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 C'est le débarquement !

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Nikodim Vialkovitch

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Maladie mentale : TOC de Kasparov

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Sam 4 Aoû - 14:05

Nikodim apprécia le fait que le vandale veuille de lui en tant qu'"esclave". Ainsi, il pourrait parler de ses futures options en terme de salaires et de travail au noir...

Mais c'était apparemment sans compter sur la jeune fille dominatrice, qui décida qu'il n'y aurait aucun partage... C'était dommage. Puis elle voulait les porter dans ces..... Hottes? Il rentrerait jamais dedans, ou alors, par l'opération du saint esprit. Mais il s'y essaya, et il eut la surprise de constater que les hottes étaient plutôt grandes, en plus d'être confortable... malgré la position qui elle l'était bien peu. C'est sans doute avec beaucoup de chances qu'il ne fit aucun trou dans son costume, qui commençait à prendre la poussière...

Sur le chemin, il se demanda pourquoi elle était ainsi. Ce qu'ils avaient pu rencontrer dans cette tour l'intéressait au plus haut point. Après tout, c'était la personne, ou du moins l'entité dans cette tour qui régnait en mettre sur la ville aux zombies... Il lui faudrait s'informer à ce sujet. Mais il devait aussi lui demander ce qui l'amenait à tout cette agressivité. Il valait mieux pour le moment qu'il en sache plus, avant de passer à l'action.

Ils réussirent à passer la fouille des hottes, grâce à la puissance dominatrice de la jeune femme. Il attendit un certain temps, puis il entendit une voix féminine, celle de l'ami faiblarde à Jerry, déclarant faire son ménage dans sa chambre, semblant emmener sa compagne de route avec elle. Il sortit donc de la hotte. Le jeune homme était parti, ainsi que les deux filles. Restait la dominatrice, rangeant ses affaires apparemment.

Il s'approcha d'elle, sans aucune autre pensée que d'éclaircir un point...

- Bon... Je tenais à te remercier pour nous avoir amené ici... Mais je m'interroge.. Pourquoi nous traiter comme des moins que rien? J'aimerais au moins que l'on me traite selon mon âge. Mais pour le reste... Merci.

Cela l'empoissonnait, de dire ce genre de choses. Ce n'était pas dans ses manières, dans ses méthodes, sauf pour influencer les gens. Mais là, ils ne les influençait que pour s'informer... Et pouvoir se venger plus tard ensuite. Il lui fallait ces informations, pour pouvoir tous les dominer, un jour.

- Et j'aimerais savoir... Ces gens, en haut de leur tour d'ivoires... Ce sont les maîtres de ce monde étrange?

Il allait devoir rester avec elle et l’écouter en tout cas. Il n'aimait pas trop cela... Mais au moins, il s'assurait une marge d'avance dans les informations. Il commençait à se demander si elle serait pour une partie d'échecs... ou autre chose...
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Jade Martins

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Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Sam 4 Aoû - 15:14

Il ne fallut que quelques minutes avant que Jerry et Nikodim ne se tassent dans les hottes, parodie de contorsionniste. Une fois les couvertures ajoutées par-dessus il ne devait plus leur rester grande possibilité de respirer et Elie espérait donc que la voleuse n’avait réellement pas besoin de beaucoup d’espace, sinon ils allaient se retrouver avec deux cadavres asphyxiés sur le pont du bateau. Et on avait beau dire : des corps bleuis et contusionnés n’étaient jamais de bonne compagnie, même à Freedoom. Surtout à Freedoom diraient même certains.

La mauvaise jumelle n’eut plus alors qu’à se concentrer jusqu’à ce que ses muscles se gorgent d’une vigueur surnaturelle à laquelle elle commençait à s’habituer. Ses muscles frémirent à peine alors qu’elle hissait un passager sur l’épaule droite, un second sur la gauche avant de faire signe à Ace de se charger de sa hotte. L’opération infiltration pouvait dès lors débuter. La blondinette du malgré tout parcourir au préalable la longue distance qui les séparait du quai embrumé alors qu’une bruine glacée montait à l’assaut de son manteau épais mais surtout de sa robe plutôt légère. C’était comme se balader les jambes nues dans la neige, un véritable calvaire qui allait heureusement bientôt se terminer.

Le bateau, la mer, puis la liberté retrouvée. Les inconscients capables d’attaquer la tour de la paresse n’étaient pas légions et plusieurs larbins campaient sur place, de l’eau coulerait donc sous les ponts avant que Kay et Chayan n’aient à les appeler à eux par nécessité, et ils n’étaient pas du genre à faire des efforts inutiles. La perspective d’une tranquillité future apaisait légèrement les maux de son cœur où la seconde mort d’Amber avait la première place, et ceux de son corps à commencer par les lanières des hottes qui lui cisaillaient les épaules douloureusement.

Au bout de quelques minutes la psychotique déboucha sur les quais branlant où le bateau, gigantesque coque de métal rouillé, était amarré. Quelques zombies mais surtout des hommes armés à l’air patibulaire montaient la garde pour empêcher les condamnés de se faire la belle et ils les toisèrent avec un curiosité mêlée de respect. « Alors ce sont eux ? » disaient leurs yeux, « Deux bouts de femmes et un gringalet » ajoutaient leurs bouches déformées en une moue sceptique. Lorsque la portoricaine arriva à leur hauteur l’un d’eux lui fit signe de s’arrêter avant de pointer les hottes du doigt.

- Bien le bonjour, on va juste avoir besoin de voir vos marques et aussi vos sacs, simple mesure de sécuri…

- Et mon cul c’est du poulet ? rétorqua aussitôt Elie, acerbe, avant de tirer la langue, Voilà ma marque et mes affaires vous pouvez toujours courir pour y toucher. Y’a trop de voleurs dans le coin et de toute façon c’est insultant. Je suis une adepte, pas une prisonnière. Le premier qui tente un truc je lui refais la gueule à la décolleuse à papier-peint.

Un silence lourd de sens s’installa après quoi les gardes s’entreregardèrent. Chacun d’eux semblaient chercher la solution au problème sur le visage des autres et après avoir compris qu’ils n’avaient pas vraiment le choix –il aurait été suicidaire de défier un adepte- ils leur firent signe d’avancer non sans afficher leur profonde contrariété. Les procédures étaient peut-être faites pour être respectées mais la mauvaise jumelle s’en torchait le cul. Elle n’avait pas tant lutté pour ne pas être traitée mieux que les autres et le risque de finir au trou si sa cargaison était démasquée était bien trop grand pour être encouru.

Une fois à bord tout grinçait à vous en donner mal aux dents, comme si tout allait partir en pièce à la moindre vague d’importance. L’adolescente commençait à franchement appréhender la qualité de leur « cabine » mais elle fut soulagée lorsque leur groupe ouvrit la porte sur un espace relativement grand et propre même s’il n’avait rien d’un quatre étoiles. Quatre chambres, un salon, une salle de bain et des gogues. La cuisine devait être commune au reste du navire et ils s’y accommoderaient bien. Après avoir dormi dans les égouts et survécu à coup de barre de céréale, cette cabine équivalait à une suite du Hilton.

Elie déposa les deux hottes, peut-être un peu trop brusquement, avant d’ôter les couvertures pour faire comprendre à ses passagers qu’il était temps de voir le jour. Sa main droite massait pendant ce temps ses épaules douloureuses qui exhibaient sous le tissu écarlate de son manteau des marques qui vireraient bientôt au bleu-violacé mais l’adolescente s’en souciait autant que de la fabrication de bonnets péruviens.

A peine le temps de tourner les yeux que Melena avait déjà disparu avec Jerry. Traitresse, fourbe… et lâche par-dessus le marché. Comme une adolescente qui tourne mal la nécrophobe commençait à emprunter la mauvaise pente et Elie ne voyait pas ça d’un bon œil. Juste le temps de vérifier qu’on ne lui avait rien volé et elle irait lui dire le fond de sa pensée. Mais à peine s’était-elle mise à son inventaire qu’une ombre s’étendit au-dessus d’elle. La blonde peroxydée leva les yeux pour accroché celui de Nikodim. Qu’est-ce qu’il lui voulait celui-là ?

Les paroles de l’homme d’âge mûr la laissèrent pantoise. Pourquoi elle agissait comme ça ? Qu’elle le traite avec le respect dû à son âge ? Ses mains à moitié enfouies dans son barda s’étaient immobilisées alors qu’elle détaillait le visage du russe pour discerner s’il était sérieux. Visiblement c’était le cas. Les dernières interrogations concernant les gardiens achevèrent de froncer ses sourcils sombres, seul vestige de sa chevelure auparavant d’un noir d’encre.

- Je suis en colère c’est tout. Ça t’arrive jamais d’être en colère ? Et puis ton âge… tu sais je me suis jamais embarrassé de ce genre de chose. J’en ai pas vraiment eu l’occasion là où j’étais avant d’arriver à Dreamland.

Ses membres se remettaient doucement en branle, mettant de côté ce qui ne lui appartenait pas tout en vérifiant que ce qui devait se trouver là y était bien.

- Et eux, ce sont juste des connards. Ils gardent des tours, ils n’ont de pouvoir que dans la ville qui entoure la leur. ‘Fin parait que les servir apporte quand même des privilèges mais j’attends de voir parce que pour l’instant j’ai pas pu vraiment observer ce qu’il se passe hors de cette île.

Un rire amer s’échappa des lèvres de l’adolescente alors qu’elle laissait sa hotte de côté une fois sûre qu’aucun voleur ne s’était servi. Elle pouvait comprendre la contrariété mais aussi la curiosité qu’elle lisait dans les yeux de Nikodim. Tout le monde était pareil. Ou est-ce que je suis ? Pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? Comment faire pour m’en sortir ? Ils s’étaient tous posés ces questions, mais pas grand monde n’avait envie d’y répondre. Maintenant qu’elle était dans le camp de ceux qui les possédaient elle se trouvait tiraillée entre l’envie de l’envoyer paitre, inculte, ou celui de le prendre en pitié.

Bon… une ou deux réponses ne pouvaient pas faire de mal. Et le voyage était long, on pouvait bien prendre le temps de parler un peu. Elle lâcha donc un soupir avant de caler sa main au-dessus de sa hanche, cherchant par quel bout prendre la conversation.

- C’est pas contre vous. Pas spécialement mais… si tu avais su ce qu’on a dû faire pour avoir le droit de sortir tu aurais eu honte de nous demander des preuves. Ou d’exiger quoi que ce soit.

Elie tira alors la langue et désigna son tatouage de l’index, tête de mort encastrée dans un cercle associé au mot « sloth ».

- Pour avoir ça et le droit de partir on a dû passer 5 épreuves. S’entretuer, ressusciter en tant que zombies pour aller décapiter un tas de cadavres encore frais, redevenir humain pour combattre un golem de chair monstrueux, s’infiltrer plus ou moins discrètement jusqu’au dernier étage de la tour et enfin devoir tuer de nos mains l’un de nos proches ressuscité. Alors ouais, ça me met de mauvaise humeur, tu m’excuseras, conclut-elle ironiquement.


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Ace Ridley

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Maladie mentale : Pyromane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Sam 4 Aoû - 19:57

Ace regarda la mauvaise jumelle s’organiser sans laisser filtrer aucune émotion. Pas qu’il n’était pas convaincu, mais voir tous ces efforts pour deux abrutis, ça le fatiguait rien que d’y penser. Pourquoi il devait être sympa, au fait ? Il n’y gagnait rien à part la servitude toute relative de ces derniers, de quoi vous décourager de faire dans le social. Aucune émotion donc, du moins jusqu’à ce qu’Elie trouve la poupée gonflable qu’il avait reçu – enfin reçu…

La réaction d’Elie fut encore une fois bien différente de ce à quoi le pyromane s’était attendu. N’importe quelle nana l’aurait décapité en découvrant ça.. mais pas elle. Plutôt rassuré, il répondit par un sourire en coin, ne sachant pas vraiment quoi répondre. De toute façon il ne savait pas vraiment pourquoi il gardait cette chose.
Les deux rescapés de la nuit dernière prirent place dans les hottes alors que le Ken soulevait avec peine la hotte d’Elie remplie à ras bord. C’était plus lourd qu’il n’y paraissait, mine de rien ; mais c’était pas à cause de ses affaires à lui, pour le peu qu’il avait de toute façon.

Pendant le trajet d’un bout à l’autre du port, le pyromane gardait un œil sur la hotte dans laquelle se trouvait le vieux russe. Evidemment qu’il y avait un problème au niveau mathématique, pas besoin d’être un génie pour piger ça ! Il avait simplement voulu éviter à Elie des problèmes supplémentaires, voilà tout... entre autres.
- Hey ils sont bien, les sous-vêtements de Noël des filles ! Vache ! Rien à voir avec ton caleçon à deux francs, Ace. Tu devrais jeter un œil, franchement !
- Plus tard, répondit distraitement le Ken. Ce dernier était d’avantage concentré sur la partie tendue de l’embarcation : faire passer les deux clandestins sans se faire gauler.

