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 Au pays des fous, les givrés sont rois

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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 3 Oct - 16:58

Selene comprenait que James tente de remettre Sydney à sa place, autant qu’elle peinait de plus en plus à savoir sur quel pied danser avec ce dernier. Un moment, elle ouvrit la bouche, prête à soutenir son ami, mais elle ne sut pas vraiment par où commencer. Comment le pirate osait-il prétendre qu’ils ne connaissaient rien à la vie ? Qu’ils étaient des gamins stupides ? Que savait-il des drames cachés derrière ses yeux noisette pour se permettre de la juger ? Et quand bien même il avait vécu sa part de malheur, avait-il eu à endurer le Slavedog Millionnaire ? L’Asmodée ? La vente ? La fuite ? Il ne connaissait de Dreamland que la douceur de Gloutoniskaïa, un rythme de vie à peine bousculé par l’attaque des Unseelies. Le paranoïaque n’avait aucun droit de juger les exilés qu’ils étaient, parce que quelles que soient leurs décisions, elles avaient une raison d’être. Eux qui avaient déjà su ce qu’était le pire. Ou presque.

Une fois seule avec le psychotique, la rouquine lui adressa un sourire un peu triste, la tête rentrée dans ses épaules à cause du froid, ses mains enfoncées dans les poches de son manteau.

- Merci, murmura-t-elle, d’être euh… resté avec moi.

Qu’importe qu’il ne l’accompagne que par défaut, par simple volonté de fuir Sydney. Au moins, elle n’était pas seule. L’autre groupe avait déjà disparu de son champ de vision, mais sur le seuil de l’auberge où ils s’abritaient juste avant, la vérité était que l’adolescente n’avait aucune idée d’où chercher. Elle fit un pas la première, marchant complètement au hasard à vrai dire, ses yeux ternes rivés sur ses pieds qui s’enfonçaient dans l’épaisse couche de neige qui recouvrait le sol.

- Tu as une idée de l’endroit où on trouvera cette… fille ? Demanda-t-elle soudainement.

N’ayant pas eu connaissance du contenue de la lettre de Dakota, elle n’avait absolument aucune idée de comment aborder les recherches. Elle aurait bien tenté de rattraper la gamine pour demander des précisions, mais sa détermination l’a rappela à l’ordre. Ses intentions étaient de prouver qu’elle pouvait se débrouiller sans son aide n’est-ce pas ? Alors elle ne ferait. Au moins, la compagnie de James était plus agréable que les autres membres du groupe ; elle échappait même à l’étrangeté thermoréactive. Profitant d’ailleurs d’être seule avec le psychotique, elle retira une main de ses poches pour caler derrière son oreille une mèche de cheveux flamboyant qui s’obstinait à lui barrer la vue et osa timidement :

- Euh… d’ailleurs j’avais une idée… je sais que c’est peut-être trop stupide mais…

Son cœur battit plus fort, comme si de sa proposition dépendait l’état immédiat de sa santé physique. C'était un peu le cas : son acolyte pourrait avoir une bonne raison de se moquer d'elle jusqu'au restant de sa vie. Triturant nerveusement la peau d’un pouce caché dans son manteau, la galloise prit son inspiration pour proposer d’un bloc :

- En fait, j’me suis dis que la perte de nos ombres, ça m’a vachement fait pensé à Peter Pan. Bon, ça n’a pas de rapport parce que chez lui, il n’y avait pas de Marchand de sable… mais je veux dire que puisqu’on est à Dreamland, il doit exister ; il y a forcément un gosse qui a déjà rêvé de lui. Moi la première, admit-elle en baissant la voix, et peut-être qu’il… saurait comment les recoller ?

Son volume sonore était allé decrescendo sur la fin de sa phrase, jusqu’à n’être plus qu’un souffle. Enoncer cette suggestion à haute voix l’avait rendue si saugrenue que l’adolescente en était venue à se demander comment elle avait pu penser qu’il s’agissait d’une bonne idée. La « réalité » la rattrapait avec toute la force de ses griffes cruelles : dans Peter Pan, les boulets de canon des pirates ne touchent jamais les enfants et fond de jolis trous dans les nuages ; dans Peter Pan, on entend venir le crocodile de loin parce qu’il a avalé un réveil ; dans Peter Pan, personne ne meurt vraiment, pas même le capitaine Crochet. Il ricoche sur l’eau jusqu’à l’horizon. Bon certes, ça dépendait des versions, mais les faits étaient là : Dreamland n’avait rien du monde imaginaire. Il était un monde de rêve où les pires cauchemars étaient admis.

- Oublie, c’est trop nul, déclara-t-elle finalement avec un mouvement de la main qui chassait un insecte imaginaire. Son petit rire sonnait faux ; il était chargé de crainte. On fait comment alors ?
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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 5 Oct - 17:41

James avait plissé les yeux à la réponse de Sydney, se retenant de lui rabattre son caquet. Ah si seulement il avait eu le pouvoir de le transformer en peluche et le réduire en cendre après en le jetant dans la cheminée.
Ca ne servait à rien de toute façon de discuter avec ce type qui croyait tout savoir d'eux.
A son grand regret Jake était du côté du pirate. Lui qui avait pensé qu'il était son amie suite à ce qui se qui s'était passé dans la cabine quand ils avaient survolé la mer.

Tant pis, James se retrouverait avec tout seul avec Sélène et ils leur montreront que chercher la folle n'était pas suicidaire. Le fait que Dakota respecte son choix lui fit plaisir et il lui assura avec un sourire de revenir en entier. Les voyageurs se divisèrent donc en deux groupes et emmitouflé dans son manteau, hotte sur le dos, l'adolescent avait suivit Sélène dehors. Cette dernière le remercia d'être resté avec elle.

- Je ne pense pas que trouver la dame soit une idée ridicule...

Enfin, fallait il encore savoir comment la retrouver car Bloody Mary n'avait pas mentionné l’endroit où elle l'avait vue. Mais si on procédait par logique Dakota avait dû l'envoyer en repérage dans le village. Elle devait donc se trouver à l'intérieur ou bien tout prêt d'ici.

- Je sais pas mais elle n'a pas du passer inaperçue vu qu'elle est toute nue...

Il fallait être fou pour se trimballer à poil dans ce froid mordant. Même couvert James avait un peu froid, mais au moins les nouvelles chaussures que Sélène lui avait gracieusement donné le protégeait plus que ses vieilles baskets. La rouquine lança alors qu'elle eu une idée et James la regarda de ses yeux verts piqué par la curiosité. Son interlocutrice lui expliqua alors que l'histoire des ombres lui avait fait pensé à Peter Pan. Cette pensée fit sourire James alors que Sélène finissait de parler dans un murmure à peine audible.
Il ne savait pas trop quoi penser de ça. C'était ridicule comme tout à fait plausible, le Père Noël était bien présent.

- Non dis pas ça c'est pas ridicule ! Il y a bien le Père Noël , des lutins et on a croisé un yéti alors je pense que ton idée est possible ! Après reste à trouver où est cet enfant...On peut chercher en même temps que de trouver la femme ?
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 5 Oct - 19:22

Les yeux noisette de l’adolescente s’écarquillèrent lorsque son ami lui proposa de chercher Peter Pan en même temps que « la folle qui épinglait les ombres ». Non pas que son âme avait fait un brusque retour en enfance, émoustillée de rencontrer le roi des enfants mordus d’imaginaire, mais le fait d’avoir été prise au sérieux lui donna du baume au cœur. Un sourire indélébile sur son visage rougissant, elle trouva un intérêt tout particulier à ses pieds tandis qu’elle bafouillait :

- Oh… euh… oui, oui… d’accord.

Pourquoi le sort était-il toujours si étrange avec elle ? Il avait fallu les violences de son père pour qu’elle rencontre son épouvantail et désormais, il avait fallu que sa vie découvre sa date limite imminente pour que se tisse enfin une relation stable avec James. De l’amitié, rien que de l’amitié, songea-t-elle comme pour se rappeler qu’elle s’était jurée de ne pas aller plus loin. De toute façon, une relation amoureuse impliquerait des choses qui lui feraient trop mal ; même si elle ne s’en souvenait pas pour l’instant.

Une bourrasque glaciale provoqua un frisson de chair de poule qui traversa tout son corps. Elle grelotait malgré l’épaisseur de son manteau. Malgré tout décidée à se mettre à l’œuvre, Selene interpella une femme qui les croisait sans que celle-ci ne daigne la regarder, fourrée jusqu’au nez dans une écharpe épaisse. Elle répéta l’opération auprès d’un homme marchant à vive allure qui se contenta d’un signe négatif de la tête avant de continuer à tracer sa route.

- Pfff, avec le froid, les gens n’ont pas envie de s’arrêter pour discuter, commenta-t-elle dans un souffle après un quatrième échec.

Leur démarche hasardeuse les avait menés proche d’un petit restaurant appelé « La boule de neige ». Sur la terrasse extérieure, les clients s’étaient débarrassés de leur attirail hivernal qui se trouvait sagement accroché à leur chaise. En effet, trois colonnes brasero rougeoyantes réchauffaient les lieux, empêchant la neige de se former jusqu’à près de deux mètres autour des tables. L’édifice ressemblait alors à une île sur un océan blanc. La galloise entraîna son ami à s’approcher, autant pour profiter d’un peu de chaleur que pour tenter à nouveau sa chance. Ses mains emmitouflées dans ses mitaines sorties de ses poches pour les exposer à quelques centimètres de la grille entourant la résistance du brasero, non sans zyeuter sur les assiettes des clients déjà servis, Selene aborda le premier serveur qui s’aventura sur la terrasse. Un jeune homme grand aux cheveux noirs impeccablement peignés au gel.

- Euh… excusez-moi…
- Oui mademoiselle ? C’est pour deux personnes ?
- Ah ! Euh… non désolé, je voudrais juste vous posez quelques questions.
- Vite dans ce cas s’il vous fait, on a beaucoup de clients.
- Bien sûr, euh… est-ce que vous avez vu, y’a pas longtemps, une femme se promener toute nue dans les parages. Elle euh… elle épinglait des ombres au sol.

