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 Au pays des fous, les givrés sont rois

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James Brooks

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Maladie mentale : Trouble dissociatif de la personnalité

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 16 Juin - 14:30

James crut qu'il avait définitivement flanché lorsqu'il vit un femme toute nue debout sur la neige, comme si c'était normal. D'ailleurs il ne put s'empêcher de rougir et si il avait eu la force il serait aller chercher sa couverture dans sa hotte pour couvrir la dame en glace. Ceci dit son cerveau avait l'air tout aussi givré, et la suivant de ces yeux écarquillés crier et courir dans tous les sens.
Une vision surprise avant la mort et James fut content de voir arriver Dakota. Au moins il l'aurait vu avant de finir en légume. Sélène lui raconta qu'ils avaient vu son ombre, bien attaché au sol non loin. James hocha la tête péniblement pour affirmer les paroles. Ayant oublié pendant une seconde que c'était lui qui avait envoyé la lettre. Dakota était comme d'habitude d'une amabilité à toute épreuve. Bien que James soupçonnait une menace dans les paroles de son amie.

De l'autre côté Hildegarde s'amusait encore et toujours à planté les ombres, pensant que c'était la sienne mais à chaque fois ce n'était pas la bonne. James eut de la peine pour elle et la regarda courir après une énième ombre.

- La pauvre...

Souffla t-il avant de retourner sur Dakota qui lui demandait où était son nombre. Difficile de dire une localisation juste dans une grande étendue de plaine neigeuse. Il sursauta lorsqu'elle haussa le ton sur Sélène et se mettre à l'accuser de son mal.

- Mais calme toi...!

Son amie devenait vraiment bizarre et son rire glaça James, qui avait déjà assez froid. Elle se mettait en plus à parler toute seule ce qui était encore plus terrifiant. L'adolescent se redressa sur ses jambes, cherchant un équilibre quelques secondes sur ce qui lui restait de force. Si Dakota ne trouvait pas son ombre, elle allait finir aussi givré que Hildegarde et c'était hors de question.

- Ton ombre est par là, suis moi

Indiqua t-il en pointant du doigt une direction qui lui semblait être la bonne. De toute façon l'ombre ne pouvait être que derrière eux. Il prit son ami par le poignet, à défaut de sa main qui avait l'air raide comme un poteau et se traina avec elle. Ses pieds se levaient à peine du sol, et il manquait de trébucher à chaque pas.
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Selene Nymphadora

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Maladie mentale : TOC des épouvantails

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 16 Juin - 19:07

La voix de Dakota lui fit faire volte face. Selene allait ouvrir la bouche, mais si aucun son ne franchit ses lèvres, ce ne fût pas seulement parce que la phobophobique l’avait rembarrée, mais aussi parce que son apparence avait changé du tout au tout. Si elle conservait ses vêtements, les parties dénudées de la benjamine du groupe étaient couvertes de givre, les serpents de sa couronne de méduse étaient figés comme des statues de glace, ses yeux renvoyaient un éclat de folie.

La blondinette n’avait pas encore physiquement attaqué la toquée, mais celle-ci eut l’impression de recevoir un pieu dans le cœur en entendant les accusations faites à son égard. C’était d’autant plus douloureux qu’elle se souvenait de sa confidence avec James, quand elle lui racontait comme elle désespérait de ne savoir y faire avec Dakota alors qu’elle l’aimait bien. La galloise avait envie de protester, de dire à celle qui fut son amie qu’elle avait tord, de l’enlacer pour lui prouver et mettre fin à sa folie. Elle ne pouvait pas. Ses pieds restaient bloqués dans la neige, ses lèvres blessées battaient dans le vide, et elle avait cette sensation déchirante que c’était fini. Si elle s’approchait de Dakota, dieu sait ce qui arriverait ?

James fit mine de l’éloigner, indiquant l’endroit où devait se trouver l’ombre de la blondinette. Selene n’arrivait toujours pas à bouger, pétrifiée. Ce qui la tira de son immobilisme fût une voix douce aux accents mystérieux. C’était étrange, parce que la toquée l’avait bien remarqué : personne n’avait d’accent à Dreamland normalement.

- Excusez-moi, je peux vous aider je crois ?

Une femme sans âge. Elle était grande, enveloppée dans une espèce de yukata d’un gris lunaire, couverte d’élégants bijoux de type orientaux. Ses cheveux d’un noir de jais étaient longs, souples, se cambrant harmonieusement au gré des bourrasques glacées. Ses pupilles profondes et sombres se posèrent sur chacun des acolytes – s’attardant un peu sur Dakota – puis elle désigna d’un délicat geste de la main l’ombre de Selene.

- Ce sont ma spécialité. On a fait appel à moi pour que je puisse venir en aide aux gens d'ici.
- Vous… vous voulez dire…, commença timidement Selene, que vous sauriez rattacher nos ombres ?

Un léger sourire se dessina sur les lèvres rouges de l’inconnue. Avec une grâce sans pareil, elle exécuta une sorte de mantra d’une seule main. Des filaments dorés apparurent de nulle part, serpentant comme des reptiles, puis se précipitèrent sur les chaussures de la toquée. En décrivant de larges arabesques, ce fil magique reliait les pieds de l’adolescente à son ombre. Elle sentait des petits picotements, rien de plus. Quand ce fût terminé, un frisson la traversa. Une sensation étrange, à la fois douleur et douceur, s’imprima sur sa poitrine frêle, mais elle avait la sensation de revivre. Elle était de nouveau entière.

Le visage de la galloise s’illumina, elle avait envie de se jeter au cou de la femme qui l’avait aidée, mais celle-ci la doublait déjà avec un sourire pour s’interposer entre elle et Dakota. Ses yeux intenses détaillaient la gamine, puis se tournèrent vers James, graves :

- Elle est déjà très fragilisée et ce pouvoir qu’elle ne contrôle pas aggrave son état de santé. Vous savez où est son ombre ? Si elle ne la récupère pas très vite, elle risque de ne pas en revenir.

Alors qu’elle allait suivre les deux jeunes gens, Selene ne put s’empêcher de demander :

- Me... Merci ! … comment vous vous appelez ?

La concernée se tourna vers elle, ses yeux déjà légèrement en amande plissés par un sourire bienveillant.

- Tu n’as qu’à m’appeler Wendy.

Étrange comme déclaration. La jeune fille ne savait pas trop si cela signifiait que c’était réellement son nom, ou sil elle avait lu dans son subconscient que ce nom ferait échos en elle. « Wendy », celle qui avait recousu l’ombre de Peter Pan. Selene allait emboiter le pas au trio, mais ses pieds étaient bloqués dans la neige. Un instant, elle cru que c’était une farce, que cette femme l’avait en fait clouée au sol, mais elle ressentit assez vite une sensation significative. Celle d’éclater en un milliard de particules et d’être réunie pour passer par le trou d’une tête d’épingle.

==== MONDE REEL ====

En sursaut, la galloise rouvrit les yeux dans la chambre de Dakota. Tout était à sa place, rien n’avait bougé depuis son départ. Les sensations de froid et de courbatures s’estompaient, il ne restait que celle de son corps engourdi par le sommeil. Ses yeux noisette se posèrent sur James, encore paisiblement endormi. Elle ne lui avait pas dit au revoir ; même pas donné de rendez-vous pour le retrouver dans le monde réel. Pourtant rien ne saurait la persuader de retourner à Dreamland désormais. Elle était guérie, du moins de la dégénérescence de son âme. Avec une espèce malgré tout de pincement au cœur chargé de nostalgie, Selene rassembla ses affaires, répondit à quelques question du Dr Thores et fut libre de partir. Elle prit soin de griffonner son adresse et son numéro sur un bout de papier qu'elle glissa dans la main du psychotique.

Rentrer chez elle – enfin.