D’ailleurs la mauvaise jumelle contourna – ou envoya bouler, au choix – le problème avec cette délicate politesse qui la caractérisait tant. Sans attendre de feu vert de la part des ‘gardes’, Ace commença à monter. Cette hotte pesait beaucoup trop lourd pour qu’il accorde ne serait-ce que deux secondes à ces paysans. Justification oblige, il montra sa marque d’adepte surmontée d’un beau doigt d’honneur pour qui voudrait avant de ranger à nouveau sa main dans sa poche.

Une fois dans l’endroit miteux qui leur servait de cabine, il abandonna la hotte dans un coin avant de faire des moulinets avec son bras pour dégourdir son épaule endolorie. Feufolé s’extirpa de la hotte comme un gosse d’un tas de jouet avant de revenir voleter autour de son voyageur. On pouvait enfin espérer souffler un peu et profiter du voyage. A l’abri des regards indiscrets, loin des gardiens et de Pas, mais surtout ailleurs qu’à Freedoom.
Ace était assez impatient que le navire quitte le port ; n’ayant jamais rien vu d’autre de Dreamland, il imaginait déjà dans quel endroit on pourrait les faire débarquer. Ce serait forcément un endroit plus vivant, ce qui était chose facile comparée à Freedoom… en toute logique.

Pas le temps de faire d’avantage connaissance que la fille se fit la malle avec Melena ; tant pis, elles remontreraient bien leur gueules à un moment donné. De l’autre côté, le vieux russe dont le Ken avait déjà oublié le nom cherchait une énième réponse à sa question qui restait toujours la même dans le fond.
Laissant sa petite amie répondre, le pyromane eut une pensée fugace pour son majordome. Il chassa rapidement ce souvenir de sa tête, s’évitant des souffrances inutiles. Surtout maintenant, de quoi aurait-il l’air ? Il pourrait regretter son père spirituel plus tard, mais pour l’instant il y avait des choses plus joyeuses à faire, comme explorer chacune des pièces mises à leur disposition.

Devancé par Feu’ comme si ce dernier avait lu dans ses pensées, il ouvrait chaque porte que désignait l’esprit violet en passant au travers pour y découvrir des chambres sobres – trop sobres, peut-être – ainsi qu’une salle de bains et tout le confort minimal. Rien de très excitant en soi, mais ça avait au moins le mérite de vous changer les idées. Et puis un petit repérage ne faisait pas de mal !
- C’est marrant qu’il y ait autant d’espace dans un bateau comme ça. Je veux dire.. ok, vous êtes adeptes.. mais quand même, on dirait qu’il y en a plus pour vous que pour n’importe qui. Où ils dorment, les matelots ? Et le capitaine ? Normalement c’est le capitaine qui a la cabine de luxe.
- ‘Dorment pas. Ah bon ? Ouais. C’est des pauvres. Et les pauvres ça dort pas : ça bosse. Ouais, mais-des connards !

La définition du mot ‘connard’ chez le pyromane englobant 99,9% du monde, Feu’ ne prit pas la peine de demander une quelconque justification supplémentaire, préférant s’intéresser à ce qui se passait à travers un hublot pendant que Ace récupérait sa hotte.
Il fouilla dans le bordel qu’il s’était trimballé sur le dos pour récupérer ses affaires et tomba sur les sous-vêtements dont parlait l’esprit de feu un peu plus tôt. Il y accorda néanmoins peu d’importance ; il les verrait bien sur Elie un jour ou l’autre~

Une fois qu’il fut sûr d’avoir récupéré toutes ses affaires, il replaça tout le reste dans la hotte ; chacun viendrait récupérer ce dont il aurait besoin, et puis si quelqu’un devait ranger, c’était les esclaves, pas lui ! Ace Ridley ne rangeait pas et ne rangerait probablement jamais.
Parmi les inclassables, un peigne en plastique rose. A qui ça pouvait être ? Il n’avait vu aucune des filles s’en servir, mais ça n’était pas à lui non plus. Haussant les épaules, il replaça le peigne dans la hotte d’Elie avec dédain ; il lui aurait même volontiers attaché une étiquette « à qui veut ».
Fait étonnant, il retrouvait des objets qu’il n’avait même plus le souvenir d’avoir possédé un jour, comme ce bracelet éponge dont la phrase pleine d’ironie « Winners don’t use drugs » ne pouvait que lui être adressée, au moins indirectement. *Allez.. pour le fun* Il l’enfila.

Il alla déposer sa hotte dans une chambre au hasard avant de venir s’incruster dans la conversation déjà bien entamée entre le vieux et Elie.
Voir ce type causer avec SA petite amie ne lui plaisait pas. Pas du tout. Non, ce n’était pas de la jalousie ! C’était… hm.. de toute façon le russe ne lui inspirait pas confiance et c’était une raison largement suffisante.
Arrivant pile entre les deux interlocuteurs avec un rictus débordant de mépris, il s’adressa au camarade soviétique :
- Putain, y sont bavards pour des esclaves, c’est dingue ! Mais est-qu’y sont serviles, aussi ? Il retira son bracelet éponge et le laissa tomber sans quitter des yeux le vieux.
- Ramasse.

Le Ken attendit que son toutou obéissant s’exécute pour se retourner vers Elie.
- J’te laisse trier c’qu’est à toi ou pas, moi j’vais faire un tour sur le pont. Si t’as besoin d’moi, tu sais où m’trouver. sur ces mots, il déposa un baiser sur les lèvres de la mauvaise jumelle avant d’attraper d’un geste brusque son bracelet que Nikodim venait à peine de ramasser.

Sans lui adresser le moindre remerciement – de toute façon il était là pour ça – le pyromane sortit de la cabine pour prendre un dernier bol d’air glacial avant le voyage. L’intérieur lui rappelait trop les suites qu’on leur avait filées dans la tour. Il ne savait pas trop ce qu’il allait faire ne fois à l’extérieur, peut-être emmerder les membres de l’équipage..? Et pour ce qui était d’emmerder, le Ken avait un allié tout désigné.
- Feu’, tu viens ?
- J’arrive~ répondit ce dernier d’un air jovial.
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Jerry Blake

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Maladie mentale : Cleptomane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Sam 4 Aoû - 23:05

Jusqu'ici elle n'avait jamais jouer dans cet endroit de merde ? Jerry faisait des yeux ronds, elle pensait avoir trouvé la raison de cette mine impassible et inexpressive. C'est vrai qu'il y avait de quoi perdre sa bonne humeur dans ce monde aux lois régit par des bouffons. La cleptomane ne pouvait que compatir.. Il était dur de s'amuser dans le coin.. enfin un peu moins avec les jouets suspects qu'ils avaient trouvé un peu partout..

Ensuite, la conversation virait un peu façon interrogatoire.. Sans être attaché avec des dreamers au sommet du crâne pour parler. Après un moment de réflexion, elle décida librement de révéler à Melena une partie de ses secret tandis que celle-ci lui tendait une boîte remplie de Ferrero cailloux.. Après tant de déceptions gustatives et d'heures passées le ventre vide, le Ferrero cailloux qu'elle avait sous le nez était le plus beau qu'elle n'avait jamais vu ! La cleptomane attrapa un des chocolats et remercia sa bienfaitrice, puis goba la friandise délicieuse.

- Ahem.. Merci ! J'ai presque 20 ans et je suis serveuse dans un restaurant de San Francisco, le 'Seven Seas'. Y es-tu déjà aller ? Mon emploi n'est que temporaire, il me sert surtout à aider pour mes études et aussi à m'habituer au monde du travail.

Jerry avait un peu de mal à parler de son immersion dans ce monde, il lui manquait des éléments pour répondre. Elle avait réussi à sortir de sa tête l'idée qu'elle était morte au profit d'une pensée bien plus agréable, pourtant elle avait la sensation d'être en danger. Excédée par le silence qu'elle imposait à son interlocutrice, elle le brisa.

- J'ai du mal à savoir comment je me suis retrouvée ici.. La cleptomane se releva et fit quelques pas dos à Melena comme pour se remémorer le moment fatidique. En sortant tard de mon lieu de travail, j'ai décidé de prendre un autre chemin moins routinier pour voir s'il était plus rapide que celui d'habitude. Je ne l'avais pas remarquer, mais deux types me suivaient et tandis que l'un fouillait mon sac.. L'autre me fouillait le corps. Bien sûr, j'ai sortit les griffes à ce moment donné et cherché à m'enfuir. Elle s'arrêta devant sa hotte. Seulement, je me suis faite rattrapée, puis poussée, puis j'ai tapé contre quelque chose et paf, me voilà dans un immeuble miteux en compagnie d'un type à poil qui ne sait pas non plus ce qu'il fiche ici ! Son éclat de rire s'arrêta prématurément lors du souvenir de la mise à mort, elle secoua la tête pour chasser cette vilaine pensée et poursuivit. Dans cette ville d'Ellipse, j'y garde un souvenir très humiliant. Les policiers nous ont attrapé moi et lui.. Jerry n'osait toujours pas annoncer clairement son nom afin d'atténuer ce sentiment de peine qui l'envahissait. Et en prison, un autre voyageur est apparu.. En caleçon cette fois. Après avoir à peine fait connaissance, on nous a amené à la salle d'interrogatoire ressemblant plus à un laboratoire qu'autre chose. Ils nous ont même relié par la tête à des poulpes. Tu te rends compte ?! Je pense qu'ils s'en servi pour trouver nos pouvoirs.. Après on nous a emmené au tribunal où l'on nous a accusé d'être voyageur, voleur et en plus tueur ! N'importe quoi. Et un ellipsien a fait feu sur la première personne que j'ai rencontré en ce bas monde. Puis lors de notre transfert, Nikodim est apparu de nulle-part et ensuite.. tu sais comment on a fini, plaisanta Jerry qui revêtait sa perruque blonde pour rire.

Son récit n'avait peut être pas touché la nécrophobe, mais peut importe. Elle venait de se libérer d'un poids qui l'entravait depuis déjà un long moment où alors c'était l'effet de sa drogue ? Avec tout ce blabla, elle avait pu remarqué comment son auditoire était attentif et la laissait s'exprimer, c'était super ! Elle avait le sentiment d'être comprise et de comprendre la phobique. Les effets de la substance commençaient à faire du ravage au niveau de son cerveau.. Après avoir penché sa tête sur le côté en regardant Melena sans expressions, elle lui demanda :

- Dis.. Je crois que tu as besoin d'un calîn. Est-ce que je.. GROS CALÎN !!! En fait, elle ne pensait même pas demander tellement que ça paraissait évident à ses yeux embués par la drogue.

Mue par une envie irrépressible, la cleptomane se jeta sur elle et l'enveloppa de ses bras vigoureux. En fait, elle ne considérait même pas Melena comme spécialement dangereuse et puis, elle lui avait donné à manger, donc amie pour la vie - comme pour les animaux quoi - Elle arrêta son délire pour voir si elle avait réussi à lui décrocher un sourire. Pas encore ? Hum bon, c'était le moment de sortir le joker ! Jerry lui chatouilla les côtes en prononçant 'WAAAAZAAAA !', il était clair qu'elle ne résisterait pas à sa botte secrète sauf si elle ne craignait pas les guilis.
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Nikodim Vialkovitch

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Dim 5 Aoû - 14:37

Nikodim écouta patiemment ce que disait Elie. Il gagnait, sur cette manche. Il avait réussi à lui faire presque tout déballer. Il fallait qu'il reprenne tout depuis le début, pour élaborer la suite du plan.

Tout d'abord, le fait qu'elle "ignore" le problème de l'âge. Cela pouvait vouloir dire plusieurs choses: elle ne devait pas tenir à ses parents, par le passé... Car ceux-ci auraient pu lui faire suffisamment de mal. En particulier, le père, peut-être... Cela pouvait expliquer la "domination" qu'elle pouvait exercer...

Puis la façon dont elle décrivait les maîtres de la tour... Cela ressemblait à sa propre description. Ou a la description de nombreux autres hommes d'affaires. Rares étaient ceux qui n'étaient pas pourris jusqu'à la moelle. Cela était amusant d'entendre parler ainsi de "maître du monde". Certaines personnes feraient mieux de tenir leur langue.

En parlant de langue, elle montra la sienne, avec un symbole étrange. Et le mot "Paresse". Puis elle parla de chacune des épreuves... C'était parfaitement amusant. Les épreuves étaient dignes des maîtres de tortures de la seconde guerre.... Mais ces maîtres manquaient d'imagination! Il y avait tellement plus de façon de faire souffrir les gens... Mais après tout, si le mot "paresse" devait les définir... Ceci expliquait cela.

Il sourit intérieurement. Si elle ne les aimait pas, alors que penserait-elle de lui? C'était réellement risible.
Extérieurement, il avait l'air confus.

- Oui... Je comprend parfaitement. Mais nous ne pouvions pas le savoir. Si je puis me permettre... Je ferais ce que vous voudrez, mais...

Puis, il y eut l'arrivée du jeune prodige, ce qui l'amusa et en même temps... le rebuta. D'une certaine manière, il prouvait parfaitement de quoi il était capable en tant que "futur larbin". Mais la façon dont il le traitait était parfaitement ignoble... Mais après tout, ce jeune homme savait de quoi il était capable, dans la vrai vie.... A moins que...