Quelques paires d’yeux curieux se tournèrent dans sa direction. Selene était consciente que ce qu’elle demandait était particulièrement saugrenu ; elle n’osa même pas soutenir le regard bleu du serveur, préférant retrouver l’intérêt passionnant de ses rangers humides.

- Ouai je l’ai vu une fois, lâcha finalement le dreamlandien, un soir en rentrant du travail. J’étais vers le nord de la ville, pas loin du centre commercial souterrain… j’peux pas vous en dire plus. On voit tellement de choses bizarres ici ces derniers temps que ça ne m’a pas retenu plus que ça.
- D’accord, merci, dit chaudement la toquée en inclinant légèrement la tête, et est-ce que vous connaissez…
- Désolé, on m’appelle, je dois y aller, coupa son interlocuteur en pointant du doigt un homme de la quarantaine bedonnant qui le hélait à l’aide d’un signe de l’index.
- Peter Pan…, termina malgré tout l’adolescente dans un souffle.
- Pit Erpan ?! Ce sale gosse qui apparaît de temps en temps pour apprendre à nos enfants les pires filouteries ?! Tout le monde le connait, réagit brusquement une femme fardé au visage évoquant un batracien, du moins, tous les parents.
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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Dim 7 Oct - 16:13

Cela semblait étonner Sélène que James ne trouve pas son idée stupide. De toute façon c'était pas comme si l'adolescent ne croyait pas au contes de fées alors la possibilité de croiser Peter Pan n'était pas exclue. Il proposa donc à son amie de chercher le garçon du pays imaginaire en même temps que la dame toute nue.

Le duo commença donc à interroger les passants mais ces derniers étaient trop concentré sur le froid pour ne serait ce que ouvrir la bouche. C'est vrai qu'il caillait grave mais quand on était gentil on pouvait bien sacrifier cinq minutes hors de son écharpe. James ne put que confirmer le commentaire de Sélène, la tête ne serait pas facile si les habitants n'y mettait pas du leur. Au final ils arrivèrent devant un restaurant et qui ne tente rien n'a rien, Sélène alla demander au serveur qui lui, eu la gentillesse de lui répondre même si il était pressé. D'ailleurs il n'était pas désagréable à regarder avec ses cheveux bien coiffé...James se donna une claque mentale, ce n'était pas le moment de baver sur un mec.

Du coup il avait pas entendu la réponse du serveur trop occupé à le fixer mais revenu sur Terre, enfin sur Dreamland, assez rapidement pour entendre une dame parler de Peter Pan. Sélène avait donc du en dire un mot au serveur.

- Et il apparaît quand madame ?

Celle qui ressemblait à un crapaud regarda les deux voyageurs comme si ils étaient des incultes. En même temps ça se voyait non qu'ils ne venaient pas de ce pays ? Finalement leur interlocutrice finit par lâcher le morceau, fière d'inculquer des choses à des ignorants.


- Il apparaît surtout les jours où il neige beaucoup, la dernière fois il a entrainé des enfants à s'amuser à lancer des boules de neiges sur les pauvres passants dans la rue...! Mais si vous le cherchez vous devriez interroger les enfants, c'est avec eux qu'il s'amuse !


James se demanda si il avait neigé beaucoup hier, ou bien il y avait des jours encore de tempête de neige. De toute façon avec ça ils étaient pas très avancés...sauf si comme dans l'histoire Peter Pan venait par les fenêtres.

- D'accord, merci madame

L'adolescent lui offrit un sourire en guise de gratitude et retourna dans la rue avant de se tourner vers Sélène, une mine gêné au visage.

- Il a dit quoi le serveur pour euh...la dame nue ?
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 8 Oct - 10:56


Interroger les enfants, l’adolescente prit mentalement note. Toutefois, elle se surprit à se demander si c’était réellement une bonne chose que Peter Pan existe. Pour la simple raison que si personne ne le connaissait, elle n’aurait plus eut qu’à refourguer son idée au placard et l’oublier avec une pointe de frustration de la petite fille qu’elle était toujours. Mais désormais, Selene se sentait aspirée par la volonté de rencontrer ce mystérieux personnage, ne serait-ce que pour avoir l’impression d’avoir exploré une piste par elle-même, et non seulement en ayant suivi les recommandations de quelqu’un.

- Hein ? fit-telle lorsque James l’appela à lui faire un résumé, absorbée par ses pensées, Oh, il m’a dit qu’il l’a vu une fois au nord de la ville, vers un centre commercial souterrain. Je suppose qu’on a plus qu’à aller par là-bas… on trouvera peut-être d’autres témoins.

La galloise commença alors à marcher, quittant à regret la chaleur du brasero pour recevoir une cruelle morsure vengeresse du froid, mécontent d’avoir vu l’une de ses proies lui échapper quelques minutes. En comparaison avec la proximité de la résistance chauffante, l’adolescente avait l’impression que sa peau allait être tailladée par de fines lames de glace sans qu’elle n’y puisse rien. Elle grelotait littéralement tandis que ses yeux noisette scrutaient les environs à la recherche d’une grande carte, comme on en voyait souvent dans les villes du monde réel.

- Ah, viens ! s’exclama-t-elle en pointant du doigt l’objet de ses intérêts.

Un panneau dressé proche de l’entrée d’un tunnel ressemblait à un géant vert-bouteille couvert d’un chapeau de neige. Selene souffla une fois devant lui, un nuage de buée s’envolant devant son visage pâle. Heureusement, sur l’affiche placée sous verre, où l’usine du Père Noël était représentée par un point lumineux, le dit centre commercial était aussi clairement indiqué. Il s’appelait « le Grand Lutin » et occupait une bonne partie du nord de la ville à lui tout seul ; ce devait être une grosse structure.

- Il n’est pas tout prêt, commenta la toquée en montrant leur destination, mais je crois que ce tunnel nous permet de prendre un petit raccourci.Et on aura moins froid sous terre qu’au dessus je pense…

Alors qu’elle plongeait ses yeux ternes dans ceux de James, un couple de retraités emmitouflés dans d’épaisses parkas les croisa pour descendre les escaliers, leur jetant un regard attendri, comme on admire la jeunesse de deux frais tourtereaux. Perturbée par ce geste subtile mais explicite, Selene rosit et baissa immédiatement la tête pour trouver… oh ! Ses pieds, encore. Cherchant maladroitement à dissimuler sa confusion, elle bafouilla :

- Tu… euh… tu es d’accord ?

Une quinte de toux imprévisible manqua de lui couper la parole. Courbée sur elle-même, une main gantée devant la bouche, elle attendit que l’orage passe. Elle ne put malgré tout pas empêcher qu’un éclat de sang lui file entre les doigts et tâche la neige blanche ; tout comme l’étaient le bout de ses doigts fins et la commissure de ses lèvres pâlies. Inquiète mais surtout parce qu’elle ne voulait pas choquer son ami, l’adolescente s’essuya précipitamment et retourna de la pointe d’un pied la couche de poudreuse traîtresse.

- C’est rien t’en fais pas, affirma-t-elle, j’me suis mordu la langue.

Mais pourquoi mentait-elle aussi effrontément ? James savait qu’elle était sur le penchant glacé de la mort, même s’il ne pouvait pas savoir que l’utilisation de sa bague avait aggravé son état. Peut-être avait-elle l’impression que dans le cauchemar qu’incarnait Dreamland sous ses airs de magnificences, le psychotique était le seul qui lui apporte un peu d’affection. Un peu, mais suffisant pour qu’elle refuse de le voir se morfondre pour elle ou la prendre en pitié. De toute façon, elle était déjà résignée à mourir en silence et là, il l’oublierait. Facilement ; mais elle ne lui en voulait pas.
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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 9 Oct - 21:29

James ne semblait pas être le seul à avoir ses moments dans les nuages. Sauf que Sélène avait entendu sa question, contrairement à l’adolescent il y a cinq minutes qui n’avait rien pu suivre. Ainsi, la dame nu était passé au centre commercial, ce qui était déjà un début de piste, avec de la chance elle y était peut être toujours ? Le tout maintenant était de pouvoir s’y rendre et demander son chemin aux passants seraient sans doute difficile vu le froid mordant que le petit vent n’arrangeait pas.

Le duo reprit donc sa route, tentant de se réchauffer du mieux qu’il pouvait avec leurs habits censés les protéger. Soudain son amie s’exclama et lui intima de la suivre. James s’exécuta jusqu’à arriver à ce qui ressemblait à un plan de la ville. Evidemment, c’était le moyen lplus pratique de se rendre quelque part. Il ne put que confirmer les paroles de Sélène. Sous terre il serait à l’abri du vent au moins et peut être que le tunnel était chauffé.

- Bon …bah allons y alors…

Il avait la mâchoire gelé et avait l’impression que ses paroles n’étaient pas du tout articulées. Pourquoi est ce que les ombres n’avaient pas fugués dans un pays chaud ? Ou à température normal ?

Un vieux couple passa près d’eux les regardant d’un air attendrissant. James se demanda pourquoi est ce qu’ils les regardaient ainsi et ne trouva rien d’autres à faire que de leur sourire, ne faisait que renforcer sans le vouloir le malentendu. Sélène elle semblait gêné pour une raison qui échappait complètement à l’adolescent.

- Oui…oui… !

De toute façon ce n’était pas comme si ils avaient cinquante milles options. Sélène s’était mit à tousser violemment et l’inquiétude se peignit immédiatement sur le visage de James. Il n’était pas stupide, il savait que c’était lié à leur état même si la rouquine cherchait à lui cacher pour ne pas l’inquiéter.

- Ca va aller…on va trouver nos…ombres…et s’en sortir…

Il s’empêcha de rajouter « du moins je l’espère » car ça aurait tout mit par terre son objectif de voir positif. Même si il était déjà épuisé et que le froid n’arrangeait rien il fallait avancer si les voyageurs souhaitaient guérir. Pas question de finir en légume. Comme pour leur donner du courage James sortie une main d’une de ses poches et s’empara de celle de Sélène avant de lui sourire. Chose qui lui aurait été beaucoup plus difficile si son amie avait été un homme.

