AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerboutiqueConnexion

Partagez | 
 

 Fugitives vers Pacific Heigts

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Melena Autumn

avatar

Maladie mentale : Thanatophobie

Messages : 1512

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 2173,5 rubz

MessageSujet: Fugitives vers Pacific Heigts   Dim 19 Fév - 14:25

Proviens de L'appartement du marabout

L’irlandaise hocha la tête et obtempéra lorsque son amie lui conseillait d’éteindre son téléphone. Elle avait encore les yeux rivés sur l’écran noir qui la coupait du monde lorsqu’elle fut contrainte de s’accroupir derrière une haie pour échapper à la vision des flics garés devant chez les Martins. Pas moins de trois voitures, juste pour Jade d’après les propos qui parvenaient aux adolescentes, simplement parce qu’elle était voyageuse et donc un « danger potentiel ». La dévotion avec laquelle Sergio défendit sa fille toucha le cœur orphelin de Melena. Il avait raison de surcroit : la bonne jumelle était l’une des personnes la moins menaçante qu’elle connaissait, elle devait sans doute se cacher quelque part en espérant que son double ne la contacte.

Le coup de coude d’Elie la tira de son observation hypnotique des gyrophares clignotant pour attirer son attention sur la vieille buick. Elle ouvrit les lèvres, prête à lui rétorquer que ce n’était pas une bonne idée parce qu’elle ne gagnerait qu’à avoir un accident, mais s’abstint en se souvenant qu’aux États-Unis, le permis était accessible dès 16 ans. La nécrophobe se faufila donc à la suite de sa complice, son cœur battant à lui briser les côtes. Ce n’était pas Dreamland ici, se réveiller ne suffirait pas à effacer ses problèmes, et elle était en train d’enfreindre plusieurs lois d’un seul coup. « Vol » et « délit de fuite », ça lui couterait quoi ça si jamais elle paraissait un jour devant un tribunal ?

Pas le temps d’y songer, elle bouclait déjà sa ceinture quand la mauvaise jumelle enfonçait la pédale d’accélérateur pour projeter le véhicule cabossé dans la rue. Le temps de se remettre de leur surprise, les agents des forces de l’ordre démarraient en trombe, sirènes hurlantes et sans aucune envie d’être tendre avec les deux fugitives. Melena avait l’impression que sa poitrine allait exploser alors que son amie négociait les trajectoires à toute vitesse, en dépit des règles du code de la route. C’était irréel, invraisemblable, comment cela pouvait lui arriver ? Ses paupières s’étaient fermées un instant, mais en les rouvrant, le décor défilait toujours à toute allure : ce n’était pas un rêve. Plus maintenant.

En regardant dans le rétroviseur intérieur, elle eut un élan d'affection pour Sergio qui s’était mis au travers de la route afin de retenir les voitures de flics, mais le répit ne fut que de courte durée. Deux agents avaient renoncé à la poursuite pour l’embarquer, tandis que les deux autres voitures fonçaient pour rattraper les filles. Ballotée de droite à gauche, blanche comme un linge, l’irlandaise ne cessait de jeter des regards en arrière et tout ce qu’elle voyait, c’était que la distance s’amoindrissait et que si elle n’était pas bloquée dans les dix prochaines minutes, ce serait un accident qui mettrait fin à leurs méfaits.

- Ils sont plus rapides que nous, ils nous rattrapent !

Ses yeux gris dansaient dans ses orbites alors qu’elle cherchait une solution, que son encéphale se pressait pour en tirer quelque chose de potable. Si longtemps qu’elle errait à Dreamland, et elle n’avait pas un seul pouvoir utile dans cette situation ?! Elle songea un instant à sa dernière acquisition, mais ils étaient trop nombreux, son nombre de tranchage était limité. En se mordant la lèvre d’angoisse, une lubie surgit de la folie, un acte déraisonné dont les conséquences ne lui parvenaient pas encore.

D’un mouvement brusque, Melena se retourna pour regarder la route qui se déroulait et se concentra pour faire apparaitre son coffre à cadavres. Lancé en pleine course, la première des voitures de police ne put l’éviter et percuta de plein fouet l’objet lourdement fixé sol. Elle décrivit un arc de cercle et se coucha sur le dos en brisant les sirènes qui moururent en decrescendo. Sa collègue fut contrainte de freiner brusquement et manqua de peu de dévier de la chaussée pour s’échouer contre un lampadaire.

