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 La marche de l'avenir

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Yoake Akiyo

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Maladie mentale : Hématophobie compulsive

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Jeu 21 Mai - 8:00

Yoake écouta la réponse et souri. Melena allait bien patienter quelques heures, l’occasion de vraiment profiter de cette ville avant de prendre le dirigeable. Elle pointa alors du doigt une armurerie, et elles se dirigèrent devant la vitrine elle appela à ce moment Jade pour lui donner une heure d’arriver et lui dire qu’elle avait une amie à présenter. La japonaise pris ça comme quelque chose d’officiel et son cœurs s’allégea d’un poids.

En entrant dans ce lieu où se mélangeais armes à feu, sabre et couteau, tout semblait d’un autre temps. Les prix indiqués était bien sur hors budget mais la japonaise regardait malgré tous les présentoirs curieuse ? Pas vraiment, elle savait que ces armes feront couler le sang un jour ou l’autre. Son regard s’arrêta sur un fusil, armes qu’elle connaissait si bien à présent, les chasseurs de Quiet Hill en raffolaient, heureusement elles y avaient échappés… elles s’en étaient sorties maintenant, Non ? Elles allaient traverser l’océan et penser à autre chose, alors pourquoi frissonnait-elle, Melena disait que ce village de cannibales n’était rien à côté de ce qu’elle avait vécu. Il fallait donc qu’elle soit plus forte que ça … c’était du passé et elle avait bien mieux à faire. Elle ferma donc un instant ses yeux et se mit à respirer calmement. Au bout de quelques minutes, elle rouvrit ses yeux et se rapprocha du comptoir, où le vendeur présentait une arme à Melena.

Yoake jeta un œil dessus tandis que Melena ouvrit la boite, la japonaise ne s’y connaissait pas en armes à feu aussi écouta-t-elle avec attention les explications du vendeur, la thanatophobe elle semblait conquise car elle commanda d’autre barillet et un ceinturon le tout pour 1800rubz. La japonaise réfléchit rapidement et constata que c’était plus de trois fois sa bourse, si un jour elle voulait s’en acheter une, il valait mieux qu’elle économise dès maintenant, toujours est-il qu’elle avait bien fait de ne pas acheter les objets valant le prix de sa bourse à Labeau Nefaie. En regardant Melena avec son attirail, l’hématophe se mit à rire et dit :

- On dirait que tu vas jouer dans un western futuriste !


En sortant le visage détendu, elle entendit Melena parler de la fameuse bague de fiançailles et fit automatiquement le rapport sur tout ce qu’elle savait c’était bien le fiancé qui était la personne accidenté dans la voiture, et loin d’être folle, la thanatophobe était en train de réaliser une des dernières volontés du mort. La japonaise trouvait ça beau surtout qu’elle arrivait à combattre ça phobie pour rapporter cette bague, personne n’en aurait fait autant. Trouvant la situation assez difficile pour la thanatophobe, Yoake ne fit qu’hocher la tête, L’irlandaise parla alors d’un sandwich et un concert de grognement se fit entendre dans le ventre de l’hématophobe avant de pouvoir répondre :

- Oui je vois une boulangerie là-bas allons-y.

Qu’avait-elle mangés depuis son arrivée ici des chocolats, des mûres, du ragoût humain pensa-t-elle en frissonnant et un barre de céréale au final tout qu’elle avait digéré jusque-là était uniquement une barre de céréale normale qu’elle avait faim.

Melena proposa alors de lui parler des épreuves de ce qu’elle avait vécu en sommes. Yoake se souvient lui avoir demandé de parler un peu plus d’elle, des bons moments comme des mauvais, ses paroles avaient fait leurs chemins et Yoake ne pouvait pas se défiler elle le savait, pour son amie principalement mais aussi pour elle, elle accepta.

- C’est une bonne idée, je sais qu’il s’est passé des choses horribles là-bas, mais je ne veux pas les ignorer.

Aussi écouta, elle Melena se forçant à garder un visage le plus neutre possible, lui jetant parfois des regards rassurant. A quelques mètres de la boulangerie, elle reconnut Alicia et Zephyr, qui discutait avec une troisième personne. Forcément ils devaient avoir faims eux aussi. Il ne devait rien avoir mangé depuis Quiet Hill. Le cœur battant, elle choisit néanmoins de les laisser tranquille et rentra dans la boulangerie suivit par Melena, enfin elle l’espérait. C’est à ce moment qu’elle trouva la boulangère légèrement troublée un verre d’eau à la main. Yoake dit quand même dans un sourire :

- Bonjour.

Elle s’avança alors devant la vitrine espérant trouver des sandwichs à cette heure-là de l’après-midi et heureusement il en restait quelques-uns. Elle leva alors les yeux vers la boulangère, qui semblait se reprendre et qui répondit finalement :

- Bonjour, pour vous madame ce sera ?

- ce sandwich fera l’affaire, merci.

Yoake récupéra donc son repas et donna les 5 rubz demandé. Elle attendit patiemment que Melena commande quelque chose avant de demander :

- Excusez- moi pouvez-vous nous dire ou se trouve le boulevard des rapaces ?


Elle n’ajouta rien de plus par mesure de sécurité mais elle se doutait que Melena ne savait pas vraiment ou se trouvait le boulevard. La boulangèrent répondit alors :

- Oui bien sûr continuez sur votre droite pendant 100 mètre et le boulevard se trouve encore sur votre droite.

- Merci, pour ces indications au revoir.

Yoake sortit finalement de la boulangerie accompagné de sa coéquipière et mordit avec bonheur dans son repas. Cette fois elle espérait vraiment que tout ce passe pour le mieux et qu’elle n’aurait pas une fois de plus à vomir son repas.

***

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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Jeu 21 Mai - 18:48

Un western futuriste ? Cette idée avait fait sourire Melena. Effectivement, sa combinaison moulante noir et argent avec un ceinturon style cow-boy devaient lui donner une allure bien singulière. D’ailleurs elle avait déjà eu un tout petit rôle dans un film britannique, mais ça n’avait rien à voir. Elle était appliquée à rassembler sa longue chevelure d'ébène d'un côté de son visage ivoirin quand la japonaise lui montra qu'une boulangerie se trouvait sur leur trajet. Épiant les alentours par réflexe de prudence, elle reconnut immédiatement les silhouettes de Zephyr et Eva, aux milieux des autres, qui discutaient avec un type étrangement encapuchonné. Heureusement, elle était désormais au-delà de la colère et ne ressentait plus pour le duo qu'un profond mépris. Les ignorants royalement, elle préféra reporter son attention sur sa discussion avec Yoake :

- Déjà, il faut savoir qu'avant de passer les épreuves j'étais... hum... beaucoup moins forte. J'avais été réduite en esclavage, vendue à un Colisée où j'ai dû me battre dans l'arène mais... je n’étais pas autant… affectée, que maintenant. Tu vois ?

Elle dut s'interrompre pour commander son repas à une boulangère passablement éprouvée. L'irlandaise balaya son ardoise des yeux et opta pour un sandwich au surimi, qu’elle paya également 5 rubz tandis que sa comparse prenait l’initiative de demander où se trouvait la rue qu’elles cherchaient. Décidément, l’hématophobe se dévouait entièrement à sa cause ; si bien que Melena ne pouvait ignorer la chaleur que ces attentions provoquaient dans son corps froid. Un grand sourire illuminait encore son visage quand elle quitta la boulangerie, et un jeune homme qui passa dans le coin à cet instant ne manqua pas de remarquer comme elle était mignonne ainsi rayonnante.

En mordant dans son sandwich, soudainement affamée, l’irlandaise vit approcher du coin de l’œil des hommes en uniformes. Impossible de savoir pourquoi ils étaient là, mais elle n’allait pas s’arrêter pour en avoir le cœur net. Les officiers semblaient se diriger droit sur leurs anciens compagnons, alors elle s’empressa de suivre la route qui lui avait été indiquée par la boulangère. Après une troisième bouchée, engloutie comme si elle n’avait rien avalé depuis des mois, la nécrophobe confia d’un ton léger qui ne masquait pas vraiment la fragilité qui résonnait malgré elle :

- Si tu veux bien, je vais finir de manger avant d’entrer dans le vif du sujet. C’est pas très…

Y avait-il seulement un adjectif assez fort ? Peut-être aussi que dans un sens, elle cherchait à gagner du temps. Ce n’était pas facile à raconter. La seule et unique fois qu’elle l’avait fait, c’était à Jade, et elle s’était effondrée dans les bras de sa meilleure amie en pleine crise de larmes. Elle n’avait pas vraiment envie de pleurer devant Yoake. C’était une autre des différences : elle acceptait de dévoiler toutes ses faiblesses devant la bonne jumelle, alors qu’elle voulait rester une sorte d’héroïne de guerre aux yeux de la japonaise. Une fille qu’on ne brisait pas, qu’on ne tuait pas.