**** HRP ****

Voilà, pour l'instant Selene rentre chez elle et est mise en stand by. On verra bien si on la retrouve un jour !
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Dakota Earnshow

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 17 Juin - 17:58

Elle l’épinglerait comme un papillon. Non... pas un papillon. Comme un gros et répugnant cafard, et elle gigoterait ses petites pattes dans le vide jusqu’à ce que la neige sous elle ne soit plus qu’une bouillasse écarlate. Il n’y aurait plus eut qu’à l’exposer ensuite sur le mur du musée des horreurs. Car elle l’avait en horreur, ça oui ! Si... si mesquine et menteuse et... et... et fourbe ! A se voiler la face et geindre, à se victimiser sans cesse alors que c’était elle le bourreau ! Oh oui, cette expérience serait fascin...

Mais elle ne put pas réaliser ce rêve sadique, James empoignant son bras pour la trainer vers l’endroit supposé où se trouvait son ombre. Sa chance de survie. Son meilleur ami allait l’aider, il n’était pas dans le complot maintenant c’était sûr. Jamais il n’aurait pu la trahir. Tout était juste la faute de cette peste rouquine dépourvue d’âme !

- «Je dois d’abord finir ! Je dois en finir avec elle avant qu’elle n’en finisse avec moi !» s’écria-t-elle en tentant de se libérer, en vain.

En synchronisation parfaite avec le son de sa voix la température ambiante baissa drastiquement dans la zone, du -20°C déjà piquant au -50°C frigorifiant. Dakota ne s’en rendit même pas compte, bien trop préoccupée par le fait de retrouver sa liberté de mouvement et par cette femme sortie de nulle part. Wendy ? Wendy ? C’était ridicule ! Elle se croyait sortie tout droit du roman, à recoudre les ombres affublée d’un nom pareil ? Elle était délirante ! Dé-li-ran-te ! Un nouveau fou rire la secoua à l’en plier en deux.

- «Cette femme est complètement givrée ! Folle à lier ! Ah !»

Elle se remit à rire de plus belle, toujours trainée à bout de bras par le pauvre psychotique qui n’avait pas la force de continuer comme ça bien longtemps. Tout se mélangeait dans sa tête gelée, sa colère, sa peur, son ressentiment, sa jalousie... des sentiments qu’elle refoulait d’habitude mais qui jaillissait comme des geysers sous l’effet de la folie. Lorsque le convoi s’arrêta aux côtés de son ombre elle vola un baiser glacé à James avant de se jeter sur sa réplique sombre plaquée au sol.

- «Merci ! Oh, c’est bien moi ! Je suis donc si petite ? Et si mal coiffée ?» elle pouffa pour une raison qu’elle seule connaissait «Que se passerait-il si on recousait les mains et non les pieds ? Je devrais marcher la tête en bas ? Il faudrait me muscler les bras... oh... James ! Je ne crois pas que je pourrais.»

La mine de la phobophobe devint soudain profondément angoissée à cette idée, comme si elle se trouvait au bord des larmes. Heureusement Wendy n’attendit pas qu’elle retrouve un semblant de calme pour «l’opérer»... avant même que Dakota réalise son ombre était de nouveau liée à ses pieds. Elle se sentait... si bien ! Si complète ! La fatigue, la douleur, les saignements, tous ces symptômes s’étaient envolés au point qu’on puisse même douter qu’ils aient existé...

- «Et bien doc’, je suppose que je dois vous dire merci ! Faire quelque chose en votre honneur, hum ?»

Se grattant sa tête gelée, Dak’ pensa longtemps -enfin de son point de vue ce qui dans son état se résumait à une seconde et demi- après quoi elle se concentra pour faire apparaitre une sorte de statue de glace difforme, à peine plus petite qu’elle qui avait vaguement la forme de Wendy. Pour un alcoolique ou un drogué du moins. Elle agita la main, pleine de fausse modestie avant de minauder :

- «Non, non... ne me remercie pas c’est tout naturel !» l’adolescente se tourna vers James «Je peux tuer Selene maintenant, d’accord ?»

Le gigantesque sourire qui éclairait son visage aurait presque fait oublier le caractère horrifique de ses propos...

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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 17 Juin - 19:49

James allait emmener Dakota loin de Sélène avant qu'il ne soit trop tard lorsqu'une voix inconnue s'éleva derrière son dos. Il se retourna et son regard tomba sur une jeune femme venue d'il ne savait où. Elle croyait pouvoir les aider, piquant la curiosité de l'adolescent. Si elle savait comment récupérer leurs ombres alors oui elle serait utile mais bon, au bout d'un moment il fallait arrêter de croire au Père Noël. Façon de parler bien sur puisque James avait vu le monsieur à la barbe blanche pour de vrai.
Finalement un nouvel espoir renaissait car la jeune femme était bien là pour les aider.
Sous ses yeux Sélène récupéra enfin son ombre et sa mine ne tarda pas à aller mieux. James fut soulagé pour elle mais il restait encore Dakota et lui sur la balance. D'ailleurs les paroles de la jeune femme sur son amie l'inquiétèrent et il ne perdit pas plus de temps pour se remettre en route. Dakota n'avait pas l'air du même avis et se débâti en parlant d'en finir avec quelqu'un.

- Arrête tu me fais mal...!

C'était vrai, il sentait le froid irradier de la blondinette mais malgré ça il refusait de la lâcher pour qu'elle aille faire quelque chose de mal.
Wendy, t-elle était le nom de leur sauveuse. Logique en somme vu que c'était elle qui avait aidé Peter Pan. Il se retint de lui demander où était ses frères.

- En attendant elle peut nous aider

Déclara t-il avant de forcer tant bien que mal Dakota à avancer. C'est avec grande peine qu'ils arrivèrent à la fameuse ombre. Sans s'y attendre la blondinette l'embrassa avant de sauter sur la neige. Les joues de James s'empourprèrent et si l'urgence n'avait pas été là, il aurait rigoler face au comportement de son amie si inhabituel. Le froid l'avait grandement atteinte. Wendy rattacha son ombre et il ne restait plus que l'adolescent mais il ignorait où se trouvait son ombre à lui. Sans doute dans le tas où ils avaient laissé Sélène.

Dakota s'amusait avec son nouveau pouvoir, finissant de définitivement montrer qu'elle avait pété un câble. Le Summum fut cependant atteint lorsqu'elle se tourna vers James pour lui demander si elle pouvait tuer Sélène. Ses yeux s'écarquillèrent.

- Qu...Quoi ? Mais ça va pas...! Et puis il y a plus important je te rappelle que j'ai toujours pas mon ombre...Mais bon apparemment laisser la glace te geler tes neurones est moins grave alors vas y fais toi plaisir de toute façon je suis trop fatigué pour m'amuser avec tes enfantillages...

Lâcha t-il avant de s'asseoir sur la neige, la neige lui mouillant son derrière mais il s'en foutait. Il était fatigué, à bout et une grande envie de dormir.

- Désolé Wendy mais ton aide s'arrête là

Dit-il en se tournant vers l'appelé.
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Dakota Earnshow

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 18 Juin - 19:51

Lorsque James la rabroua Dakota se recroquevilla, sa tête rentrant dans ses épaules comme un enfant craignant une gifle. Son sourire rayonnant avait disparu, troqué avec une tête sinistre, une moue boudeuse et des yeux embués. Alors que son meilleur ami congédiait Wendy elle se mit à grommeler pour elle-même, à peine audible :

- «On peut jamais s’amuser, le père noël passera jamais pour moi, ça non... je voulais juste sa tête coupée dans une chaussette mais non ! C’était trop demander... je n’aurais jamais de vrai noël, c’est pas juste.»

L’adolescente shoota dans une motte de neige, la mine bougon, avant de forcer James à se remettre debout en créant un monticule de glace juste sous ses fesses, si haut qu’il fut forcé de se stabiliser sur ses pieds pour ne pas tomber. Pas de pause pour les Grinch !

- «Debout limace ! Tu risques pas de trouver ton ombre juste sous tes pieds... ou si justement ?»

Alors que Dak’ commençait à pouffer de sa blague, elle se retrouva si absorbée par son humour douteux qu’elle en oublia d’avoir peur. Complètement. Elle dégela aussitôt comme si rien ne s’était passé et dans un rayon de 6 mètres autour d’eux plus aucun pouvoir de voyageur, humain comme ombre, ne put s’exprimer. Avec le retour à la normal vint la prise de conscience. Elle avait vraiment fait tout ça ? Pire... dit tout ça ? Elle s’était couverte de ridicule ! Elle se pinça l’arrête du nez alors qu’elle poussait un long et profond soupir.