- Prête à continuer à faire les détectives… ?
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Selene Nymphadora

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 10 Oct - 0:14

La tentative de James de la rassurer aurait pu échouer – aurait dû échouer – mais… mais il était tellement adorable quand il promettait qu’ils allaient s’en sortir que l’adolescente ne pouvait que le croire. Elle n’ignorait pas que ce risquait d’être un mensonge, une déclaration en l’air pour éviter de voir la réalité en face, mais elle était humaine ; fragile. Alors elle avait besoin de croire en quelque chose, et puisque Dieu semblait trop occupé pour sauver une jeune fille de quinze gravement malade, alors elle se jetterait à corps perdu dans les dires du psychotique. Puisse-t-il lui assurer de lui rendre sa vie d’avant qu’elle le suivrait les yeux fermés… ou peut-être pas. Elle n’était pas stupide non plus. Croire à l’impossible ne voulait pas dire croire à l’irrationnel.

Quand il lui prit la main, elle cessa de penser tout simplement. C’était comme ci le monde ne se limitait désormais qu’à eux deux. Elle n’avait plus vraiment froid alors qu’elle grelottait, mais la chaleur de la peau de son ami était indiciblement rassurante. Un sourire illumina son visage ivoirin, elle sentit à peine que ce geste tirait sur la blessure encore rouge de sa lèvre inférieure :

- Oui, répondit-elle avec enthousiasme, prête !

Elle parodia un geste militaire en portant sa main libre devant son front et éclata d’un petit rire avant d’entrainer James dans l’escalier les menant aux voix souterraines. Jusque là, tout était aux couleurs de Noël : carrelage blanc aléatoirement illustré de boules pailletées, sapins en pot, automates représentants des rennes, guirlandes enlaçant les néons. La différence de température avec l’extérieur était telle que la galloise se permit de retirer son bonnet, libérant ses cheveux flamboyants, et desserra son écharpe.

Les deux voyageurs marchèrent un moment main dans la main, suivant le parcours qui déboucherait quelque part un peu plus au centre-nord de la ville. Toutefois, le silence devenait pesant pour l’adolescente qui réalisa qu’à Dreamland, elle n’avait jamais discuté avec personne hormis pour savoir comme survivre aux prochaines farces du monde des rêves. Elle avait tenté il y a longtemps – c’est l’impression qu’elle en avait – d’engager une discussion badine avec James, mais Dakota les avait interrompu. Cette fois, la blondinette n’était pas là, et la langue de la rouquine se délia sans qu’elle n’y pense vraiment :

- L’idée de tunnel aménagé pour éviter de marcher dans le froid me rappelle le Canada… j’y suis allé l’hiver dernier. Pas avec ma tante, mais avec les parents d’une amie à moi… notre bande de quatre copines avait été invitée. Il faisait trop trop froid, mais c’était vraiment cool !

Comme si on venait d’allumer un diaporama, les images de ce séjour défilèrent devant ses yeux noisette. S’y ajoutèrent d’autres sorties, d’autres photographies prises sur le vif où elle se voyait rire, s’amuser, se balader, danser, jouer… toujours en excellente compagnie.

- C’est con, reprit-elle, de l’amertume dans la voix, c’est maintenant que ma vie ne sera plus jamais pareille que j’me rends compte que j’adore vraiment mes amies… c’est drôle, parce qu’on se ressemble pas vraiment ! J’veux dire… elles sont plutôt du genre assez populaire au lycée, à sortir, à voir des garçons, à piquer des petits trucs dans les magasins, à se faire des frayeurs complètement stupides comme visiter un immeuble abandonné la nuit… mais on s’est très vite entendues. Elles sont gentilles, il faut les connaitre. Souvent elles m’entrainaient avec elle en soirée ; elles m’habillaient, me « forçaient » à danser, à boire, à aller parler à des gens… j’avais trop peur, mais c’était vraiment marrant. Comme la fois où elles m’ont défiée de traverser le hall d’un hôtel désaffecté un soir d’Halloween…

Sa gorge se serra. Les émotions étaient là en échos, fidèles à ce qu’elles avaient été, mais couvertes d’un manteau de mélancolie qui les exaltait plus encore. Qu’est-ce qu’elle donnerait pour entendre l’une de ces voix familières lui proposer une sortie à la laquelle elle feindrait ne pas vouloir participer, un défi stupide qu’elle feindrait ne pas vouloir tenir. Ses larmes ne coulaient pas, mais les sanglots étaient perceptibles lorsque Selene conclut :

- J’aimerais bien les revoir avant de…

Elle s’arrêta en se mettant une claque mentale. « N’oublie pas la promesse de James » s’assena-t-elle pour ne pas finir sa phrase sinistre. A la place, elle attrapa de justesse un sourire qu’elle adressa à son ami avant de lui demander :

- Il y a des gens qui te manquent du monde réel toi ? Tu... t'as déjà voyagé ?
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James Brooks

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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 11 Oct - 20:03

Rassuré d'avoir remonté le moral, James ria avec elle lorsqu'elle imita le salut militaire. C'était un gros point qui la différenciait de Dakota, elle avait de l'humour, un humour comme le sien et non noir comme la blondinette. Certes il y avait encore pleins d'autres différences mais celle ci méritait d'être cité.
Main dans la main le duo descendit les escaliers menant au tunnel. Une fois sous terre il faisait moins froid grâce à l’absence du vent et de l'éclairage qui faisait un minimum de la chaleur, la rouquine eut une bonne idée en enlevant son bonnet et son écharpe. James fit donc de même, se sentant beaucoup plus libre de la tête et du cou.
Il n'y avait rien de bien particulier dans ce tunnel mise à part des dessins sans doute pour égayer le chemin des habitants qui passaient par ici. Plutôt que de chercher une conversation l'adolescent regardait autour de lui pour s'occuper et son regard tomba sur Sélène lorsque cette dernière ouvrit la bouche pour raconter sa vie. Heureusement pour elle que Dakota n'était pas dans le coin sinon elle lui aurait rapidement dit que on avait rien à faire alors que ça intéressait James d'en savoir plus sur son amie.

- Ca doit être beau là bas...!

James n'avait jamais voyagé, n'ayant pas l'argent pour, juste à travers la télé par des documentaires qui montrait des villes du monde entier, expliquait les différents cultures. Même si au final ça donnait grandement envie à James de voir les choses en vrai. Sélène reprit la parole parlant de ce qu'elle faisait avec ses amis avant de rencontrer le Dr Parkinson ou bien d'avoir sa maladie ? Cela le fit sourire car ça devait être très amusant. Jules ne l'avait jamais vraiment forcé à faire quoique ce soit que l'adolescent n'aimerai pas. Lui aussi aimerait bien revoir sa mère avant de trépasser, si il trépassait bien sur car pas question de mourir.

- Tu les reverras vite !

Répliqua t-il avec un sourire qui se voulait confiant. Avec de la volonté ils arriveraient bien à trouver leurs ombres ou bien une solution pour échapper à la mort.

- Ma mère me manque...tu sais j'avais pas vraiment d'amis à part Jules avant de vous rencontrer...enfin j'en avais et puis à cause d'un accident je me suis renfermé sur moi même et éloignés d'eux ! Mais depuis que j'ai fait la connaissance de Jules je vais beaucoup mieux ! Seulement on dirait qu'il fait peur aux gens quand on va les voir c'est bizarre...A l'école on me regarde comme si j'étais fou...

Dit-il d'un air pensif, ne se rendant pas compte que parler à un être imaginaire devant les gens n'était pas ce qu'on pouvait qualifier de normal. Il finit par hausser les épaules.

- Enfin bon, sinon j'ai jamais voyagé mais j'aimerai beaucoup ! Mon rêve ça serait de visiter tout les pays ! Et toi tu as un rêve ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 12 Oct - 13:08

James tenta de la rassurer, encore ; alors elle sourit. Un sourire doux, triste, sincère. Comment pouvait-elle craindre de mourir, alors que son cœur était si léger à ses cotés ? Les soucis semblaient loin – trop loin peut-être, car elle risquait d’oublier leur importance. Une pointe s’enfonça dans ses poumons, lui rappelant comme elle avait été odieuse avec lui sous l’influence de sa bague ensorcelée. La culpabilité était toujours là, prête à mordre quand on croit être apaisé, rivale de l’espoir qui lui disait que le jeune garçon lui avait réellement pardonné. D’ailleurs, celui-ci lui confia le manque de sa mère et l’absence d’amis qui l’attendaient dans le monde réel, hormis Jules.

La galloise comprenait un peu mieux maintenant. Bien sûr, il faudrait un jour que James se rende à l’évidence que son fidèle compagnon n’existait pas, mais ce n’était pas son rôle. Sinon que dire d’elle ? Comment juger d’autrui alors qu’elle savait son obsession ? Se considérait-elle comme folle ? … Non, elle ne l’était pas. Sans son ami d’enfance inanimé, elle se serait sans doute laisser mourir depuis longtemps. La question du psychotique la tira de ses pensées. Avec un sourire plus lumineux, elle répondit :

- C’est vrai que ce serait cool de voyager partout ! Si j’ai un rêve moi ? Selene marqua une pause de réflexion, je ne crois pas… enfin… j’aurais voulu d’une vie normale. Tu vois ? Avant tout ça… je me disais que d’avoir une petite maison, un travail sympa, un mari amoureux, un ou deux enfants… ce serait bien. Pour moi, ce serait bien.

Son cœur se serra, l’amertume au fond de la gorge. Ses yeux noisette s’embuèrent de larmes, mais elle les détourna pour feindre être absorbée par un automate de lutin qui chantait un cantique avec entrain. Elle avait l’impression de se sentir oppressée, écrasée par un poids invisible. Jamais elle n’avait parlé de son passé à quelqu’un à Dreamland, très peu dans le monde réel le savait en fait. Mais James… James lui, il comprendrait, parce qu’elle le comprenait.