Bien qu’elles découvrirent en bifurquant n’être qu’au numéro 88 du boulevard, Melena ne terminait son sandwich que sur le perron du numéro 1. C’était une belle maison d’architecture anglaise, avec sa façade aux fenêtres reconnaissables entre mille. En fait, on aurait dit une rue de Primrose, à quelques variantes dreamlandiennes près. Retardant l’échéance, l’adolescente vida d’un trait ce qui restait de sa bouteille, rassembla ses cheveux de l’autre côté de son visage, jeta des coups d’œil nerveux partout aux alentours, puis finalement frappa à la porte. Il y eut comme un bruit de verre cassé, puis des pas de course, et une jeune femme vint ouvrir.

Elle devait être jolie en temps normal, mais son visage était actuellement ravagé par l’inquiétude. Des cernes épaisses s’étalaient sous ses yeux rougis, elle était d’une pâleur maladive et tenait encore un mouchoir dans un main. L’éclair d’espoir qui avait traversé ses yeux ternes s’évanouit immédiatement quand elle vit Melena et Yoake, ses épaules chétives s’affaissèrent tellement qu’on aurait cru qu’elle allait se démanteler.

- Madame… Larue ? tenta l’irlandaise, Elisabeth Larue ?
- Oui… qu’est-ce que vous voulez ? demanda précipitamment la concernée.

Son regard scruta les yeux gris de la benjamine, puis se porta sur Yoake, s’écarquillèrent légèrement devant l’arme à feux, puis revinrent se planter dans les orbes orageux de l’adepte.

- Je…, la gorge de la nécrophobe était soudain sèche, je viens de la part de votre petit ami. Il-
- Il va bien ?! l’interrompit la jeune femme avec espoir, quand va-t-il revenir ? Je me fais un sang d’encre. Est-ce qu’il vous a dit…
- Je suis désolée, coupa à son tour Melena d’une voix étranglée, il est… décédé.

Elisabeth ne semblait pas vraiment avoir compris. Ses yeux recommencèrent un tour de manège, incapables de se fixer, mais plus lointain cette fois. Comme si elle cherchait dans sa mémoire la signification de ce que venait de lui dire cette inconnue. L’irlandaise avait profité de ce mutisme pour tirer de l’une de ses poches l’écrin avec la bague et la mit entre les mains blafardes de la jeune femme désormais secouée de tremblements.

- Il a eu un accident de voiture, à environ 30km d’ici sur la route qui entre par le nord-est. Je…, elle hésita, brusquement terrifiée, mais se lança à l’eau à voix basse devant la mine d’Elisabeth qui se dévastait peu à peu, je peux parler aux morts, et… il m’a demandé de vous ramener cette bague, il comptait vous demander en mariage.

Toujours pas de réponse. En fait, les lèvres de la « veuve » s’ouvraient et se fermaient mais ne produisaient pas d’autre son qu’un gémissement plaintif qui semblait venir du plus profond de son âme. Il montait en intensité et Melena estima qu’elle n’allait pas non plus tenir compagnie à une inconnue jusqu’à ce qu’elle ait épanché sa crise de désespoir : son rôle était fini désormais. Elle tourna bien vite les talons, mal à l’aise, attrapant Yoake pour l’emmener dans son sillage. Cinquante mètres plus loin, elles entendaient encore les pleurs déchirant d’Elisabeth Larue qui avaient éclaté en alertant le voisinage. Alors qu’elle voulait rendre service, la thanatophobe ne s’était jamais sentit aussi mal vis-à-vis de quelqu’un : elle se sentait responsable de cette douleur. Sans elle, la petite amie serait toujours dans un doute qui laissait place à l’espoir.

- Je ne sais pas si c’était une bonne idée, souffla-t-elle en marchant au hasard.

Melena sursauta brusquement en voyant virevolter autour d’elle une petite sphère lumineuse. Elle naviguait paisiblement et aléatoirement, gravitant autour de la silhouette fine de l’adolescente. Cette dernière comprit que ce devait être une autre facette de son pouvoir, mais ne voyait pas à quoi ça servait… elle collectionnait les bonnes actions ?!

- Pfff… tout ça pour ça…

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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Ven 22 Mai - 8:57

C’était trop tôt bien trop tôt pour qu’elle parle de ses moments douloureux, Yoake le découvrait au fur et à mesure de son monologue. Elle n’allait pas la forcer, même si elle se doutait qu’en parler était la meilleure des guérisons. Et puis il était vrai qu’elle s’imaginait le pire maintenant pour ces épreuves, cela détruisait l’humanité des voyageurs, elles pouvaient la briser complétement tout comme elles avaient brisé Melena. La seule solution était d’éviter les tours, tout comme le lui avait demandé la thanatophobe.

C’est pensées changèrent quand elle mordit dans son sandwich inutile de ressasser des épreuves qui ne lui arriveraient peut-être jamais, autant profiter des moments heureux comme le faisait si bien l’irlandaise son sourire réchauffa d’ailleurs un peu plus son cœur, elle porta son regard ailleurs cet homme par exemple qui regardait la thanatophobe sans pouvoir en détacher ses yeux. Yoake allait de cet amoureux transit quand son regard s’arrêta sur plusieurs policiers. Alerte, elle raffermissait la prise sur sa batte mais remarqua vite qu’il ne venait pas les chercher, il se dirigeait droit vers ses ex compagnons. La japonaise s’apprêtait alors à les aider mais leurs regards l’arrêtèrent immédiatement ce n’était pas à elle de faire quelque chose. Zephyr semblait avoir remarqué les policiers, et agissait en conséquence. La japonaise porta son regard sur Melena, qui déjà s’éloignait et se décida à la suivre. Se répétant sans cesse que chacun avait fait son choix. Ça serait quand même plus simple une fois qu’elle aurait pris le dirigeable, elle ne les verrait pas… chacun sa route. Elle se retourna finalement et se reprit avant de rallonger le pas pour rejoindre la thanatophobe espérant que cette dernière n’avait pas relevé ses craintes mais apparemment non car elle s’excusa de ne pas pouvoir continuer maintenant, dans un sens c’est vrai que les sandwiches n’aurait pas le même goût :

- Tu as raison, profitons d’abords des sandwichs.


Yoake remarqua alors qu’elle avait déjà engloutit la moitié de son sandwich, surement à cause de son ventre presque vide. Elle se décida donc de le manger par petit bout afin de calmer la sensation de faim.

Arrivée au boulevard des rapaces, Yoake profita du calme de ses lieux pour se détendre elle savait que ce ne serait pas si simple, annoncer la mort de quelqu’un n’a jamais été quelque chose de facile et l’asiatique ne pouvait hélas pas donner de conseil, car elle n’avait jamais eu à le faire. Elle termina son sandwich et monta finalement sur le perron essayant de donner un peu de courage à son amie pendant qu’elle frappait la porte.

Quand elle vit la femme ouvrir la porte, elle était à présent sur d’une chose, il fallait le lui dire, elle laissa donc la thanatophobe parler et regarda le si beau visage de la dénommée Isabelle se décomposer doucement, puis ce fut une légère plainte, la japonaise essaya alors de la calmer :

- Ecoutez, je sais que ce n’est pas facile à entendre mais je pense qu’à travers cette bague votre ami essaye de vous transmettre un peu de force, tenez bon d’accords ?


Il n’y eu pas de réponses, seulement la plainte devenait de plus en plus forte au point surement de rameuter tout le quartier. L’hematophobe se laissa tirer vers la sortie troublée de voir quelqu’un exprimer autant sa tristesse. Melena finit par la lâcher après quelque mètre et la japonaise regardait toujours vers la maison l’air triste. Elle l’entendit alors se demander si ce qu’elle avait fait, était la meilleure des solutions et quand elle s’apprêta à répondre, elle vit la thanatophobe sursauter. Fronçant les sourcils la japonaise enregistra ça et tendit la main vers son bras pour que la japonaise puisse la trainer à son tour mais le souvenir des cicatrices sur ses bras arrêtèrent son geste. En colère de ne pas pouvoir aider son amie à son tour, elle se calma néanmoins et dit après un temps de silence.

- Tu as bien fait, il valait mieux qu’elle le sache maintenant, tu as vu dans quel état elle se trouvait en ouvrant la porte? Ne pas savoir ce qui est arrivé aux personnes que tu aimes c’est pire.