- «Désolée James. J’ai perdu le contrôle. Je m’étais dit que ce serait une bonne idée de profiter de l’occasion pour copier des pouvoirs puissants et je croyais naïvement que j’aurais le dessus sur eux. Je m’étais trompée, une fois n’est pas coutume.»

Lorsqu’elle baissa la main pour affronter le regard du psychotique elle se rendit compte à quel point il était cerné et maladif. Son visage virait au verdâtre, presque famélique. Lui, il n’était pas guérit et son état n’allait pas en s’arrangeant. Si sa version complètement givrée avait passé ce fait à la trappe il était hors de question qu’elle fasse abstraction de cette priorité à présence. Elle devait aider James, et vite. Il n’était pas de constitution très robuste et elle n’avait aucune idée du temps qu’il tiendrait avant de lui claquer entre les doigts dans un environnement aussi hostile. La peur qui naquit alors en son cœur fit cesser l'effet de son pouvoir mais heureusement le précédent ne reprit pas ses droits.

La phobophobe prit la main de James dans la sienne et l’entraina avec précaution vers l’endroit où ils avaient laissé Selene. Elle ne l’aimait pas mais elle pourrait servir : mieux valait trois paires d’yeux que deux. Hélas une fois sur place tout ce qu’elle vit fut des traces de pas, un trou plus profond dans la neige à l’endroit où la rouquine s’était affalée près de son ombre puis... plus rien. Aucune trace de départ et pourtant elle n’était plus là. On aurait presque dit que...

- «Selene... elle est retournée dans le monde réel. Sans nous.»

Nouveau coup de poignard dans le dos, à croire que sa version congelée et paranoïaque n’avait pas tort. Elle ne s’était pas souciée d’eux et était partie, jugeant probablement que sa santé était suffisante. Pourquoi s’inquiéter des autres ? Et même si Dakota avait tendance à adopter ce genre de fil de pensées elle n’aimait pas qu’on le lui serve en retour. **Je lui enverrais la facture du psy pour tout le groupe, on verra si jouer solo est toujours aussi amusant.**

Mais ce n’était pas le moment de s’arrêter ou de se laisser abattre. Elle aiderait James sans cette fuyarde sans honneur.

- «Ce n’est pas grave, on trouvera sans elle. Je ne te laisserais pas tomber.»

Autour d’eux les ombres se mouvaient, parfois timides et d’autres aventureuses, avec leur lot de magie qui dévastait la lande. On pouvait d’office éliminer celle qui provoquait des gerbes de flammes, tout comme cette autre qui plongeait un petit périmètre dans le noir total...

Une main qui venait de se poser sur son bras fit sursauter la surdouée qui fit un nouveau bond lorsqu’elle se tourna pour constater que ce qui lui faisait face n’était rien moins que Rudy. Rudy son ours en peluche qu’elle avait relégué au placard depuis de longues années. Lorsqu’elle n’était qu’une toute petite fille elle se souvenait avoir accordé une attention toute particulière à la peluche, voyant en elle un ami faute de pouvoir s’en faire un de chaire et d’os. Elle lui avait fait bon nombre de fois prendre le thé, faire de la balançoire ou même jouer aux échecs jusqu’au moment où elle avait réalisé qu’un bout de tissu n’était rien d’autre que ça justement : du tissu. Adieu l’ami imaginaire ! Et pourtant il se tenait là, juste devant elle, la fixant de ses yeux en bouton.

Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la bouche pour demander ce qu’il faisait là mais surtout comment cela se faisait-il qu’il existe elle réalisa qu’elle connaissait déjà la réponse. Une réponse comme on aimerait en avoir plus souvent.

- «James ? Je crois que ton ombre n’est pas loin...»

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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 19 Juin - 16:57

James entendit Dakota grommeler dans sa barbe qu'elle n'avait pas, mais à vrai il ne préférait même pas savoir de quoi il s'agissait. Cela devait être sur Sélène. Cette dernière n'avait pourtant rien fait de mal et l'adolescent ne comprenait pas cette animosité.
Il sentit le terre bouger, ou plutôt la neige bouger sous ses fesses pour le redresser sur ses deux pieds. Il tituba quelques secondes avant de se stabiliser. Cela ne pouvait venir que de Dakota et en plus elle le traita de limace. C'était facile de dire ça quand on était pas à l'article de de la mort...Il n'avait même pas envie de rire à sa blague, que seule elle trouvait marrante.
Et sans aucune explication, son amie changea de comportement, redevenant celle que James préférait. Elle s'excusa en expliquant qu'elle avait voulu copier le pouvoir de Hildegarde.

- C'est pas grave...le principal c'est que tu sois revenu...

Il lui décerna un petit sourire fatigué. Il était vraiment content de retrouver la blondinette même si lui n'était pas au meilleur de sa forme. Il ne savait pas combien de temps il lui restait encore avant de trépasser.
Dakota lui prit alors la main et l'obligea doucement à avancer pour retourner là où ils avaient laissé Sélène. Seulement cette dernière avait disparue et l'espace d'un instant il eut peur qu'elle se soit fait attaquer. Mais il préféra opter pour la solution de Dakota.

- Elle a du pouvoir se réveiller après avoir récupérer son ombre...Je suis sur qu'elle avait pas voulu nous laisser


Naif ? Peut être un peu. Mais il ne voulait pas croire que la rouquine était partie comme ça.Et puis de toute façon maintenant James avait retrouvé Dakota, c'était le plus important. James regarda les ombres se mouvoir sur le sol enneigé, en espérant peut être y voir la sienne avec de la chance. Il sentit Dakota sursauter près de lui et eut la surprise de voir un ours en peluche. Mais qu'est ce jouet faisait là ? En plus d'être plus vrai que nature. Ce n'est que lorsque Dakota lui souffla que son ombre ne devait pas être bien loin qu'il tilta.

- Ah mais oui tu as raison ! C'est mon pouvoir, enfin celui de Ju...JULES ?

S'approchant du trio, la silhouette bien connu de son meilleur ami le fit sourire. Si il avait pu il lui aurait couru dans les bras.

- Mais t'étais passé où ? Qu'est ce que tu...Repose moi par terre !

Jules venait de soulever James dans ses bras et sans un mot se mit à marcher, emmenant son créateur adoré qui n'avait pas assez de force pour se débattre. Ce n'est que lorsqu'il s'arrêta non loin d'une ombre que l'adolescent compris que Jules l'avait aidé.

- Oh Jules t'es le meilleur !

Celui ci le déposa doucement sur la neige et Wendy refit son apparition avant de lier, comme elle l'avait fait pour Dakota et Sélène, James à son ombre. Ce dernier se sentit revivre, retrouvant peu à peu ses couleurs et un sourire rayonnant se peindre sur son visage. Il remercia chaleuresement Wendy et s’apprêtait à le faire aussi à Jules mais celui ci s'était déjà volatilisé.

- Il est chiant à tout le temps disparaître comme ça

James se remit debout et sans crier gare serra Dakota contre lui.

- Tu m'a manquéééé
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Dakota Earnshow

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 19 Juin - 19:30

C’était quoi déjà, la formule d’usage ? Ah oui. «Tout est bien qui fini bien». Ils étaient débarrassés de Selene, de Jake, de Sydney et de tout autre parasite qui aurait pu avoir l’étrange lubie de s’accrocher à leurs basques comme des sangsues. Ils avaient retrouvés leurs ombres. Ils étaient vivants et avaient toutes les cartes en main pour le rester en vie. Comme mieux terminer la journée, hm ? Avoir croisé Jules n’était certes pas la clôture idéale mais il fallait avouer qu’il s’était montré efficace à défaut d’être aimable. James sautait de tous côtés comme un cabri ce qui tira même un sourire à Dakota avant que son esprit ne se change en surprise pure lorsqu’il se jeta sur elle pour la câliner. Elle ne se ferait jamais vraiment à ces démonstrations d’affection.

- «Tu... tu m’as manqué aussi tu sais. Mais je vais bientôt mourir étouffée si tu ne lâches pas un peu prise.» souffla-t-elle avec difficulté, sa poitrine étroite comprimée.

Une fois libre Dakota inspira profondément une fois, puis deux, avant d’attraper la main de James.

- «On fera en sorte de ne plus se quitter à présent. J’étais fatiguée et contrariée par tout ce qui nous arrivait, je n’aurais pas dû te perdre de vue.» Sa voix était glacée et monocorde comme à l’accoutumée et pourtant elle semblait sincère quand elle ajouta «Je ne le montre peut-être pas mais tu es important à mes yeux. Je ne voudrais pas perdre mon seul ami à cause d’individus lambdas s’immisçant dans notre groupe.»

La surdouée se mit en route sans desserrer les doigts, entrainant son camarade vers le village, son auberge et sa cheminée flamboyante. Ils avaient passé assez de temps à patauger dans la neige, pas la peine de s’attarder plus longtemps ici sans raison. Elle pourrait se mettre à avoir peur d’avoir peur d’attraper un rhume ce qui écourterait drastiquement sa période de paix de l’esprit. Autant s’en passer, donc.

Le regain de force apporté par leur guérison lui donnait l’impression de pouvoir faire des kilomètres sans se fatiguer. Le trajet de retour se passait deux ou trois fois plus vite qu’à l’aller ce qui était presque dommage quand on pensait qu’elle avait enfin quelqu’un avec qui discuter. Quelqu’un dont elle ne souhaitait pas arracher la langue et la lui faire manger pour arrêter de débiter des âneries. La gamine aurait voulu dire tellement de choses et pourtant rien ne franchissait l’enclos de ses lèvres. Il savait, il savait déjà tout. Ils avaient partagé tellement d’expériences bonnes ou mauvaises -et surtout mauvaises- qu’ils n’avaient plus vraiment besoin de mots pour se comprendre. Et pourtant parfois il y avait des choses qui avaient besoin d’être dites.

- «Parfois, je me demande même si tu n’es pas plus. Je sais que c’est absurde, tu es gay et je suis d’après certains «sans coeur» mais je pense que je te dois d’être honnête. Je n’ai pas envie de te cacher des choses sous prétexte de me retrouver mal à l’aise. L’amitié ne doit pas être basée sur des mensonges, non ? Je n’ai pas souvent eu l’occasion d’appliquer ces principes et je suis plutôt novice en la matière, tu m’excuseras.»

Dakota s’imagina l’espace d’un instant se rendre au cinéma avec son comparse, partager une glace, se balader dans un parc... et le spectacle était tellement peu naturel qu’elle chassa tout ça de son esprit en levant les yeux au ciel. Non, c’était ridicule. Même si ça avait été possible elle se révèlerait être une bien piètre personne pour partager une vie. Elle en aurait presque plaint Henry, son fiancé qu’elle connaissait à peine, et qui était pour l’heure destiné à la supporter jusqu’à ce que la mort les sépare. Un haussement des épaules relégua bien vite ce problème dans la colonne des «je m’en contrefiche en fait». Un mariage arrangé faisait rarement des heureux, il devait bien s’y être préparé.

- «Bref. Et si on rentrait à l’auberge ? Si Selene s’est réveillée on ne devrait pas tarder à faire de même, autant passer ce laps de temps au chaud.»

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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 20 Juin - 16:46

Trop heureux, James serrait Dakota contre lui comme un nounours mais la pauvre se plaignit d'être en train d'étouffer. L'adolescent la libéra aussitôt de son étreinte, un sourire désolé aux lèvres. Ça serait quand même bête de tuer son amie sans le vouloir après s'être enfin retrouvé.
Dakota lui prit la main et James l'écouta attentivement et sentis les larmes monter lorsqu'elle déclara qu'il était important pour elle. C'était la première fois que quelqu'un lui faisait une telle déclaration d'amitié depuis longtemps qu'il était prêt à en pleurer. Emu jusqu'aux larmes, James essuya ses yeux de sa main libre.

- Tu peux pas savoir combien ça me touche de t'entendre dire ça

Déclara t-il avec un grand sourire. Bien évidemment il s'était douté par rapport au comportement de Dakota qu'elle l'appréciait un minimum. Mais jusqu'à maintenant la blondinette n'avait pas mit de mots dessus.
Enfin retrouvé les deux amis se mirent en route pour rejoindre le village. Il n'y avait pas à dire que l'avancée était plus rapide et agréable maintenant que James avait retrouvé son ombre. Il espérait que ses autres camarades eux aussi victimes, retrouvent la leur à temps.

Dakota brisa le doux silence qui s'était installé, penchant légèrement la tête sur le côté comme si ça allait l'aider à comprendre ce que voulait dire son amie.

- Mais même si je suis gay, pour moi aussi tu es plus qu'une amie ! Tu es ma meilleure amie Dakota, et je sais que c'est inhabituelle pour toi ce genre de chose alors ne t'en fais pas rien ne presse pour que tu t'y habitues

Et puis sa mère serait heureuse d'apprendre que son fils c'était fait une amie. Elle qui se plaignait de voir toujours le même à la maison.

- Allons à l'auberge ! Et quand on sera réveillé, on garde contact et je t"inviterai à manger chez moi ! Ma mère va t'adorer !

Il avait déjà hâte de présenter sa meilleure amie à la femme de sa vie. Mais pour l'instant il fallait attendre sagement au chaud que leurs corps se réveille dans l'autre monde.
Le village finit par se découper à l'horizon et c'est avec joie que James accueillit la chaleur de l'auberge après une heure de marche.

- A ton avis il reste combien de temps avant le réveil ?
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Dakota Earnshow

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Dim 22 Juin - 19:19

Il était heureux d’entendre ça ? C’était surréaliste. Lorsqu’il lui annonça qu’elle était elle aussi plus qu’une amie son cœur rata un battement et un sourire involontaire se peignit sur son visage pour disparaitre juste aussitôt. Pas une amie, mais sa meilleure amie. Oh. Dakota scruta le visage de James pour essayer de comprendre, savoir s’il était idiot ou s’il le faisait exprès. S’il n’avait vraiment pas compris ou s’il la repoussait gentiment en faisant comme si de rien n’était. Le premier cas se révèlerait agaçant et le second blessant. Après tout elle avait été sincère, non ? Alors ne pouvait-il pas lui dire une bonne fois pour toute «non» pour qu’elle soit fixée ? C’était... c’était méchant. Plus méchant encore que de lui mettre ce que les adolescents normaux appelaient un râteau.

La phobophobe était à deux doigts de lui balancer une remarque acide à la tête de James mais l’enthousiasme du garçon l’arrêta. Il n’avait vraiment pas l’air de réaliser, en fait. Il avait vraiment l’air de vouloir lui faire une place dans sa vie en tant qu’amie, même la présenter à sa mère ! Dak’ était d’ailleurs curieuse de voir à quoi ressemblait une mère. La sienne n’était ni assez présente ni assez sentimentalement proche pour qu’elle ait pu se faire une réelle idée de la chose.

Le voyage se révéla long dans ses conditions mais elle prit sur elle et ne rouvrit la bouche qu’une fois à l’auberge, après qu’ils se soient trouvés une place près de la grande cheminée. Son air était grave et son ami ne sembla le remarquer qu’après avoir posé sa question sur leur réveil d’un air badin.

- «Je ne sais pas. Une minute, un jour, un mois... le temps est trop aléatoire ici.»

Elle soupira, l’angoisse pointant son nez. Impossible d’en rester là, elle voulait vraiment mettre les choses à plat mais la peur d’avoir peur de se faire rejeter -encore- pointait son nez, insidieuse et fourbe. Dakota plaqua soigneusement ses mains sur la table pour que James ne remarque pas qu’elle tremblait et s’humecta les lèvres avant de reprendre, choisissant ses mots avec soin :

- «Au fait, tu m’as mal compris tout à l’heure. Quand je te disais que je t’aimais plus qu’un ami, c’est effectivement pour dire que tu es mon meilleur ami -mais de toute façon tu es le seul donc ça règle la question- mais aussi pour te dire que je... je crois que j’ai des sentiments pour toi. Je me sens ridicule, normalement je suis au-dessus de ce genre de choses mais le fait est que je ne peux pas contrôler ça. Alors si je n’ai aucune chance, comme je me doute que c’est le cas, dis le moi franchement. Ne cherche pas à me ménager, ce serait plus blessant qu’autre chose. J’ai juste... et bien j’ai juste besoin de savoir. Tu comprends ?»

Elle s’était rarement sentie aussi mal. C’était ça de s’impliquer émotionnellement. Si seulement elle avait pu s’abstenir d’avoir des relations sociales à Dreamland tout aurait probablement été plus simple. Son aveux allait probablement créer un malaise et James allait s’éloigner. Il ne la regarderait plus comme avant, seules resteraient dans ses yeux la compassion et la culpabilité. La gamine ne voulait pas de ça et pourtant ça allait arriver... elle avait bien peur d’en avoir peur.

La sensation du collier, qu’elle avait reçu le matin même, autour de son cou lui donnait l’impression de suffoquer. S’enfuir paraissait tout d’un coup une très bonne option. Mais pour aller où ? La surdouée resta donc assise, le corps immobile et raide comme un piquet dans l’attente que James réagisse, dise quelque chose... n’importe quoi. N’importe quoi sauf du mépris.

- «Ou alors tu avais déjà compris mais fais croire que ce n’était pas le cas ? Dis quelque chose, ne reste donc pas muet comme ça. Ça ne te ressemble pas.»



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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 23 Juin - 15:27

Incapable de reconnaitre qu'il avait été à côté de plaque, James ne se souciait pas de la mine sérieuse qu'affichait Dakota. Il se disait que le froid devait crisper son visage mais une fois qu'ils seraient à l'auberge elle ira mieux et sera toute souriante.
Logé près de la cheminée, l'adolescent s'intéressa au temps qu'ils avaient avant de finir par se réveiller. Même si cela ne faisait pas longtemps dans le monde des vivants, sa mère lui manquait et encore plus depuis qu'il avait failli trépasser. Elle ne savait pas non plus, ce qui n'était pas étonnant. Son amie était très intelligente mais elle avait ses limites.
Il espérait tout de même qu'ils ne resteraient pas coincés ici pendant un mois...Ca avait beau être le village du père noël, la douceur de son foyer était encore mieux. Il pensa alors à sa chambre, à sa maison et aux délicieux repas que sa mère lui préparait avant d'être coupé par Dakota. Celle ci tenait à lui expliquer ses paroles de tout à l'heure, ce qui laissa sans voix James après la tirade.

- Je...Hein...? Quoi ? Tu ? Non...mais...je...

James se mordit la lèvre pour arrêter de bégayer comme un idiot. Il ne s'était pas du tout attendu à ce que sa meilleure amie ait des sentiments pour lui. Est ce que lui en avait ? Il l'ignorait à vrai dire...La dernière fois qu'il s'était un tant soit peu attaché à quelqu'un cette personne l'avait laissé tomber comme une vieille chaussette...
Et la souffrance de la perte de son amour d'enfance était encore bien brûlante au fond de lui. Il ne voulait pas non plus blesser Dakota et qu'elle décide de ne plus le voir, il l'adorait, elle était la seule qui se battait pour lui et il était le seul à avoir percer sa carapace apparemment. La seule chose à faire était de suivre sa première pensée.

- Je...

Il posa sa main sur l'une de Dakota. Il ne pouvait pas imaginer la suite de sa vie sans elle, peut importe de quelle côté il se mettait.

- Je veux rester avec toi...mais il me faudra encore du temps pour...enfin je veux dire...Celui que j'aimais qui est...il y a 4 ans..

Tenta t-il d'expliquer vainement avant de reprendre sa main et de baisser la tête.

- Excuse moi tu dois rien comprendre...

Pourquoi était ce si compliqué à dire ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 23 Juin - 16:53

Oui, elle pouvait à présent valider l’hypothèse du «il n’avait pas compris». Sa nouvelle déclaration avait laissé James écarlate, bafouillant et totalement déboussolé. Même si elle s’était attendue à un non Dakota ne pouvait s’empêcher de se sentir mal, comme si un poids invisible écrasait sa poitrine frêle. L’amour n’était pas pour elle, il fallait qu’elle se fasse une raison. Elle venait de se montrer aussi ridicule que Selene et il était plus que temps de se rendre à l’évidence, d’enfermer ses sentiments dans une boite avant de la jeter dans le trou béant qu’était son cœur. La sensation de la main du garçon sur la sienne la fit soudain tressaillir et elle tenta de garder son apparence de calme absolu tout en cherchant à comprendre ce qu’il tentait de lui expliquer.

Il voulait rester avec elle... mais comment ça ? Et de qui parlait-il donc ? Il fallait le reconnaitre : elle ne comprenait pas un traitre mot de ce qu’il tentait de lui expliquer. La surdouée supposait qu’il cherchait à évoquer un traumatisme ancien qui le freinait dans ses relations sociales mais de là à savoir quoi exactement... le pauvre James n’avait pas l’air capable d’aligner deux syllabes sans bégayer tant ces souvenirs le troublaient. Quelque chose d’aussi choquant n’avait pas dû le laisser indemne, peut-être même qu’il en rêvait la nuit. D’ailleurs cela représenterait une opportunité inespérée de comprendre où il voulait en venir, aussi Dak’ comptait bien en profiter.

- «Si tu n’arrives pas à m’expliquer ce n’est pas grave. Je peux comprendre autrement.»

Son ami ne devait pas comprendre ses intentions et ce n’était peut-être pas plus mal. Il n’y avait pas grand monde qui appréciait de voir pénétrer son subconscient, peu importe les raisons. La phobophobe ferma les yeux et se concentra jusqu’à en avoir mal au crâne puis... puis elle se retrouva dans le noir, avec cette même porte solitaire flottant au milieu du vide, presque similaire à celle qu’elle avait observé dans la tête de Jake. Alors qu’elle tentait les doigts pour frôler la poignée, la porte s’ouvrit grand, déversant un flot de lumière qui l’éblouit quelques instants.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux Dakota se trouvait au bord d’une rivière tumultueuse. La journée était ensoleillée, rien de cauchemardesque là-dedans si bien qu’elle ne put s’empêcher de se demander si son pouvoir était défaillant. Puis elle vit arriver James et un garçon qu’elle ne connaissait pas. Ils étaient jeunes, 12 ans tout au plus et il se promenait en se tenant la main. C’était... tout sauf effrayant.

- «Il doit y avoir un bug. Ou alors c’est son subconscient qui insiste sur le fait qu’il est gay. Si c’est le cas, j'aimerai qu'il sache que j’avais très bien compris, je ne suis pas stupide» lâcha-t-elle d'un ton acide.

Alors qu’une veine se mettait à palpiter sur son front sous l’effet de la colère, un cri capta son attention. L’inconnu avait glissé dans la rivière et se débattait comme un beau diable, disparaissant et réapparaissant tour à tour, le visage bleuâtre et les yeux révulsés par la peur. James, lui, courrait le long de la berge. Il avait l’air paniqué, si bien qu’il se jeta à l’eau sans réfléchir pour se noyer à son tour. Alors que la main de son ami s’agitait une dernière fois vers son camarade, il sembla perdre conscience et toute la scène se brouilla. Lorsque Dakota rouvrit les yeux se fut pour contempler James sagement assit à leur table devant la cheminée de l’auberge.

Dak’ le jaugea longuement en silence après quoi elle desserra les lèvres pour déclarer avec un calme déconcertant :

- «Je ne compte pas mourir. Ni le remplacer. Tout ce que je voulais c’était savoir si j’avais une chance. Si tu n’as pas envie, ou si tu as trop peur, ou si tu penses encore trop à lui ce n’est pas grave. J’ai l’habitude d’être seule, j’y survivrais.»

Elle sentait qu’il aurait fallut qu’elle fasse quelque chose pour remonter le moral du psychotique mais impossible de savoir quoi. Que faisaient les autres déjà ?

La surdouée se leva, hésitante, avant d’aller entourer James de ses bras. Impossible de savoir si son étreinte maladroite lui apportait du réconfort mais bon, hey oh, c’était déjà pas mal en soit qu’elle tente quelque chose. Ce n’était pas non plus comme si elle avait souvent eu l’occasion de pratiquer.

