses yeux lumineux ou avec sa peau qui semble refléter les rayons du soleil...
Prise de panique à l'idée que l'Asiatique ouvrirait de grands effarés, se demandant s'il ne faudrait pas l'emmener en hôpital psychiatrique séance tenante, elle conclut: ...ou bien briser le lien avec son épée magique ?
Elle était à deux doigts de prier n'importe quelle divinité pour que Yoake réponde par la négative, l'invitant à prendre leurs jambes à leur cou afin de fuir cette île à jamais.
Soupirant une nouvelle fois afin d'évacuer sa lâcheté elle continua: mais il faudra faire vite, je... Disons qu'il faudrait qu'on soit de retour ici avant la nuit !

Anastasia était épouvantée à l'idée qu'une fois la Lune levée elles se retrouvent nez à nez avec le monstre.
Comme la phobique semblait acquiescer , elle se dépêcha d'endosser sa hotte et de sortir de la salle.
Jetant des regards furtifs sur la position du soleil, elle en vint même à prendre la main de sa collègue afin de lui faire presser le pas.

C'est presque en courant qu'elles arrivèrent au luminateur.
Entrant dans la pièce, la jeune femme frissonnait d'horreur tant au souvenir du crime abominable qu'à l'idée de savoir la « bête » invisible tapie quelque part, les regardant passer d'un air sournois et cruel.
Jetant un regard éperdue autour d'elle, prenant soin à ce que sa comparse soit bien présente à ses côtés, elle emprunta le tube et se retrouva face au gardien dans un état de frayeur lamentable: elle était en sueur, ses jambes en coton tremblaient et pour un peu elle aurait claquer des dents.
Avec un geste raide elle présenta sous le nez de l'Ange le carnet puis la page tachée, le suppliant de voir quelque chose à travers cette immondice et de tout mettre en oeuvre pour le détruire: ses mains, ses pieds, ses yeux, sa peau, son épée, son habit même, pourquoi pas; l'eau, le feu, l'acide, bref toutes ses facultés et vite pourvu que ce soit avant la nuit tombante !... S'il vous plait, murmura t-elle sur le point de défaillir.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 19 Jan - 15:02

Mickaël répondit alors que toutes les personnes, que la jeune fille venait de citer pouvaient créer un homonculus, mais il fallait aussi ajouter le facteur « cruauté » et Yoake savait que ce facteur pouvez être indécelable. Cela confirma qu’il ne fallait plus chercher le coupable, la coupe était une priorité restait donc détruire l’homonculus, ou le carnet.

Finalement le frère Dessay disait qu’il ne s’agissait pas d’un fantôme et qu’il pouvait interagir avec son entourage quand il faisait nuit. De plus, il était tout à fait capable d’éteindre la lumière de la salle de la coupe, il n’avait donc pas eu besoin d’aide à Kétariah. Yoake ne savait pas si elle pouvait s’estimer heureuse ou non.

Avant de partir il annonça qu’elles devraient essayer de détruire le carnet et qu’il fallait utiliser quelque chose mais il ne put terminer sa phrase, car il disparut, la mort venait de le rappeler.
Après avoir rendue la pierre à Ana Yoake se leva et regarda par la fenêtre la journée s’était passé tellement vite, qu’elle avait l’impression de ne pas avoir avancé dans l’enquête. Et pourtant…
Elle écouta alors Ana et trouva qu’elle avait tout à fait raison, elles avaient fait fausse route jusque-là, il fallait changer la marche à suivre d’abord tenter de détruire le carnet et si jamais elle ne réussissait pas à le détruire, il faudrait affronter l’homonculus.

- Je suis d’accord avec toi Ana, nous perdons note temps à chercher un coupable. Concentrons-nous sur le carnet et l’homonculus cette fois-ci.

Ana se leva de sa chaise et tenta de déchirer le carnet, et d’arracher les pages, la Japonaise la regarda faire en retenant son souffle. Si seulement, c’était aussi simple de détruire ce carnet, elle se serait surement jeté dans les bras d’Ana d’avoir tenté quelque chose d’aussi stupide. Mais Yoake commençait à se rendre compte que c’était en testant différentes méthodes qu’elles pourraient peut-être détruire le carnet. Finalement, la personne la plus stupide, c’était peut-être elle.

- On sait maintenant qu’il ne sera pas si facile à détruire.


Murmura-t-elle plus pour elle-même que pour Ana.

Soudain, un passage du film de la chambre des secrets, repassa dans sa mémoire, Harry Potter avait détruit le carnet avec la canine d’un basilic… Allaient-elles devoir faire de même avec les griffes d’un homonculus ?

Ana proposa alors son idée, le gardien pouvait peut-être détruire le carnet ou connaitre un moyen de le faire oui, mais la Japonaise en doutait. Après il avait toujours été de bon conseil avec Ana et depuis leur dernière visite, il y avait du nouveau, peut-être pourrait-il les aider cette fois encore.

- Ce n’ai pas une mauvaise idée, peut être sait-il quelque chose.

Yoake tout comme sa collègue avait peur, mais pour le moment, elle réussissait à se calmer et à faire avec cette émotion pour le moins troublante.

Malgré tout, elle ne put s’empêcher de trembler en traversant la salle du luminateur non pas qu’elle avait peur de l’homonculus qui attendait surement patiemment son heure dans cette pièce, mais elle avait peur du meurtre sanglant qui avait eu lieu ici. Le souffle lui manquait quand elle atteignit le tube lumineux qui les emmena vers le gardien.

Ana demanda alors tout simplement au gardien de détruire le carnet par n’importe que moyen, en un regard, la Japonaise constata que sa collègue reflétait sa propre peur puissance 10.
Aussi, afin d’avoir des réponses précise elle ajouta.

- Le carnet a servi de cachette pour un homonculus, c’est lui qui a volé la coupe connaissez-vous un moyen de neutraliser un homonculus ? Au moins, le temps de récupérer la coupe.
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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 19 Jan - 19:21

Les filles étaient encore dans le luminateur que le gardien sentait leurs émotions. L’affolement, la détermination, l’empressement, la crainte, l’angoisse, toutes mêlées dans une trombe brûlante. Anastasia, qui l’avait plusieurs fois sollicité, était de retour, mais elle n’était pas seule. Il y avait aussi la jeune asiatique, collègue un peu plus sceptique quant à ses capacités à cet instant. Il se sentait. Mais l’interrogation de Yoake n’était pas ce qui prédominait. Non… c’était la peur hurlante de la dépendante affective, qui pourtant concentrait toutes ses forces dans la même requête : détruire le carnet.

Le gardien avait à peine effleuré l’objet du bout des doigts qu’il le sentit vibrer sous ses doigts. Un résidu de magie, à la fois inoffensive mais capitale, solide, indestructible. Ou presque. Il n’occupait pas son poste pour rien : de tous les anges, il était le protecteur, le passeur vers la lumière, l’équilibre ultime entre toutes les forces. Afin d’apaiser les deux voyageuses, il émana une énergie chaleureuse, presque palpable, qui calma leurs angoisses et véhiculait un message clair : je m’en occupe, éloignez-vous.

Quand les deux enquêtrices en herbe se furent éloignées, il posa le carnet au sol et arracha sa lourde épée du socle où elle se trouvait. Instantanément, le tunnel de lumière se referma, isolant l’ile du reste du monde. La lame d’or et d’argent se souleva, reflétant intensément la lumière rougeoyante du crépuscule, et s’abattit brusquement. Impitoyable, elle transperça le carnet de part en part et immédiatement, un nuage de fumée obscure en jaillit en chuintant. Un cri suraigu montait, un hurlement d’agonie, et au milieu de la purée de pois mystique, une silhouette se dessinait.

Elle était comme forgée dans les ténèbres, incroyablement mince, humanoïde, féminine mais sans visage. Ses mouvements étaient si souples qu’on croirait ses membres flexibles, ses mains étaient démesurées par rapport à ses poignets graciles, munies de longues griffes aussi sombres que le reste. Il était difficile de distinguer les limites de ce corps avec la fumée noire qui semblait stagner, s’obstinant à isoler les deux femmes. La chimère semblait souffrir pourtant, comme si elle saignait, un liquide noirâtre ruisselait, gouttant sur le sol, laissant une traînée obscure sanguinolente. Elle titubait vaguement, ses râles souffreteux s’échappaient continuellement de sa carcasse sans bouche. Pourtant, ses intentions étaient désormais évidentes et claires : tuer.