Une fois le jeune homme parti avec son ridicule bracelet-éponge, sur lequel il avait lu la citation sur la drogue ( très bonne information sur ce gamin, se dit-il), il se tourna vers Elie.

-... Mais si possible, demander avec gentillesse. Votre petit ami ne serait pas jaloux? Pardon, cela ne me concerne pas...


En fait, cela le fit sourire encore plus intérieurement, même s'il avait l'air gêné extérieurement.

- Je peux peut-être faire quelque chose pour toi... Hum, je peux te tutoyer, alors?

Il devait jouer le jeu... Pour le moment. Il ferait le tour du bateau, pour éventuellement sortir d'ici.
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Jade Martins

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Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 6 Aoû - 12:28

Il comprenait ? Parfaitement ? Elie en doutait franchement. On pouvait imaginer plus ou moins ce dont elle parlait mais de là à pouvoir comprendre il y avait de la marge. Comment le faire sans l’avoir vécu soi-même ? Comment décrypter cette tempête de sentiments violents qui déferlaient sur elle en permanence au point de l’étourdir ? Après ça tout ce qu’il vous restait c’était cette volonté de tenir pour ne pas avoir fait ça pour rien. Et celle d’oublier. Ce russe à l’air louche ne pouvait décidément pas « comprendre » ça. Et son discours contenait trop de « mais » pour être réellement compatissant.

Enfin, ce n’est pas comme si elle réclamait de la pitié. Tout ce que la mauvaise jumelle voulait c’était qu’on lui obéisse, qu’on la ferme et qu’on lui foute la paix. Simple comme bonjour, d’ailleurs son cher et tendre venu les rejoindre fit une démonstration parfaite de ce que leur groupe attendait de leurs nouveaux esclaves. Elle regarda la scène en silence avec un léger sourire en coin qui s’étira un peu plus lorsqu’Ace lui vola un baiser. Ce n’était rien et pourtant elle se sentait rassérénée, comme quoi on pouvait réellement vivre d’amour et d’eau fraiche.

Lorsque le pyromane tira sa révérence avec Feufolé sur les talons, le russe reprit comme si de rien n’était malgré la honte cuisante qui venait de lui être infligée. Pour quelqu’un d’aussi fier que lui qui s’offusquait du manque de respect dû à son âge, se voir ainsi rabaisser à l’état de vulgaire chien apportant les pantoufles à son maitre devait lui rester en travail de la gorge. Pourtant il n’en montra rien au point de faire douter l’adolescente. Tout ce qu’il se contenta de lui demander c’était quoi faire et s’il pouvait la tutoyer. Ce mec était soit une véritable énigme, soit un foutu manipulateur. Le temps le lui dirait.

- Me tutoyer… pour ce que ça m’intéresse… Tout ce que je te demande c’est d’obéir, après tu peux bien faire ce que tu veux que je m’en tamponnerais le coquillard.

La psychotique haussa les épaules pour illustrer ses propos avant de jeter un regard en biais vers la chambre où s’étaient réfugiées Melena et Jerry. Des bruits suspects en provenaient, sortes de gloussements hystériques qui lui firent hausser un sourcil. Le moment d’aller jeter un œil là-bas devenait imminent et elle ne manqua pas d’en informer l’esclave qu’elle avait sous la main.

- Ce que tu peux faire c’est t’asseoir et attendre que je revienne. Ce serait déjà un bon début.

Sans laisser au vieux le temps de rétorquer quoi que ce soit, Elie s’avança vers la chambre de la nécrophobe dont elle ouvrit la porte en grand. Ce qu’elle y vit la laissa coite quelques secondes après quoi sa mâchoire se crispa à l’instar de ses poings. Non mais c’était du grand délire ! L’une comme l’autre avaient un regard d’illuminé qui n’était pas sans rappeler celui d’Ace après sa prise d’extasy. Et leur position ? Compromettante, de quoi faire palpiter la veine sur le front de la mauvaise jumelle.

- Non mais on avait parlé d’esclavagisme, pas d’esclavagisme SEXUEL ! Si tu veux une pute vas-t’en payer une au lieu de réquisitionner l’un de nos esclaves pour t’envoyer en l’air !

Le mépris qu’elle ressentait pour l’irlandaise était à son paroxysme, point d’orgue de la dégradation de leur relation. Peu à peu le respect qu’elle avait pu avoir pour son ancienne ennemie s’évaporait dans l’atmosphère en ne laissant derrière lui qu’un goût amer de traitrise et d’égoïsme. « Tout pour ma gueule » résumait assez bien le comportement de sa camarade ces derniers temps, le tout assaisonné de mauvaises excuses. C’était plus qu’elle n’en pouvait supporter.

Toujours douée de sa force démesurée, El’ attrapa le poignet de Jerry pour la trainer hors de la pièce non sans avoir regardé de haut Melena complètement out. Une fois dehors elle claqua la porte derrière elle et tira sur une lourde commode pour coincer la porte de la chambre le temps que Melle feu-au-cul retrouve ses esprits. Ou même un peu plus longtemps tiens, ça lui ferait les pieds.

- Quand t’auras plus le clito’ en feu tu m’envoies un mail ok ? la railla-t-elle à travers le panneau de bois avant de se tourner vers la cleptomane, Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi dans cet état bon sang ?!

La colère, la frustration, le mépris, le dégoût… tous ces sentiments bouillonnaient en elle avec fureur. L’adolescente en avait marre que les ennuis lui tombent sur la gueule et que les autres soient pas capables d’agir correctement. Toujours être derrière eux à leur torcher le cul, c’était pas une vie !

Tout en lâchant une flopée d’injures elle donna un violent coup dans le mur métallique qui ploya devant la puissance mise en œuvre. On pouvait même y voir nettement chaque phalange s’y dessiner, de quoi filer des frissons en imaginant ce que ça donnerait sur un visage. Néanmoins elle ne s’essaya pas au lynchage et se contenta de rendre sa liberté relative à Jerry avant de grommeler entre ses dents :

- Qu’on soit clairs : vous n’avez pas à accepter ce genre de demande. Etre esclave et être une pute sont deux choses différentes. Si elle revient vous demander un truc pareil venez me voir et je règlerais ça à ma manière… ‘tain…

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Jerry Blake

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Maladie mentale : Cleptomane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Jeu 9 Aoû - 17:20

Avec des gestes pas très précis et plutôt maladroits, la cleptomane continuait ce qu'elle prenait pour un jeu alors que la mauvaise jumelle venait de faire irruption dans la pièce. Bien évidement, la shootée comprit de travers ce qu'elle disait, à vrai dire elle ne ressentait même pas de honte avec les comparaisons qu'elle était en train d'avancer sur Melena et elle. Qu'est ce que c'était amusant ! On la tira hors de la pièce à une vitesse folle digne d'une attraction.. En temps normal, elle aurait fait le rapprochement avec des souvenirs d'enfance peu commodes, durant lesquels ses parents la grondaient. Mais là Niet ! Aucune pensée néfaste. L'impression que tout allait bien dans le meilleur des mondes, même lorsqu'Elie plaça un meuble lourd devant la porte. Quoi de plus logique de penser que c'était une farce ! Une Grosseuh blague.

Sous l'effet de la drogue, Jerry ria et gloussa de plus belle en voyant Elie s'acharner sur la porte et y laisser son empreinte de phalanges.

- Yé soui lé pétit dragon, s'écria la cleptomane en imitant la mauvaise jumelle sans en démordre malgré la douleur répétitive qu'elle s'auto-infligeait.

Les coups s'arrêtèrent progressivement, alors qu'elle comprenait enfin qu'on lui causait. Bien sûr, son cerveau ultra perturbé ne pouvait traité tout ce qu'il se disait. Il en résultait divers 'vents' agaçants. De toute façon, tout le monde l'aimait c'était sûr ! Tout était coloré, tout n'était que paix et amour ! Dans la réalité, tout était sobre, chiant et morne. Jamais il ne lui serait venu à l'idée de faire des free hugs à chaque personne qu'elle croisait et encore moins des gens qui la traitaient d'esclave. Pas top, encore heureux qu'elle en aurait que très peu de souvenirs.. Elie n'échappa pas au traitement. Pire qu'un poulpe agrippé à son rocher. Jerry ne semblait pas pour autant à l'ouest qu'ils l'auraient pensé.

- Pro.. Prosti. Une prostitué ? demanda t-elle l'air interrogatif. Oh, pourquoi on part sans Melena. On s'amusait bien pourtant..


Elle suivi sans broncher la mauvaise jumelle et retrouva Nikodim en route. Évidement elle ne trouva rien de mieux que de sourire bêtement à son approche. Qu'ils sont mignons tous les deux.. Le vieux credo, une de perdue, 10 de retrouvés. En un rien de temps, ces personnes assez distantes d'elle étaient devenues familières. Bizarrement la cleptomane n'avait pas rejeté le statut maître/esclave alors que ça lui pourrissait la vie d'être traité comme une marchandise. C'était tout banalement devenu un jeu..

- Ah j'ai compris, on joue à cache-cache en fait ! s'exclama Jerry triomphalement.

Il n'en fallait pas plus pour que la cleptomane court trouver une planque. Aussitôt dit, aussitôt fait et son rire résonna dans le couloir avant de s'étouffer plus loin. Mais où avait-elle bien pu aller ? That is the question !

Quelle personne aurait idée de se pencher au dessus de la baignoire de la salle de bain aussi..

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Nikodim Vialkovitch

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Maladie mentale : TOC de Kasparov

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Jeu 9 Aoû - 19:47

Nikodim s'amusait clairement en voyant comment se battait la jeune femme, à savoir quoi penser. Comment pouvait être l'intérieur de son cerveau actuellement? Mais ce qui était sûr, c'est qu'elle aimait être cru dans sa manière de pensée.

Peu de temps après, des rires et d'autres bruits parvenaient d'une chambre non loin... Sans doute les deux femmes. Alors, à peine arrivé et à peine de nouveau ensemble, la voila qui fricotait ensemble? La plupart des hommes aurais été jaloux, et aurait voulu tuer la fille, l'autre partie aurait été très excité. D'autres aurait considéré que la jeune adolescente était une garce, si peu de temps après.

Mais Nikodim n'était pas n'importe quel homme. Il était différent. Il y avait certes un brin de jalousie... Mais cela l'amusait, pas au point d'un jeune pré-pubère, certes... Mais c'était tout de même amusant. Il imaginait aussi ce qu'il pourrait faire subir aux deux femmes... Mais après tout, peut-être qu'il se trompait? Il commençait à douter, sans doute dû au manque d'échecs qui devenait de plus en plus présent. Mais ici, pas question pour le moment de faire ce genre de demande.

La dominatrice semblait mécontente de leur comportement... Il prit place non loin de là, voyant la jeune femme récupérer Jerry par la force, puis bloquant l'autre femme dans sa chambre... Apparemment, ce n'était pas le grand amour, mais là, on atteignait un point qui déplairait surement à la fille derrière la porte. Du mécontentement, on était passé à une colère folle. Il pourrait plus tard ce servir de ce point à son avantage.

Ce qui fut étonnant, et un bon point à savoir, fut de voir le coup de poing de Elie dans la carcasse métallique... Certes, il pouvait déjà se douter de ses pouvoirs surhumains, vu le fait qu'elle les avait portés tout deux, mais elle aurait dû se briser les os avec un tel coup... Cela devenait de plus en plus intéressant. Cependant, il doutait qu'un jour, il puisse la manipuler suffisamment pour l'avoir en tant que Sbire. C'était dommage... Elle était très prometteuse.

Puis elle leur expliqua qu'ils ne se feraient pas traiter en esclave sexuel. D'un côté, c'était dommage... Pour elles, qui ne pourraient goûter à son talent et son expérience. Mais il fit comme si de rien n'était, et servit un air rassuré.

- Heureusement... Je commençais à m'inquiéter! Ma pauvre Jerry...

Il se dirigea vers la jeune fille, qui était clairement drogué... Apparemment, elle aimait aussi toucher à ce genre de choses! De mieux en mieux! Il commençait vraiment à l'apprécier. Elle serait très douée...
Mais pour l'heure, il la serra dans ses bras, ayant l'air rassuré, mais, caché d'Elie, glissant des mots pour que Jerry seule les entende:

- Alors, on s'amuse déjà ailleurs? Tu m'abandonnes?


En relevant son visage, il montra son visage inquiet à Jerry, puis se retournant vers la dominatrice, il reprit son air rassuré.

- Merci de l'avoir sauver de ce pas... C'est elle qui m'a aidé, lorsque je suis arrivé par erreur dans le fourgon qui nous emmenait dans cet enfer.

Puis, la jeune droguée s'était mis en tête qu'ils jouaient à cache-cache. Elle parti donc très rapidement ailleurs, avec un air guilleret... étrange. Pour quelqu'un de normal, l'état de Jerry aurait pu inquiéter.
Pas pour Nikodim. Il se retourna vers Elie à nouveau. Cette personne avait tout de même une de ces prestances... Il était vraiment dommage que pour l'heure, c'était elle la Geôlière, et non pas lui... Elle aurait sût apprécier ses divins traitements....

- Dis-moi, où allons-nous devoir dormir? Avons-nous le droit à une chambre? Au pire, je possède un lit sur moi, c'est juste pour information... Et comment cela va se passer pour les repas?

Il s'était demandé cela depuis le moment où il était arrivé sur ce navire. Voir si les geôliers allaient être juste ou non. Il l'espérait, plus ou moins. Il fallait déjà qu'il contienne suffisamment de dégoût, pour ne pas imploser.

- Ah et... As-tu une idée de la drogue qu'elle aurait pu prendre? Je ne crois pas qu'elle en avait, en arrivant ici. Selon ce que c'est, je pourrais peut-être essayer de régler ce problème... Je connais des gens de mon ancienne entreprise que j'ai aider.

Ou plutôt, qui l'avait aidé à continuer ses trafics en douce... Il était le meilleur, cependant. La seule chose qu'il avait fait aux drogués éventuels, c'était les exécuter. Mais ça, elle n'était pas sensé le savoir.
Il attendit patiemment de savoir ce qu'elle allait dire, l'air inquiet. Il savait mieux que quiconque faire croire aux gens ce qu'il voulait...
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Ace Ridley

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Maladie mentale : Pyromane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Ven 10 Aoû - 0:23

Le pyromane sortit de la cabine avec Feufolé sur ses pas. Il ne savait pas encore vraiment ce qu’il venait faire dehors, mais une dernière bouffée d’air freedoomien ne serait pas de trop : à l’intérieur il avait de plus en plus la désagréable impression d’étouffer, ou tout simplement de mourir. Trop de gris, certainement. Et trop peu de meubles gris pour cacher tout ce gris.

Alors qu’il progressait sur le pont, il se demandait comment cette vieille ruine arrivait encore à flotter. D’un autre côté, il ne suffisait que de quelques cadavres par-ci, par-là pour colmater une éventuelle brèche ; les morts constituaient après tout la ressource première de l’île.
Arrivé au niveau de la proue, un cri capta l’attention d’Ace qui alla voir d’un pas nonchalant ce qui se passait. Des bruits de baston, et.. et oui, en fait c’était vraiment une baston…

Sur les quais, un prisonnier – fraîchement arrivé à en juger par sa gueule pleine d’espoir… à gerber – aux prises avec deux zombies criait qu’ « on ne pouvait pas lui faire ça », qu’il « ne resterait pas une minute de plus dans cet enfer » et autres conneries. L’adepte regarda le pauvre homme avec un sourire carnassier alors que les morts-vivants se chargeaient de lui régler son compte à coup d’incisives pourries. Quelques jours plus tôt, cette scène l’aurait choqué, rendu fou, même… d’ailleurs la seconde épreuve avait été assez dure à vivre, même s’il ne l’avouerait jamais.

- Bah.. c’était bien tenté, ‘faut bien l’avouer. En tout cas il en avait dans le pantalon ! Dans un sens je sais pas ce qui est le pire : se faire bouffer sans autre forme de procès ou aller voir les gardiens ?
- pour lui ? demanda le Ken n désignant le cadavre à moitié dévoré d’un signe de tête. Ça aurait été la même chose. ‘l’aurait pas t’nu deux secondes. HA !
- On a quand même eu de la chance d’avoir Elie et Melena. Imagine que ça aurait pu être toi à sa place.

Ace ne répondit pas. Tout simplement parce que c’était stupide d’imaginer ce genre de chose. Se mettre à la place de quelqu’un d’autre, l’altruisme et toutes ces autres conneries c’était bon pour les faibles. Une simple comparaison suffisait : dans combien de cas être gentil apportait quelque chose ? hm ? Bon. Et maintenant, être ‘méchant’, être un connard.. eh ben ouais, ça paye d’avantage. Pourquoi ? Parce que le monde est rempli de connards et que c’est comme ça qu’il tourne ; Freedoom en était un exemple flagrant. Seul 0,01% de la population arrivait à sortir de cet enfer, non pas parce qu’ils avaient été gentils mais parce qu’ils avaient su marcher sur les autres sans accepter de se faire marcher dessus eux-mêmes. Fin de l’histoire.
Elie, Mel et lui étaient l’élite. Le russe et la nana, eux, étaient des profiteurs. Immoralité de l’histoire : ils étaient les seuls à s’enfuir. Naomie s’était bien fait entuber sur ce coup-là !

- C’est moche hein..? Ça arrive souvent qu’un prisonnier tente de monter clandestinement. Personne ne resterait volontairement ici, n’est-ce pas ?
Le pyromane se détourna du cadavre inanimé – qui avait donc perdu tout intérêt à ses yeux – pour faire face au jeune homme accoudé à quelques mètres de lui. Son physique assez imposant et sa tenue trahissait la rudesse du métier de marin mais contrairement à beaucoup, celui-ci affichait un recul assez impressionnant. Les yeux toujours rivés vers les quais, le matelot souriait si légèrement que le Ken se demanda pendant pas mal de temps s’il souriait effectivement ou non. Personnage étrange.. encore.

- Et vous êtes..? demanda-t-il avec un dédain prononcé.
- Franck. Je bosse sur ce navire depuis bientôt un an.
- Mhm.. Et tu veux quoi, « Franck » ?
Le marin s’étira et fit face au fils à papa sans quitter son expression intrigante. Ben j’en ai fait débarquer, des gens. Des hommes, des femmes.. des enfants, des vieux… Mais c’est bien la première fois que j’en vois réembarquer. Alors j’me suis dit que ça serait sympa de causer un peu, voilà tout. Oh super ! de la conversation ! Dis, Franck, tu aimes le golf ? Le… golf..? Oui, pourq-pour rien, fais pas attention.

L’équipage reçut l’ordre de lever l’ancre ; le départ s’annonçait imminent. Sur le pont, c’était le branle-bas de combat : tout le monde allait et venait, savait précisément ce qu’il avait à faire sauf Franck qui ne bougea pas d’un pouce. Le pyromane le regarda en haussant un sourcil mais ce dernier lui répondit d’un signe de main qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Quelle fonction ce con pouvait-il bien remplir pour être exempté de préparer le bateau ? Encore un privilégié… Ace l’apprécia aussitôt.

- Bon ! Franck brisa le silence qui s’était installé en faisant craquer ses phalanges bruyamment, ce qui fit tiquer l’œil du Ken. - ‘Pas tout ça, mais je vais devoir y aller. J’vous conseille de rester dans votre cabine, ce soir : on annonce une petite tempête. Et si vous passez par-dessus bord, personne ira vous repêcher !
Vous en faites pas pour votre repas, on vous l’apportera dans votre cabine.

Le repas.. Ace avait totalement oublié ce détail. S’il y avait bien un moment où l’on viendrait les déranger, c’était celui-là. Encore une fois, le fils de riche avait la confirmation que tout ce qui partait d’une bonne intention faisait chier. Il y avait une cuisine commune, non ? Alors ils l’utiliseraient !
- Nah, c’bon. On ira s’faire not’bouffe comme des grands. On est pas des putains d’hydrophobes, non plus..
- Sûr ? Pourtant vous êtes adeptes de la paresse… Il marque un point, là !
- Justement. Quand on l’devient, on apprend qu’y a des trucs qu’y vaut mieux faire soi-même. Un point partout !
Le souvenir de ses doigts brisés avait été ravivé par le craquement de phalanges du marin et les poisons de Pas avaient de quoi vous rendre parano’ sur les bords. Non, franchement : ils se chargeraient de la cuisine.

Perdu dans ses pensées, Ace n’avait même pas remarqué que son interlocuteur s’était fait la malle. Depuis quand il était parti ??
Encore dubitatif quant à cette rencontre insolite, le jeune homme regarda le ciel gris avant de s’en retourner vers les appartements réservés aux adeptes. Il chercha Feufolé du regard, à la fois pour s’assurer que le petit être le suivait encore et pour y chercher… y chercher quoi ? De l’approbation ? non… la réponse à une question qu’il ne connaissait pas lui-même, ou quelque chose du genre. Manque de bol, le pyromane se heurta une nouvelle fois au sourire guilleret de ce dernier et à son regard pétillant de malice. A croire que – comme ce ‘Franck’, il ne changeait jamais d’expression, lui non plus…

Il poussa la porte en espérant que le vieux mafieux avait su se tenir en son absence. Mieux que ça, le petit groupe s’était même agrandi. Plus on est de fous…
La copine de Melena semblait à dix mille lieues d’ici ; Ace n’eut pas de difficulté à cerner le problème et alors que Nikodim posait la question, le pyromane se saisit de cette occasion pour faire son entrée remarquée en clamant tout fort : Extasy.
Son expérience en tant que dealer mais également en tant que consommateur – cet épisode lui revint d’ailleurs en tête en lui laissant un souvenir assez amer à posteriori – ne lui permettait pas de savoir quoi faire dans ce genre de cas, bien qu’il ait reconnu les ‘symptômes’. Si tous les voyageurs avaient reçu comme eux deux cachets pour Noël, il n’y avait pas à chercher plus loin.

Pour Ace, la solution la plus efficace était encore d’attendre. Le Ken repensa alors à son second cachet : si cette fille aimait se shooter, elle ferait peut-être une cliente acceptable… Mais pour l’heure, il préféra taire ses pensées : Elie était d’une humeur massacrante, une nouvelle fois.
- C’qui t’met dans un état pareil, ma belle ?
Feufolé se chargea de répondre discrètement en indiquant à Ace les meubles bloquant la porte de chambre de la nécrophobe. Ce dernier devina donc assez facilement la source de cette animosité soudaine. Hmmmmouais, j’crois qu’je vois…
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Jade Martins

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Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Ven 10 Aoû - 20:00

Le câlin inattendu de Jerry lui fila un frisson de dégoût qui grimpa le long de sa colonne vertébrale directement jusqu’au cerveau. A croire que cette folle reportait les fantasmes de Melena sur sa personne, mais hors de question que quelque chose dans ce goût-là arrive. Une unique expérience lesbienne lui avait suffi pour toute une vie. Une chance que sa force lycanthropique se soit évanouie dans la nature sinon au lieu d’être simplement repoussée un peu brusquement la cleptomane aurait fini encastrée dans le mur du fond entre la bibliothèque et le hublot.

Elle s’essuyait frénétiquement sans se soucier des délire de la brunette qui d’ailleurs disparu bien vite après avoir clamé qu’ils jouaient à cache-cache. Un « putain de merde » silencieux se dessina sur les lèvres de la mauvaise jumelle alors qu’elle regardait le dos de leur esclave s’évanouir derrière la porte de la salle de bain. Heureusement que le côté terre-à-terre de Nikodim était là pour rattraper le tableau.

Alors comme ça il était redevable à la midinette en plein délire ? Il voulait connaître les prestations de l’hôtel ? Un rictus déforma la jolie bouche d’Elie alors qu’elle secouait la tête de dépit. Est-ce qu’il ne retiendrait donc jamais rien de ce qu’elle lui dirait ?

- Parce que tu crois qu’on m’a filé une brochure en montant à bord ? Piscine ouverte de 10h à 16h, discothèque sur le pont passé 23h ! railla-t-elle ouvertement en levant les yeux au ciel, Des chambres y’en a assez. La bouffe j’en sais foutrement rien.

Ace revint alors comme une fleur pour répondre à la question touchant à son domaine de prédilection : la drogue. C’était donc les cachets mystères de noël qui étaient responsables de ce nouveau bordel… comme si leurs vies n’étaient pas déjà assez compliquées comme ça ! Il fallait que les stupéfiants entrent dans la danse et sur l’idée de qui ? De Melena pardi. Melena, encore Melena, toujours Melena. A croire qu’elle était bien déterminée à prendre le relai de Kay et Chayan pour faire de leur vie un enfer.

Une nouvelle bouffée de colère lui monta à la tête et le pyromane le vit bien, embrayant aussitôt sur le sujet sensible. S’il parut ignorant au premier abord Feu’ le renseigna bien vite sur le mode « ragnagna ON » de sa chère et tendre. Celle-ci opina d’ailleurs aussitôt du chef sans chercher à masquer sa contrariété.

- Ouais, tu vois. Mademoiselle feu-au-cul s’est mise en tête de droguer nos esclaves pour les sauter. Pas étonnant qu’elle veuille se réserver la gonzesse mais tu veux mon avis ? Elle peut aller se faire foutre. J’en ai assez de ses conneries, qu’elle grandisse un peu.

La psychotique adressa un coup d’œil rageur à la porte barricadée avant de hausser les épaules de dédain. Elles auraient tout le temps d’avoir une discussion pour remettre les pendules à l’heure lorsque la necrophobe serait revenue à son état normal. Pour l’heure la priorité était de ramener Jerry par la peau du cul et… de se détendre. Oui, se détendre semblait une bonne idée, elle en avait largement besoin. Le bateau prenait le large et elle aussi voulait suivre son exemple dans un sens. Laisser ses chaines et ses soucis de côté, pour souffler.

- Je vais chercher la camée et je reviens. On pourra peut-être commander un massage ensuite non ? proposa-t-elle au Ken en remplaçant son air contrarié par un sourire complice, Deux esclaves, deux paires de pieds. J’ai jamais été une flèche en maths mais ça parait idéal !