- Tu sais je… je sais ce que tu ressens pour Jules… moi quand j’étais petite je… mon père nous battait, moi et ma mère. Ça a duré longtemps, je ne me souviens plus trop combien… mais l’épouvantail de notre jardin était devenu mon meilleur ami. Il me parlait quand j’étais triste ou quand j’avais mal, et quand mon père était en colère, je courais le voir. C’est la seule personne de ma famille qu’il me reste, murmura-t-elle soudainement, mais beaucoup de gens ne le comprennent pas… j’ai des amis, mais la plupart des gens de mon lycée me trouvent bizarre, cinglée,… j’suis l’extra-terrestre de l’établissement.

La galloise ferma les yeux. C’était dur d’y repenser, de revivre en accéléré les longues années d’horreur, mais ça faisait du bien de ne plus se sentir seule. Bien sûr, il y avait son éternel compagnon, mais si un être humain pour saisir toute la force de son attache, comprendre sans la juger à quel point ce lien était inaliénable, ce serait un grand moment pour elle. Son étreinte se resserra légèrement sur la main de James, comme si elle avait peur qu’il ne la lâche par dégoût et qu’il ne s’enfuit en courant.

- C’est pour ça que pour moi, avoir une vie normale, c’était comme un rêve, expliqua-t-elle d’une petite voix.

Elle poussa un soupir. Il était dur d’attendre la réaction de son acolyte, d’avoir cette peur irrationnelle de l’avoir choqué. D’ailleurs, aurait-elle dû se taire ? Elle avait enfreint cette interdit qu’elle s’imposait à elle-même de ne pas rependre son passé pour ne pas passer pour une assistée sociale qui se complaisait à se plaindre. Admettre ce qu’elle était et fermer la boite de pandore, tel était sa devise implicite, mais là… c’était différent. Sans doute avait-elle besoin de quelqu’un sur qui pouvoir se reposer dans ce cauchemar, une personne qui connaîtrait ses ombres et tiendrait la veilleuse allumée quand elle sombrerait. Une personne autre que son épouvantail qui suffise à faire perdurer le sourire qui se dessina sur ses lèvres blessées :

- Mais ça va maintenant, ne t’en fais pas ! mentit-elle à moitié, ça fait plus de trois ans que c’est fini avec mes parents. Ma tante est très gentille avec moi. Elle s’inquiète beaucoup trop même, conclut la galloise avec un petit rire.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Dim 14 Oct - 17:27

Sélène partageait son engouement pour voyager, ce qui était une bonne nouvelle. Qui sait peut être que les deux pourraient le faire ensemble si ça intéressait la rouquine ? Ca ne devait pas être quelque chose qui intéresserait Dakota...la blondinette avait dû voir déjà pas mal de pays et dirait sans doute les défauts de chacun. Son ami révéla aussi son rêve, qui n'était pas vraiment original...enfin si vu leur condition il l'était puisque avec leurs pouvoirs ils étaient loin d'être normaux.

- On va résoudre le problème des ombres et ensuite on s'attaque à celui de nos pouvoirs qui nous suivent dans le monde réel ! Il doit bien y avoir une solution...l'un de mes profs dit qu'un problème à toujours sa solution !

S'exclama t-il joyeusement croyant en son professeur. Après tous il avait plus d'expérience que lui sur des soucis rencontrés. Mais James perdit son sourire lorsque Sélène parla de sa vie, sa relation avec son père. Lui il l'avait pas connu, l'ayant abandonné avec sa mère. Il ne savait donc pas ce qu'on pouvait ressentir mais ça ne devait pas être quelque chose de joyeux. Il comprenait pourquoi la rouquine allait se consoler avec un épouvantail...L'adolescent n'avait pas envie de la blesser en lui disant que c'était rien d'autre qu'un objet qu'il ne parlait pas. Pour l'instant ce n'était pas vraiment le plus important dans le sujet de conversation. Pour la consoler il lui caressa la main qu'il tenait toujours avec son pouce.

- Tu devrais pas écouter les gens, tu es tout à fait censé ! Ils sont juste jaloux de ton amitié avec l’épouvantail... Mais tu l'a dis à quelqu'un pour ton père ? Il y a des gens qui auraient pu t'aider !

Même si elle lui disait que maintenant tout allait bien il n'en était pas réellement convaincu. Sa tante était peut être au soin avec elle mais ça n’enlevait pas le souvenir d'un père horrible.

- En tout cas si jamais tu auras besoin de parler à quelqu'un n'hésites pas à venir chez moi ! Ma mère sera ravie de voir quelqu'un d'autre que Jules à la maison...


Proposa t-il avec un sourire enthousiaste. Ramener une amie ferait énormément plaisir à sa mère qui s'inquiétait que son fils ne traîne qu'avec un ami imaginaire.


Dernière édition par James Brooks le Lun 15 Oct - 15:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Dim 14 Oct - 19:33

Lorsque le pouce de James caressa le dos de sa main gantée, les battements affolés de son cœur dans sa poitrine fragile s’apaisèrent. Les autres, « jaloux de son amitié avec l’épouvantail » ? Selene savait que c’était faux, mais c’était tellement adorable comme effort qu’elle ne put que sourire tandis qu’une larme roula discrètement sur sa joue froide. Eclairci lumineuse au milieu d’un ciel nuageux. Le psychotique lui demanda alors ce que chacune des rares amies au courant de son enfance lui demandait :

- J’étais vraiment petite, expliqua-t-elle à mi-voix, comme si en parler était tabou, et ma mère était dépressive, en plus d’avoir trop peur. Elle trouvait toujours des excuses pour justifier nos bleus quand elle ne pouvait pas les cacher, et voilà…

Et voilà. Il n’y avait rien d’autre effectivement. Pourquoi en aurait-il été autrement ? N’ayant eu aucun ami au Pays-de-Galles, la rouquine n’avait pu être prise sous l’aile d’un parent réellement inquiété par ses hématomes. Et ses professeurs et bien… ils l’oubliaient, tout simplement. Comment faire attention à la minuscule mademoiselle Nymphadora ? Noyée dans la masse, renfermée, silencieuse. Mais si ces souvenirs sombres tentaient impitoyablement d’étendre leurs griffes tranchantes dans sa chair, James avait d’or et déjà fait ce qu’il fallait pour combattre le mal.

- Mais c’est gentil ce que tu m’as proposé, vraiment, reprit-elle timidement, ça me ferait plaisir que… qu’on se voit aussi dans le monde réel, et de rencontrer ta mère. Mais je préférerai que ce ne soit pas pour parler de moi, osa l’adolescente sans reprendre son souffle, j’veux pas vous ennuyer avec ça.

Selene avait tout simplement arrêté de respirer. D’aussi loin qu’elle se souvienne, c’était la première fois qu’elle suggérait, surtout aussi explicitement, à un garçon qu’elle puisse passer le voir chez lui « avec plaisir ». Bien entendu qu’elle n’y entrevoyait pas une finalité particulière, mais ça n’empêcha en rien cette sensation de vertige, comme si elle venait d’oser faire un saut périlleux défendu.

- Enfin j’veux dire, s’empressa-t-elle d’ajouter, ce serait cool qu’on soit aussi amis dans le monde réel quoi. J’suis sûre que ce serait vraiment sympa. Et dans ce cas, tu devras rencontrer ma tante et ma bande de copines ! Elles ne vont pas te manger, j’te rassure, conclut la rouquine en partant dans un éclat de rire.

Une poupée de porcelaine, voilà un peu ce qu’elle était. Fragile, remplie par une obscurité insondable, mais extérieurement toujours capable de rayonner. Elle aurait presque l’air heureuse si son visage n’était pas si pâle, si elle n’était pas blessée, ou si ses yeux ne semblaient pas décolorés par la tristesse. Parler de « l’après », comme si un possible retour à la normal était envisageable, lui faisait du bien. « Après » ce cauchemar, elle s’éveillerait, de nouveaux amis en prime. Parkinson n’aurait pas été si négatif au final.

- Ça te dit ?

Nouveau sourire. Le tunnel arrivait justement à un carrefour. En plus des trois possibles directions, heureusement indiquées par des panneaux en forme de branche de sapin, les escaliers remontant à la surface laissaient s’engouffrer un courant d’air glacial. Selene grelotta soudainement, resserrant machinalement son écharpe sur son cou gracile, cherchant des yeux la voies à prendre pour rejoindre le centre commercial.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 15 Oct - 18:53

Dépressive ? Décidément Sélène n'avait pas de chance entre un père qui la battait et une mère tomber dans la dépression. James se demandait même comment elle avait fait pour s'en sortir, mine de rien la rouquine était forte puisqu'elle avait réussi à supporter tout ça, rien que avec l'aide de son imagination au sujet d'un épouvantail. Le pouvoir du cerveau était vraiment incroyable. Parler de tout cela ne devait pas se faire sentir bien son amie, bien que parler de ces choses là permettait d'avoir le coeur moins lourd. C'est ce que sa mère lui avait apprit pour qu'il ne se laisse pas enfouir sous ses soucis et lui en fasse part.

- Je suis désolé...

On devait lui dire souvent cette phrase quand elle parlait de son passé mais il ne savait pas quoi dire d'autres. Alors il avait changé de sujet en proposant à Sélène de venir chez lui si elle en aurait envie dans le monde réel. L'adolescent n'avait pas voulu qu'elle pense que c'était pour parler de ses problèmes, juste lui changer les idées en jouant avec lui.

- Mais non ça sera pour s'amuser tous ensemble ! Je ne veux pas que tu te sentes obligé de faire partager tes soucis, ça te regarde...!

Répliqua t-il avec un sourire. Bien évidemment que tous les deux resteraient amis même après leur retour à San Francisco. C'était tellement rare que James se fasse de nouveaux amis qu'il allait pas l'abandonner. Par contre il éviterait de recroiser Sydney sous peine de lui décocher une droite au passage. Ou pas, parce que James était pas quelqu'un de violent. Il serait en tout cas ravis de faire la connaissance de la tante de Sélène et de ses amies qui avaient l'air sympathiques et rigolos.

- Bien sur que ça me dit !