HRP =======

Et oui, vous avez choisi de détruire le carnet...

Votre adversaire est à l'agonie, mais il est encore assez lucide pour ne rêver que de vous éventrer. Ses griffes sont ses principales armes. Ordinairement extrêmement furtif, il est considérablement ralentit par ses blessures, mais attention à ses bonds félins et ses restes de réflexes qui peuvent toujours surprendre.

A vous de savoir comment gérer la situation. Pour l'instant vous avez le droit à 1 message chacune.

Bon courage Wink
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Anastasia Waitten

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mar 19 Jan - 22:31

Les yeux d'Anastasia agrandis par l'effroi semblaient manger le visage du Gardien. Il était le seul en qui elle avait la plus grande confiance; il était si lumineux et semblait si fort...
Pour elle, il était l'unique capable de tenter quelque chose, c'est du moins ce qu'elle espérait ardemment.
Tandis qu'il interrogeait le carnet, elle sentit une onde de chaleur la pénétrer. C'était bon, c'était doux, elle aurait voulu rester à se baigner dans cette mer de félicité pour l'éternité. La peur avait disparu, la boule d'angoisse n'étreignait plus sa gorge, ses jambes étaient à nouveau assurées.
Quand elle entendit l'ordre dans son cerveau, elle s'exécuta à l'instant et s'éloigna. Qu'allait-il faire ?
Elle interrogea du regard Yoake qui semblait calme elle aussi mais n'eut pas le temps de recevoir une éventuelle réponse que le luminateur se refermait tandis que la lame de la lourde épée rougeoyait sous le soleil couchant avant de se planter nette dans le carnet.
Estomaquée, les yeux de la jeune femme passèrent du carnet au gardien, du gardien au carnet sans savoir que faire.
Puis d'un seul coup, elle réalisa: il avait réussit à détruire cette monstruosité, tout était finit, Ariel pourrait aller chercher la coupe et la replacer !
Elle regarda le gardien avec admiration et s'apprêtait à souffler un remerciement quand son attention fut ramenée sur le calepin d'où sortait une fumée noire, allant s'étirant jusqu'à devenir une silhouette obscure, longue, vaguement féminine aux mains gigantesques terminées par des griffes acérées.
La chimère hurlait de douleur et semblait blessée, pourtant, elle arrivait à se mouvoir avec une grande aisance à tel point qu'il n'était plus possible de voir le gardien, comme si elle voulait les isoler toutes les deux pour les tuer.
Encore sous l'effet de l'énergie chaleureuse de l'ange, Anastasia n'avait pas peur mais elle était inquiète, il fallait réagir vite, le monstre n'avait pas l'air décidé à perdre de temps.

Sa première réaction fut se contacter Selene. Elle avait lu des ouvrages dans la bibliothèque de Gloutinskaïa, elle saurait peut-être la conseiller ?
Le problème était qu'elle sentait qu'elle n'aurait pas le temps, il fallait attaquer ou trouver une parade tout de suite.
Mentalement, elle fit le tour de ses pouvoirs; c'était peine perdue, à part celui de persuasion en cas de question, elle ne possédait que des pouvoir d'amour, certainement bien inutiles dans ce cas précis. Quant aux objets, elle n'avait rien qui pouvait ressembler de près ou de loin à une arme, pas même un bâton !
Elle allait se maudire de ne même pas avoir songé à acheter une batte quand une idée lui apparut.
Vivement elle jeta sa hotte au sol, fouilla et en ressortit ses deux lampes torches avant de crier vers Yoake:
je n'ai aucun pouvoir d'attaque, j'espère que tu en as ? En attendant je vais tenter de la faire fuir avec de la lumière tout en contactant mon amie par télépathie.
Tandis que la chimère se rapprochait dangereusement, la jeune femme alluma ses deux lampes et les braqua le plus directement possible au centre de l'ombre.
Selene, appela t-elle mentalement, d'un carnet comme dans Harry Potter est sortit un homonculus qui ne peut agir que dans le noir. Le carnet est détruit mais une fumée en est sortie et cela ressemble vaguement à une femme avec de longues griffes, elle est blessée et du sang noir coule, malgré tout elle veut nous tuer.
J'ai braqué mes deux lampes torches sur elle, est-ce que la lumière suffira à la repousser ou faudrait-il autre chose ? Réponds-moi vite, s'il te plait car si j'ai tout faux tu es bonne pour aller acheter une couronne de fleurs pour ma tombe !
Tout en disant cela, elle faisait son possible pour éviter un éventuel coup de griffe.
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mer 20 Jan - 14:00

Yoake sentit sa peur se calmer immédiatement grâce au gardien, cet ange faisait des merveilles peut être même qu’il pourrait calmer une de ses crises un jour, dommage qu’elle ne puisse pas l’embaucher.

Le gardien leur demanda de s’éloigner ce qu’elle fit. Intriguée par ce qu’il allait faire, elle surprit le regard d’Ana, mais n’eut pas le temps de lui répondre. Le gardien brandit une épée d’or et d’argent et transperça le carnet.

Ce cri était horrible, celui d’une bête à l’agonie un feulement pensa-t-elle tandis que les pièces du puzzle se mettaient en place. Néanmoins, elle vit rapidement que l’homonculus en avait après elles, Yoake saisit alors sa batte de sa main droite et remarqua que la bête saignait, heureusement se sang était noir et il n’avait pas le même effet sur l’hématophobe qu’elle était.

Vint alors la mauvaise nouvelle Ana n’avait aucun sort d’attaque ou d’armes utiles aux combats. Elle regrettait de ne pas encore avoir parlé plus tôt avec elle, peut-être aurait-elle pu établir un plan d’attaque efficace.

Quand l’homonculus choisit de s’attaquer à Ana en premier, Yoake contourna la bête et lança son fouet de sang sur une de ses jambes pour la déséquilibrer. Elle courut vers son ennemie, mais celle-ci sauta pour éviter son attaque ne laissant que quelque trace de sang… Noire sur le sol…

Du sang noir, le carnet, Harry Potter… Il a planté deux fois le crochet deux fois dans le carnet.

- Gardien de Kétariah recommencez, réduisez ce carnet en miette, l’épée et la clé j’en suis presque sûr.

Elle sauta pour éviter l’attaque de l’homonculus et courut pour prendre de la distance, mais du sang tacha le sol juste devant elle. L’homonculus était là juste au-dessus d’elle, elle savait. Elle dévia sur la droite et frappa un grand coup avec sa batte contre le poignet de l’homonculus qui venait juste de se réceptionner sur le sol.

Espérant l’avoir sonné ou mieux encore, détruit son mince poignet, elle s’éloigna ne cessant de bouger pour éviter les attaques agiles de la forme d’ombre. Mais elle savait qu’elle ne pouvait pas continuer comme ça seule contre un homonculus, elle ne savait même pas si les attaque d’Ana marchait ou si le gardien avait oui ou non détruit le carnet comme elle le lui avait demandé elle avait aussi.

Elle sentit son cannif dans sa poche mais renonça à s’en servir à quoi pouvait-il servir contre un monstre avec des griffes pareilles. C’est alors qu’elle trébucha, elle perdit alors sa concentration et son fouet disparut sa main se posa sur le sol et son index forma un inconsciemment un cercle sur le sol quand elle chercha à se lever devant elle l’homonculus leva sa main de griffe, prête à l’éventrer mais, la bête n’en eu pas l’occasion, un être de chaire de 50cm fonça droit sur lui le déséquilibrant dans le feu de l’action la Japonaise ne vit pas tout de suite la gerbe de sang dégoulinée sur elle et rejoignit sa collègue.

C’est là qu’elle vit le sang sur son corps et sur ses mains, elle voulait hurler et recula de plusieurs pas en marmonnant.

- Non ! Pas maintenant, je dois me battre, me battre…

Mais l’odeur du sang montant en elle, ses yeux étaient écarquillés de terreur, elle lâcha sa batte et tomba sur les fesses. Le sang ne l’engloutissait que plus vite , et elle voyait les morts s’approcher d’elle, mais Yoake n’y était plus elle hurla à l’intérieur d’elle-même.