Sans attendre réellement de réponse Elie fila jusqu’à la salle de bain. Personne en vue de prime abord mais un rire hystérique étouffé lui parvint assez rapidement. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre que la source du bruit se trouvait dans la baignoire. Les cachettes ici n’étaient pas légion. La portoricaine tira le rideau et tomba nez-à-nez avec la silhouette recroquevillée de Jerry. Celle-ci semblait en plein délire et la mauvaise jumelle avait déjà sa petite idée sur la manière de la calmer, quelque chose commençant par « eau » et finissant par « froide ». Sans attendre elle se saisit du pommeau de douche et ouvrit grand les robinets pour déverser sur la cleptomane un flot d’eau glacée qui lui fit faire un bon de trois mètres. Ça c’était drôle ! Ça ça mettait de bonne humeur !

Un rire moqueur s’échappa des lèvres de la mauvaise jumelle qui suivait avec sadisme chaque mouvement de la brunette pour qu’elle ne puisse pas échapper à la punition, ne s’arrêtant que lorsque sa victime fut trempée jusqu’aux os. Elie laissa alors retomber son bras le long de son corps, main toujours serrée sur le pommeau même après avoir coupé l’arrivée d’eau. On ne savait jamais, Jerry aurait peut-être besoin d’une rasade supplémentaire.

- C’est bon t’es calmée ? Suis-moi au salon alors, j’ai un boulot pour toi. Un boulot qui nécessite pas que tu perdes ta culotte.


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Nikodim Vialkovitch

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Ven 10 Aoû - 22:13

Il eut rapidement ses réponses. Pour les chambres, ils auraient ce qu'il faut, pour la nourriture, même les "maîtres" ne savait pas. Et le jeune homme prometteur était revenu, avec sa boule de feu violette, pour lui donner sa réponse... Aaaah, l'extasy. Il n'y avais pas grand chose à faire, face à cela, mis à part attendre. C'était dommage, les méthodes qu'il utilisait était quelque peu plus violente que cela....

Mais comme il fut touchant de voir la scène suivante, le jeune homme s'inquiétant de l'humeur de sa dame...
Et elle montrait la vipère qui sévissait en elle, insultant sa compagne esclavagiste... Il serait vraiment aisé de détruire ce groupe, faible malgré leurs puissantes capacités, et leurs auras importantes. Il n'avait qu'a titiller la corde sensible...

Ou attendre qu'elle cède d'elle même, à force de ployer.

Cependant, la jeune femme se ressaisit, et montra un sourire pouvant être déplaisant pour certains, amusant pour lui. Elle voulait les faire souffrir... qu'allait-elle concocter? Mais quel ne fut son désarroi lorsqu'il entendit l'idée de la jeune femme. Un massage de pieds? Une corvée? Pour sûr, elle n'avait jamais été maître de grand monde... Ce n'est pas ainsi qu'elle allait gagner son respect, ça non. Mais ce qui le déplus encore plus, c'est qu'il traita Jerry de camée... Bien sûr, il ne la connaissait pas vraiment, et en plus, il s'en fichait plus ou moins... et pourtant, quelque chose lui déplaisait. Cependant, malgré toutes ces choses ignobles qu'il n'aimait guère faire, ou qu'il trouvait pitoyable, il resta à sourire calmement. Pas un sourire niais, non. Un sourire neutre.

Lorsque la dominatrice fut parti, il se tourna vers le jeune homme et sa boule de feu. Il était enfin temps qu'ils parlent, tous deux... Mais il devait s'attirer sa confiance. Et cela n'allait guère être chose aisée. Ce n'était pas le genre d'homme à se laisser manipuler. Et puis, ils étaient jeunes... Et pour ce dernier, influent.


- Et bien... Elle a du caractère, votre dame. Je me demandais si elle savait pour votre passé... Je suis sûr que vous voyez de quoi je parle, même si je ne sais pas exactement dans quoi vous trempez.


Il se dessina sur son visage un air confus.

- Veuillez m'excusez, je ne désire pas créer la discorde entre nous... C'est juste une constatation. Quelque chose est différent chez vous. Quelque chose qui me plait, d'une certaine manière.

Ce jeune homme aurait pu être son fils. S'il l'avait été, ça aurait été parfait. Ils auraient pu faire les meilleurs collègues et collaborateurs du monde.

- Je pense qu'il serait fort intéressant de parler plus tard, seul... Je ne vous cherche aucun mal, après tout vous nous avez sauvé.

Puis il se tourna vers le couloir, d’où il pouvait entendre Elie parler à Jerry.

- Je crois qu'elle revient.

Il allait pouvoir voir si Jerry était de nouveau d'attaque, ou bien si d'autres choses allait se passer....
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Melena Autumn

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Maladie mentale : Thanatophobie

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Dim 12 Aoû - 2:56

Melena écouta le récit de Jerry, découvrant alors ce qu’à peu près tous les nouveaux voyageurs avait connu : un dédale de déboires, comme si un dieu malsain s’acharnait à plomber leurs karmas. Ce qui la choquait le plus était ce qui avait bien pu arrivée à la cleptomane dans le monde réel : ces types l’avaient-ils tuée ? Violée ? Les deux ? C’était… étrangement dérangeant de se dire que la personne avec laquelle elle était en train de discuter se trouvait en réalité dans une ruelle sombre, blessée entre les mains de monstres bien humains.

La nécrophobe avait eu la chance de ne faire que traversée Elipse, fragilisée par la nuit sanglante et la pluie de pierres sélénites, mais ce que lui en disait son « esclave » ne lui donnait en aucun cas l’envie d’y mettre les pieds. Bien que désormais, après son passage à Freedoom, puis San Francisco, rien ne pourrait être pire ; rien du tout. Elle ne savait tellement pas quoi dire que ses lèvres s’ouvrirent sur un vide de mots. La substance commençait à lui faire un effet, et la seule pensée claire qui subsistait était qu’elle comprenait.

- Moi aussi, murmura-t-elle d’un air absent lorsque Jerry réclama un câlin.

L’irlandaise se laissa envelopper, réalisant à peine ce qui était en train de se passer. Elle eut l’impression d’avoir eu un blanc, puis elle se retrouva allongée sous son ainée, un « wazaaaa » trouble résonnant à ses oreilles tandis qu’on lui chatouillait les côtes. Dans cet état, ses sensations étaient à la fois décuplées et anesthésiées, de sorte qu’elle éclata d’un grand rire stupide sans aucune raison. Un rire effrayant au fond, parce que froid et sans joie, un rire désespéré trop vite interrompu par la mauvaise jumelle qui tira SA propriété hors de sa cabine.

- Mais de quoi tu te MÊLES ?! s’exclama Melena dont la drogue décuplait la colère.

Elle était trop fébrile pour se lever de suite, beaucoup trop pour pouvoir empêcher la condamnation de sa chambre par une armoire en bois impossible à déplacer par le commun des mortels. Une fois qu’elle eut pu constater que l’objet était trop lourd, l’adolescente flanqua un coup de pied dedans en poussant un hurlement de rage. Elle se sentait comme un volcan en pleine ébullition : toutes ses émotions refoulées se disputaient la remontée à la surface, et elle allait exploser, c’était certain.

Elle pouvait sortir de là toute seule ; elle le devait ! Passer autant de temps à Dreamland, devenir adepte de la tour des horreurs et ne pas être foutue de se libérer d’une ridicule cabine de bateau ?! Ce serait ridicule. Elie n’était ni sa mère, ni sa grande sœur, ni même sa supérieure ; et elle avait passé l’âge d’être punie. Ses méninges avaient du mal à tourner dans son esprit embrumé et sa tête lui tourna tellement qu’elle dût s’assoir sur son lit à moitié défait par l’ébauche de jeux intimes qu’elle avait eut avec Jerry. Bien évidemment, aucun de ses pouvoirs ne lui permettrait de sortir, même le cadavre qu’elle avait en réserve était trop maigrelet pour l’aider. Il lui fallut plusieurs longues minutes pour que la solution se faufile dans son cerveau complètement déconnecté :

- La robe…

Heureusement que la cleptomane avait rangé ses possessions correctement : Melena n’eut aucun mal à retrouver sa Dame blanche, et le plus dur fût encore de l’enfiler. Ses gestes maladroits ne l’aidaient pas pour se vêtir de sa tenue de mariée enchantée, mais une fois que ce fût chose faite, l’effort avait été tel qu’elle se sentait déjà à moitié revenue à elle. Ou bien l’exercice avait été long, elle ne savait pas trop. Un sourire en coin sur son visage blafard, Melena se concentra et, comme prévu, la robe obéit à son souhait de devenir invisible. Elle n’eut alors plu qu’à avancer pour traverser l’armoire et se retrouver de l’autre coté, prête à partir à la chasse au lycan.

Elle croisa Nikodim et Ace, croisa même le regard de Feufolé sans que celui-ci n’en ait conscience, mais suivit les éclats de voix de la mauvaise jumelle qui ordonnait à Jerry de la suivre au salon. Toujours dans l’état second apporté par l’ecstasy, l’irlandaise se planta au milieu du chemin et attendit que son ancienne rivale lui rentre dedans sans pouvoir la voir pour la repousser en arrière, croiser les bras et enfin redevenir visible. Sa robe de mariée jurait avec l’expression tendue de son visage décoloré.

- T’avais mal fermé ma porte, lança-t-elle avec une mimique ironique.

Le flot de parole qui montait était désordonné et la nécrophobe ne savait même pas qu’elle serait son but. Enguirlander Elie ? Expliquer quelque chose ? Vider son sac ? Elle ne savait pas trop, mais les mots se déversèrent comme un flot inaltérable :

- Pourquoi tu me fous juste pas la paix ?! Je suis pas Jade, je suis pas ta petite sœur, alors j’ai pas besoin que tu viennes m’enfermer dans ma putain de chambre parce que j’essaye de me foutre en l’air !

Sa colère désespérée se voyait dans ses yeux d’orage. Ses poings se serrèrent, mais il n’y avait rien à frapper dans les parages d’autres que les murs ou le visage de son interlocutrice, et elle n’avait pas envie de lui en coller une ; pas encore.

- C’est facile pour toi pas vrai ?! Tuer, massacrer, fuir, massacrer encore et être glorifiée pour ça, ça te fait quoi au fond ?! Pas grand-chose j’crois, parce qu’à part me faire chier à longueur de temps, t’as pas l’air différente. Mais bon, j’peux pas en attendre plus de quelqu’un qui n’avait jamais eu de vie normale et qui n’a même pas une personnalité entière, ajouta Melena sur un ton venimeux.

Ses entrailles la brûlaient, sa tête tournait, mais elle n’arrêterait pas. Parce qu’elle n’y arrivait pas, et parce que personne ne serait en mesure de la faire taire tant qu’elle serait inconsistante.

- Tu comprends queue dalle Elie… tu crois quoi ? Que le monde se limite à ce que tu penses ? Alors va te faire voir… t’as pas à… venir me juger, ni à te prendre pour ma mère, alors qu’au fond, tu me connais même pas et t’as carrément aucune idée de ce que je ressens.

Cette envie d’avoir mal, de ployer sous la souffrance pour oublier ce qui la rongeait ; c’était si… si… si indescriptible. En vérité, elle voulait perdre connaissance. Un grand trou noir et qu’elle se réveille plus tard, quand le tonnerre se serait calmé, quand les dernières lueurs du soleil qui errait en elle auraient définitivement disparues. L’adolescente savait que c’était l’unique moyen de ne pas perdre la raison, mais elle était encore si jeune ; beaucoup trop jeune pour vendre l’intégralité de son âme au diable, mais il n’y avait plus personne pour l’empêcher de sauter dans l’abysse.

- Je suis désolé Ace, je n’ai rien contre toi, souffla-t-elle en se tournant vers lui, quelque part dans son dos, mais tu comprends pas non plus pas vrai ?! Tu comprends pas, tu comprends pas…

Elle répéta cette phrase en boucle jusqu’à ce qu’elle meurt dans sa gorge, ses yeux gris perdus dans un voile d’absence démente. La drogue n’y était pas pour rien et d’ailleurs, tandis qu’un grand sourire étirait son visage blême, de grosses larmes ruisselèrent sur ses joues.

- C’est pas grave, conclut-elle avec une sincérité tranchante, je sais me débrouiller toute seule.

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Dim 12 Aoû - 14:43

A peine Elie avait-elle tiré Jerry de la salle de bain qu’un invité surprise pointait son nez. Et pas n’importe qui ! La reine Autumn en personne, tout de blanc vêtue ! Sa robe cérémoniale était si grande que ses pans passaient au travers des murs du couloir étroit en trahissant la méthode employée pour quitter sa prison. Ses yeux rougis et fous quant à eux laissait entendre que la drogue faisait toujours son effet dans les veines de la nécrophobe. La discussion risquait d’être affligeante, d’ailleurs l’introduction confirma ça rapidement.

- Bravo David Cooperfield ! la railla-t-elle avec un mépris évident.