L’adolescent avait alors plus que hâte de rentrer chez eux et de réaliser tout cela. Malheureusement le vent glacial qui s'engouffra alors dans le tunnel lors d'un croisement le fit revenir à la réalité. James remit son bonnet pour protéger ses oreilles du froid et regarda les panonceaux devant eux. Comment il s'appelait déjà le centre commercial...? L'un des panneaux était décoré de lutins et optant pour sa logique d'adolescent il se lança :

- Suivons les lutins ! Après tout ils nous ont sauvé déjà la vie une fois ! Qu'est ce que tu en penses ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 15 Oct - 19:44

- J’en dis que c’est une bonne idée, répondit-elle avec un sourire doux.

En cet instant, son monde ne se limitait plus qu’à James. Lui et sa gentillesse spontanée incroyablement touchante, lui qui tenait sa main amicalement, lui qui lui redonnait espoir. Tandis qu’ils reprenaient la marche, elle osa un geste qu’elle aurait pensé ne jamais être capable de refaire après la façon dont l’avait traitée Liam. Avec candeur, elle appuya très légèrement sa tête contre l’épaule de son ami et ferma ses yeux noisette. Les vibrations de son pas lui remontaient dans le crâne, mais ça n’en devenait pas désagréable. Elle aurait voulu rester accrochée à lui comme ça indéfiniment ; mais par soucis de ne pas être mal interprétée, la galloise confia à voix basse :

- T’es vraiment… la personne la plus gentil avec moi que j’ai rencontré. Je veux dire… à ne pas me juger sur les épouvantails… même mes amies me trouvent « un peu space » des fois comme elles disent. Toi, t’es le premier qui me comprend… je crois.

Selene eut soudain envie de s’agripper au psychotique, de se retenir à son bras pour être certaine qu’il ne disparaitrait pas. Que ferait-elle si jamais ils venaient à être séparés ? Bien sûr, ils ne se connaissaient toujours que très peu – paradoxalement – mais il était devenu son seul vrai soutien dans ce cauchemar. Sans lui, elle serait la proie des ombres, de la solitude, et des monstres comme l’hypersexuel. Elle le savait, le sentait dans sa chair, comme si c’était son destin.

- C’est cool d’avoir un ami comme toi, murmura-t-elle avant de rouvrir ses yeux terne.

Encore quelques pas et elle se redressa. Quelque part dans un coin de son crâne, elle avait l’impression de voir sourire son meilleur allié. Celui-ci partageait son bonheur ; jamais jaloux, jamais en colère. Il n’existait que pour la voir heureuse et à ce moment, sur le perron de la mort, elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis longtemps. Le besoin de griffonner un épouvantail l’avait entièrement délaissé, et c’était tellement rare qu’elle avait l’impression que le plomb qui lestait son cœur fragile s’était envolé.

Le décor se transformait autour d’eux. Une magnifique fresque représentant une scène de distribution de cadeaux par le père Noël s’étendait au dessus de leurs têtes, comme si elle cherchait à les envelopper dans une magie unique. Un feu brûlait dans une énorme cheminée alors que le bonhomme en rouge tendait un paquet bleu ciel à une fillette aux anges. Une file d’autres enfants qui attendaient s’étendait loin dans le passage. Ils jouaient, se chahutaient amicalement, tiraient les jupes de leur mère, étendaient le cou pour voir où ils en étaient.

- Elle est sympa cette fresque. Tiens, tu devines quel est mon film préféré au sujet de Noël ? questionna-t-elle avec un sourire taquin, bah… c’est l’Etrange Noël de Monsieur Jack ! clama la galloise après avoir laissé quelques secondes de suspens, si tu le connais, je parie que ça te surprend pas.

Distraitement, elle se mit à chantonner l’air de « Que vois-je » en dodelinant de la tête en rythme.

- Mon premier Nöel avec ma tante, elle m’avait offert tout un tas de truc de Jack Skellington. J’avais des boucles d’oreilles, des posters, des bracelets, des colliers… je crois que ça a été le meilleur Noël de ma vie.

La rouquine eut un petit rire remontant tout droit de ses souvenirs. Le froid vint les attaquer à nouveau : ils approchaient de la sortie du tunnel, donc du centre commercial où allaient reprendre leurs investigations. Tout en rabattant une mèche de cheveux envoyée dans son visage par un courant d’air, elle lâcha – à regret – la main de James pour remettre son bonnet et lui demander :

- Et toi ? Ça t’évoque quoi Nöel ? Un film préféré ? Une année que tu as adoré ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 16 Oct - 16:58

Ravie de savoir que Sélène était d'accord pour suivre son idée, les deux voyageurs continuèrent leur marche dans le tunnel, en espérant que c'était la bonne direction. Lorsque la rouquine posa sa tête contre son épaule il surpris de ce geste mais ne la repoussa pas pour autant. Après tout avec lui elle ne risquait rien vu que James préférait les garçons. Heureusement l'adolescent ne faisait pas deux mètres de hauteur, il faisait quasiment la même taille que son amie aussi cette dernière n'était pas dans une position inconfortable pour son cou.
James du se concentrer pour entendre ce que Sélène disait et ses paroles lui réchauffèrent le coeur. Ca faisait toujours plaisir de savoir que l'on était gentil et compréhensif aux yeux de quelqu'un. Un rougissement vint bruler ses joues lorsqu'elle termina en déclarant que c'était un bon ami.

- Toi aussi t'es gentille ! Et une bonne amie...je suis content de t'avoir rencontré...!

Se tournant à demi il déposa un baiser sur le front de la rouquine, ne pouvait atteindre sa joue qui faisait ami ami avec son épaule. Ils débouchèrent dans un couloir décoré d'une fresque vivante qui laissa un James émerveillé. Ses yeux s'illuminèrent et tel un enfant il regardait bouche bée les images s'animer. Un "waah" sortie de sa bouche, résonnant dans le tunnel. Pour sur que cette fresque était sympathique, même plus que ça ! Elle était magiquement fabuleuse !

- Oh oui je l'adore !

Son film préféré ? James chercha qu'est ce que cela pouvaient bien être mais devant sa tête qui devait commencer à fumer Sélène lui donna vite la réponse. Évidemment, comment n'avait il pas pu y penser avec une fille qui avait un ami épouvantail.

- En effet maintenant que tu le dis...

Ca lui faisait plaisir de voir Sélène aussi heureuse, de la voir parler d'autre choses que de ce qu'il fallait faire pour avancer. Plus elle parlait d'elle, plus James la connaissait mieux, ce qui était un bon point. Certes leur vie était différente de bien des manières. Par exemple il recevait vraiment peu de cadeau pour Noël, la présence de Jules et de sa mère pour cette fête était déjà un énorme présent et il n'avait vraiment besoin de rien.

- Moi ? Ca m'évoque...

James sembla alors partir ailleurs, dans ses souvenirs lointains. Pour lui son plus beau Noël avait été lorsque son petit ami lui avait offert un magnifique pendentif sous la neige qui tombait doucement sur San Francisco. Son regard s'assombrit et son coeur se serra dans sa poitrine en repensant à Max qu'il n'avait pas réussi à sauver. Sans s'en rendre compte des larmes avaient coulés sur ses joues gelant rapidement avec le vent froid qui fouettait son visage. Ses traits se mirent alors à changer pour laisser place à ceux de Jules qui regarda Sélène comme si c'était sa faute si l'adolescent venait de pleurer.

- Il regarde tous les ans La Belle et la Bête avec sa mère. C'est son film préféré.

Il s'éloigna de quelques mètres de la rouquine qui lui semblait bien trop proche à son goût et remit correctement son écharpe. Bientôt ils débouchèrent hors du tunnel après avoir monté des marches qui mériteraient d'avoir du produit anti-glissant dessus.
Devant leurs yeux se posa alors enfin le centre commercial. Enorme bâtiment en forme de traineau du Père Noël au couleur du pain d'épice. Le centre commercial ne dérogeait pas à la règle d'avoir une foule de client venu admirer les produits en ventes.

- Et on fait comment pour savoir où elle est passé dans tout ce bordel ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 16 Oct - 19:09

Le sourire de la jeune fille s’évapora lorsqu’elle aperçut les larmes qu’elle pensait avoir suscitées. Son visage exprima sa réelle inquiétude alors que les traits de son ami se métamorphosaient. Avant même qu’elle n’ait eu le temps de s’excuser, ou même de dire quoique ce soit, Jules lui répondit sèchement, avec le regard assassin qui allait de paire. Son cœur reçut comme un coup de poignard dont elle ne laissa rien paraître. C’était… étrange comme sensation, de se dire qu’une personne qu’on appréciait énormément – et réciproquement – pouvait avoir une seconde personnalité qui nous détestait.

- La Belle et la Bête, souffla l’adolescente, comme si cela suffirait à faire revenir à lui le psychotique.

L’écho de son baiser résonnait encore sur son front, ses paroles se complaisaient dans ses oreilles. En l’honneur de ce lien, elle se résigna définitivement à essayer d’améliorer la relation qu’elle entretenait avec Jules. Ce ne serait sans doute pas une tâche facile, mais elle essaierait. Pour James.

A l’extérieur, la température semblait avoir encore chuté de dix degrés. Selene sentait que la fièvre qui l’avait paralysée au lit la veille la guettait, mais ce n’était pas le moment de se plaindre. Ses yeux noisette détaillèrent la façade de la bâtisse, flanquée de son nom « Au Grand Lutin » en lettre rouge et or, scintillantes de mille feux. A question de son partenaire, elle maintint un court silence de réflexion, avant d’avancer lentement :

- Je ne pense pas qu’elle soit ici. Le serveur m’a dit qu’il l’avait vu en rentrant chez lui « pas loin » du centre commercial… ça veut pas dire qu’elle y campe. On a qu’à interroger quelques personnes… encore. Une femme nue, je suppose que ça se remarque.

Son regard tomba alors sur une voie, contournant un groupe de places de parking pour sortir de la ville. Peu de monde l’empruntait – qui voudrait s’aventurer dans un océan de glace crevé de trous noirs ? – mais la rouquine le nota dans un coin de sa tête. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais la referma sans avoir émis le moindre son. En fait, elle n’était pas sûre de ce qu’elle avançait, mais elle n’avait pas encore aperçu d’ombres en ville ; peut-être se trouvaient-elles plutôt à l’extérieur ?