La nécrophobe était sous le choc en se replaçant correctement dans son siège. Son teint était si maladif qu’on croirait qu’elle allait tourner de l’œil, son cœur tambourinait sauvagement, hors de contrôle, et ses mains étaient agitées de tremblements. Maintenant qu’elles avaient échappé aux autorités, son cerveau recommençait à tourner normalement et toute l’horreur de son geste inconsidéré la percuta comme une gifle. Combien y avait-il de chance que les flics aient survécus ? Ou même qu’ils s’en sortent sans séquelles graves ? Elles fuyaient pour ne pas être prises à tort pour des dangers publics, et voilà qu’elle condamnait la vie d’innocents qui ne faisaient que leur travail.

- Je les ais…

Pire encore, elle venait d’emporter sa meilleure amie dans son gouffre parce que la justice étant incapable de savoir que ses deux personnalités s’étaient scindées, Jade était autant impliquée dans cette affaire qu’elle-même. Leur statut venait certainement de bondir de « danger potentiel » à « danger réel ». Ses pensées se mêlèrent, se tournant vers ses tuteurs, vers les Martins, vers Elie et Ace ; elle dut fermer les yeux pour mettre fin à ce manège qui lui donnait le tournis. Pas de bouton pour rembobiner, pas d’issu dans le réveil. Ce n’était plus Dreamland, ce fait lui martelait le crâne comme une masse en fonte.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jade Martins

avatar

Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

Messages : 1244

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 2268 rubz

MessageSujet: Re: Fugitives vers Pacific Heigts   Dim 19 Fév - 15:21

La voiture bondissait à chaque dos d’âne, les vieilles suspensions hurlant pour réclamer un répit. Même avec la ceinture de sécurité le duo était secoué comme des pruniers lorsque la buick prenait un virage un peu trop serré, ou évitait quelqu’un qui avait eu l’idée malheureuse de traverser devant elle. Dans le rétroviseur Elie pouvait voir que son père avait tenté en vain de leur offrir du temps et qu’à présent les deux véhicules qui les poursuivaient gagnaient irrémédiablement du terrain. Elle avait beau appuyer à fond sur l’accélérateur la buick était trop vieille pour tenir la distance et si elles ne trouvaient pas rapidement une solution elles seraient bientôt sous les verrous.

Elle emprunta une ruelle étroite dans l’espoir de les semer, mais ne réussit à qu’à érafler le flanc du véhicule cabossé dans une pluie d’étincelles. Alors qu’elles débouchaient sur une avenue, les flics toujours au cul, Melena se retourna pour faire apparaitre son coffre à cadavre de nulle part. La suite fut tout simplement apocalyptique. La tôle volait, les pares brises explosaient, tout ça dans un fracas de métal assourdissant. Derrière les voitures de flics accidentées, celles de pauvres habitants du quartier s’encastraient à leur tour les unes dans les autres faute de respecter les distances de sécurité, jusqu’à ce que la scène ressemble à un énorme jeu de lego version glauque.

Le cerveau de la mauvaise jumelle était trop concentré sur ce qui se passait dans son dos pour qu’elle conduise correctement, si bien qu’elle manqua de peu d’échouer à son tour dans la vitrine d’un magasin de fringue. Elle tourna le volant à la dernière minute alors que Melena bredouillait qu’elle les avait… qu’elle les avait quoi ? Buté ? Ouais, probablement.

- Ouais, ouais, répliqua Elie, ou peut-être pas et si tu veux tout savoir je vais pas faire demi-tour pour vérifier.

Joignant le geste à la parole elle reporta son attention sur la route, direction Pacific heights. Plus personne ne les suivait, mais la tension était encore trop palpable pour que la psychotique ferme les yeux là-dessus. Il faudrait lâcher cette poubelle avant d’arriver chez Ace si elles ne voulaient pas que les poulets viennent sonner à la porte de son petit ami, une rose entre les dents.