- JE DOIS SORTIR, l’homonculus est toujours là, il faut que je parle à Ana, l’épée est la clé, l’Epée est la clé, l’épée est la clé…

Et pour la première fois de sa vie Yoake ne marmonnait pas les dernières paroles de sa famille au lieu de ça elle répétait ;

- l’épée est la clé, l’épée est la clé, l’épée est la clé…

Pourvut qu’Ana la comprenne.

Super Meet boy lui rebondissait partout dans la pièce peut être qu’avec un peu de chance et si l’homonculus était toujours là, elle le prendrait pour cible.
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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Sam 13 Fév - 17:57

La chose poussa un hurlement inhumain. Privé de lien avec sa maîtresse, l’homonculus n’était plus. Ce qui avait jaillit du carnet n’était qu’un écho, une ombre du sortilège, vouée à mourir. Oh la chimère avait espéré que les filles fassent un faux pas, qu’elle ait la possibilité d’en égorger au moins une avant de retourner dans le néant. Elle était même à deux doigts de transpercer la chair d’Anastasia si Yoake ne l’avait pas déséquilibrée. L’épée du gardien qui déchirait à nouveau les pages du carnet ensorcelé fut le coup de grâce. Incapable de bouger, le fragile lien qui lui permettait de rester entier réduit à néant, le monstre s’évanouit dans les airs et le brouillard se dissipa instantanément. Les inspectrices ne purent pas le savoir tout de suite mais dans la salle du luminateur, la Coupe était réapparue dans le vide et s’était échouée en plein milieu de la pièce. C’était fini.

***

Ariel avait réuni ce qu’il restait de son équipe dans son bureau. Le bonheur et le soulagement rendaient plus radieux encore ses traits androgynes, mais il écouta sagement le récit des deux voyageuses. Deux héroïnes même ! Grâce à elle, leur ville était sauvée. Les anges avaient une leçon à apprendre de cette histoire et se promettaient déjà d’être plus vigilent à l’avenir. Le monde d’en bas pouvait visiblement s’avérer sacrément cruelle quand il s’agissait de conquérir le pouvoir. Dommages que le nom du coupable n’ait pas été découvert, mais qu’importe : elles avaient été engagées pour sauver Ketheriah plus que pour mettre quelqu’un en prison. Et puis, elles avaient permis à un suspect accablé de ne pas être accusé à tort.

Vint l’heure des récompenses. Ariel remit deux bourses, une à chaque des jeunes femmes, puis passa à leur cou un étrange collier. La chaîne était semblable à de l’or, fine mais étincelante. Le pendentif était rond, une pierre cerclé d’un anneau doré dans lequel était incrusté une longue inscription en signes ésotériques. Ceux-ci étaient impossibles à déchiffrer, ni par Yoake, ni par Anastasia, et le ministre ajouta mystérieusement :

- Vous verrez, ils vous seront utiles en tant voulu. Mais ce sera plus intéressant encore que vous découvriez le rôle de ces pierres par vous-même.

Les deux enquêtrices d’un jour étaient désormais les invités d’honneur des anges. Partir immédiatement ? Profiter de l’occasion pour découvrir leur civilisation ? La décision était leur. D’ailleurs une fête serait donnée dans la soirée pour célébrer leur réussite. Sobre toutefois, car Mickaël était tout de même mort la veille ; mais la lumière chassera vite les ténèbres.

=== HRP ===

Vous avez donc terminé cette aventure ; je vous félicite ! Ça n’a pas toujours été facile, j’ai dû quand même pas mal vous aider parfois mais…vous l’avez fait, sans trop de grabuge, alors bravo.

Vos bourses contiennent chacune 630 rubz : 600 rubz de base + 30 rubz bonus.

Les pierres de vos colliers sont mystérieuses… vos personnages seront parfaitement incapables de les déchiffrer ni d’en tirer quoique ce soit d’eux-mêmes. Merci donc de ne pas leur inventer de propriété de votre cru Wink. Vous serez informées plus tard, par mp ou directement en rp, de l’effet de ces objets uniques. Petit détail quand même : la pierre de Yoake est couleur rouge sang, celle d’Anastasia est bleu lapis lazuli.

Si vous le souhaitez, vous avez le droit à 1 post de conclusion chacune avant que je ne verrouille ce topic. Si c’est le cas, je vous invite à réagir vite. Je repasserai forcément un jour dessus pour l’archiver, conclusion écrite ou pas.

Vous êtes libres !
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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Lun 15 Fév - 22:37

A peine avait-elle entendu l'ordre de Yoake qu'Anastasia se sentit prête à obéir aveuglément. L'idée de planter deux fois l'épée dans le carnet était des plus plausibles, elle lui faisait une confiance totale d'autant que ses lampes torches n'avaient aucun effet sur ce genre d'ombre.
Une chance même que la jeune fille soit intervenue pour déstabiliser l'horreur fumante d'une rage absolue sinon elle aurait été coupée en deux par ses griffes acérées.
Le problème était de savoir comment passer: non seulement le Gardien était inaccessible mais en plus il était invisible tant l'ombre était opaque.
Elle s'apprêtait à crier « je n'y arrive pas ! » à l'Asiatique qui semblait soudainement prostrée qu'un hurlement digne des enfers de toutes les religions confondues vrilla ses tympans.

Le reste se passa si vite que la jeune femme en resta héberluée, face au Gardien qui tenait encore son épée sur la pointe de laquelle pendait le carnet déchiré de part en part.
La chimère avait disparu, un ciel serein et étoilé lui faisant place.
Subjuguée par ce personnage qui la regardait de ses yeux d'or et mobiles, elle le remercia mentalement du fond du coeur, s'attendant à devoir affronter autre chose ou quelqu'un, c'est à dire le ou la coupable en chair et en os.
Non seulement rien ne vint mais en plus, elle eut l'intime conviction que tout était fini, comme si l'ange gardien le lui avait soufflé.

Un peu déroutée par tous ces évènements, Anastasia s'approcha de Yoake et lui tendit la main afin de la soutenir dans son épreuve personnelle.
C'est alors que le luminateur se remit à fonctionner, indiquant qu'il était temps de remonter sur l'île.
Patiemment la jeune femme prit le temps de soulager l'Asiatique en lui caressant le visage, lui demandant si elle était prête pour la suite.
Quelle suite ?
Elle se mit à angoisser: qui trouveraient-elle dans la pièce ? Que faudrait-il encore affronter, sans aide cette fois ? Détruire le carnet avait-il suffit ou...
Elle n'eut pas le temps de continuer à se torturer les méninges qu'elle fut happée par le rayon lumineux et se retrouva dans la salle du luminateur où Ariel brandissait solennellement la coupe avant de la confier à celui chargé de la remettre en place.
Quand l'ange se tourna vers elle, elle ressentit une chaleur, un amour pur et intense comme cela ne lui était jamais arrivé.
Confuse elle baissa la tête tant elle avait l'impression d'avoir été une bien piètre enquêtrice. Néanmoins l'important était d'avoir retrouvé la coupe à défaut du coupable qui courait encore.
Sans oser le dire, la jeune femme continuait de penser que ce devait être Béatrix, à cause de ses études sur la forêt mais était-ce si sûr ? Rien ne le prouvait.

A peine arrivées dans le bureau d'une blancheur éclatante, elles furent conviées à raconter par le détail tout ce qui s'était passé. Intimidée, Anastasia préféra laisser la parole à la jeune fille et se contenta d'opiner de la tête avec émotion tout en pensant au pauvre Mickael qui lui avait tout perdu dans cette histoire sordide.
C'est alors que l'Ange leur remis en récompense une bourse pleine de rubz.
Rougissante, la jeune femme remercia; elle ne s'attendait pas à autant, elle avait l'impression d'avoir fait si peu mais quand Ariel leur présenta, en plus, un splendide collier, aucun son ne put sortir de sa gorge tant elle était bouleversée par cette générosité.
Le pendentif, couleur lapis lazuli, auréolé de symboles hermétiques était magnifique mais ce que leur dit Ariel à son propos tenait du merveilleux: découvrir le rôle des pierres par soi-même... Quelle extraordinaire leçon de vie et de philosophie leur offrait-il en cet instant.
Tout en attachant le bijou autour de son cou, Anastasia ne put retenir des larmes de bonheur.
Rien que pour ce moment magique, Dreamland valait la peine d'exister.