- Je me demande si… elle ne serait pas plutôt à hors de la ville, commença Selene, je ne sais pas du tout ce que racontait Bloody Mary dans sa lettre, je ne l’ai pas lu. Mais en fait, ce serait plus logique, non ? Beaucoup plus de gens en aurait entendu parler, si elle s’amusait à épingler les ombres dans les rues. Tu ne crois pas ?

Ses yeux ternes se tournèrent vers Jules et elle s’efforça de ne pas les baisser par timidité – ou crainte. Ou était James derrière ce visage dur ? Entendait-il ce qui se disait ? Ne serait-ce qu’un peu ? Et pourquoi s’était-il crée un ami imaginaire aussi spécial ? La galloise mourrait d’envie de lui demander, mais n’osait pas franchir le pas. Elle était trop bien placée pour savoir à quel point le passé peut receler des horreurs pour prendre le risque de profaner celui de son seul allié à Dreamland.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 1 Nov - 17:31

Jules n'avait aucune envie de faire trois fois le tour du centre commercial pour au final ne rien trouver. Pourquoi est ce que cette putain d'ombre ne venait pas se recoller d'elle même tel un aimant ? Non, évidemment cela aurait été trop simple. Sélène proposa d'aller encore faire des interrogatoires, ce qui soulait d'avance Jules. parler aux gens c'était pas sa tasse de thé, tas d'humains inutiles. Il préférait nettement se débrouiller tout seul, ou presque si on comptait la rouquine qui après tout était utile pour communiquer et commençait à avoir un cerveau.

- Ouais je suppose que c'est pas courant quand il fait moins 50 degrés

Ou alors être totalement givré. Remarque d'après ses souvenirs, enfin ceux de James, cette femme lançait des pics à glaces alors elle devait avoir un pouvoir en rapport avec la glace ce qui pourrait lui avoir gelé le cerveau. En attendant c'était lui qui se les pelait à rester sur place à ne rien faire si ce n'était d'écouter et de parler. L'idée de Sélène, qui finalement avait changé d'endroit à aller voir, était tentante rien que pour le fait de marcher. En espérant ne pas croiser de yéti ou d'autres monstres. Le duo avait déjà eu la chance d'échapper à la mort une fois, pas sur que celle ci se représente à nouveau.

- Elle mentionnait pas d'endroit mais les ombres se trouvent dehors alors je crois que ouais elle doit être dehors

Un tourbillon orange se mit alors à tourbillonner autour de lui et laissa place à un clown terrifiant.

Spoiler:
 

Déjà victime de cette farce auparavant Jules soupira devant tant de répétitions. Après la poupée qu'est ce que ça pouvait être ?

- Bon vas y je suis déguisé en quoi cette fois ?

Il sentit alors quelque chose taper contre son dos et il se retourna vivement tombant sur un groupe de gamin qui faisait visiblement une bataille de boules de neiges. A la vue de Jules-clown ils se mirent à hurler avant de fuir en courant. Bon cette année son déguisement était assez cool visiblement puisque ça faisait fuir la marmaille !
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 2 Nov - 10:29

Selene hochait la tête en écoutant les réponses de Jules, quand un tourbillon orangé les enveloppa tous les deux. Une tenue dont elle se souvenait parfaitement – à peu de choses près –, notamment parce qu’elle n’était pas alliée à de bons souvenirs, avait remplacé ses vêtements hivernaux.

Spoiler:
 

Le froid la gifla violemment, comme une bête sauvage qui n’attendait que de voir dépasser sa chair blanche pour la mordre à pleines dents. C’était à croire que l’esprit d’Halloween n’avait réellement aucune considération pour sa santé et que seule sa « bonne » plaisanterie comptait. Tandis que ses yeux noisette s’écarquillaient, elle posa son regard sur son acolyte, dont l’apparence fit faire un bond à son cœur fragile.

- En clown… c’est assez effrayant, concéda-t-elle timidement avec une moue désolé.

Une rafale chargea sa silhouette menue et non contente d’avoir manqué de soulever sa jupe jusqu’à ce que ses sous-vêtements soient visibles, elle contraignit l’adolescente en enrouler ses bras autour de son corps frêle. Un coup d’œil inquiet au ciel lui appris que les nuages blancs cachaient encore totalement le soleil, mais elle ne préférait pas prendre de risque – quand bien même il ne s’agirait que d’avancer l’heure de son décès.

- Excuse-moi, commença-t-elle sans oser fixer Jules, il faut qu’on rentre dans le centre commercial jusqu’à ce que mon costume disparaisse, je… je suis en vampire, je l’ai déjà eu celui-ci… si jamais le soleil apparait, je vais griller sur place.

Elle n’ajouta pas qu’en plus elle mourrait de froid, mais son visage blafard et ses lèvres qui commençaient à bleuir parlaient pour elle. L’air sincèrement navrée de ce contretemps, elle prit la direction de l’entrée du « Grand Lutin », s’appliquant à ne pas glisser dans la neige avec ses talons hauts. Sur que sa tenue particulièrement aguicheuse – et mal indiquée pour le climat – attirait une folle de regards. Afin d’être sûre que son comparse la suivait et ne la plantait pas, elle se retourna pour lancer en guise d’argument supplémentaire :

- Tu viens ? Ça nous donnera un peu de temps pour réfléchir.

En vérité, elle ne savait pas à quoi, mais ça ne pouvait pas être une mauvais chose, de réfléchir. Une fois à l’intérieur de la bâtisse, une vague de chaleur l’envahit instantanément. Un brouhaha de visiteurs rebondissait de murs en murs, tournait autour de la grande statue du Père Noël érigée dans le hall d’entrée, et se faufilait jusqu’aux étages supérieurs par les escalators. Presque tout était fait de rouge et de doré, de vert aussi, et des hommes déguisés en lutin déambulaient dans le seul but d’aider les clients perdus.

La présence de Jules en clown déclencha une vague de hurlement tandis que des groupes entiers de gosses décampaient à sa vue. Gênée, rendue complice par le regard offusqué des parents et du personnel, Selene ne put pas manquer la référence à l’étrange Noël de Monsieur Jack : Halloween débarque à Noël. Elle dut se pencher vers son acolyte pour être certain qu’il l’entende, non sans frissonner à cause de son masque terrifiant :

- J’y pense : on pourrait se renseigner sur les ombres. Savoir quels dégâts elles causent par exemple. Ça, on ne devrait pas avoir trop de problèmes pour se le faire indiquer, et ça nous aiderait peut-être pour la suite.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 6 Nov - 18:42

Comme il s'y attendait Sélène fut à son tour déguisé pour Halloween. Nul voyageur n'était épargné par la personne qui s'amusait à leur lancer un sort. Devant Jules s'affichait une rouquine habillé en tenue de prostitué mais compte tenu du peu de poitrine qu'elle avait et de son physique on ne pouvait pas la mettre dans cette catégorie. Bien sur ce déguisement ne devait pas représenter les demoiselles qui faisaient le trottoir.
Lui était donc un clown effrayant, tant mieux au moins personne ne viendrait le faire chier.

Sélène demanda alors de rentrer dans le centre commercial en prétextant que à cause du soleil elle allait griller. C'était donc une vampire alors. Jules n'aurait jamais deviné en la voyant dans un tel accoutrement. Au moins cela permettra de se réchauffer un peu.

- On n'a pas le choix de toute manière

Bien que ce pays ne devait pas voir le soleil très souvent. Du peu qu'ils y étaient le voyageur n'avait vu que de la neige. Les deux rentrèrent donc dans le centre commercial sentant immédiatement la chaleur du lieu les envahir. Si après James ne tombait pas malade avec ce changement de température. Son apparence se réfléchissant sur la glace d'une vitrine lui laissa à loisir le soin de s'admirer. En effet il était pas beau à voir, mais moins que Frankeistein. Certes pour la discrétion c'était loupé à cause des gosses qui hurlaient en le voyant et haussa les épaules sous les regards de reproches des adultes. Il y pouvait rien si son costume était comme ça.
La rouquine vampire proposa de récolter des informations sur les ombres. Déjà ils savaient que ça faisait des trous dans la neige qui téléportait ailleurs dans Dreamland.

- Ouais pourquoi pas

Son pouvoir prit alors fin laissant place à James, ce qui ne se voyait pas forcément à cause du costume. Néanmoins la voix fut une aide pour le savoir. Plus enfantine que celle de son ami imaginaire.

- Euh....on fait quoi là....?

Ils avaient déjà traversé le tunnel ? Son regard tomba alors une nouvelle fois sur son reflet et il poussa un cri d'effroi. James bougea un bras qui se bougea aussi dans le reflet avant de s'apercevoir que Sélène avait changé aussi de vêtement.

- Ah...c'est déjà Halloween ici
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Ven 9 Nov - 11:57

En entendant la voix de son ami derrière son masque de clown, un sourire illumina le visage pâle de la toquée. Recalant une mèche de cheveux roux derrière une oreille, elle rétorqua en essayant de paraitre naturelle devant la preuve manifeste de l’instabilité du psychotique :

- On est venus s’abriter le temps que mon costume de vampire disparaisse, Jules était là aussi. Il a été sympa avec moi ! précisa-t-elle comme si ce n’était pas évident.

Son estomac se serra légèrement. Dans un coin de sa tête, elle ne pouvait nier qu’encourager James dans sa pathologie n’était pas le meilleur service à lui rendre. Pourtant… pourtant elle sentait qu’elle n’avait pas le droit de lui mettre la vérité en face. Ou peut-être n’osait-elle pas le faire ? Parce que ce serait un peu admettre ses propres problèmes, alors qu’elle refuserait toujours d’être taxée de folle. Elle ne l’était pas ! Et puis, peut-être qu’il s’en rendra compte tout seul ?

- Il faut qu’on se renseigne sur les ombres, informa la galloise en tournant son regard vers la foule qui défilait, on ne sait pas réellement ce qu’elles font dans le coin.

Elle repéra assez vite un homme d’une quarantaine d’année au teint basané qui attendait visiblement quelqu’un, jetant régulièrement un œil à sa montre. L’adolescente s’approcha de lui, non sans se soucier de ce qu’il penserait de son accoutrement, puis lui offrit l’un de ses sourires les plus engageants avant de demander :

- Excusez-moi monsieur, on se renseigne sur les… désagréments causés par des ombres dans les environs… vous ne saurez pas quel-
- Des ombres ? interrompit l’individu en jaugeant d’un air interloqué les costumes d’Halloween, personne ne peut passer à coté des problèmes qu’elles nous causent depuis plusieurs mois, reprit-il finalement, on dirait que chacune d’elle provoque des effets différents. J’en ai vu devenir hystérique à leur contact, avoir brusquement peur de quelque chose, même se mettre à dessiner des épouvantails partout !

Cette déclaration mit un coup au cœur de la toquée, sans qu’elle n’en laisse rien paraître. Cette parcelle d’âme errante capable d'inciter des gens parfaitement normaux à développer une obsession pour les êtres de pailles, ce serait la sienne ? Ainsi, c’était de ça qu’étaient responsables leurs ombres ? De créer des dérèglements environnementaux en relation avec… leurs « particularités » ?

- Me-merci beaucoup, souffla Selene tout en s’éloignant, bonne journée.
- De rien, et je ne vous parle même pas des trous noirs qui se creusent un peu partout dans le désert, poursuivit l’homme visiblement bien partie sur sa lancée, et vous ne vous seriez pas trompés de fêtes par hasard ? Vos habits ne sont pas trop de la région.

Il n’obtint pas de réponse de la galloise trop occupée à fixer un vide invisible droit devant elle. Elle avait brusquement l’impression de se sentir engourdie, prête à faire un malaise. D’ailleurs, ses jambes refusaient de la porter plus de quelques pas, elle dut s’assoir sur un banc pour éviter de tomber, avant d’enfouir son visage dans ses mains. C’était comme… réaliser l’ampleur d’une catastrophe dont elle était la responsable, même involontairement. Cette ville entière vivait avec ces perturbations dues aux voyageurs, dont elle faisait partie, et elle se sentait trop loin de pouvoir réparer les dégâts.

- C’est dingue quand même, murmura-t-elle à James quand elle fût certain qu’il soit assez prêt pour l’entendre, les problèmes qu’on cause même sans le vouloir… juste parce qu’on existe…

Dans le monde réel, comme à Dreamland, ils étaient des pestiférés ; des indésirables, des créatures non-identifiables. Entre la normalité et la surnaturalité, entre l’humanité et l’inhumanité. Qu’étaient-ils en fin de compte ? Quel était leur rôle ? Tout ça, elle n’osa pas en parler à son ami. Non, parce qu’il l’avait assez réconforté ces derniers temps, et qu’en rajouter serait comme se moquer de ses efforts. Pourtant, bien que loin d’être aussi croyante que sa tante, Selene avait envie de demander à Dieu ce qu’elle avait fait pour faire partie de ces êtres marqués au fer rouge. Était-ce une épreuve ? Une punition ? Avait-elle commis un quelconque péché à purger d’urgence ? Pourquoi les voyageurs devraient-ils tous porter une couronne d’épines ?

Dis Dieu, tu ne m’aimes pas ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Sam 10 Nov - 16:55

Sélène expliqua à James la raison de leur présence dans le centre commercial. Lorsqu'elle cita Jules le voyageur haussa un sourcil, ne se souvenant pas d'avoir vu son meilleur ami dans le coin. Est ce qu'il devenait fou à cause de la maladie ? Enfin, le principal était que Jules n'ai frappé personne et ne s'en soit pas pris à Sélène. Cela l'étonnait d'ailleurs qu'il ai été gentil avec elle.

- Ca va alors si il a été gentil avec toi

Ils étaient donc tous les deux pendant une durée indéterminée coincé dans ce bâtiment. Se renseigner sur les ombres, sur ce qu'ils cherchaient était une bonne idée. Au moins les voyageurs en connaitraient un minimum le moment venu quand ils retrouveraient leurs ombres.

- Ok...on commence par où, qui ?

Ca serait plus simple si les gens se baladaient avec une pancarte informant directement leur niveau de connaissance dans le domaine qu'ils recherchaient. Visiblement Sélène avait cette capacité car elle s'était approché d'un monsieur qui attendait quelqu'un. Avec leur costume ils auraient l'air de pas être des gens sérieux et pourtant leur interlocuteur eut la gentillesse de répondre aux question de la rouquine. Inutile de réfléchir plus longtemps sur l'ombre qui faisait dessiner des épouvantails, il s'agissait de celle de Sélène. James se demanda ce que la sienne avait comme effet sur les gens en sachant qu'il était en parfaite santé mentale. Il remercia lui aussi le monsieur et s'apprêtait à passer à d'autres informations mais l'homme ne semblait pas vouloir les lâcher et était intrigué par leur costume.

- Bah...il restait plus que ceux là en magasin...

C'était tout ce qu'il avait trouvé comme explication mais heureusement, enfin façon de parler, Sélène ne semblait pas se sentir bien et James prit congé pour aller la rejoindre sur son banc. Il haussa un sourcil face à sa réplique extrêmement pessimiste. Même si c'était vrai que tous ces problèmes étaient dû à leur présence ce n'était en aucun cas de leur faute, ils ne pouvaient pas savoir que leur présence ici mettrait Dreamland à l'envers.

- Comme tu l'a dit on est pas volontaire de ce qui se passe...on était même pas au courant ! Sinon crois moi je n'aurais pas été cher Parkinson... Bien que sans ça je t'aurai jamais connu toi, ni Dakota...J'aurai juste continué à avoir Jules comme seul ami...Ok c'est normal qu'on se sente coupable de ce qui se passe ici mais si je me souviens bien on essaye de réparer ça non ? Si on retrouve nos ombres elles cesseront de rendre les gens fous...Après on ira chercher un moyen de rediviser Dreamland et le monde réel et tout redeviendra à la normal !


Il leva sa main et appuya doucement à l'aide de son index sur la joue de Sélène.

- Et puis dessiner des épouvantails comme effet je trouve pas ça horrible...c'est mieux que de devenir un sérial killer
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Lun 12 Nov - 15:32

Une fois encore, James avait su trouver les mots justes. Elle le savait pourtant que ce n’était pas sa faute, qu’elle n’avait jamais voulu ce qui arrivait ; mais l’entendre de sa bouche donnait au tout une consonance de vérité. Ils allaient réussir à se guérir, puis rentreraient chez eux vivre une vie normale. Après tout, quand bien même la police remontait jusqu’à eux à San Francisco, s’ils prouvaient qu’ils n’avaient plus aucun pouvoir, on les laisserait partir n’est-ce pas ? Sa tante devait être morte d’inquiétude de la savoir absente depuis si longtemps, surtout si l’idée lui était venue de rendre visite au psychiatre pour savoir comme évoluait la transe.

L’index de son ami qui s’enfonçait dans sa joue la tira de ses pensées. Il était vraiment adorable, même si à l’heure actuelle, l’aspect effrayant de son masque s’affichait en parfait antagonisme de son comportement. Un sourire étira les lèvres de l’adolescente alors qu’elle hochait la tête :

- T’es trop gentil, souffla-t-elle.

Regonflée par les paroles du psychotique, elle se sentait plus d’attaque que jamais. Les yeux levés au ciel, une main sous le menton, Selene reprit son air sérieux quelques secondes avant d’avancer avec une assurance quasi-parfaite :

- Bon, déjà on sait comment reconnaitre les ombres. Enfin… on sait qu’elles ont une espèce d’influence qui dépend de la personne à qui elles appartiennent… en admettant que la dame qu’on cherche nous aide à les attraper, on ne sait toujours pas comment se les fixer…

La vision de Wendy en train de recoudre l’ombre de Peter Pan lui revint encore une fois. Ils devaient aussi essayer de se renseigner là-dessus, mais comment faire ? Ils savaient que le garnement n’était pas qu’un mythe à Dreamland, mais où le trouver ? Saurait-il les aider ? Par où commencer les investigations ? Le vide de la réponse était si intense que la galloise eut l’impression d’avoir soudainement mal au crâne. Une chose en son temps, ils allaient d’abord devoir retrouver la « folle aux pics à glace ».

Les yeux ternes de la rouquine se posèrent sur la devanture d’une boutique qui vendait, entre autre, des parapluies. Elle tapota le bras de son acolyte pour les lui montrer et se leva en expliquant :

- Je vais m’en acheter un. Comme ça, on pourra sortir d’ici, je m’abriterai en dessous, au cas où y’a une éclairci.

En quelques minutes, après avoir fait la queue derrière un couple de touristes, l’adolescente put débourser ses dix rubz pour repartir avec un large parapluie noir. Outre le fait de la protéger des rayons solaires pendant tout le temps que durerait son costume, il lui sera bien utile de façon général. Combien de fois s’était-elle retrouvée à endurer les intempéries sans rien pour se protéger ?!

- Voilà ! s’exclama-t-elle en revenant vers James, brandissant sa nouvelle acquisition, on y va ? On avait décidé avec Jules de sortir explorer les alentours de la ville. On a supposé que la personne qu’on cherche doit plutôt être là-bas, plutôt que dans les parages.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mer 14 Nov - 18:56

Le compliment de Sélène fit sourire James. Il n'était pas gentil il disait juste ce qu'il pensait en espérant que cela remonterait le moral de son amie. Ce n'était surtout pas le moment d'abandonner alors qu'ils étaient proches du but, certes pendu à un fil de la vie mais l'adolescent ne se laisserait pas abattre et trouverai cette fichue ombre. Ravie de savoir que Sélène avait reprit du poil de la bête il se joignit à sa réflexion. C'était certains qu'il manquait plusieurs réponses à leurs questions...mais avant de pouvoir y répondre il fallait faire ce qu'il fallait avant. Se demander comment fixer les ombres étaient la seconde étape, il fallait d'abord les trouver.