Elle eut un petit sourire encourageant et dit finalement :

- Partons !!

Elle reprit sa marche pour rejoindre le centre-ville, de là, elles trouveront surement des indications pour trouver l’aéroport. La japonaise fouilla ses poches à la recherche de son portable pour lire l’heure, mais elle se souvient alors que ses poches était vide. Tant pis elle demanderait l’heure la prochaine fois. Elle se tourna vers la thanatophobe et fit cette fois l’effort de lui prendre son poignet pour la faire avancer :

- Tu sais en pleurant comme elle le fait, elle commence son deuil, ce n’est pas facile mais on se sent mieux après ça… c’est la première étape et la plus importante pour avancer. Elle va s’en sortir.

Voyant que son amie avançait par elle-même à présent, elle finit par lâcher son poignet et continua non sans une hésitation :

- Je… Enfin pour moi ça ne m’est jamais arrivée, je n’ai jamais pu pleurer comme elle, je pense que c’est pour ça que je traine cette phobie, je… je crois que je n’ai jamais accepté ce qui est arrivée.


Sans s’en rendre comptes, elles se trouvèrent déjà dans le centre-ville et le brouhaha des commerçants lui permit de se reprendre ce n’était pas forcément le moment de parler de ça, elles auraient tout le loisir d’en parler plus tard. Elle leva les yeux vers un autre magasin et dit finalement :

- allons là-bas, j’ai des fringue à acheter.

Ne voulant plomber l’ambiance entre les deux amies, la jeune femme se força à sourire. En entrant dans le magasin, elle demanda l’heure à un vendeur non sans l’avoir détaillé avant et fut soulagée, car apparemment elles avaient le temps. Yoake passa alors sa main sur quelques vêtements, avant de s’arrêter net… elle n’avait pas fait les magasins depuis combien de temps déjà ? Cinq ans ? Commençait-elle vraiment à guérir de sa phobie ? Son regards se porta alors sur les nombreux clients du magasin elle ne pouvait pas tous les fixer comme elle avait l’habitude de le faire… Pourtant elle prit néanmoins le temps s’arrêtant net bloquant surement le passage pendant une dizaine de minutes mais au moins savait-elle à présent ou se trouver chaque clients et lesquels avait une cicatrice, elle partit finalement vers le fonds du magasin et trouva un ensemble de toilette complet, Yoake la saisit d’abords étonné de trouver ça. Mais après tout, ce genre de chose devait être le premier achat de tous les voyageurs. Elle l’a pris dans ses bras et se dirigea finalement vers la partie vêtement avançant comme elle pouvait dans les rayons remplies de client elle réussit quand même non sans avoir fait plusieurs détours à saisir un manteau assez chaud, un pantalon type explorateur couleur boue, Un t-shirt à manche longue d’un bleu sombre. Et un pull noir… elle partit essayer ses vêtement ouvrit la porte de la cabine pour prendre suffisamment de recul pour se regardait dans une glace. Son esprit accro du shopping n’appréciait pas vraiment sa nouvelle tenue mais Yoake espérait qu’en prenant des couleurs sombre elle puisse plus facilement supporter le sang qui pourrait couler dessus. Elle n’était d’ailleurs pas là pour se faire belle. Elle croisa un moment le regard de Melena et dit :

- Je me dépêche, désolé de te faire patienter.

Elle remit ses anciens vêtements et sortit prête à payer ses vêtement. Elle s’arrêta néanmoins sur un stand, proposant des gants et essaya une paire de gant noir qui moulait ses mains. La japonaise serra sa batte avec afin de s’assurer qu’elle ne glisse pas. Elle vérifia aussi qu’elle pouvait facilement les enlever. Satisfaite elle les rajouta à sa pile de vêtement et se tourna vers Melena qui la regardait d’un air interrogateur, pour seule réponse elle montra sa main ou son index était entouré d’un pansement.

- Je suis bonne pour me blesser sans cesse à cet index, alors autant faire un investissement sur le long terme.

Elle fit un petit sourire elle ne voulait pas mentionner son nouveau pouvoir ici elle attendrait d’être seule avec la thanatophobe :

- Bon si j’allais payer tout ça, maintenant.


***

Achat :
Jeton :
Manteau : 3 jetons
Trousse de toilette complète : 2 jetons
Rubz :
Pantalon : 20 rubz
T-shirt manche longue : 10 rubz
Pull : 20 rubz
Gants : 5 rubz
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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Ven 22 Mai - 13:25

Ne pas connaître le sort des personnes que l’on aime pire que de les savoir morts ? Melena ne dit rien mais au fond, elle savait que son amie avait raison. L’ignorance allait de paire avec l’espoir et cet espoir, un jour, devenait une fuite. Comment aurait-elle réagi si elle avait appris par un inconnu que Jade était décédée ? Difficile à imaginer. La main de Yoake qui se referma autour de son poignet gracile la tira de ses hypothèses lugubres. La suite déclencha une étrange impression dans les entrailles de l’irlandaise : un écho, mêlant compassion, communion et empathie. En y réfléchissant, c’est vrai que la japonaise n’avait jamais rien dit sur sa pathologie – elle ne lui avait rien demandé d’ailleurs – mais cette fenêtre ouverte sur son passé laissait entendre qu’elle avait connu un événement tragique. Comme Melena avait vu sa mère et un ami mourir sous ses yeux. Elle non plus n’avait pas pleuré, elle avait perdu connaissance et s’était réveillée dans une chambre d’hôpital. Seule. Orpheline.

A cet instant elle aurait voulu parler, dire n’importe quoi pour signifier qu’elle comprenait, mais sa gorge était nouée. D’ailleurs, y avait-il des mots assez forts ? Tous semblaient sonner creux dans ce genre de situation. La nécrophobe se sentit soudain vidée, impuissante, comme le jour où elle avait appris comment Jade avait perdu la tête. Oui… c’était bizarre de se dire ça quand on le réalisait : ses amies étaient des cinglés, et elle aussi.

Heureusement, Yoake détourna la conversation vers les magasins, elle s’y laissa entraîner sans broncher. Rien que d’un point de vue pratique : sa combinaison était encore humide, ce ne serait pas plus mal de l’enlever. Par ailleurs, un peu de changement lui ferait du bien : elle portait les mêmes fringues depuis son passage à Formatek. Malgré sa résistance, sa tenue techyoïte commençait à souffrir du rude traitement que lui infligeait sa propriétaire et même si elle l’avait lavée plusieurs fois, cette dernière se sentait un peu pouilleuse de ne pas se renouveler un minimum.

- J’te suis ! dit Melena avec un sourire un peu forcé.

Quand son amie resta bloquée dans le passage à dévisager tout le monde, elle l’appela d’abord à voix basse – sans succès –, passa sa main devant ses yeux – nouvel échec –, pour finalement simplement poser sa main sur son bras en guise de soutien. Dans un autre contexte, elle lui aurait sûrement dit de se botter un peu les fesses pour réprimer ses tocs, mais elle était encore trop bouleversée par l’épisode d’Elisabeth Larue. La boule de lumière quant à elle, continuait de tourner passivement autour de l’irlandaise, comme un électron autour de son noyau.

Melena suivit un moment Yoake mais la perdit quand elle s’aventura du côté des pulls. Ce n’était pas du tout ce qui l’intéressait. Elles allaient à vers Miquitzli, c’est-à-dire dans une région chaude – voire très chaude. A pas lent, l’adolescente circulait parmi les rayons « été » du prêt-à-porter féminin en faisant la moue. Il lui fallait quelque chose de pratique, de léger... et de pas trop moche si possible. Ce qui excluait fermement toute la collection de robes printanière à fleurs, tous les micros-shorts moulants, les articles qui devaient avoir été dessinés par des stylistes contemporains et tous les hauts féminins à base de décolleté ou de dos nus. Finalement, elle dégota un short beige style baroudeur qui devrait lui arriver à mi-cuisse et une chemise légère en coton – blanche – avec des manches qui pouvaient se retrousser jusqu’au dessous du coude.

Dans la cabine d’essayage, une foule de souvenirs nostalgiques lui sautèrent au visage : la dernière fois qu’elle avait fait les boutiques, c’était avec Jade. Sa Jade. Après qu’elles aient survécu à Sextus, à la Mécanoplaine et surtout : à Blaine. Melena s’observa dans le miroir un long moment. Ses longues jambes fines étaient d’une blancheur presque surnaturelle, elles semblaient un peu plus musclées d’ailleurs… à croire que ses heures de marche dreamlandiennes payaient. La chemise, qu’elle était obligée d’ouvrir un peu, dévoilait le haut de son tatouage, le mot « sloth » jaillissant d’entre ses petits seins. Elle n’aimait pas trop les couleurs, mais ça n’aurait servi à rien de prendre des fringues légères si c’était pour s’habiller en noir. Quand elle sortit de sa cabine, elle retrouva Yoake, qui ne sembla pas s’apercevoir de ses articles puisqu’elle s’excusa de la faire attendre.