La jeune femme accepta avec joie de rester au moins jusqu'à la fête tout en songeant au fait qu'elle n'avait aucune envie de repartir d'ici.
Elle se tourna vers Yoake, lui sourit et l'invita à venir à l'écart.
J'ai un cadeau d'amitié pour toi, souffla t-elle quand elle furent seules.
Elle fouilla dans sa hotte, en sortit la pierre nécromancienne et continua:
il reste une charge dedans, elle est pour toi. Cela te permettra de parler avec ton frère un petit moment; peut-être a t-il beaucoup de choses à te raconter ?

Le coeur emplit de béatitude la jeune femme s'éloigna afin de laisser Yoake en intimité avec sa famille.
Elle s'approcha des fleurs bleues aux cinq et sept pétales et fit un bouquet pour Mickael.

------

HRP: Il faudra que tu intègre le dialogue avec ton frère (si tu le désire) dans ce dernier post de conclusion car nous n'avons pas le droit d'en faire plus.
Et... quand Yoake aura fini, n'oublie pas de rendre la pierre nécromancienne à Ana !
(elle offre la charge, pas la pierre !) Very Happy
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: [job] La ville des anges   Mer 17 Fév - 22:01

Yoake entendit le hurlement du monstre aux travers de ses rêves. Etait-ce la fin ? sûrement. l’odeur de sang lui emplissait les narines, elle savait d’avance qu’elle en était couverte, souillé une fois de plus, pensa-t-elle. Soudain,  Ana s’approcha d’elle et lui parla doucement, lui caressant son visage comme le faisait sa tante dans son enfance. Son regard sombre s’agrandit et ne perdit rien du visage d’Ana, elle l’avait sortit de sa vision, mais le sang était toujours présent Super Meat Boy avait fait des ravages couvrant le sol de sang avant de disparaître… la Japonaise n’arrivait pas encore à l’admettre mais ça ne pouvait être qu’une manifestation de son pouvoir le paquet qu’elle sentait dans sa poche n’en était qu’une preuve supplémentaire.

Elle suivit Ana jusqu’au luminateur et croisa le regard du gardien, sa bouche s’ouvrit mais elle fut incapable de parler, peut être qu’il lirait en elle ses remerciement et aussi le désespoir qui l’oppressait, peut-être même lisait-il le soulagement qu’elle ressentait d’être encore en vie.

Dans la pièce du luminateur, la coupe était là, elles avaient réussit… Mais elle était souillé il y avait trop de sang elle voulait prendre une douche. Par sa seule volonté elle accompagna Ana jusqu’au bureau d’Ariel ou elle expliqua malgré son air absent le déroulement de l’enquête. De l’état second où elle se trouvait, elle vit Ariel s’avancer et lui remettre sa bourse et un collier à la pierre aussi rouge que le liquide qui maculait sa peau, la nausée montait en elle mais elle réussit à sourire après tout elle avait accomplit le job… et pourtant ?

Enfin libre de prendre une douche, ah non en fait… Ana l’a prit à part et lui tendit la pierre nécromancienne. Lui proposant de profiter de la dernière charge pour parler à son frère.

Yoake la regardant sans comprendre, jamais elle ne s’était imaginé reparler à son frère un jour. Jusqu’à ce jour elle ne voyait que dans ses visions morbides. Sans qu’elle ne comprenne de larmes s’échappèrent de ses yeux sombre.

- Ana, je ne peux pas, tu as sûrement mieux à faire…

Mais seule le regard plein d’espoir de son amie lui répondit

- Je voix, … Je crois que je ne peux pas refuser en fait… Merci

elle prit la pierre et partit sans rien ajouter. Son corps lui échappait près à se servir de n’importe quel point d’eau elle courut vers son dortoir et se jeta dans les toilettes pour vomir. Elle ôta aussi avec précipitation ses vêtement et plongea sous la douche en serrant les dents de rage.

Après avoir vidée l’eau chaude de tout le dortoir pratiquement, elle réutilisa ses vêtement, lors de la soirée elle en profita pour parler avec Viktor, elle promit à Ana d’utiliser sa pierre bientôt, et s’exusa auprès de Minerva de son comportement pressant. Elle discuta aussi avec Kanel de Ketariah. Elle n’oubliait pas sa phobie mais ce moment festif lui rappelait qui elle était.