- Pourquoi on n'interrogeraient pas les gens qui ont croisé ton ombre ? Même si elle doit pas être resté à sa place ça serait le début d'une piste...

Tourner en rond n'était pas qu'une impression, les deux voyageurs n’avançaient pas beaucoup dans leurs recherches et James se demanda où en était l'autre groupe. Sélène lui tapota alors le bras lui désignant un magasin qui vendait des parapluies. Objet très utiles pour un costume qui craignait le soleil.

- Vas y je t'attends ici !

Il regarda son amie partir et en attendant son retour il s'occupa de Simone, la pauvre avait été délaissé avec toute cette histoire d'ombre et avait besoin de savoir que son papa ne l'avait pas oublié.James la reposa dans sa hotte lorsqu'il aperçut son amie sortir de la boutique. Il avait compris que Simone n'aimait pas trop la rouquine pour une raison inexplicable. D'un ton joyeux cette dernière invita James à explorer dans la plaine, idée qu'elle avait eu avec Jules apparemment et qui tenait la route.

- D'accord allons voir dehors !

L'adolescent se leva et récupéra ses affaires avant de se diriger vers la sortie. Dehors un soleil avait percé à travers les nuages réchauffant un peu les habitants.

- Ah ça m'avait manqué !

S'exclama t-il en fermant les yeux, profitant des rayons quelques secondes pour faire la recharge de vitamine D. Dommage que Sélène ne puisse pas faire de même. Une fois ressourcé James reprit la route, le moral à bloc même si la fatigue et la maladie était toujours présentes. La boule de feu dans le ciel le mettait de bonne humeur. Promenant son regard autour de lui en marquant des arrêts d'incompréhension et une moue invisible lorsque des enfants s'enfuyait en courant en l'apercevant, il remarqua un chemin qui menait hors de la ville, celui là même que Sélène avait vu tout à l'heure.

- Regarde il y a un chemin !

Joyeusement, James prit la main de la rouquine et s'engagea sur la voie.
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Jeu 15 Nov - 22:32

Avant de sortir, l’adolescente avait ouvert son parapluie pour le dresser au dessus de sa tête. Le soleil timide avait pointé son nez dans le ciel blanc, presque sans chaleur mais pourtant mortel si jamais elle avait la témérité de le braver. James avait l’air de pouvoir en profiter lui. A moitié cachée par le tissu noir et sa chevelure rousse, Selene le détaillait avec un sourire attendri. Elle arrivait à deviner ses traits doux sous son masque de clown effrayant. Il lui désigna alors le chemin qu’elle avait aperçut plus tôt, et lui prit la main pour l’y entrainer.

Très vite, ses rangers s’enfonçaient de pratiquement dix centimètres dans la couche de neige. La ville était déjà assez loin derrière, silencieuse, comme enveloppée de mousse. Au moins, le temps était clair, et les deux voyageurs pouvaient largement mieux y voir que pendant le blizzard de la veille. D’ailleurs, la galloise avisa un panneau de signalisation de danger qui représentait un unique disque noir au milieu du triangle rouge standard. En s’approchant un peu, elle comprit qu’il indiquait la proximité d’un trou noir de bien deux mètres de diamètre.

- Faut vraiment qu’on fasse attention, commenta-t-elle à mi-voix.

Une rafale glaciale la fit soudainement frissonner. Ça aurait été tellement plus agréable si son ombre s’était perdu à Gloutoniskaïa. Ses yeux noisette balayèrent les environs, mais on ne pouvait pas dire qu’il y avait foule. Il y avait bien une ou deux personnes qui bravaient courageusement le froid, s’enfonçant dans le désert gelé avec précaution, mais rien d’autre. Rien à part…

- Hey regarde ! S’exclama la rouquine en pointant d’un doigt trois longs pics de glace plantés dans le sol.

Ses doigts toujours mêlés à ceux du psychotique, elle l’entraina à sa suite pour faire une découverte qui indiquait qu’ils étaient sur une bonne piste. Une silhouette noir de petite taille se débattait férocement, gigotait dans tous les sens pour réussir à s’échapper, mais rien à faire. Elle était clouée au sol comme un papillon par des aiguilles. Bien que la toquée commençait à connaitre les ressorts sans limites du surnaturel dreamlandien, il fallait reconnaître que voir une ombre sans personne pour la produire, c’était époustouflant.

Sans raison, Selene se mit alors à ressentir quelque chose étrange. Une foule de doutes complexes l’envahirent, et si elle n’avait pas seulement peur de ce qui allait advenir d’elle avec sa « maladie », elle avait encore plus peur d’en avoir peur. Troublée, elle lâcha la main de son ami pour enserrer l’un des pics de glace. En plus de se brûler les doigts sur la surface gelée, elle parvint à peine à l’ébranler.

- C’est bien enfoncé, murmura-t-elle avec une moue hésitante.

Ses paupières papillonnèrent sur ses yeux ternes, comme si elle tentait vainement de se soustraire à un enchantement, puis elle se tourna vers James pour lui demander :

- Tu crois qu’on devrait l’aider à partir ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Sam 17 Nov - 15:24

Bénis soit Sélène qui lui avait gentiment prêté des nouvelles chaussures car avec ses anciennes James aurait depuis longtemps attrapé une pneumonie des pieds. Ces derniers s’enfonçaient dans la neige qui n'avait pas diminué de volume hors du village. Seule la tempête avait cessez et c'était déjà une bonne chose. Grâce à cela les voyageurs s’aperçurent que la pleine enneigé était bien loin d'être un territoire inconnu. Un panneau planté devant eux avertissant d'un trou noir à quelques mètres. C'était gentil de prévenir. James ne put qu'approuver les paroles de Sélène de faire attention où est ce qu'il mettait les pieds.

- Ca serait dommage de repartir dans un autre endroit alors qu'on est dans le bon..

Ils continuèrent à avancer, remarquant qu'ils étaient pas tous seuls à être suicidaire, et Sélène s'exclama soudainement d'avoir vu quelque chose. Elle entraina l'adolescent avec elle jusqu'à une tâche noire qui se débattait sur le sol. Enfin non, à mieux y regarder il s'agissait d'une ombre coincé par un pique. James trouvait cela étrange, digne de l'histoire de Peter Pan. Alors peut être que le fait de les recoudre n'était pas une si mauvaise idée. Sélène essayait de la libérer et le voyageur eut peur d'avoir peur qu'elle se fasse mal. Une impression inhabituel qui le faisait se sentir bizarre. Il n'était pas sur que la libérer soit une bonne idée.

- Non...ça peut toujours servir à quelqu'un d'autre qui l'a perdu ! En tout les cas elle n'appartient pas à l'un de nous deux j'ai pas envie de dessiner des épouvantails ou de...euh...je sais pas ce qu'elle fait mon ombre vu que j'ai aucun problème

Une difficulté supplémentaire à la longue liste de son existence. Comment trouver un indice sur l'endroit où se trouve son ombre et comment la reconnaître ?

- Je sens que je vais galérer pour retrouver la mienne...

Lâcha t-il dans un soupir, se sentant encore plus fatigué et faible, une envie de s'asseoir un peu pour se reposer mais il n'y avait pas de banc aux alentours.

- Avec un peu de chance peut être que la dame à eu ton ombre ?
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MessageSujet: Re: Au pays des fous, les givrés sont rois   Mar 4 Déc - 15:18

- T’en fais pas, ça ira, tenta Selene en frictionnant le dos de son ami, je suis sûre qu’on retrouvera ton ombre. Moi je te promets de ne pas rentrer tant que tu n’es pas guéri, ok ?

Et c’était vrai, elle lui devait un moins ça. Un véritable sourire encourageant s’étira sur ses lèvres blessées, alors qu’elle se détournait enfin de l’ombre placardée au sol. Les sensations étranges s’évanouirent, à l’instar de son costume de vampire. « Libre ! » songea-t-elle brusquement, écartant immédiatement le parapluie noir pour déguster à son tour les rayons de l’éclairci.

- Bon, bah on a plus qu’à continuer, lâcha-t-elle le visage toujours dressé vers le ciel, et puis…

L’adolescente ne finit pas sa phrase, car son attention avait été retenue par un bruit intriguant. A y faire plus attention, il s’agissait d’un petit aboiement, aigu, apeuré. Il fallut un moment avant que les yeux ternes de la toquée ne discernent le petit chiot blanc presque invisible à cause des épaisses couches de neige. Il avait laissé des traces maladroites provenant de la ville apparemment, mais s’évertuait désormais à aboyer sur place sans faire mine de bouger.

- Oooh…, fit Selene en s’approchant avec empressement.

En l’apercevant, l’animal redoubla d’effort, tout en la transperçant de ses yeux d’un bleu pur. Il ressemblait à un bébé Husky, éveillé et taquin, mais pour l’heure : frigorifié. Plus encore que sa conscience sensible, le souvenir de son bref emploi dans une animalerie faisait qu’elle se sentait concernée par le sort de la bête. Avec lenteur, elle rompit les derniers mètres qui la séparaient du chien et put le prendre dans ses bras sans qu’il n’émette la moindre protestation. Non par contre, il cessa immédiatement d’aboyer et passa un coup de langue sur le manteau de la rouquine.

- Il est trop mignon ! s’exclama-t-elle. On ne peut pas le laisser-là, regarde, il a trop froid ! Il faut qu’on le ramène chez lui.

Bien sûr que c’était un détour, une perte d’un précieux qui peut-être, lui coûtera la vie mais… mais elle n’était pas encore au point de marcher sur les individus innocents pour s’en sortir. Elle se dépêcherait et puis c’est tout ; tout ce qu’elle espérait, serait que James soit d’accord avec elle. Avec délicatesse, elle fit tourner le collier noir autour du cou du chiot pour délivrer une plaquette sur laquelle était inscrit son nom : Vlady. Il y avait même une adresse.

- Je pense qu’il faut le ramener là, commenta Selene en laissant le psychotique jeter un œil à son tour, on y va ?



HRP : dsl, c'est court, c'est pas terrible, mais je suis vraiment pas en condition pour écrire en ce moment =/
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