- T’en fais pas, j’ai pris des trucs aussi, répondit-elle en attendant que son amie se rhabille.

Désormais, elle réalisait comme sa combinaison humide était désagréable à porter. Plus vite elle se serait changée, mieux ce serait ! La japonaise sortit enfin mais s’arrêta à un stand pour choisir une pair de gant. Si ses yeux gris se firent interrogateurs, ce n’était pas tant vis-à-vis de la raison d’être des gants, mais plutôt de l’ensemble de ce qu’avait prévu d’acheter l’hématophobe. Oh bien sûr, ce serait toujours utile mais…

- Tu sais qu’on va dans une région tropicale ? demanda Melena quand elles intégraient une file d’attente, tu vas avoir chaud avec tout ça là-bas !

Après avoir déboursé 20 rubz pour son short et 10 rubz pour sa chemise, Melena se tapa le front en poussant une exclamation exaspérée.

- J’ai oublié des chaussures ! Mes bottes sont encore trop mouillées et ces converses ne sont pas super confortables pour marcher longtemps… hum…

Tentant le tout pour le tout, elle avait la flemme de retourner dans le magasin, la nécrophobe se concentra pour utiliser l’un de ses dons offerts par le Père Noël. Après avoir déballé son cadeau, elle découvrit une paire de rangers neuves qu’elle rangea dans sa hotte avec un petit sourire satisfait.

- Bah voilà, suffisait de demander.

Elle reprit son barda sur son dos et fit face à Yoake. Elles avaient encore au moins deux heures devant elles avant d’être obligées de se mettre en route pour l’aéroport de la Dame rouge. Grattant l’arrière de son crâne, Melena proposa :

- Tu veux pas qu’on trouve un hôtel et qu’on prenne une chambre juste pour se prendre une douche ? Même un truc pouilleux avec des salles de bains communes, c’est pas pour la nuit… mais j’ai arrêté une terroriste, traversé la plaine, séjournée chez des cannibales, dormi au grand air et marché sous la pluie, tout ça sans me laver… je me sens un peu… sale.

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Dernière édition par Melena Autumn le Ven 22 Mai - 14:05, édité 1 fois
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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Ven 22 Mai - 13:25

Le membre 'Melena Autumn' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Super joyeux noël' :
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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Lun 25 Mai - 9:34

La jeune femme leva les yeux vers la thanatophobe et réfléchit un instant. C’est vrai qu’elle ne savait pas trop où elles allaient et qu’elle aurait du en déduire le lieu grâce au nom Aztèque de la ville, mais elle avait en fait fonctionné avec son côté pratique et économique avoir vu Melena acheter un Flingue à 1500rubz lui avait fait prendre conscience de la faiblesse de sa bourse. Elle dit en retirant difficilement ses gants :

- Je m’en doutais un peu mais c’est mon coté pratique qui a pris le dessus. Je mettrais mon pantalon et ma tunique manche courte fera l’affaire le reste ira dans mon sac.


Elle baissa les yeux vers ses bottines et dit une fois qu’elles étaient sortit du magasin.

- le seul hic c’est mes bottines mais je préfère attendre avant de les changer.

Elle n’ajouta pas à son amie, que c’était aussi par soucis économiques, mais cette remarque avait en fait, un tout autre effet, car la thanatophobe remarqua alors, qu’il lui manquait des chaussures. Elle fit alors apparaitre un cadeau comme la dernière fois et découvrit une paire de rangers.

- Chanceuse !

Fit la japonaise en riant.

C’est alors qu’elle parla d’avoir envie de prendre une douche, idée plutôt bonne dans un sens mais ce fut un deuxième choc pour Yoake, elle n’y avait pas pensé depuis l’épisode du bus. Sa phobie semblait se calmer depuis qu’elle était là. Mais à présent, elle ne pouvait plus refuser cette proposition. Elle agrippa la jupe, là ou le sang se trouvait encore sur sa cuisse cette nuit. La douleur de son visage choisit se moment pour se réveiller, la faisant frissonner comment allait-elle pouvoir se regarder dans le miroir de cet hôtel ? De même comment allait-elle faire passer la douleur de son doigt ? Tout ça, allait prendre bien des heures, trop pour ne pas rater le dirigeable, mais elle ne pouvait pas ignorer le besoin qui renaissait à présent en elle. Et un regard vers Melena suffisait à la faire abdiquer.

Elle dit après un silence qui pouvait paraitre très long :

- Tu as raison, allons dans un hôtel, de préférence miteux…mais ils seront trop chère si on reste au centre ville, essayons de nous rapprocher de l’aéroport. On en trouvera bien un en route.

Elle montra alors de son bras un panneau indiquant la direction à prendre pour rejoindre l’aéroport dans quelque kilomètre. Le visage soudainement triste de supporter à nouveau le poids de sa phobie elle s’engagea dans la rue gardant le silence pendant les quelques minutes du trajet. Elles trouvèrent rapidement un hôtel dans une rue adjacente dont le prix devait surement être « correcte » en vu de sa situation perdu entre plusieurs grandes maisons, à bien regarder seul les fenêtres du dernier étage devais récupérer un peu de lumière du soleil. Mais bon, ce n’était pas un problème vu qu’elles n’y venaient que pour une douche.

Elles ouvrirent alors une vielle porte en bois qui en ferait fuir plus d’un, mais la japonaise semblait ailleurs, en fait cette hôtel lui faisait étrangement penser à celui de Quiet Hill. Heureusement le tenancier qui leurs faisait face avec un grand sourire ne ressemblait pas à Arty, surtout à cause de la bedaine énorme qu’il aurait pratiquement pu étaler sur le comptoir. Derrière lui un écriteau indiquait que toutes les chambres étaient à louer sauf celle du dernier étage. Elle devait surement servir d’appartement pour lui et sa famille.

La japonaise savait qu’elle n’avait pas forcément beaucoup de temps aussi ne ressortit-elle pas pour chercher autres choses. Ayant remarqué le prix des chambres. Elle déposa directement sa part sur le comptoir elle attendit alors que son amies face de même. Et dit :

- Bonjour, Nous prendrons une chambre s’il vous plait.

Le sourire de l’hôtelier s’agrandit, au point que Yoake pouvait compter ses dents restantes… Bon le point positif était l’absence de cicatrices non ?

- Le compte y est suivez-moi.

En montant quelques étage, Yoake pu voir avec effrois que les douches étaient effectivement sur pallier, mais se rassura en se disant qu’il n’y avait pour le moment personne… elle devait surement être les seules clientes de cet hôtel. Yoake se demandait si dormir dehors pouvait être moins risqué qu’ici, mais elle n’eut pas le temps de se poser plus de questions car l’homme bedonnant s’arrêta alors devant une porte.

- C’est ici, vous avez de la chance les clients de ce palier viennent tout juste de partir.

Yoake commença par ce poser une question sur le « Juste » qui pour elle semblait long en vu de la poussière du palier mais elle récupérer la clé des mains de l’homme avant de l’inviter à retourner à son comptoir.

Une fois fait, la japonaise regardant le coin douche et fut soulagés de voir qu’il y en avait plusieurs. Au moins aurait-elle le temps de laisser sa phobie s’exprimer. Elles se préparèrent dans la chambre et Yoake ne garda que sa tunique avant de saisir sa trousse de toilette, ignorant la douleur de son index et de sa joue elle entre dans une douche voisine de Melena et posa ses affaires. Elle tenta de faire couler l’eau mais constata que sa ne fonctionnait pas. Elle tenta sur l’autre douche fut nouvellement déçue. En fait, seule la douche de Melena était en état de marche. Résistant au mieux à sa phobie compulsive elle dit :

- les autres douches ne fonctionnent pas je vais attendre que tu es terminé dans la chambre.

Sans attendre vraiment des réponses, elle retourna dans la chambre essayant de se concentre sur autre chose, en préparant son pantalon et en rangeant son sac plusieurs fois de suite mais rien n’y fit. Il fallait qu’elle passe à son rituel quotidien est plutôt deux fois qu’une.
Elle regarda alors chaque parcelle de sa peau qu’elle connaissait si bien maintenant… remarquant par la même occasion que sa cuisse était guérit, Son regard s’arrêta alors sur son sticker de peau et frissonna quand elle remarqua qu’il commençait déjà s’enlever. Heureusement, sa cicatrice n’était pas encore visible. Elle termina l’inspection et se dirigea vers un vieux miroir pour regarder son bleu mais elle s’arrêta net : tiraillée entre le désir de le voir et celui de ne rien pouvoir y faire. Elle s’attela alors à un autre problème, son index, fermant les yeux elle enleva le pansement. Et les ouvrit pour regarder les dégâts, il y avait juste quelques croutes, rien de grave pour quelqu’un de normal mais pas pour elle. Inconsciemment, sa main frottait encore et encore son index enlevant la croute au passage.

Elle était toujours aussi faible, pendant quelques heures, elle avait juste profitée d’être avec Melena pour penser à autre chose.

***

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Lun 25 Mai - 20:34

Yoake avait mis tellement de temps pour accepter de faire une étape « douche » que Melena s’était déjà mentalement préparée à argumenter quand son amie approuva l’idée. Y avait-il un problème ? Elle ne voyait pas directement le lien entre l’hématophobie et le simple fait de se décrasser, même elle se souvenait que la première fois qu’elle l’avait vue, la japonaise s’était ruée sur un tuyau d’arrosage sans voir qu’elle croisait un groupe atypique formé par une bande de flics, des types en civils et trois adolescents dont une avec des serpents sur la tête. L’irlandaise approuva l’idée de quitter le centre ville d’un hochement de tête et suivit silencieusement jusqu’à une enseigne miteuse qui rivalisait de charme avec Quiet town. En plus d’être gras et édenté, le tenancier ne semblait pas très propre. Melena ne put réprimer une grimace de dégoût en posant ses 15 rubz sur le comptoir, heureusement que le concerné ne l’avait pas vue.

En montant les escaliers, elle n’osa même pas toucher la rampe et garda les bras près du corps. Elle compta deux cafards qui s’enfuirent, effrayés par le bruit des marches grinçantes, et crut même percevoir à un moment un grattement qui aurait pu appartenir à des souris. Machinalement, le souvenir des cannibales encore trop frais dans sa tête, la nécrophobe posa une main sur sa nouvelle arme, prête à dégainer. Toutefois, le propriétaire se contenta de leur remettre honnêtement les clefs, non sans un autre sourire, puis s’en retourna à son comptoir.

- Il doit pas souvent recevoir de filles ici, souffla Melena quand les pas lourds eurent disparu à l’étage inférieur, il doit être aux anges.

A voir l’état de la chambre, l’adolescente se félicita de ne pas rester pour la nuit. Il faisait sombre, froid, c’était petit et un « vrai » ménage n’avait pas été fait depuis longtemps. Les draps étaient élimés, jaunis, tirés avec une maladresse évidente. En actionnant l’interrupteur, la lumière vacilla, jaunâtre, obscurcie par la quantité astronomique de cadavres d’insectes accumulés dans la soucoupe qui masquait l’ampoule. L’irlandaise n’avait pas envie de s’attarder : elle prit ses vêtements neufs, des dessous propres, sa trousse de toilette, et fila dans l’une des cabines de douches du palier. Il s’agissait de petites pièces en deux compartiments : l’un où l’on pouvait à peine se retourner sur soi-même, où l’on devait se débrouiller pour faire tenir ses affaires au sec ; l’autre, plus grand, où l’on se lavait avec un jet monodirectionnel fixé en hauteur.

- Pratique, marmonna Melena en actionnant le robinet.

Elle s’était presque attendue à voir de l’eau croupie, mais la pomme couverte de calcaire laissa s’échapper un jet clair. Toutefois, elle déchanta bien vite en réalisant que non seulement il était faiblard – même à pleine puissance – mais qu’en plus, elle réussissait au mieux à obtenir une température tiède qui était plus proche du froid que de l’agréable. La voix de Yoake la fit sursauter ; pas vraiment par pudeur – Jade l’avait déjà bien initiée aux pratiques de la douche commune entre filles – mais simplement parce qu’elle ne s’y attendait pas. Lâchant un « ok » un peu surprit, l’irlandaise prit son courage à deux mains pour se glisser sous l’eau froide.

Ça faisait du bien malgré tout. Dreamland apprenait à apprécier les choses simples et se décrasser de fond en comble en faisait partie. Pour une fois qu’elle avait une trousse de toilette, la thanatophobe se permit même de se laver les cheveux et se surprit à aimer le parfum de son shampoing. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas accordé d’attention à ce genre de détails. Propre, elle s’essuya vigoureusement à l’aide de la seule – et trop petite – serviette mise à sa disposition. Repliant sa fidèle combinaison, elle enfila son short neuf dont la taille se nouait avec un ruban en tissu, puis mit sa chemise blanche en retroussant les manches et en laissant ouvert 2 boutons. De cette façon, une partie des cicatrices de ses bras était visible, toute comme le haut de son tatouage, mais elle commençait à n’en avoir cure.

La serviette étalée sur ses épaules pour ne pas que sa longue chevelure humide ne trempe ses vêtements, Melena sortit dans la chambre pour signaler à Yoake qu’elle pouvait prendre la place. Elle s’appliqua ensuite à reprendre possession de son attirail habituel : magnégide, bijou de main TK, sifflet de dressage, et désormais son revolver 7 coups à la ceinture. Dans les poches de son manteau redingote pas tout-à-fait sec, elle glissa d’autres objets auxquels elle avait généralement besoin d’un accès rapide, comme sa couronne de méduse, ses boussoles, et son couteau de cuisine. En attendant son amie, elle prit même le temps de recharger sa dame blanche, d'étrenner ses nouvelles rangers, de replier ses vêtements pour gagner un peu de place et de feuilleter sans le lire son livre de contes de Noël. Quand elle commença à trouver le temps long, elle descendit demander l’heure au tenancier qui lui apprit qu’il était 16h48 – très précisément. L’irlandaise remonta alors et frappa à la porte de la cabine de douche occupée par son amie. Elle entendait encore l’eau couler.

- Ça ne va pas Yoake ? Il va falloir y aller, il nous reste même pas trois quart d’heure avant le début de l’embarquement pour le dirigeable… l’aéroport est qu’à 5 minutes en bus je crois, mais quand même…


==== HRP ====

Je me suis permis d'improviser par rapport au toc de Yoake comme tu en as parlé dans ton message. Dis-moi si ça ne va pas. Au cas où : un ticket de bus, intracité, c'est 10rubz.

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Mar 26 Mai - 8:36

La jeune femme leva les yeux et arrêta de se triturer la peau, quand elle entendit du bruit sur le palier. Melena entra et Yoake remarqua, qu’elle ne savait encore rien de son côté compulsif. C’était tant mieux, car la japonaise n’avait aucune envie de s’épancher sur le sujet, cette partie honteuse d’elle-même devait rester secrète.

Après un sourire à la thanatophobe, elle récupéra ses affaires pour se changer et partit dans la douche, espérant se limiter cette fois à trois fois. Le visage fermé elle, ouvrit le conduit d’eau laissant un faible filet à présent froid couler le long de son visage. Elle tenta de se contrôler mais peine perdu, tout le sang qu’elle avait vu depuis son arrivée à Dreamland, lui donnait l’impression d’être souillé et couverte de sang. Ce liquide qu’elle devait à tout prix retirer de son corps. Ses mains parcoururent son corps, insistant sur sa cuisse, sur son visage et sa main blessée à l’index, bien sûr il y avait du shampoing et du gel douche mais c’était inefficace, elle se sentait mal, salie par tous ce qu’elle avait vécus. Comment allait-elle survivre ici ? Sa phobie allait-elle la détruire ? Quelques larmes coulèrent le long de ses joues, se mélangeant à l’eau. C’est alors que la blessure de son index s’ouvrit à nouveau mélangeant un peu de sang et d’eau sur son corps. Quand elle vit ce qui arrivait la japonaise faillit laisser échapper un cri, ça recommençait comme toutes les autres fois, elle se blessait, et sa phobie compulsive empêchait ses blessures de cicatriser, en enchainant ses périodes de douche comme elle le faisait maintenant et ce qui terminait souvent à l’hôpital pour un simple bobo. Mais ici il n’y avait pas d’hôpital, personne apte à l’aider, Melena avait ses propres problèmes, elle ne devait pas en rajouter, il fallait qu’elle arrête là tout de suite, mais rien à faire la spirale recommençait encore et encore rendant sa peau rouge par endroit. Quand soudain la voix de Melena lui rappela où elle était et ce qu’elle voulait faire à tout prix.