La mauvaise jumelle frappa dans ses mains, parodie d’applaudissement, pour s’arrêter net lorsque le terme « petite sœur » vint sur le tapis. De quel droit cette connasse osait faire référence à Amber ? A croire qu’à part ses propres sentiments Melena se souciait de ceux des autres comme de sa première paire de chaussettes. La mâchoire d’Elie se crispa sous l’afflux d’adrénaline qui la faisait mourir d’envie de casser la gueule de celle qui lui faisait face. Seul le fait d’être persuadé de la rater à cause de sa tenue magique l’empêchait de faire voler son poing en plein milieu de la figure de son ennemie.

Et que restait-il quand on vous liait les poings ? Les mots. Pas génial pour les filles d’action du genre d’Elie mais c’était toujours mieux que rien aussi aiguisa-t-elle sa langue sans attendre. Hors de question que les attaques ne viennent que d’un côté, surtout que Mel’ prenait à présent un malin plaisir à déballer les secrets qu’on lui avait confié. Tu parles d’une amitié… pas étonnant que cette gonzesse soit vouée à la solitude !

- Le problème c’est pas que tu te foutes en l’air, c’est que tu le fasses avec quelque chose qui n’appartient pas qu’à toi. Et que Jerry n'est pas une pute à ta disposition. Mais je suppose que la putain d’égoïste que tu es ne peux pas comprendre ça ? Preuve en est : dès que mademoiselle déprime un peu elle te balance dans les dents les choses intimes que tu lui confies, devant de parfaits inconnus qui plus est. Tu crois que parce que je ne suis qu’une demi-femme je n’ai pas de cœur ? Ce serait trop facile… non, le truc c’est juste que moi au moins je prends sur moi et que je pète pas les couilles de tous les gens autour qui souffrent tout autant avec mes putains de cas de conscience ! Prendre sur soi hum ? Tu connais ? Être forte ? Non hein ? J’me disais bien.

La psychotique toisa Melena avec mépris, les mains calées sur les hanches. Aucun mot n’était assez fort pour exprimer son dédain à cet instant, devant tant de bassesse et de lâcheté. Mais elle ne s’abaisserait pas de son côté à attaquer Melena sur les sujet sensibles comme sa mère ou sa « monstruosité » nécrophage. Elle n’était pas comme ça, elle.

De toute façon le discours de l’irlandaise virait tellement au comique qu’elle en aurait presque oublié sa colère. Elle ? Se débrouiller seule ? Et puis quoi encore ? C’était pire qu’un mioche en couche culotte. Sans personne pour lui torcher le cul elle mourrait après quelques kilomètres à peine, et cette fierté mal placée qui lui permettait de clamer le contraire avait un aspect pour le moins hilarant. D’ailleurs Elie ne se priva pas de pouffer, ses jolis traits déformés en une grimace de dédain évident.

- Héhé… tu sais tellement bien te débrouiller seule que dans le monde réel tu as causé notre persécution par les flics. Ta « fuite » pour te donner bonne conscience nous a juste foutu un peu plus dans la merde. J'ai été changée en passoire par ta faute. T’es incapable de lacer tes chaussures toute seule, tout ce que tu sais faire c’est geindre et trainer les pieds. Mais tu sais la vérité ? C’est pas qu’on te comprend pas, c’est que tu refuses d’être comprise. Tu te complais dans ta victimisation permanente et t'en nourris comme un parasite.

La mauvaise jumelle secoua la tête tout en lâchant un soupir. Elle arrivait au point d’orgue de son discours et la conclusion risquait de ne pas plaire à la nécrophobe, loin de là.

- Alors tu veux être seule ? Et bien reste seule. Je m’en lave les mains ! Ça me fera des vacances ! Va ! Fuis ! Cours ! Vole ! Jusqu'à trouver une nouvelle oreille attentive à qui te plaindre -en déformant la réalité- de la méchante Elie qui te brime, pauv' choute !

Pour illustrer ses propos l’adolescente fit mine de s’épousseter les mains avant de les lever, détournant dès lors le regard de la mariée de pacotille qui lui faisait face. Le risque que celle-ci tente de l’agresser était réel mais ça ne ferait que prouver qu’elle ne valait rien, bien cachée derrière ses froufrous inconsistants. Une triste merde dans une bien triste tenue…

La blonde peroxydée attrapa alors Jerry par le poignet et l’entraina vers le salon, passant simplement au travers de l’irlandaise comme si elle n’avait jamais existé. C’était d’ailleurs le cas dans l’esprit de la mauvaise jumelle à partir de maintenant. Elle s’était trop trouée le cul pour continuer à faire des efforts pour cette idiote caractérielle ! Son passage ne provoqua qu’un frisson glacé qu’elle réprima dans les tréfonds de ses entrailles, ne desserrant les dents qu’une fois à la hauteur d’Ace à qui elle adressa un sourire crispé qui trahissait son malaise intérieur.

- Ça m’a saoulé, je crois que je vais décompresser avec un peu de shoping. Tu as des projets ? Des choses à acheter ? Labeau aura peut-être des choses intéressantes pour nous.

Malheureusement Elie n’avait pas le don de mentir comme Jade et le pyromane ne pourrait pas passer à côté l’état de nerf intense qui la faisait trembler. Si seulement elle avait pu carrer son poing dans la gueule de cette petite peste…

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Jerry Blake

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Maladie mentale : Cleptomane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Dim 12 Aoû - 17:26

Confortablement logée dans la baignoire, Jerry attendait que quelqu'un la découvre. Elle en riait d'avance, personne ne la trouverait ! Sauf que son rire avait trahi sa position et elle apercevait bientôt la silhouette d'Élie penchée au dessus d'elle.

- Quoi déjà fini ! Mais comment tu as.. glouglou ploup..

Dans son délire, la cleptomane avait été piégé et maintenant elle se prenait une saucé de la part d'Élie. Toute mouillée et toute trempée ! Ce n'était pas l'idéal mais Jerry le voyait du bon côté, désormais elle avait moins chaud. Toujours en proie aux effets de la drogue, elle ria à s'en tenir les côtes suite aux déclarations de la jumelle.

- Voyons je la retrouve toujours.. Ma culotte !

Trottinant à bon train derrière sa seconde maîtresse, elle assista aux retrouvailles du couloir et poussa un 'oooh' à la fois d'admiration et d'étonnement lorsque Melena apparut toute de blanc vêtue juste en face d'elles. Vu la mine qu'elle tirait et la douleur qui en transparaissait, Jerry ne pouvait qu'en tirer une conclusion et donc une solution assez hâtive pour être vraiment efficace. Lorsque Élie la tira par un de ses bras ballants puis se précipita en direction de la necrophobe planté au milieu du couloir, une solution évidente au malheur de la phobique germa dans son esprit shooté.

- Câlin mouillé !!!

La phobique n'eût même pas besoin de s'écarter, elle était complètement inconsistante ! Et Jerry se retrouva de l'autre côté sans rien comprendre. Elle n'aimait pas beaucoup être ignorée et vue que leur petite discussion ne l'intéressait pas et ne la concernait pas… Dans le couloir, elles tombèrent un peu plus loin sur le trio Nikodim/ Ace et la petite boule de feu qu'elle essaya d'asperger d'eau sans aucun succès. La cleptomane trouvait dans le fond cette histoire d'inconsistance pas très drôle et elle regarda la petite boule en suspension d'un regard triste.

- C'est pas juste.. Disait-elle en se détachant de l'emprise de la mauvaise jumelle.

L'espace d'un instant, elle croisa le regard du toqué dont les paroles secrètes lui revinrent. Elle l'abandonner ? Il venait de lui arraché un rire qu'elle essaya d'étouffer par tous les moyens. Ce type montrait qu'il était jaloux et très possessif. Même ses propres amis à elle ne jalousaient pas le sexe opposé de leur piquer quelqu'un sur le plan relationnel. Enfin.. Il fallait s'y faire, il était de la vieille école. Et quant au couple.. Ba, ils pensaient à faire du shopping. Intéressant.. Oh oui très ! Jerry avait fait ses petites emplettes avant d'embarquer dans ce bateau et de subir les querelles des autres. Elle ne savait pas quoi choisir entre l'île et le bateau au final, il y avait des problèmes de chaque côté à ne pas négliger. En bonne étourdit qui venait juste de débarquer, elle ne connaissait pas les antécédents de Melena ou même d'Élie pour qu'elle se permette d'en tirer des conclusions. Pourtant, elle penchait plus du côté de la phobique qui l'avait déjà sauver de la mort et voulait profiter d'elle ? Ba elle devait s'emmerder grave à tenir la chandelle. En y repensant, elles avaient même rien fait de la soirée à part un gros gros câlin d'amour et ce n'était surtout pas un ordre. Bref un joli quiproquo.

La cleptomane restait pensive dans son coin en se recoiffant sa tignasse mouillée, le shopping serait sans elle.
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Ace Ridley

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Maladie mentale : Pyromane

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Dim 12 Aoû - 21:38

Et quand ce n’étais pas Melena, c’était la droguée qui faisait des siennes. L’image d’une Elie à bout de nerfs et courant partout derrière des gamins ahuris s’imposait avec une facilité déconcertante dans l’esprit du pyromane qui la regarda s’éloigner vers la salle de bains. Un certain détachement se lisait sur son visage et c’était un sentiment transparent. Tout simplement parce qu’il ne savait pas comment réagir non plus ; la fibre paternelle, il ne l’avait pas et il ne voulait pas passer ses journées à se faire pomper l’air par des imbéciles heureux.

Bien sûr, comme dans tout système familial, il y avait de la merde pour tous… Et Nikodim se proposa gentiment de donner à Ace la part qui lui revenait de droit. Vraiment sympa, comme geste… le pyromane ne l’oublierait pas.
- Oui, elle sait. Toi par contre tu sais rien d’moi alors ta gueule.
Ce qui pour Ace était une phrase de conclusion visant à faire avorter toute tentative de sociabilisation émanant du vieux russe ne fut pas interprété comme tel par ce dernier. C’était quoi qu’il comprenait pas dans « ta gueule » ?

Ce fut non seulement le fond, mais aussi la forme de ce que le russe lui avoua qui figea Ace dans une incompréhension totale. Comment ça, « quelque chose qui me plait »..? Il était encore moins sûr de connaitre son interlocuteur qu’avant ; ce dernier venait d’introduire une toute nouvelle dimension à cette conversation. Une dimension bien plus obscure qui – toute réflexion faite – collait parfaitement à un personnage type mafieux… un personnage que Nikodim incarnait avec une précision inquiétante.
Etait-il possible que le russe soit au courant des activités du fils de riche ?
Le jeune Ken regarda Nikodim en haussant un sourcil méfiant. Il el considérait sous un nouveau jour, à présent. Ce vieux con lui fichait un sentiment désagréable ; Ace n’était pas sûr, mais il avait l’impression de se voir avec une vingtaine d’années en plus. C’était troublant au point que la seule chose qu’il fut en mesure de répondre – ou plutôt de répéter – fut :
- parler plus tard… hm.

Les quelques secondes qui suivirent laissèrent au pyromane l’impression amère de s’être fait dominer de long en large, dans cette discussion. Et ça ne lui plaisait pas du tout. Qu’est-ce qu’il cherchait, ce vieux babouin de communiste !? Aucune idée, mais il avait raison sur un point : cela ne se terminerait pas comme ça. Avec du recul, le pyromane voyait qu’il avait cruellement manqué de répartie, mais l’idée de reparler à nouveau à Nikodim l’effrayait et le fascinait à la fois. Une sorte… d’impatience… peut-être.

Comme Nikodim l’avait deviné, les deux filles revinrent ; l’une et l’autre égales à elles-mêmes pour un mélange des plus explosifs. Et pourtant personne ne sut prévoir la tempête qui se profilait alors que le nécrophobe jouait à l’invitée surprise en déversant piques sur piques comme un serpent crache son venin. Dès le début, Ace savait que la Troisième Guerre Mondiale venait d’être lancée. Pas d’ultimatum, tout le monde avait été pris au dépourvu.
Les yeux du Ken s’écarquillaient à mesure que l’irlandaise parlait. S’il n’était pas visé, le simple fait qu’Elie s’en prenne plein la gueule l’énervait… Savoir en plus que c’était la même personne qui critiquait son âme-sœur et qui avait failli la faire tuer quelques heures auparavant.. ça l’acheva.

Il était dans une colère noire. Serrant les poings, se mordant la lèvre, il s’efforçait de garder son calme pour ne pas coller son poing dans le visage de l’adolescente. Les gouttelettes d’eau projetées par Jerry lui passaient largement au-dessus alors que toutes ses pensées étaient focalisées sur une Melena qu’il massacrait virtuellement dans son esprit.
Il s’apprêtait à répondre quand la mauvaise jumelle atteint elle aussi sa limite ; elle le prit de court. C’était son combat, son compte à régler. S’il y avait quelque chose à rajouter, Ace se ferait une joie de le faire une fois que sa petite amie en aurait fini. Il ferma les yeux, ne voulant même pas croiser le regard de la nécrophobe ; il allait lui casser la gueule.. il se connaissait.

Pendant ce temps, Feufolé remarqua que la cleptomane s’intéressait à lui. D’un trait, il fila droit vers elle et commença à voleter autour de la seule personne ici qui semblait bien vouloir l’écouter.
- Bah, ils sont pas dans leur assiette, laisse-leur le temps. Je suis sûr que ça s’arrangera… ou pas. Hmnon, en fait j’en sais rien du tout.
Affichant un sourire radieux, il comptait bien ne pas laisser filer une telle occasion : il avait trouvé à qui parler sur ce rafiot !
- Mais dis voir, c’est quoi ton nom ? On a pas eu l’occasion d’être présentés, vu que tu es partie direct’ avec Melena. On connait le nom du vieux, Nikodim, mais pas le tien. Hm… d’ailleurs Nikodim ne m’inspire pas vraiment. Il est toujours… comme ça ? Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? C’est ton père ??
… Moi c’est Feufolé. Mais tous les trois, ils m’appellent Feu’. C’est un peu comme ceux qui s’appellent Robert : on les surnomme Bob. Tiens, c’est bizarre, ça.. et ceux qui s’appellent Rob, en fait ils s’appellent Bobert, alors ?? Dingue ! J’avais jamais vu les choses sous cet angle.


Finalement, alors qu’Elie quittait le champ de bataille, Ace essaya de faire de même, marchant sur ses talons. Mais il n’y parvint pas. S’arrêtant au beau milieu de son chemin, il se retourna pour jauger la nécrophobe avec mépris.
- « Désolée » ? C’tout c’que t’as à dire et t’espère t’en tirer avec ça après toutes les saloperies qu’tu viens d’nous sortir !?
Si ça t’nait qu’à moi j’t’aurais déjà cramé la gueule. Va t’cacher, casse-toi !


Puis, sans rien ajouter, il rejoignit Elie au salon, claquant la porte derrière lui. Il ne pouvait pas reprocher à cette dernière son humeur ravageuse ; lui-même était au bord de l’implosion. Un peu de shopping lui calmerait peut-être les nerfs. Il lui fallait un truc. Un truc pour taper, pour faire mal ou quoi que ce soit. Se défouler sur le premier qui oserait le faire chier une nouvelle fois aujourd’hui.

Resté auprès de Jerry pendant tout ce temps, Feufolé interrompit son babil incessant sur le golf alors que son invocateur quittait la pièce. Il ressentit la nécessité de l’accompagner, qui sait : il aurait peut-être besoin de lui pour un incendie quelconque !
- Bon, je vais devoir y aller ; je reviens. Mais pour conclure ce que je disais, je pense que Tiger Woods mérite d’avantage de respect : c’est vraiment un type hors du commun !

Ace accueillit l’arrivée de Feufolé à la fois comme un soulagement et une plaie. Mais il avait un as dans sa manche ; un petit boulot pour lui.
- Feu’, j’ai b’soin d’toi. Regarde à travers le mur d’temps en temps et assure-toi qu’Melena prépare pas un coup d’pute ou quoi. Ok ?
- Compris ! ♪
Une fois qu’il fut certain d’être à l’abri des oreilles indiscrètes, le pyromane se tourna vers la mauvaise jumelle. - ‘Labeau’, c’est l’gros tas vert qu’vous aviez appelé à Freedoom, nan ? T’es sure qu’elle rentrera dans cette pièce..? ‘Pas envie d’crever étouffé par un sac à graisse, s’tu vois c’que j’veux dire...
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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 13 Aoû - 8:18

HRP : désolé, pas le temps de relire de suite, je le ferai plus tard, en espérant qu'il n'y ait pas de coquilles trop monstrueuse.

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Effet de la drogue, ou de la folie, ou des deux à la fois, chacune des répliques d’Elie conduisait la transformation de sa colère en un rire glacial qu’elle ne peut retenir. Sans joie, si déconnecté de la réalité qu’elle ne vit même pas Jerry tenter de l’enlacer, ni même ne cilla lorsque la mauvaise jumelle lui passa au travers. C’était drôle, tellement drôle, tellement…

Comment lui dire qu’elle se plantait de A à Z ? Qu’elle n’avait jamais rien demandé de sexuel à Jerry, que la psychotique n’était pas foutu de se regarder dans une glace avant de critiquer les autres, ou bien qu’elle n’avait pas un chouilla de recul ? Si l’irlandaise lui devait la vie depuis les épreuves de Freedoom, la réciproque était aussi vraie, parce que personne ne s’en serait sorti sans ses pouvoirs nécrophage, personne. Sans son aide, la belle qui se croyait irréprochable serait morte bien avant d’avoir pu retourner à San Francisco mais ça… ça elle n’y penserait même pas ; elle était trop occupée à se prendre pour la mère du monde entier.

C’était tellement simple de reprocher aux autres leurs faiblesses, mais décidément : non. Tout le monde n’était pas né pour commettre des atrocités. Melena avait été mesquine, venimeuse et mauvaise dans son enfance oui, mais de là à se complaire d’avoir du sang plein les mains, il y avait un monde. Ça paraissait tellement simple de dire qu’il suffisait de prendre sur soi pour aller de l’avant, de tout tasser dans un placard à balai et de sourire pour faire bonne figure.

Les fils de pensées s’emmêlaient dans son encéphale encore gorgée d’ecstasy, elle ne pouvait que rire encore ; ce rire inquiétant qui tenait de la démence. Les larmes ruisselaient toujours à grand flot sans qu’elle n’y prête attention. Son sourire s’était amenuisé, lui rendant ses traits blafards marqués par l’inexpression alors qu’elle faisait enfin volte face, l’air absent :

- C’est ça Elie, siffla-t-elle, décompresse ; persuade-toi d’être parfaite et invulnérable. Ça te fait tellement de bien d’écraser les gens que tu crois inférieur, tu n’as jamais su faire que ça.

La jeune fille eut l’air de recevoir un electrochoc lorsque Ace s’adressa à elle, comme si elle ne s’attendait pas à le voir lui adresser la parole. Comme si un couteau venait de trancher net le filin de son hilarité, la nécrophobe cessa immédiatement de rire pour renvoyer au Ken un regard froid flouté par la drogue.

- V’là le mâle soumis qui défend sa femelle, cracha-t-elle avec aigreur, mais ce que peut me dire un fils à papa simplet qui serait crevé depuis longtemps sans notre pitié à moi et Elie me passe complètement au dessus de la tête !

La porte claqua et Melena n’était pas certaine qu’Ace l’ait entendu. Ce n’était pas grave, parce que si l’ecstasy rendait les agressions verbales faciles, il y avait de fortes chances qu’elle regrette son explosion une fois revenue à elle. Une fois laissée par ses collègues adeptes, l’adolescentes resta immobile, son regard gris perdu dans le vague, redevenant consistante sans même l’avoir consciemment souhaité. Est-ce qu’elle pensait tout ce qu’elle avait dit ? Oui. Non. Peut-être. Son cœur lui faisait tellement mal maintenant que resurgissait dans sa mémoire embrumé le souvenir d’une – courte – période où elle et Elie s’entendaient enfin correctement. Le pire, c’était que ça lui faisait du bien.

Le maigre soutien amical qui lui restait venait de voler en éclat. Il n’y avait plus que Jade désormais, cette Jade qui lui mentait en refoulait son aversion pour ce qu’elle était devenue, cette Jade qu’elle aimait mais qui ne savait plus la regarder en face, cette Jade qui n’était qu’une moitié d’âme ; une personnalité virtuelle qui ne devrait pas exister indépendamment. C’était finalement comme être amoureuse d’un fantôme. Que se passerait-il si les deux pendants gémellaires se réunissaient définitivement ? Laquelle l’emporterait ? Celle qui détestait la nécrophobe ou celle qui la voyait comme sa meilleure amie ?

L’irlandaise sembla redescendre soudainement sur terre et se souvenir que Jerry et Nikodim étaient toujours là. Silencieusement, elle se remit en marche et s’approcha de la cleptomane trempée pour l’enlacer sans aucun signe avant coureur. En parodie de dame blanche peroxydée, le visage humide enfoui dans le coup de son ainée mouillée, elle murmura de façon incohérente sans être certaine que le sens de ce qu’elle racontait parvienne jusqu’aux neurones de sa complice camée :

- Tu n’es pas une pute, c’est moi… mais… mais je perds la tête, je le sais… mais si je me fais mal, j’oublie un peu, tu comprends ? Si j’me détruis, j’oublie que… euh… mais je les aimes bien Elie et Ace, mais je crois que ça fonctionne pas… j’arrive pas à être forte comme eux. Quand je tue je… euh… mais si je souffre, ça efface un peu, tu vois ?!

Jerry n’avait sans doute rien compris, mais Melena s’éloigna, ouvrant son étreinte avec maladresse, et s’en retourna dans sa chambre en traversant l’armoire, comme elle en était sortie.

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 13 Aoû - 13:49

Les paroles de Melena lui passaient au travers à l’instar de leur propriétaire. Parfaite ? Invulnérable ? Quand s’était-elle qualifiée ainsi ? Contrairement à l’irlandaise il ne lui serait jamais venu à l’esprit d’affirmer qu’elle pouvait tout réussir seule. Se dépatouiller à la rigueur, et encore… pas sans de sévères blessures. Mais rien ne servait de balancer à son ennemie des choses comme « l’union fait la force, tu connais ? », d’une parce qu’elle ne connaissait visiblement pas, de deux parce qu’elle ne lui prêterait probablement pas un seul moment d’attention, trop occupée qu’elle était à se gausser comme une baleine hystérique.

Le soutien d’Ace calma au moins en surface le flot de rage qui bouillonnait en elle. Il ne la soutenait pas parce qu’ils étaient en couple comme le sous-entendait la langue de vipère mais parce qu’ils étaient dans le juste. Si elle ne voulait pas ouvrit les yeux tant pis pour elle. Néanmoins les attaques gratuites envers le pyromane firent bondir le cœur d’Elie qui fit aussitôt volte-face pour donner un coup de pied violent à la porte qui venait de claquer. Qu’on s’en prenne à elle était une chose, qu’on le fasse aux gens qu’elle aimait en était une autre.

- Sans lui tu dormirais dans la rue ou en cellule, connasse !

La mauvaise jumelle ignora la douleur sourde qui se rependait dans ses orteils alors qu’elle serrait les poings, effort désespérer pour refouler sa rage. Foncer droit vers cette tapette inconsistante ne servirait à rien, mais elle ne le serait pas toujours, ça non. Ça finirait par passer et alors toutes les couronnes de Méduse du monde ne la protègeraient pas. Qu’elle se cache derrière ses robes et ses reptiles, le jour de l’addition arriverait bien assez tôt et la psychotique s’assurerait qu’elle soit salée.

D’ailleurs en parlant de vengeance, une bien mesquine commençait à naitre dans un coin de sa tête. Comme elle venait si bien de le dire Mel’ « dormait » chez Ace non ? Qu’est-ce qui l’empêchait de la foutre dehors avant de mettre les voiles pour que, même si cette peste venait à vendre Ace, rien ne vienne corroborer ses dires ? En laissant son corps inanimé en pleine rue l’histoire serait bien vite réglée. Mais pas le temps de réfléchir plus longuement à son plan tordu que son petit ami la relançait sur le shopping. Il lui fallut une poignée de secondes pour recadrer le sujet de conversation et recouvrer un calme relatif.

- Hein ? Ah… euh… oui c’est elle. Boarf au pire elle se penchera un peu, mais niveau largeur ça tiendra. On peut toujours aller sur le pont à la rigueur, si t’as peur de finir changé en crêpe, chou’.

Elie voulu sourire à sa taquinerie mais ne réussit à produire qu’un étrange rictus crispé. Ses doigts se glissèrent dans ceux du fils à papa alors qu’elle reprenait avec un peu plus d’énergie :

- Bon allez, qui ne tente rien n’a rien ! Au pire ça nous fera un régime gratos, ironisa-t-elle avant de clamer à l’adresse du vide, Labeau Nefaie, viens nous aider !

La géante au teint verdâtre se matérialisa alors dans le salon et comme la mauvaise jumelle l’avait supposé elle dû ployer l’échine pour ne pas se cogner la tête au plafond. Surprise de les revoir après si peu de temps elle haussa un sourcil mais se reprit bien vite et déballa la marchandise qu’elle transportait sur elle tout en prenant la parole avec son éternel accent.

- Hé bien hé bien, c’est que vous êtes acheteurs compulsifs dites-moi ! Qu’est-ce que vous cherchez aujourd’hui ? J’ai toute une tripotée d’objets qui devraient vous taper dans l’œil… approchez-vous, jetez donc un œil !

El’ s’exécuta et posa un genou à terre pour examiner tout ça de plus près. Comme la dernière fois c’était un beau fouillis hétéroclite mais certaines des marchandises tiraient leur épingle du jeu. Inutile de dire qu’à la vue du fusil à pompe le cœur de l’adolescente bondit dans sa poitrine. Elle avait toujours aimé les fusils, il s’en dégageait une force meurtrière qui avait le don de faire fuir la plupart des enfoirés. L’idée de pouvoir leur faire exploser la tête était aussi agréable, dans un sens. Elle se le mit donc de côté ainsi que 20 balles avant de poursuivre son exploration commerciale.