- «N’y pense plus. Ne te rends pas malade pour moi, je ne suis pas sure d’en valoir la peine.»

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 24 Juin - 16:34

C'était énervant de ne pas pouvoir s'exprimer correctement pour pouvoir expliquer quelque chose. Il voulait partager sa douleur et son problème à Dakota mais les mots refusaient de sortir. Bloqué dans sa gorge sa phrase n'avait ni queue ni tête. Il n'avait plus qu'à s'excuser bêtement de son incapacité et en effet vu la tête que faisait son amie elle n'avait rien compris.
Il ne compris pas non plus lorsque Dakota le rassura en disant qu'elle pouvait comprendre autrement. Il l'a vit fermer les yeux et la laissa faire, peu importe ce que c'était. Il avait confiance en elle. Peut être Dakota comptait elle lire ses pensées ou bien quelque chose dans ce style là.

Lorsque son amie rouvrit les yeux, elle ne dit rien. James afficha une mine inquiète, il n'aimait pas ce silence qui était bien long même si il ne s'agissait en vérité que de quelques secondes. Dakota finit par ouvrir la bouche, et d'un ton calme qui était si caractéristique d'elle exprima le fond de sa pensée. James ouvrit la bouche pour répliquer que ce n'était pas ce qu'il souhaitait mais il la referma avant de secouer la tête. Il n'avait pas envie de lui donner de faux espoir même avec toute sa volonté. Il n'était pas certains d'arriver à tourner la page sur son passé. Pour autant il ne voulait pas laisser Dakota toute seule ou même se séparer d'elle tout court.

Dakota se leva de sa chaise, et James crut un instant elle allait partir mais non, elle vint lui faire un câlin maladroit. Il trouva cette intention touchante.

- Tu vaux bien plus que tu ne le crois...

Souffla t-il avant de briser doucement l'étreinte pour se lever de sa chaise à son tour.

- Je ne sais pas combien de temps je mettrai...Mais si tu veux bien...être patiente...Ce qui est certains c'est que je ne veux pas te laisser...c'est hors de question...!

James se pencha et déposa délicatement ses lèvres sur le coin de celles de Dakota.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 26 Juin - 9:36

Elle en était sûr à présent, il ne l’aimait pas. Pas comme ça. Il lui laissait miroiter des choses parce qu’il était désespérément gentil. Le baiser qu’il déposa au coin des lèvres de Dakota avait un goût amer mais elle garda le silence. De toute façon ce n’était pas comme s’ils avaient eu un avenir, non ? Mais alors pourquoi se sentait-elle aussi mal ? Si c’était ça, avoir des sentiments, elle préférait s’en passer. Être un automate égoïste et calculateur n’était pas si mal en fin de compte.

- «...Soit.»

Que dire de plus ?

La phobophobe attrapa la main de James pour l’entraîner fermement vers la sortie de l’auberge. Il ne l’avait peut-être pas remarqué mais Syd’ et Jake venait de passer et la dernière chose qu’elle voulait c’était de devoir les supporter. Elle n’avait pas la patience nécessaire pour gérer le clan des attardés, par pour l’instant. Un petit tour ne lui ferait pas de mal, quoi qu’en disent ses jambes lasses.

- «Il y a ici des gens que je ne veux pas voir. Allons dehors.»

Plus un ordre qu’un choix, elle mena bientôt James dans la rue principal où une bourrasque de vent glacé les accueillit. Autour d’eux tout n’était que chants de noël, sourires et rires, jouets, cadeaux et joie. Plus elle admirait ce spectacle et plus la surdouée se rembrunissait. S’ouvrir aux gens ne la rendait décidément pas plus aimable.

Faute de trouver une meilleure activité elle s’approcha d’un étal qui vendait des babioles que Chouette semblait lui désigner à l’aide de petit coup de bec. Dak’ se pencha sur les étiquettes pour déchiffrer l’utilité des marchandises -et les prix, en bonne capitaliste- dans l’espoir de monopoliser assez son attention pour faire taire la peur d’avoir peur que son ami ré-aborde le sujet. Son oeil tiqua à la vue du filtre d’amour mais elle chassa cette idée, préférant étudier un flacon de bonbons capillaires. Son esprit calculateur ne pouvait passer à côté de l’intérêt évident que présentait cet objet si on l’associait à la couronne de Méduse.A 50 rubz c’était une affaire. Ce sablier étrange capable de remonter le temps serait aussi un atout non négligeable dans les situation difficiles. Et cette robe de mariée exposée en arrière plan... elle serait ridicule là-dedans mais c’était la solution rêvée pour se protéger de tout. Les chiffres s’alignaient en colonnes dans la tête de la blondinette et le seul hic dans tout ça c’était les «charges». Tous ces objets avaient une utilisation limitée après quoi ils ne devenaient plus que de vagues babioles sans intérêt...

- «Vous ne trouvez pas ça cher payé pour une pauvre utilisation ?» demanda-t-elle au vendeur d’une voix aussi glaciale que le vent qui soufflait en désignant la Dame blanche derrière lui.

- «Mais voyons mademoiselle, vous pouvez très facilement lui donner une seconde vie, comme pour tout objet magique ! Vous pourriez...

- Je ne compte pas me marier ici.» le coupa-t-elle sèchement. «Je n’ai même pas l’âge légal. Et ne vous avisez pas de me proposer de m’en servir comme déguisement de princesse pour Halloween.

- Je... euh... je... mais... ce n’est pas...» Le marchand soupira. «Je voulais juste vous dire qu’il existait un moyen de leur rendre leur magie ! Vous êtes une voyageuse, n’est-ce pas ? Et bien vous pouvez «sacrifier» l’un de vos pouvoir sur cet autel pour rendre du pouvoir à vos objets. Un pouvoir, une utilisation. Bien sûr il reviendra le jour suivant, ce n’est pas définitif... et ça pour seulement 700 rubz ! C’est donné, n’est-ce pas ?»

La surdouée ne serait pas allée jusque là mais il fallait avouer que cela changeait la donne. Elle compta consciencieusement son argent et soupira. Elle avait assez pour couvrir cette dépense faramineuse mais quel trou dans sa bourse ! Il n’y avait plus qu’à espérer que ce soit un investissement rentable. Avant d’annoncer ce qu’elle prenait elle repéra du coin de l’oeil un duo de pendentifs complémentaires en forme de pièces de puzzle censés réunir les voyageurs séparés. Sans réfléchir plus d’une demi seconde elle l’ajouta à sa liste de course. Cela ferait double emploi : assurance de pouvoir retrouver James en cas de coup dur et cadeau de noël acceptable.

- «Je prends le sablier du temps, la dame blanche, un flacon de bonbons capillaires, un autel de sacrifice portatif et un puzzle d’âme. Et ne m’encombrez pas d’un sac.»

Un choix bien peu orthodoxe pour une fille si jeune mais le vendeur commençait à cerner son étrange cliente. Il effectua donc la transaction sans mot dire, encaissant son argent avec un étrange sourire. Dakota, elle, ne lui portait déjà plus aucune attention. Elle s’était déjà tournée vers James pour lui offrir l’une des pièces du puzzle, le visage aussi profondément inexpressif qu’à l’accoutumée.

- «Joyeux noël. Un échange de bons procédés, je présume... et c’est utile. Si jamais nous venions à être séparés nous pourrions nous retrouver.» Elle remarqua alors qu’il en portait déjà un et son bras retomba doucement alors qu’une ride de contrariété se dessinait sur son front. «Enfin si tu souhaites le porter. Je vois que tu es déjà lié à quelqu’un d’autre. Ce n’est pas grave.»

Pourtant son air crispé donnait l’impression du contraire, allez savoir pourquoi...

[HRP : -2500 rubz... ouuuuh... ça fait mal au cul ! XD]

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Dernière édition par Dakota Earnshow le Sam 28 Juin - 8:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 27 Juin - 16:56

James n'était vraiment pas très doué et essayait de faire de son mieux mais ce n'était pas évident. Il n'avait pas eu douze milles relations amoureuses et n'était pas né avec les mots automatiques qui sortent de la bouche pour rassurer les gens. Tout ce qu'il espérait était que sa relation avec Dakota ne se détruise, et vu la tête que celle ci affichait c'était mal partie.