- ça…, ça va, je sors !

Coupant l’eau au prix d’un effort surhumain, elle termina d’enlever la mousse sur son corps grâce à une serviette, et essora doucement ses cheveux, elle se répéta sans cesse le mot de Jade dans sa tête pour retrouver sa motivation. Cette douche ne l’avait pas détendu au contraire, elle était crispée, fatiguée de s’être battu comme ça contre sa phobie compulsive pourtant elle continua de se préparer, s’habillant avec des gestes mécaniques. Enfin habillée avec sa tunique, son gilet et son nouveau pantalon, elle rejoint Melena. La première chose qu’elle fit une fois dans la chalbre était de sortir de son sac un nouveau pansement qu’elle plaça sur son doigt maladroitement les yeux fermés. Elle remit après automatiquement le gant sur son index blessée. Enfilant son nouveau manteau pour se réchauffer après une longue douche froide. elle attacha le vieux manteau encore humide aux sangles de son sac à dos pour qu’il sèche. 20 minutes après la dernière réflexion de Melena, elle était prête. Ne voulant pas montrer ce côté sombre à la thanatophobe, Yoake se mit à sourire et dit d’un air désolé :

- je t’aurais bien proposé de marcher avant de rejoindre l’aéroport mais je crois que je nous ai suffisamment mis en retard comme ça. Prenons le bus.


Elles descendirent donc et la japonaise déposa avec plaisir la clé de la chambre sur le comptoir, le tenancier surpris et dépité regarda ses deux seules clientes du mois partir avec juste un au revoir.

Yoake sentit l’air soulever ses cheveux encore mouillés, elle les laissa néanmoins détachés pour les faire sécher et suivit la thanatophobe vers l’arrêt de bus, le plus proche. Yoake jeta alors un regard sur le panneau et sourit en remarquant que le bus ne devait pas tarder.

- Le bus devrait arriver d’ici quelques minutes si tout se passe bien on sera à l’heure pour l’embarquement.


Elle enleva alors le sac de ses épaules et vérifia que son billet était bien en place. Elle sortit aussi les 10 rubz de sa bourse et eu un air inquiet en voyant que cette dernière diminuait rapidement. Elle allait devoir faire plus attention tant qu’elle n’avait pas de revenues sûres. Elle leva malgré tous ses yeux sur l’irlandaise et dit dans un sourire.

- Je t’avais dit que c’était mon premier vol ?


En effet Yoake n’avait que très peu quitté San Francisco, toute sa famille vivait à China town, et elle n’était jamais allée au Japon, bien sûr elle était allez dans les Etats limitrophe grâce à l’école ou pour les vacances mais elle n’avait jamais ressenti le besoin d’aller plus loin.

- A et aussi le premier dirigeable que je vois…j’ai hâte d’y être.

A ce moment le bus arriva et ouvrit ses portes devant les deux jeunes femmes, après un dernier regard à Riven Town, Yoake monta dans le bus et paya les 10 rubz au chauffeur. Un frisson lui parcourra l’échine, c’était comme une impression de déjà vu, mais cette fois, elle espérait au fond-elle qu’il n’y aurait aucun chasseur de Quiet Hill à arrêter ce bus.

***

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Mar 26 Mai - 10:35

Il fallut encore une bonne vingtaine de minute à Yoake avant de sortir, si bien que l’irlandaise commençait à sérieusement s’impatienter. Incapable de rester en place, elle faisait les cents pas dans la chambre, jetant sans arrêt des regards anxieux vers la fenêtre sale, comme si elle s’attendait à voir son dirigeable passer ans la rue. Un instant, elle hésita même à partir en plantant la japonaise sur place mais fut incapable de mettre ce geste à exécution. Les gens avec qui elle parvenait à se lier étaient trop précieux pour les abandonner ainsi, et puis, elle s’en voudrait. Melena s’apprêtait à retourner frapper à la porte de la cabine de douche quand son amie apparut, un sourire aux lèvres, acceptant de prendre le bus.

La nécrophobe ne réussit pas à lui rendre son sourire. Ses lèvres tentèrent vainement l’exercice mais le résultat fut une crispation pas vraiment naturelle. Désormais, Jade occupait pleinement son esprit, elle ne supporterait pas l’idée d’être en retard. En fait, elle eut l’air grognon jusqu’à ce qu’elles puissent enfin rentrer dans le bus et qu’une horloge numérique au-dessus du pare-brise indiquait qu’il était 17:20. Ça irait, l’embarquement commençait dans 10 min, elles seraient dans les temps. Melena cala sa hotte entre ses jambes nues et s’assit, la mine un peu moins fermée. A l’arrêt, elle n’avait répondu à son amie qu’avec des monosyllabes absentes du type « ah ouai » ou « hum-hum ». Elle fit donc l’effort de se tourner vers elle, un sourire rallumant la lumière de son visage ivoirin.

- En fait… moi non plus je n’ai jamais pris de dirigeable. Dans le monde réel, j’habite à Londres mais mes parents ont de la famille à San Francisco, du coup j’ai pris l’avion plusieurs fois. Mais à Dreamland… je crois que j’ai toujours été sur terre ou sur l’eau.

Elle parlait à voix basse, jetant régulièrement des regards aux alentours. Riven town ne semblait pas être une ville anti-voyageur, mais on ne sait jamais : mieux vaut prévenir que guérir. Ce n’était pas le moment pour s’attirer des ennuis. Ses yeux clairs se tournèrent vers le ciel. Le voile de nuage était moins épais, mais la lumière du jour restait grise, triste, et ne tarderait sans doute pas à prendre le chemin de la nuit. Elle se mit à penser à Zephyr et « Eva ». Est-ce que ça aurait pu se passer différemment ? Est-ce qu’ils auraient pu se trouver avec eux en cet instant ? Non. Non, c’était impossible. Chaque fois qu’elle visualisait l’herpétophobe, l’envie de le gifler la démangeait.

- J’ai vraiment beaucoup voyagé ici, reprit Melena d’une voix pensive, je me rends compte que dans le monde réel, je n’ai jamais vu que l’Irlande, l’Angleterre et la Californie… mais ici, je n’ai pas arrêté de bouger. J’ai presque vu toutes les régions de Dreamland… je me demande comment font les voyageurs qui s’installent quelque part, ça me parait impossible.

Un frisson inexplicable glissa sur sa peau. Elle resserra son manteau sur son corps frêle, s’enfonçant plus encore dans son fauteuil. Déjà, les contours de l’aéroport se dessinaient, rompu par endroit par des engins volant sagement garés qui le dépassaient en hauteur : avions, dirigeables, vaisseaux étranges, même quelque chose qui ressemblait à un bus géant. Un voile de tristesse se posa sur les orbes grises de l’irlandaise. Sa voix était alors teintée d’amertume, d’une douleur intense impossible à apaiser.

- Du coup… je ne me sens pas à ma place ici, mais je n’ai plus non plus de vie dans le monde réel…

Yoake avait-elle vu les informations ? Sans doute pas. Sans doute ignorait-elle qu’elle se trouvait assise à côté de l’une des criminelles actuellement les plus recherchée à San Francisco, voire en Californie. Peut-être importe comme elle ressassait le problème, Melena savait que ce qu’elle et Elie avaient fait était impardonnable aux yeux de la loi. Comment pourraient-elles s’en tirer après avoir tué des dizaines de policiers dans l’exercice de leurs fonctions ?

Le bus s’immobilisa, une voix synthétique clama le nom de l’aéroport. L’adolescente se força à sourire et sortit dans l’effervescence de la foule. Longtemps qu’elle n’avait pas ressenti ça : l’impression d’être une personne normale vaquant à quelque chose de normale. Elle vit des enfants chargés de sacs courir après leurs parents, une bande de jeunes en tenue de plage passer en éclatant de rire, un couple de retraités qui peinait à déchiffrer leurs billets… et elle ? L’inhumaine. La meurtrière.

- Me laisse pas te déprimer, conseilla Melena avec un petit rire sans joie, tiens dis-moi plutôt… tu es vraiment le type de fille qui reste 3h sous la douche toi ? Ou bien…enfin… tu peux me le dire, si quelque chose ne va pas. Tu regrettes d’être restée avec moi ? soupçonna-t-elle douloureusement.

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Mar 26 Mai - 17:23

Yoake posa à nouveau son regards sur chaque passager du bus et remarqua une personne avec une légère balafre sur son front. Son choix fut donc vite fait de se placer sur deux fauteuils au milieu du bus le plus loin de cette personne en fait. Elle était Suivi par une Melena étrangement silencieuse, qui avait répondu à ses exclamations d’un air absent, peut être lui en voulait-elle de ne pas avoir été plus rapide sous la douche après tout Jade n’était plus qu’a quelques heures de vols. Dans un sens, elle comprenait la thanatophobe mais sa phobie compulsive était bien trop ancrée en elle pour qu’elle puisse lutter. En fait c’était même un exploit d’avoir pu s’arrêter grâce à l’injonction de l’irlandaise.

Elle allait repartir dans ses idées sombres, quand Melena décida d’ouvrir à nouveau la bouche. Elle était surement rassurée d’avoir pu récupérer un bus aussi facilement, Yoake ne lui en voulait pas et l’écouta en se détendant dans son fauteuil. Elle lui avait déjà dit habité à Londres et y étudier en cycle secondaire et maintenant elle savait qu’il lui arrivait déjà de prendre l’avion pour se rendre à San Francisco… Logique…. La japonaise aimait bien en apprendre un peu plus sur la thanatophobe, même certain détail comme prendre l’avion, elle appréciait particulièrement en savoir plus sur son vécu à Dreamland et pas uniquement par ce que l’hématophobe voulait se débrouiller seule.

La japonaise se serra un peu plus dans son manteau se demandant comment pourrait se passer se vol en dirigeable ? S’agissait-il des dirigeable qu’on racontait dans ses histoires où ils étaient incapables de voler dans le monde réelle ? Ou s’agissait-il des plus récent, et pratique mais forcément beaucoup moins beau. Le visage de la jeune femme se porta alors vers le ciel gris : est-ce que le temps pouvait empêcher le dirigeable de décoller ? Pour Melena et Jade, elle espérait bien que non.

Son regard se porta alors sur l’aéroport curieux, de voir de si prêt des avions, des dirigeables, des vaisseaux… Décidément, cet aéroport était la preuve mixité de la mixité de Dreamland.
C’est alors que la thanatophobe disait avoir parcouru une bonne partie de Dreamland tandis que d’autre voyageur préféré rester sédentaire. Au départ Yoake aurait surement fait comme eux cherchant à acquérir une certaine stabilité avant de partir à l’aventure… peut être même qu’elle n’aurait jamais trouvé le temps de partir, comme ça arrivait à beaucoup dans le mon réelle. Une fois de plus elle se disait qu’elle était contente d’avoir débarqué à côté de Melena, grâce à elle, elle commençait à découvrir toute les facettes de Dreamland et apprécier chaque moment. Pour elle rentrer maintenant était devenue impossible. Sa vie à San Francisco n’avait plus aucun charme.

- Je ne sais pas quel est la meilleure solution… Mais depuis que je t’accompagne j’ai l’impression que mon studio de San Francisco me ferait étouffer tellement je n’y serais plus habituée..

Elle détacha alors son regards de la fenêtre tout en gardant malgré tout son sourire enfantin et regarda Melena cette dernier sortit alors un phrase que Yoake ne comprenait que trop bien, ne pas trouver sa place, avoir l’impression qu’on a loupé quelque chose d’important, ne pas supporter ça vie actuelle. Sa façon de voir les choses était différent de la thanatophobe mais la japonaise était à des lieux de savoir ce qui pesait sur les épaules de son amies. Et dit finalement après un temps de réflexion :

- Ne pas trouver sa place, je connais bien, donc je ne pense pas pouvoir te donner de conseils. Mais je me dis dis qu’après tout ce qui m’arrive et tout les moments qu’on partage, je commence peu à peu à me trouver une place… Le seul problème c’est qu’elle est dans le monde des rêves.

C’est grave docteur de se sentir mieux dans le monde des rêves que dans le monde réelles… si elle n’avait pas envie d’étriper son psy elle lui aurait surement posé cette question… était-elle bonne à s’enfermer ?... Bon ok si c’était le cas elle ne serait surement pas la seules.
Le bus s’arrêta et Yoake remit son sac à dos, avant de suivre Melena vers la sortie au moins pour cette fois, tout s’était bien passé, elle leva les yeux vers le ciel toujours aussi gris mais se rassurant en se disant que le soleil d’une région tropicale ne lui ferait pas de mal en vu de la pâleur de sa peau. La thanatophobe la sortit une nouvelle fois de ses pensées avec une phrase choc. Certes elle n’était pas découverte mais elle doutait des biens fondés de leurs amitiés et ça Yoake ne pouvait pas le permettre.

- Tu as tord, je ne regrette pas mon choix, mais avec tout la crasse du voyage accumulé sur mon corps, il fallait bien trois heures pour me laver.

Elle savait bien que ce n’était pas la vérité, mais comment avoué ce lourd secret ?
Elle fit alors un sourire franc et tourna la tête vers les futurs passager des familles, des amis, certain discutaient de leurs futurs voyages, d’autre riaient et parlaient de leurs souvenir commun. Yoake croisa le regard de son amie et remarqua qu’elle n’était pas dans son assiette. Elle fouilla dans son sac et sortit son billet avant de dire :

- Il y aura surement de la musique, et plein d’animation pour fêter leur nouvelle ligne et faire plaisir à leurs clients. On pourrait profiter de se voyage pour se détendre. Tu ne pense pas qu’on l’a mérité ?
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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Mer 27 Mai - 15:24

Melena choisit de croire Yoake. Après tout, elle aussi avait copieusement abusé de la douche quand elle avait enfin pu y avoir accès, des semaines après son arrivée à Dreamland. Entre temps, séjourner sur le Slavedog Millionnaire, et trainer en string dans le sable et la boue de Sextus, lui avait donné l’impression d’être souillée à vie. Quand son amie lui demanda si elles n’avaient pas mérité une petite trêve détente, les dernières défenses de l’irlandaise s’abaissèrent. Elle ne put s’empêcher de sourire à son tour.

- Oui… oui, tu as raison.

Depuis quand ne s’était-elle pas détendue ? Il lui semblait que les instants de plaisir lui seraient interdits, jusqu’au restant de sa vie. Comment s’adonner aux activités légères quand on a fait ce qu’elle avait fait ? Quand on est une fugitive et une meurtrière ? Au fond d’elle-même, elle avait cette sensation d’enfant coupable qui n’est pas puni. Prendre du bon temps alors que dans les deux mondes, des familles avaient été déchirées par sa faute.

Dans l’aéroport, Melena eut l’impression de retrouver une atmosphère familière. Si l’on mettait à part le fait que les  halls d’embarquement étaient répartis selon les moyens de transport (« avions classiques » - « créatures magiques » - « autres appareils volants »), elle se serait presque cru de retour en Grande-Bretagne. D’ailleurs, ce n’était pas si difficile de prendre le voyage avec légèreté : de nombreux groupes d’étudiants semblaient avoir profité de l’offre promotionnelle sur le dirigeable pour s’offrir des vacances dans une région tropicales ; les paires d’yeux qui détaillaient les deux voyageuses n’étaient pas rares.

La nécrophobe feignait de ne rien voir, focalisant son attention sur la recherche de son quai d’embarquement, mais le trio de mecs aux allures de skateur qui les épiait avec insistance, elle et Yoake, l’incita à se pencher vers son amie pour lui murmurer :

- Tu vois les mecs à notre droite, là ? Sois discrète ! … ils n’arrêtent pas de nous regarder depuis tout à l’heure… je me demande ce qu’ils complotent.

L’adolescente n’admettrait jamais qu’en dépit de son caractère légèrement misanthrope, elle n’était pas mécontente d’attirer la simple attention du sexe opposé. Après les gardiens, les anti-voyageurs et les cannibales, c’était bon de constater qu’on pouvait également taper dans l’œil de gens normaux. Si tant est qu’ils l’étaient. Devant les deux comptoirs qui permettraient d’entrer dans le dirigeable après avoir composter les billets, un homme d’une soixantaine d’année entouré de deux hôtesses faisait un discours, expliquant notamment le principe de son engin et les mesures de sécurités particulières prises pour son premier vol. Melena n’écoutait pas vraiment : elle était occupée à peigner ses longs cheveux humides, et à replacer sa frange, à l’aide de ses doigts fins.