Bientôt s’y ajoutèrent un autel de sacrifice portatif –censé recharger les objets magiques-, un bijou de main TK, un sac à dos à contenance illimité, un puzzle d’âme et un cube orgasmaïque. Une fois qu’elle fut sure de ne rien prendre de plus elle se tourna vers le pyromane en lui désignant les trois derniers objets.

- Si on en fait une utilisation commune tu serais d’accord pour qu’on coupe la poire en deux ? Enfin si tu veux pas c’est pas grave je les prends quand même, je suis presque sure d’avoir assez de fond… le rassura-t-elle tout en vérifiant le contenu de sa bourse.

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Jerry Blake

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 13 Aoû - 16:27

Dans toute cette agitation où les méchancetés fusaient de toute part dans un camp comme de l'autre, Jerry l'un des pions neutres de cette histoire (ou l'élément déclencheur selon le point de vue) restait en retrait, tout comme le vieux russe qui avait l'air de se délecter du spectacle. C'était sa seconde passion qui lui révélait là ? En parlant de hobby, Feufolé, cette drôle de petite boule bavarde lui faisait toute l'apologie du golf tandis que les autres s'entretuaient. Après les échecs, le golf ! Parfois la cleptomane se demandait si elle avait bien choisi ses relations..

Tout compte fait, sa petite bouille sortant de l'ordinaire était tout à fait intéressante et le moulin à paroles qu'il était, atténuait toutes les discussions environnantes. Mine de rien, il la fit bien rire en lui parlant du russe. Son père ? Lui ? WHAT ?!! Il trouve vraiment qu'on a un air de ressemblance.. Gosh.. Pour Jerry, la figure paternelle comme maternelle n'avait pas la même signification universelle. Ces parents à elle, n'avaient rien de très glorieux. En fait, ils étaient les pires lâches qu'elle n'avait jamais connu et si maintenant ils avaient idée de se pointer devant elle, ce serait à leurs risques et périls. C'était comme s'ils l'avaient délibérément pousser du nid pour ne plus la revoir, ni même en entendre parler. Loin de raviver de douloureux souvenirs, la drogue ne faisait que l'anesthésier de ce côté-là et comme dans toute présentation digne de ce nom, la cleptomane lui tendit son index comme pour une poignée de mains sans pour autant y renoncer dès qu'elle vit aucun membre sortir pour l'agripper.

- Jerry. Eh non, Nikodim est loin d'être mon père. On s'est rencontré juste avant d'arriver sur Freedoom.

C'était effrayant de constater que la petite boule avait autant la tchatche qu'un mioche ! Mais pour le moment, Feu' était la seule personne attentive à sa présence dans tout ce boucan et il la soulageait dans un certain sens. Il l'aida ainsi à patienter jusqu'à que l'orage se calme et que chacun parte de son côté. Même si elle ne connaissait rien de ce sport qu'il prisait, elle fit mine de s'y intéresser jusqu'au moment fatidique.

- À plus tard, Copain !

La situation avait vraiment l'air de s'améliorer une fois que le couple était sorti de la pièce, la preuve.. Melena venait de lui faire un gros gros câlin ! Enfiiiin bordel, depuis le temps qu'elle était intouchable. Ça faisait un bien fou.

Ce qu'elle lui chuchotait n'était pas bien révélateur, en fait elle ne comprenait rien de ce qu'elle baragouinait. on aurait dit un téléphone arabe. C'était juste à la fin que Jerry comprit que ça n'allait pas, lorsque la phobique redevint fantôme et traversa la porte de sa cabine. De toute part Cleptogirl se sentait abandonnée. Même Nikodim avait foutu le camp, le salop !

Même si aucune larme ne s'écoulait de ses joues, la cleptomane n'en n'était pas moins bouleversée et tenta sans réflexion préalable de traverser l'infranchissable porte en fonçant à toute vitesse dessus. Peine perdue et elle se trouva projeté à contresens avec une jolie bosse qui gonflait graduellement.
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Ace Ridley

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 13 Aoû - 17:55

Il avait fait comme s’il n’avait rien entendu à la provocation de Melena à son sujet, mais la vérité était toute autre. La colère était à son paroxysme et pourtant une ultime barrière l’empêchait d’arracher la tête de la nécrophobe : le fait qu’elle ait été son amie pendant un temps. Le pyromane s’estimait déjà d’une bonté hors du commun d’avoir accordé une deuxième chance à cette dernière après la fugue qu’elle avait faite à San Francisco, mais cette fois-ci, il avait vraiment du mal à lui pardonner. Ça devenait de plus en plus difficile de la considérer comme une alliée.

Ace ne trouvait de réconfort que dans la présence d’Elie avec qui il partageait son accès de colère, comme si la voir s’énerver rendait en quelque sorte légitime le fait qu’il le soit aussi. La porte se referma, coupant le couple du reste du monde pendant un instant ; dans l’esprit du Ken, l’analogie était inverse : Melena cherchait la merde et il ne se laisserait pas faire. C’était devenu une affaire personnelle. Viendrait le moment où il faudrait régler les comptes. D’ici là..
*Tu paies rien pour attendre.*

Le gosse de riche jeta un coup d’œil à l’intérieur de sa bourse alors que sa petite amie appelait Labeau. Il ne savait pas vraiment comment établir une conversion dollar/rubz, mais il espérait que ce soit assez pour acheter des trucs sympas…
Lorsque le monstre verdâtre déposa son barda à terre, Ace se pencha sur la première étiquette venue. Les prix étaient aussi gros que l’était la vendeuse ; c’était du vol ! Pour la première fois, Ace expérimentait la frustration de n’avoir pas assez d’argent pour acheter tout ce qu’il désirait. S’il ne piqua pas un caprice, ce fut tout de même une sensation étrange pour le fils Ridley qui avait été habitué depuis tout petit à être pété de thunes.

Il fallut dès lors faire un choix, et comme rien ne le tentait réellement, il se rabattit sur le révolver qu’il avait vu un peu plus tôt. On n’a jamais assez d’armes sur soi. Feufolé avait beau être très pratique, il était également très douloureux et à défaut d’avoir un authentique lance-flamme, une arme à feu serait toujours mieux que rien.
Le Ken mit donc l’arme de côté ainsi que 18 balles, soit trois barillets pleins. De quoi trouer n’importe quel connard un peu trop prétentieux.
- J’vais prendre que ça. ‘Pas assez d’fric pour aut’chose, t’façon ; mais merde, c’quoi ces prix, on dirait une bijouterie…

Le souvenir d’Elie et Melena faisant leurs emplettes juste avant la première épreuve lui revint à l’esprit. Elles avaient acheté pas mal de truc, cette fois-ci. Bordel, d’où elles avaient autant de pognon !?
Cependant le simple fait de pouvoir profiter des services de la grosse verte alors que les trois autres restaient dans leur coin fit sourire le jeune homme. Même s’il n’achetait qu’un seul objet, c’était toujours un de plus que les autres. C’était à ce genre de petits privilèges qu’il était habitué ; savoir que quand Ace veut, Ace peut – au moins d’avantage que les autres.

La mauvaise jumelle attira l’attention du Ken en lui montrant une part de sa sélection. Les prix ne l’aidant pas à connaitre la véritable utilité des objets, Ace dut regarder l’étiquette de chacun. De toute façon, à voir leur forme simpliste, ces objets étaient forcément magiques ; il commençait à assimiler le peu de logique du monde dreamlandien.
- Ouais, bon plan. ‘Ttends, j’regarde si j’ai assez… Mouais, de toute façon j’ai ça… il fila jusqu’à sa hotte d’où il tira ses deux tickets de réduction pour les agiter devant le nez de Labeau. A voir la tête qu’elle faisait, ça ne lui plaisait pas des masses de se faire enfler à cause de deux bouts de papiers. Ça ne rendait Ace que plus joyeux encore. Faire chier son monde, se défouler sur quelqu’un, n’importe qui…. Ça faisait un bien fou !

- Heh ! Là au moins j’suis sûr que ça passe. Pour une fois qu’ces conneries d’cadeaux servent à quelque chose..
Il lui restait encore à savoir sur quoi il allait utiliser ses bons de réduction pour faire au plus efficace.
- Ca – il désigna le bon de -50% – pour le collier, et l’autre pour le cube, là…
Pendant que Labeau faisait ses calculs, le pyromane jeta un œil en direction du mur à travers lequel Feufolé avait disparu. Aucun signe de lui, donc en théorie, tout allait bien. ‘En théorie’…
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: C'est le débarquement !   Lun 13 Aoû - 21:09

Tout au long de cette séance de shopping les grommellements d’Ace avaient servis de fond sonore. Tout était trop cher à son goût visiblement, mais la vérité était surtout que sa bourse était trop vide. Elie se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire au nez de son cher et tendre pour ne pas le vexer mais cet accès d’hilarité contenue eut tout de même le mérite de soulager son cœur. Avec un sourire narquois elle le regarda narguer la commerçante géante en lui agitant ses bons sous le nez avant de venir la rejoindre pour régler à son tour. Le moment de jouer les marchandes de tapis était venu.

La calculatrice de Labeau annonça bien vite un total de 6350 rubz sans les bons, un montant phénoménal qu’elle n’avait jamais espéré posséder fut un temps. Heureusement les choses avaient changé et elle était bien décider à faire baisser cette somme jusqu’à la rendre plus supportable pour sa bourse au ventre rebondi. Il lui fallut 15 bonnes minutes pour qu’ils arrivent à se décider sur une réduction de 25%, à prendre ou à laisser. La mauvaise jumelle acquiesça bien sûr, vint alors le moment de débourser ses 3094 rubz. De quoi vous faire tourner la tête, plus de la moitié de ses économies ! Rien que ça ! Ace s’en tirait à meilleur compte avec ses 1639 rubz et ses deux bons mais ça restait tout de même la peau des couilles qu’on s’arrache à la pince.

Une fois la commerçante partie les poches pleines, El’ se laissa tomber sur le canapé et enfila son bijou de main TK. Ce n’était pas le genre d’objet qu’elle avait l’habitude d’acquérir mais elle avait déjà en tête sa façon de s’en servir. Elle n’en aurait peut-être jamais besoin mais on n’était jamais trop prudent… Après avoir admiré son acquisition quelques instants elle se tourna vers le pyromane pour le héler, tapotant la place libre à sa droite.

- Venez par-là monsieur Ridley… alors, qu’est-ce que ça fait de se sentir pauvre ?

Elle pivota pour être à califourchon sur le Ken et l’empêcher de se sauver en ronchonnant. Impossible de ne pas le taquiner après tout ! La psychotique se saisit ensuite de l’un des pendentifs du puzzle d’âme pour le nouer autour du cou du jeune homme avant d’y déposer un baiser en guise de signe de paix.

- Et voilà, toujours ensemble quoi qu’il arrive. Si tu veux continuer les essayages on pourrait aussi tester un ou deux trucs sympas…

Sa main se dressa à hauteur des yeux de son interlocuteur, le cube orgasmaïque coincé entre l’index et le majeur. Le second objet à tester ? La tenue d’infirmière bien évidemment, l’adolescente faisait confiance à l’imagination du pyromane pour le comprendre par lui-même. Comme technique pour évacuer la colère on ne faisait pas mieux, le seul risque étant que Melena ou Feufolé ne jette un œil à travers le mur mais à vrai dire Elie n’avait plus grand-chose à cacher à ce stade de ses aventures. Elle n’avait plus assez de doigts pour compter les gens qui l’avaient vu nue – ou presque nue.

D’ailleurs en parlant de ça elle portait toujours son manteau qui commençait à lui tenir foutrement chaud sur ce rafiot. Elle s’en débarrassa sans ménagement, révélant le haut échancré de sa robe de soirée, avant d’enlacer de nouveau son petit ami. Elle se sentait bien avec lui, même sans rien faire de plus que de rester dans ses bras. Il était la seule chose à peu près stable dans sa vie en ce moment, pour autant qu’elle puisse en juger sur une aussi courte durée, et comptait bien en profiter.

L’adolescente resserra son étreinte pour poser sa tête sur l’épaule qui s’offrait à elle, profitant quelques instants de ce contact chaleureux. Lorsqu’elle se sentit un peu plus sereine elle souffla à Ace, le visage toujours enfoui dans le creux de son cou :

- Tout part en vrille hein ? J’ai l’impression d’être à deux doigts de lui crever les yeux. D’ailleurs je l’aurais fait si elle avait été consistante. Pourtant… j’ai essayé de la rassurer, de la consoler, mais j’ai l’impression de parler dans le vent. Elle écoute rien de ce qu’on lui dit et cherche même pas à voir si on souffre aussi.

Elie marqua une pause, ses doigts dessinant des arabesques compliquées sur le torse du Ken.

- Elle dit qu’on la comprend pas, mais c’est elle qui ne nous comprend pas. Ça me donne des envies de meurtre ! Heureusement que tu es là, t’es bien la seule putain de chose positive qui m’arrive en ce moment.


En route pour les Océans !!
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C'est le débarquement !
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