Le trajet se déroula en silence jusqu’à ce qu’Elie ne gare la buick le long d’un trottoir, à une centaine de mètres de l’adresse que leur avait donné le pyromane. La voiture faisait tâche dans ce décor huppé, mais l’adolescente ne comptait pas perdre de temps à la cacher. Il fallait profiter de l’avance que l’irlandaise leur avait offerte au prix du sang des innocents. El’ referma donc sa main sur le poignet de son amie pour la trainer hors du véhicule, elles auraient tout le temps de faire un examen de conscience lorsqu’elles seraient en sécurité.

D’une démarche nerveuse la mauvaise jumelle traçait sa route, longeant les mur en espérant que sa tenue n’attirerait pas les regards de ces connards friqués. Son jean élimé, ses rangers et son t-shirt rouge à l’effigie d’un groupe de rock quelconque représentait une véritable tare dans le coin. Chez les riches, avoir un portefeuille vide c’était comme se balader en fauteuil roulant, mais en pire.

Une fois à la hauteur du 2056 Jackson Street, le duo se glissa dans le jardin qui entourait la maison, protégée du vis-à-vis par de hautes haies. La portoricain en profita pour souffler un peu, le contrecoup des derniers évènements lui tombant dessus comme un coup de massue. Elles étaient recherchées, encore, mais dans le monde réel cette fois. Et si elle savait ne pas être responsable de l’hécatombe, les flics s’en torcheraient le cul. Criminelle avant même d’avoir rien fait, merde quoi !

- Ca fait chier, ça me fait bien, mais alors bien chier ! gronda-t-elle en faisant le tour de la maison.

Essayer la porte d’entrée ? Pourquoi faire ? On lui avait dit de passer par derrière et c’est ce qu’elle fit, esquivant du même coup la surveillance du pyromane. Une fois à l’arrière de la bâtisse elle put constater qu’effectivement y’avait pas mal de plantes en pot, dont l’une d’elle devait répondre au nom de ficus… et ça s’arrêtait là. Elle se laissa tomber en tailleur devant la porte de derrière. Maintenant qu’elle était posée, l’horreur de la situation s’imposait un peu plus à son esprit et la faisait grimacer. Mais pourquoi Mel’ avait fait apparaitre ce putain de coffre ?!

Elle fixa un moment le dos de son amie qui cherchait dans un pot, puis fini par soupirer. Sans ça elles auraient probablement été amenées en cabane, et la nécrophobe était déjà bien assez punie par la culpabilité qui se lisait sur ses traits tirés.

- Te prends pas la tête Melena. On sait même pas s’ils sont morts ou quoi, et même si c’était le cas… faudrait être dingue pour se laisser mettre en cage. T’as rien à te reprocher.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net
Melena Autumn

avatar

Maladie mentale : Thanatophobie

Messages : 1512

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 2173,5 rubz

MessageSujet: Re: Fugitives vers Pacific Heigts   Dim 19 Fév - 16:05

Pendant tout le reste du trajet, l’irlandaise se mordait la lèvre inférieure, ressassant les images de l’accident qu’elle avait provoqué. Pourquoi avait-elle fait ça, pourquoi ?! Se laisser capturer n’aurait pas pu n’être qu’un gros contretemps ? Il aurait suffit de feindre être parfaitement normale et ne pas savoir ce que signifiait « Dreamland » ? … non, sa simple fuite était synonyme de culpabilité, il n’y avait pas eu de solution, autre que celle d’accepter de se constituer prisonnière. Elle avait souvent imaginé son retour dans le monde réel lorsqu’elle était en transe, mais le cauchemar qu’elle vivait à l’heure actuelle était pire que tout. La route qui défilait devant ses yeux, quittant les apparats des quartiers défavorisés pour se gorger de richesse, n’était plus qu’un détail dénué de sens. Elle avait été une criminelle recherchée dans le monde des rêves, et c’était désormais le cas aux États-Unis d'Amériques.