Quand la foule compacte pressée devant les guichets se remit en mouvement, la thanatophobe eut cette sensation que l’on a en réalisant que c’est la fin d’un cours auquel on a rien écouté. Une femme lui souhaita bon voyage en vérifiant que son billet était valide, puis elle pénétra un long couloir de verre qui menait qui menait droit dans leur moyen de transport : un gigantesque dirigeable qui accusait une ressemblance frappante avec celui de Jules Vernes, sauf que sa capacité devait être celle d’un petit Boeing long-courrier. Le couloir se terminait par un sas aux parois accordéons ventousées sur l’habitacle en bois. L’intérieur était assez épuré : partagé en plusieurs « salles », des rangées de sièges s’étalaient dans chacune d’elle aux côtés de grandes fenêtres parfaitement transparentes. Entre ces rangées on trouverait, selon le compartiment, des tables conviviales sur lesquelles s’installer pour manger, de vieilles machines à sous tirées d’un casino des années 30 ou encore des petits étalages d’articles divers. Entre chaque salle, on trouvait des toilettes et des machines à eau.

Quand Melena monta à bord, l’appréhension lui serra un peu l’estomac. Voler dans un avion homologué, dans le monde réel, ça n’avait rien à voir avec expérimenter un dirigeable colossal à Dreamland. Elle entendait crisser paresseusement les innombrables cordes qui reliait l’habitacle au ballon et la peur qu’elles ne se détachent la mettait très mal à l’aise.

- En fait, ça me fait grave flipper ce machin, souffla-t-elle d’une voix blanche à Yoake quand elles s’installaient à leurs places.

Le ciel gris s’était encore légèrement assombrit. Il ne devait pas être loin de 18h00. Sa hotte calée dans un compartiment prévu à cet effet, l’irlandaise regardait sans les voir les employés aux vestes oranges qui s’affairaient en contrebas. Soudain, une voix la fit tourner brusquement la tête : c’était l’un des skateurs qui les dévorait des yeux un peu plus tôt. Un peu plus jeune que la japonaise, il avait des cheveux blonds mi-long, des iris bleus délavés, un nez un peu gros mais de jolis fossettes quand il souriait :

- Hum… salut, engagea-t-il mi-rieur mi intimidé, on a… on voyage avec quelques amis et euh… il reste deux sièges inoccupées à côté des nôtres, ça vous dirait de vous joindre à nous ? On a ce qu’il faut pour tuer un peu le temps, je crois que le vil va durer 10h.

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Yoake Akiyo

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MessageSujet: Re: La marche de l'avenir   Sam 30 Mai - 0:11

La jeune femme était contente que Melena accepte sa proposition. Dire que la veille encore elle commençait tout juste à la connaitre. Leurs amitiés avait été fulgurante, même Yoake n’arrivait pas à comprendre ce qui lui arrivait. Peut-être que justement elle cherchait quelqu’un avec qui échanger librement. Elle savait bien sur que Melena n’était pas toute blanche, mais pour elle ça ne signifiait rien. Elle n’était pas responsable… un concours de circonstance. Certain diront surement que c’est trop gros qu’elle avait le choix comme tout le monde. Comme n’importe quel être qu’on enferme en prison. Mais là c’était Dreamland, la justice était différente et la responsabilité tout autre. « Obéit moi ou meurt », ce n’est pas compliqué non ? Tu parle d’un choix. Sans le vouloir elle pensa au deux personnes qu’elle avait tué… Responsable ou non ? Avait-elle le choix de ne pas les tuer ? Devait-elle sans cesse ressasser ses meurtres ? Elle allait en devenir folle si ça continuait.

Elle se força à regarder l’aéroport en détail, fixant sans le vouloir chaque passager, la bonne nouvelle c’est qu’a présent un seul coup d’œil suffisait, on allait pouvoir l’appeler œil de linx bientôt. Quoi qu’apparemment, ce n’était pas parfait car Melena lui proposa de regarder à droite et effectivement Yoake avait remarqué l’absence de cicatrices, mais pas le regard insistant du trio.

- Mignon, peut-être qu’on en saura plus si eux aussi prenne le dirigeable.

En temps normal, Yoake aurait surement continué sa route jusqu'à son studio, préférant éviter tout contact. Mais cette fois un sourire éclaira son visage, elle n’avait plus peur de rencontrer des gens elle voulait à présent prendre le risque de voir du monde. Certes les cicatrices étaient toujours aussi dérangeante mais la japonaise s’étonnait de la rapidité avec lequel les bras de Melena pourtant couverts de cicatrice ne lui faisait pratiquement plus rien. Elle commençait à croire que ça phobie était en voix de guérison… Elle se sentait forte.

La japonaise composta son billet et écouta avec attention le discours qui contenait les mesure de sécurité… Elle n’avait pas vraiment de moyen de comparaison mais elle doutait de pouvoir survivre en cas de problème… combien d’avions explosait sans laisser de survivants qu’en était-il pour les dirigeable de dreamland ?

C’était maintenant trop tard pour reculer, et puis de toute façon faire sa première traversée en dirigeable n’était pas donné à tout le monde. Encore moins un dirigeable comme celui là. Yoake colla son visage contre la paroi vitrée ses yeux sombre montrait l’étonnement de ce qu’elle voyait : un ballon énorme recouvert de cordage surplombait leurs futur embarcation en bois. C’était un spectacle grandiose qui l’attendait mais aussi complètement fou. Une fois entrée dans l’habitacle la japonaise toucha et ne pu s’empêcher de dire :

- ça vole vraiment ?

Cela ne devait pas rassurer la thanatophobe car quand elles s’installèrent sur leurs sièges, la thanatophobe fit part de sa peur. Essayant de la rassurer elle dit :

- On est à Dreamland, un dirigeable qui vol c’est tout à fait normal ici. Avec cette fenêtre on va pouvoir voir Riven Town de haut, ça va être sympa.

Yoake tourna sa tête vers son amie pour voir sa réaction, mais le regard de son amie fut tourné ailleurs. Le skateur blond attendait leurs réponses. La japonaise ne savait tout d’abords pas quoi répondre, sur qui allaient-elles tomber cette fois, elles n’avaient pas vraiment de chance jusqu’à maintenant. Mais en même temps que risquait-elle ? Melena était là toujours à l’affut et elle avait montré par deux fois qu’elle savait se défendre. Ce n’était pas ces trois jeunes skateurs qui allaient gâcher la fête. Elle remit donc son sac sur ses épaules. Et dit alors dans un sourire après un temps de réflexion qui pouvait paraitre long :

- Bonne idée.

Elle suivit donc le skateur vers un ensemble de sièges, ou trônait deux autres jeunes hommes, Yoake n’arrivait pas à définir leurs âge, ni s’il faisait partit ou non des voyageurs, mais bon si il avait 10 heures de vols devant elles autant en profiter pour discuter. Son regard passa sur la table ou effectivement il y avait de tout il y avait même une radio diffusait des chansons rythmé. Ça sentait bon les vacances.

Les trois hommes s’échangèrent un regard entendu comme s’il s’agissait juste d’un pari mais Yoake s’en foutait.

- En fait je me suis pas présenté, dit le blond en se grattant maladroitement la tête, je m’appel Mike et voici Bryan et Gab.


La japonaise regardait un moment les visages du tryo à réflexion il devait être plus jeune, mais bon Yoake ne paraissait pas son âge. Elle laissa Melana se présenter et ajouta :

- Salut, moi c’est Yoake. Vous partez en vacance.

La discussion commençait bien, le trio partait bien profitez du soleil dans la région de Miquitzly, ils étaient originaires de Riven Town et la jeune femme en déduisit qu’il n’était pas voyageur et qu’ils avaient toujours vécu à Dreamland. De leurs coté les amies avait juste précisés qu’elles allaient retrouver une amie.

Soudain le dénommé Bryan changea la station de sa radio et Yoake reconnu tout de suite les premières notes de la dernière chanson et ne pu s’empêcher de dire au skateur :

- Tu peux laisser celle là s’il te plait.

Cette chanson lui parlait elle la connaissait, les paroles s’enchainèrent d’elle-même et sans s’en rendre compte. Elle l’entonna : sa voix d’abord tremblante prenait de l’assurance accompagnant celle de la chanteuse :

I believe that tomorrow is stronger than yesterday.
And I believe that your head is the only thing in your way.
I wish that you could see your scars are linked of beauty.
I believe that today its okay to be not okay.
Hold on x2


Combien de temps, Depuis combien de temps n’avait elle pas chanter 5 ans ? surement, elle n’avait jamais eu l’envie de se laisser aller depuis le sucuide de son ami musicien… Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi ne voulait-elle pas s’arrêter, parce qu’elle était heureuse ? Un léger sourire se dessina sur ses lèvres : Et si c’était vrai ?

Les dernières notes s’arrêtèrent laissant tout le monde sans voix la japonaise la première. Résultat personne, n’avait réagit au décollage de l’appareil. Rouge comme une tomate elle dit finalement en se tournant vers Bryan :

- Met quelque chose de plus entrainant, on ne va quand même pas s’arrêter là.


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