Dakota lui prit soudainement la main pour le tirer dehors, prétextant qu'il y avait des personnes qu'elle ne souhaitait pas voir dans l'auberge. James se retourna pour regarder mais il ne voyait rien et se contenta donc de juste suivre son amie. Ils se retrouvèrent dans une grande rue remplies de vendeurs et par curiosité, James se mit à regarder les diverses choses proposés. Il y avait vraiment des objets étranges tout droit sortie d'un film fantastique ou de science-fiction.

Alors qu'il s'extasiait devant un petit chat de la taille d'une paume Dakota se tourna vers lui et lui tendit un pendentif qui lui disait quelque chose. Ah oui Sélène lui en avait acheté un l'autre fois au marchand trouvé au fond d'une ruelle.

- Ah oui c'est...Mais c'est pas grave je le prend, surtout si ça vient de toi !

James enleva le collier qu'il avait autour du cou et le rangea dans la poche de son pantalon.

- Mais du coup je t'ai rien offert moi...

L'adolescent se mit alors dans l'idée de lui prendre ce petit chat et une fois ce dernier en sa possession il lui tendit avec un sourire.

- Joyeux Noël ! Regarde il est tout mimi tout petit !

Finalement ils échangèrent leurs cadeaux et James mit le puzzle d'âme qui le liait à Dakota.

(- 514 RUBZ)
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Sam 28 Juin - 9:17

Comme d’habitude sa peur s’était révélée infondée. Le puzzle d’âme de Selene s’était retrouvé relégué sans une once d’hésitation au fond d’une poche de pantalon, bien vite remplacé par celui qu’elle venait d’offrir. Dakota aurait dû se sentir désolée pour la rouquine ou quelque chose d’approchant mais non. Au contraire cela la fit sourire. Même si elle restait éternellement cataloguée meilleure amie elle savait qu’elle avait sa place près de lui. Peu habituée aux effusions de sentiments elle s’en satisferait très largement.

Le malaise de James concernant son propre manque de cadeau la laissa ensuite interdite. Il lui avait pourtant offert un collier, le premier cadeau vraiment choisi pour elle. Pas ces objets impersonnels achetés par le personnel envoyé faire les emplettes par ses parents. L’adolescente ouvrit la bouche pour le lui dire mais c’était trop tard, elle tenait déjà un mignon chaton blanc dans les mains. Elle resta figée une poignée de secondes avant de lâcher :

- «...Merci. Il est... mignon.»

La petite boule de poil se frotta à son index en ronronnant et Dak’ n’osa pas bouger. Pourquoi cette bestiole faisait ça ? Personne ne faisait ça avec elle. Qui aurait eu envie de câliner un monstre insensible après tout ? La question était rhétorique et la réponse aurait dû être «personne» et pourtant le visage de James s’imposa dans son esprit. Oui, bon, d’accord. Il y avait bien au moins une personne.

Etant catapultée mère de ce chaton sa première mission était en théorie de lui trouver un nom. Après Chouette la chouette, Chat le chat s’imposait. Et pourtant...

- «Ça te dérange si je l’appelle James ? Je trouve qu’il te ressemble.»

Il n’avait pas l’air contre ce qui acheva de baptiser officiellement de Chachat miaou. De sa main libre elle enfila ensuite le puzzle d’âme autour de son cou. A bien y penser c’était le premier noël qu’elle appréciait et elle avait bien peur d’avoir peur que ce soit le dernier. Enfin, il ne tenait qu’à eux de rester ensemble jusqu’au prochain, non ? Il leur suffirait de rester soudés, ils commençaient à être assez rodés aux aléas de ce monde et il aurait fallu une intervention divine pour séparer leur duo.

Maintenant il fallait se mettre d’accord sur la suite du programme. Quoi faire, où aller... grandes questions sans réponse. Tout ce que Dakota savait c’était qu’elle voulait guérir avant de revenir définitivement dans le monde réel. Les autres ne comprenaient pas, trop concentrés sur leur survie pour voir ce que Dreamland leur apportait. Soit, elle était encore étranglée par la peur d’avoir peur mais celle-ci avait un peu relâché son étreinte autour de sa gorge. Elle pouvait à présent traverser une rue sans avoir peur d’avoir peur de se faire écraser. Monter en voiture sans avoir peur d’avoir peur d’avoir un accident. C’était lent, presque imperceptible mais elle évoluait bel et bien vers la guérison et il était hors de question de laisser tomber maintenant.

- «Je ne sais pas si tu as une idée en tête mais j’aimerais voyager un peu pour rencontrer des personnes puissantes. J’aimerais comprendre mieux ce qui nous arrive et voir s’il n’y a pas un moyen d’accélérer le processus de guérison. Pourquoi pas se renseigner sur les tours dont tout le monde parle. Ce ne sera pas facile mais je ne crois pas qu’éviter les difficultés soit d’une grande aide pour nous.»

Elle marqua une pause avant de lever ses yeux glacés, harponnant le regard du psychotique.

- «Je reste persuadée que notre présence ici n’est ni une erreur ni une malédiction. Est-ce que tu es prêt à en découvrir plus sur ce monde et sur toi-même ? Si tu as peur dis le moi tout de suite. S’il y a bien un sentiment que je peux comprendre, c’est celui-là.»

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Sam 28 Juin - 20:27

Dakota n'avait pas l'air vraiment ravie du cadeau que venait de lui offrir James. Ce dernier essaya de ne pas montrer sa déception pour ne pas mettre encore plus mal son amie. Pourtant ce petit chat était vraiment tout petit mimi et seul un sans coeur ne pourrait pas flancher devant. Et vu que Dakota avait des sentiments pour lui elle en avait un. Ou peut être qu'elle n'aimait pas les animaux ? Ou les chats plus particulièrement ? Elle ne dit rien là dessus et demanda même à James si ça le dérangeait que le petit chat porte son nom.

- Non pas du tout !

Il ne savait pas vraiment en quoi il ressemblait au petit animal mais bon, il était mignon et tout gentil alors il le prenait bien. Peut être qu'avec le temps Dakota adorera son petit cadeau vivant. Lui en tout les cas était heureux du présent que son amie lui avait offert. Au début jamais il n'aurait pu obtenir ce genre de chose de la blondinette. Il devait même être l'un des seuls à avoir autant d'attention de sa part ce qui le rendait encore plus content et lui gonflait le coeur.

Maintenant que tous les deux avaient retrouvés leurs ombres où est ce que leurs pas allaient les emmener ? Dreamland était tellement vaste et pleines de villes à explorer, mais qui était sans doute pour la plupart dangereuse. Dakota devait sans doute penser elle aussi à quoi faire et parlait de trouver un moyen de guérir plus rapidement. James n'était plus malade mais c'est vrai que son amie avait une phobie. Et l'idée de partir en quête d'information sur les tours éveillait sa curiosité.
Il n'avait pas peur, non, quand il était avec Dakota il se sentait en sécurité.

- J'ai pas peur, allons découvrir ses tours !

Répondit il gaiement avant de reprendre sur un ton plus calme, la mine soucieuse.

- Ce qui m'inquiète c'est que je vois de moins en moins Jules...J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose tu comprend ? Il m'a aidé à remonter la pente depuis...tu-sais-quoi...Et j'avoue que depuis qu'on est arrivé à Dreamland son attitude est étrange, il disparait et réapparait comme un voleur...
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 9 Juil - 9:18

James avait accepté. Il resterait à ses côtés malgré le monceau de dangers qui s’annonçaient et même si elle ne l’avouerait probablement jamais à voix haute Dakota était soulagée. Elle ne se sentait pas en droit de lui demander un tel sacrifice mais elle n’était pas sure de pouvoir surmonter les épreuves qui l’attendait seule. Et pourtant... la solitude s’était montrée une grande alliée pendant de longues années en la protégeant de la bêtise des Hommes. Mais Dreamland lui avait aussi permis de comprendre qu’un ami bien choisi pouvait être un bien plus grand avantage. Avoir quelqu’un sur qui compter, s’appuyer, faire confiance... c’était probablement ça qui lui avait permis d’arriver là où elle était.

Elle se souvenait encore de l’époque de son arrivée, incapable de traverser une rue un peu trop fréquentée. A présent elle combattait des monstres, traversait des contrées hostiles et ce sans se laisser paralyser par sa peur. Bien sûr la voix était toujours là, murmure fourbe qui insufflait un malaise intense dans son corps chétif, mais elle pouvait le combattre et son petit doigt lui disait que James n’était pas pour rien dans cette amélioration de son état.

- «J’aurais peur pour deux alors, nous retrouverons une moyenne convenable.» rétorqua-t-elle non sans une pointe d’humour dakotienne.

La suite du discours du psychotique tua le sourire qui avait commencé à naître sur ses lèvres et elle serra inconsciemment le chaton contre sa poitrine. Lui, n’allait pas mieux. Elle avait eu beau lui dire une fois, dix fois, cent fois que Jules n’était que le fruit de son imagination il persistait à rejeter cette information au loin comme s’il s’était agit d’un simple affabulation. Dakota ne voulait pas le blesser mais il n’était pas bon pour lui de se nourrir de chimère. Comment surmonter ce qu’il avait vécu quelques années plus tôt s’il ne faisait que se leurrer ?

Son esprit cartésien pesait le pour et le contre en accéléré. Qu’avait-elle à perdre et à gagner ? Insister une nouvelle fois sur le fait que Jules n’était qu’un ami imaginaire risquait de blesser James et de l’éloigner d’elle. Peut-être qu’il refuserait même de l’accompagner dans son périple, allez savoir. Le rabrouer était aussi incorrect après s’être vu offrir un cadeau. Il serait triste, en colère aussi. Le poids immense du négatif faisait pencher dangereusement la balance dans son esprit. Mais le positif ? La franchise, tout simplement. C’est ce qu’on attendait d’un ami non ? Et l’aider dans sa guérison. Ce n’était peut-être pas le moyen le plus doux mais le conforter dans ses délires n’était pas chose à faire. Mais surtout... bon sang ce qu’elle détestait se répéter ! Si seulement il intégrait ça une bonne fois pour toute elle n’aurait plus à se retrouver exposée à ce genre de dilemme !

La peur d’avoir peur de faire une bêtise cloua un long moment sa langue à son palet mais elle finit par réussir à s’exprimer, puisant force et courage dans le contact soyeux du chaton qui semblait -pour elle ne savait quelle raison- la calmer :

- «James bon sang, je t’ai déjà dit mille fois que Jules n’existe p...»

Avant même d’avoir fini sa phrase quelqu’un déplaça un pion à son effigie sur un échiquier à des centaines de kilomètres de là... et elle se volatilisa. Ne restait plus de la phobophobe que ses empreintes de pas dans la neige et un profond silence.


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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 9 Juil - 10:11

Au sommet des monts infinis, loin... loin au-delà de la couche de nuage qui masquait le ciel en permanence se trouvait Odécia, la cité divine. Une grande partie des divinités de Dreamland avait élu domicile dans cette vaste cité de marbre, d’or et de platine. Un bâtiment gigantesque surplombait les autres palais, ses colonnes d’or immenses brillant d’une lueur aveuglante sous les rayons du couchant. C’était Ôh, la maison maîtresse, qui abritait les plus puissants des Dieux. Ces habitants changeaient régulièrement, au gré de l’évolution des croyances. Actuellement on pouvait y trouver Marchus, Alita, Chronos et Destin, tous assis en tailleur autour de ce qui ressemblait à s’y méprendre à un échiquier.

- «Je m’ennuie. Ils tournent en rond et j’ai l’impression de perdre mon temps...» grogna Chronos, poussant du doigt une figurine d’aspect humain.

- «Je peux encore leur envoyer un monstre ou un géant.» répondit Marchus tout en penchant d’un air pensif son menaçant visage lupin.

- «Non ! Je n’en peux plus ! Je veux quelque chose de différent, je veux du neuf ! C’est toujours la même chose avec vous. Destin ! Fais nous un de tes tours, tu es doué pour ça ! Si on laisse faire ces deux là nous n’en sortirons jamais et cette partie me fera mourir d’ennui !

- Soit. Comment pimenter ça...»

Sous sa capuche vert sombre, l’obscurité qui lui tenait place de visage sembla sourire. Il aurait bien pu dire qu’il allait changer les projets de leurs pions mais c’était plus que ça. C’était la destiné. Ce qu’il déciderait était simplement ce qui devait être. Même si pour cela il allait falloir un peu bousculer le temps et l’espace...

D’une longue main fine d’un noir d’ébène il se mit à mouvoir les pions sur l’échiquier. Ces pièces ressemblaient de loin à un assemblage de bric et de broc, mêlant pièces de métal, de bois et d’argile, mais quand on s’approchait on pouvait discerner leurs traits et comprendre qu’il s’agissait de voyageurs qu’on ne connaissait que trop. A chaque mouvement effectué par le Destin un pauvre voyageur se retrouvait propulsé loin, trop loin de ce qu’il connaissait. Et de ceux qu’il aimait. Alors que la main noire s’approchait du dernier groupe Alita posa l’une de ses 8 mains sur la sienne pour interrompre son geste.

- «Laisse les. Ils vont croiser la route de Saytan, je ne voudrais pas rater ça.»

James part en direction de Candyland
Dakota part en direction de Elipse
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Selene Nymphadora

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Maladie mentale : TOC des épouvantails

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 28 Juil - 10:07

Alors que l’impression de passer au travers le trou d’une tête d’épingle essorait son esprit, une pensée furtive et rassurante réussit à faire surface : son puzzle d’âme ! Au moins, même si elle retraversait cette barrière cauchemardesque entre le monde réel et Dreamland, elle se retrouverait instantanément aux cotés de son ami. Un sourire aurait pu se dessiner sur les lèvres de l’adolescente si elle avait une quelconque forme physique mais à ce petit instant, elle n’était qu’un amas éthéré en train de franchir la ligne entre deux dimensions.

Le froid cinglant fût la première des choses qu’elle ressentit. Ses jambes uniquement couvertes par des collants en laine avaient déjà oublié comme la température ambiante dans les Terres gelées était impardonnable. Une bourrasque fit danser son écharpe de Noël et ses cheveux rougeoyant, son bonnet manquait de s’envoler. D’une voix peu assurée, Selene appela James, mais le son se disloqua dans le blizzard. Elle était revenue là où elle avait disparu la dernière fois, mais une tempête s’était levée, réduisant son champ de vision à deux ou trois mètres, pas plus.

La main en visière, une douloureuse réalité lui perforait le cœur avec une lame chauffée à blanc : le psychotique avait retiré son collier, ça ne pouvait être que ça. Il lui avait mentit alors ? Toutes ses belles paroles concernant le fait qu’elle était son amie, qu’il se retrouverait à San Francisco, qu’il tenait à elle… c’était du vent ? La toquée eut l’impression que tout s’effondrait autour d’elle. James était la seule personne sur laquelle elle avait pu compter jusqu’à présent. Il lui redonnait espoir quand elle voulait se donner la mort, lui rendait la force quand elle penser baisser les bras, il lui avait sauvé la vie. Elle l’adorait, sans réellement savoir ce qu’impliquait ses sentiments mais sûre qu’il ressentait aussi quelque chose d’important pour elle… quelle erreur. Il l’avait oubliée, déjà.

La souffrance était si intense que les larmes ne venaient pas. Elle restait là, immobile au milieu du blizzard, prête à devenir une statue de glace. Son corps était engourdie, mais comme chaque fois qu’elle comptait mettre fin à ses jours, sinistrement souvent quand on y pensait, la voix de son seul et unique vrai ami raisonnait dans sa tête. Un discours qui l’encouragea à mettre lentement un pied devant l’autre, comme un fantôme. La galloise était dans un état second. Elle ne vit pas l’ombre noire dans laquelle elle mit les pieds, elle se sentit simplement basculer à l’intérieur, avec une amère sensation de déjà vu.

Direction >>> Ruelle mal famée (Elipse)
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   

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Au pays des fous, les givrés sont rois
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