Melena ne s’aperçut qu’elles s’étaient arrêtées que lorsque la mauvaise jumelle lui attrapa le poignet pour la tirer hors de la vieille voiture. Finir à pied fut une vraie épreuve : non pas parce qu’elle se sentait jurer avec les environs huppés, mais parce qu’elle avait l’impression que des milieux d’yeux étaient rivés sur elle pour la condamner. Les flics mettront-ils longtemps avant de les retrouver chez Ace alors que la voiture que les fugitives avaient utilisée se trouvait à tout juste 100 mètres ? Et s’ils remontaient les traces du DreamBurster jusqu’à lui ? Ça ferait trop d’éléments coïncidents pour ne pas éveiller les soupçons n’est-ce pas ?!

Finalement, ce qui apparaissait jusque là comme une option sûre se transformait en nouvelle escale temporaire, plus dangereuse que la précédente. Il fallait qu’elle se ressaisisse : elle avait réussi à s’en sortir à Dreamland, à se battre pour sa survie et sa liberté, ce n’était que la même chose. Un animal traqué, ça pouvait mordre très fort, et Elie soutint inconsciemment cette pensée en lui assurant qu’elle n’avait rien à se reprocher. Sans un mot, la nécrophobe hocha la tête fébrilement et se redressa avec les clefs dénichées dans le pot du ficus, Ace n’avait pas mentit. Tout en ouvrant la porte de derrière par laquelle ce dernier avait invité ses amies à entrer, Melena rétorqua à voix basse :

- Je voulais pas faire ça… je sais pas pourquoi…

Ou plutôt, elle ne voulait pas l’admettre. Elle avait eu peur, cette crainte viscérale de ce qui lui arriverait si jamais les autorités lui mettaient le grappin dessus. Son cœur se serra de se souvenir encore une fois qu’elle n’avait rien dit à Cecilia, qu’elle ne l’avait quittée qu’avec un « à demain » transpirant de mensonges et d’incertitudes. Ce « demain », la fille adoptive de la londonienne était une fugitive dangereuse qui venait de provoquer un grave carambolage à proximité de Mission District. Le teint craie, l’irlandaise inspira profondément pour apaiser ses tremblements et son cœur qui peinait à ralentir, pour reprendre d’une voix blanche :

- J’suis juste trop conne. ‘Faut qu’on continue maintenant…

Se souvenant de la bonne jumelle qui errait également dans la nature, elle ajouta en reprenant encore un peu plus d’assurance :

- Tu ne pourrais pas contacter Jade par télépathie ? Si elle s’est échappée aussi, et qu’on arrive à la faire venir ici, on serait au moins sûrs d’être réunis dans ce monde ci, et on pourrait plus facilement discuter de comment se retrouver à Dreamland. Tu penses pas ?

Dans ses yeux gris, le doute s’évaporait petit à petit. Son cœur d’adolescente brisé par les atrocités des épreuves de Freedoom ne pouvait plus endurer cette culpabilité incurable. La raison démente reprenait le dessus, lui dictant de tout faire pour rester libre, quoique ça lui coute désormais. Elle était déjà recherchée, peut-être même pour homicide ; ce n’était pas en tremblant qu’elle réussirait à garder en main le peu de sa vie qui ne partait pas en vrille.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jade Martins

avatar

Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

Messages : 1244

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 2268 rubz

MessageSujet: Re: Fugitives vers Pacific Heigts   Dim 19 Fév - 17:01

La porte déverrouillée, Melena persistait à culpabiliser, se traitant même de tous les noms. Heureusement elle changea de sujet avant qu’Elie ne soit prise de l’envie de lui remettre le cerveau à l’endroit à coup de tarte aux cinq doigts, lui demandant de contacter Jade par télépathie. A cette idée la mauvaise jumelle grimaça en se redressant. Non pas qu’elle ne veuille pas revoir Jade et lui parler mais… elle se connaissait, et elle la connaissait tout autant et la probabilité que cette conversation ne se termine pas en esclandre était quasi nul. D’ailleurs elle ne savait pas si c’était le fait de penser à son double, mais elle avait comme l’impression de sentir sa présence jusque dans ses entrailles. Proche, très proche.

Cette sensation était si forte que la psychotique ne comprenait pas comment elle avait fait pour ne pas la ressentir plus tôt. Peut-être tout simplement parce que l’accident et la course poursuite qui avait précédé occupait la majeur partie de ses réflexions. Mais maintenant que le calme était retrouvé, elle ne pensait plus qu’à ça, véritable pensée obsessionnelle qu’elle se devait de confirmer.