La fête battait son plein, mais Yoake s’eclipsa, elle venait de prendre sa décision la pierre nécromancienne pesait dans sa poche. Au départ elle ne voulait pas réveiller son petit frêre de trois ans, mais… Peut être qu’il lui pardonnerait d’être en vie, peut être même qu’elle se sentirait mieux.

Elle posa la pierre devant elle et dit tremblante :

- Shota !

Il apparu devant elle étonné son visage d’enfant la fixait dans un sourire qui la faisait fondre.

- Grande Sœur, tu es venu jouer ?

Sa voix c’était horrible de l’entendre des émotions qu’elle croyait enfouies explosèrent en elle

- Tu es trop grande pour jouer à cache-cache, mais tu pourras m’aider à monter dans le pommier non ?

Dit-il sur un ton enjoué.

- Shota… Je suis désolée, je…

- Tu pleures ?

-…

Pathétique, mais oui elle pleurait, incapable d’exprimer ses émotions autrement

- Tu devrais sourire, tu te souviens Maman disait que les larmes finissait par disparaître…

- … alors que le sourire reste éternel !

Termina-t-elle plus détendu, on pouvait voir un mince sourire se dessiner sur ses lèvres.

- C’est mieux comme ça je retrouve ma sœur.

Yoake tendit sa main pour prendre son petit frère dans ses bras mais celle-ci passa au travers, c’était tellement réaliste que la Japonaise s’était laissé prendre. Son frère baisse la tête mais ne quitta pas son sourire. Il se mit soudain à chanter :

Comme le chat ne te passe pas de moi
Courrons ensemble sur le toit.
Et si tu m’attrape, je ne bougerais pas
Car en riant avec toi…


C’était enfantin, complètement enfantin mais c’était sûrement la première chanson qu’elle avait chanter quand elle était petite, s’en était même devenu un jeu avec son frère.

Comme le loup protège ta famille
Amuse nous jouons au bille….


Chanta-t-elle à son tour accompagnée par son frère, elle souriait de toute ses dents à présent, la petit fille de 10 ans était si proche maintenant son enfance volé revenait au galop juste un temps, un temps qu’on lui avait offert.

Alors comme tous ses animaux,
Il n’y aura plus besoin de mots
Nous jouerons ensembles
Et où bon nous sembles


10 minutes, c’était court, la main du petit garçon disparaissait mais Yoake ne pleurait plus, elle était euphorique, un coup de tonnerre retentit.

- Je crois… on me rappelle.

Dit-il en relevant la tête et en bombant le torse, cherchant à se montrer plus fort qu’il n’était mais sa sœur la connaissait par cœur :

- Merci Shota, tu es vraiment un petit frère adorable, embrasse Papa et Maman.

- Bien sûr et toi…


- Plus une larme hein ? Ok je vais faire de mon mieux


Son petit frère hocha sa tête et refit son plus beau sourire avant de disparaître sous l’orage et les éclaires de la pierre.

***

La suite de son séjour s’était déroulée au mieux : elle avait remit la pierre à Ana, et en avait profité pour passer un peu de temps avec elle. Elle passait aussi beaucoup de temps avec les anges afin de comprendre leur culture.

Mais elle passait aussi des heures à regarder la coupe, elle n’avait bien sur pas envie de se l’approprier, mais elle avait peur, peur de la voir disparaître à nouveau. Elle s’en voulait de ne pas avoir trouvé le voleur. Même si la sécurité était renforcée, pour quelqu’un prêt à tout il ne s’agissait que d’un obstacle supplémentaire.

C’est en réussissant à contacter Melena qu’elle se décida à partir, elle avait une promesse à tenir et ce n’était pas en restant ici qu’elle allait devenir plus forte. Elle salua Viktor, Ariel, Kannel, Fériel, Elle avait proposé à Ana de partir avec elle mais il était temps pour elles de separer chacune suivrait sa route mais peut être qu’un jour…

Elle partit en passant devant le gardien, qu’elle le remercia de tout son cœur pour son aide. Dans la calèche Yoake ne pu s’empêcher de  regarder Ketariah, elle voulait garder en elle la beauté des lieux et peut être qu’un jour, elle reviendrait.
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