- On aura pas besoin d’en arriver là… je la sens. J’ai l’impression qu’elle est juste à côté, c’est vraiment frustrant.

Elle poussa la porte et pénétra dans la maison, débouchant sur une cuisine luxueuse qui à elle seule était aussi grande que le rez-de-chaussée entier de sa propre maison. Tout y était entretenu, brillant et propre, à croire qu’une armée de ménagères venaient de passer telle une tornade senteur lavande en hurlant « sus à la saleté ! ». L’adolescente ne s’attarda pas sur ces pensées vagabondes, suivant son instinct comme l’aurait fait un chien.

Tourner à droite, puis à gauche, encore à gauche… la demeure était grande, un vrai labyrinthe auquel la mauvaise jumelle accordait peu d’importance. Dans son dos Melena la suivait de près, ce qui donnait presque l’impression d’un point de vue extérieur qu’elle n’était rien d’autre qu’une maitresse promenant son clébard dans un jardin public. El’ finit par s’immobiliser, le regard perdu avant de grommeler :

- J’étais vraiment sûr que c’était par-là pourtant… puis elle comprit en se plaquant la main sur le front, mais quelle conne, à l’étage bien sûr. Juste au-dessus de nous.

Ses yeux braqués vers le plafond, elle poussa un soupir. Ne restait donc plus qu’à trouver un escalier, ce qui dans cette baraque de riches était plus facile à dire qu’à faire. Elle aurait bien haussé le ton pour appeler le pyromane, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’un domestique avait peut-être décidé de revenir et qu’il les prendrait pour de vulgaires voleuses avant de les foutre à la porte. La dernière chose qu’elle voulait était d’avoir des ennuis supplémentaires, surtout si le péquin se prenait de l’envie de contacter les flics.

Un escalier finit par se profiler à l’horizon, et elle le gravit jusqu’au palier suivant d’où lui parvenaient les voix d’Ace et… la sienne. La mauvaise jumelle pressa le pas, son cœur s’emballant sous l’effet d’un sentiment étrange, de –la peur ?- la simple curiosité pensait-elle. Au fond de son cœur elle ne pouvait s’empêcher de penser que son petit ami risquait de trouver Jade bien plus à son goût, et qu’elle lui volerait encore une fois sa vie, et toutes les choses auxquelles elle tenait pour les ranger au placard.

Pressant le pas, la psychotique attrapa la poignée pour ouvrir la porte en grand, tombant nez-à-nez avec le pyromane et l’autre partie d’elle-même. Voir Jay assise au coin du lit, dans sa mignonne petite robe d’été qui découvrait ses jambes fines fit bondir son cœur dans sa poitrine. « No way » s’affichait en lettres de feu dans sa rétine alors que ses propres vêtements bien moins féminins s’imposaient à son esprit. Qui préfèrerait une fille garçon manquée, agressive et violente ? Personne, et Ace ne ferait pas exception.

Elie resta un moment plantée dans l’embrasure de la porte, son regard passant de son petit ami légèrement débraillé à la bonne jumelle, encore et encore. Le monstre de la jalousie lui susurrait à l’oreille que peut-être que ce qu’elle imaginait avait déjà eu lieu, après tout ils étaient dans une chambre non ? Et le lit défait et l’allure de son petit ami parlait d’elle-même.

- On vous dérange pas trop ? demanda-t-elle, un peu trop sèchement à son goût.

Elle perdait le contrôle de ses nerfs, et le constater la mettait hors d’elle. Il fallait calmer le jeu, et faire un peu confiance au pyromane, et à elle-même. L’adolescente inspira donc profondément avant de faire deux pas dans la pièce et de lâcher un peu moins agressive :

- Désolé on n’a pas sonné hein, mais le point positif c’est que maintenant je sais ce qu’est un ficus, elle ajouta à l’adresse de Jade, ‘lut… ça fait un bail.

>> Direction la maison des Ridley

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Fugitives vers Pacific Heigts   

Revenir en haut Aller en bas
 
Fugitives vers Pacific Heigts
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hypnose : l'Exil :: San Francisco :: Les bas quartiers-
Sauter vers: