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 Séjour dans la plaine

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Anne Adonnel

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Maladie mentale : sinistrose

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 15 Juil - 14:48

Le jeu de mots était bidon.

Ce fut la première pensée qui vint à l'esprit de la brune après que le désormais affiché comme étant un tueur n'ait fini son petit discours. Cependant, cela la fit rire, d'un rire nerveux. Il avait totalement raison.

Anne se grattouillait le cuir chevelu - pourquoi lui faisait-il mal ? - tout en réfléchissant. Elle qui était très rationnelle venait de péter un plomb, elle s'en souvenait bien. Mais c'était parti de quoi, au juste ? Des antécédents de Liam, comme il le disait lui-même ? Peut-être... Il était vrai que cela n'était pas chose courante. L'esprit ralenti de la brune ne voulait cependant commencer par analyser que les choses les plus simples, aussi ne fit-elle aucun mouvement brusque en tâchant de se redresser. Désormais, elle avait encore moins envie de mettre taulard au défi. Cependant, elle ne pouvait pas se redresser totalement, à cause d'un de ses poignets retenu par des... Menottes en fourrure ? Sérieusement ?

La jeune femme les fixa d'un regard éteint pendant quelques secondes. Qu'est-ce que ça foutait là ? Si ce monde était aussi réel et dangereux que Liam voulait bien le dire, pourquoi possédait-il de vulgaires sex toys ? C'était du grand n'importe quoi.

Soufflant un coup, Anne tâcha de regrouper son corps affalé sur la banquette afin de pouvoir s'asseoir. Elle se touchait le nez pensivement.

Comment tu peux être aussi détaché de ce que tu fais ? La question suivante eut plus de mal à franchir ses lèvres. Elle n'était pas sûre de vouloir connaître la réponse, aussi baissa-t-elle la voix. Ca fait si longtemps que ça que tu... Fais ça ?

Elle ne pouvait même pas se résoudre à prononcer à voix haute le fait de tuer. Cela lui semblait trop... Définitif. Mais au moins commençait-elle à se calmer, maintenant qu'elle arrivait à garder un point de vue relativement neutre. Ce calme soudain sembla avoir l'effet inverse sur son nez, qui retrouva rapidement sa taille normale. Du coin de l'oeil, Anne vit également une bosse dégonfler dans la poche du conducteur, et elle mit quelques secondes avant de se rappeler qu'il ne s'agissait que de son couteau.

Et ça... Elle avait toujours la main sur son nez. Qu'est-ce qui s'est passé, exactement ? Pourquoi j'ai... Enflé ? Tu sais ?

La jeune femme ne se rendit compte qu'à cet instant qu'elle était étalée comme un jambon prêt à la découpe. Elle avait jusque là été trop obnubilée par son nez et par ce qui se passait à l'intérieur de sa tête pour se rendre compte qu'elle était dans une position des plus inconfortables. Elle tenta de se redresser, ne sachant pas très bien de quelle façon elle avait été amenée dans la camionnette, si ce n'était que Liam s'en était sûrement chargé. Etrange qu'il n'en ait pas profité pour filer sans elle, d'ailleurs. Le mouvement de la brune se trouva vite entravé par les menottes, aussi se tourna-t-elle à nouveau vers Liam.

C'est bon, je panique plus... Tu peux me détacher ? S'il-te-plait ? Et puis faut toujours surveiller la viande, qu'elle se fasse pas bouffer par des charognards qui passaient par là.

Maintenant qu'elle avait repris ses esprits, Anne retrouvait le Nord. Elle ne voulait vraiment pas avoir fait tout ça pour rien. Et puis elle commençait à ne plus supporter la crasse sur ses avant-bras. A ce moment là, elle n'avait qu'une envie : retourner à la rivière se décrasser - encore.
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Liam Baldwin

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Maladie mentale : Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 17 Juil - 21:15

Peu à peu les traits d’Anne se départaient de leur apparence grotesque et caricaturale pour revenir à la normale, en parfaite synchronisation avec un retour au calme de la demoiselle. Elle intégrait progressivement la masse de folie liée à Dreamland et ce n’était pas un mal : il n’y avait rien de plus fatiguant que de convaincre quelqu’un qu’il se trouvait à un endroit improbable et pourtant réel.

Sous le regard amusé du taulard, la jeune femme cherchait une position confortable que le port des menottes ne lui permettait pas. Il la laissa se débattre ainsi jusqu’à ce qu’elle réclame sa liberté non sans l’avoir au préalable abreuvé de question, souvent d’ordre morale. Les réponses que Liam pouvaient lui donner dépassaient de loin ce qu’elle pouvait supporter aussi se contenta-t-il une fois encore d’une version tronquée tandis qu’il se caressait le bouc perdu en pleines réflexions. Censurée serait même plus exact.

- Depuis une semaine après mon arrivée ici en ce qui concerne ce monde. Pour ce qui est de l’autre… on va peut-être attendre d’être un peu plus intimes avant de partager nos anecdotes et nos albums photos, non ?

Il agrémenta sa remarque d’un sourire en quoi, insinuation d’une foule de crimes laissé derrière lui, route morbide semée de cadavres. Ce n’était pas totalement faux, ni totalement vrai. De son point de vue l’hypersexuel se trouvait plutôt raisonnable, après tout une partie conséquente de ses victimes avaient pu retrouver vivante le chemin de la maison. Bien sûr elles n’avaient pas toute eu cette chance, mais il n’y pouvait rien si leurs têtes ne lui étaient définitivement pas revenues, non ?

- Pour ton nez ça doit juste être un nouveau pouvoir. On en a plusieurs qui apparaissent au fil du temps et à ma connaissance j’en possède quatre et je ne sais pas si leur nombre est limité. La plupart sont grotesques comme ton nez mais ils finissent par se révéler utiles un jour où l’autre… comme maintenant.

La paume tendue, bien en évidence, Liam matérialisa une petite clé d’argent avec laquelle il libéra Anne de sa prison de fourrure rose dont les effets aphrodisiaques ne tarderaient probablement pas à s’atténuer. D’un geste habile le tueur fit tourner l’accessoire du bout de son index sans quitter la névrosée des yeux. Il pouvait à la fois percevoir le malaise et l’envie de se surpasser. Cette petite n’était peut-être pas complètement désespérée.

Il la poussa avec une rudesse mesurée hors de la voiture et sortit à sa suite avant de la guider près du feu. C’est là qu’elle voulait retourner non ? Pas de problème, mais hors de question de perdre sa source d’amusement. Déstabiliser leur paire de seins était un nouvel hobby qu’il prisait tout particulièrement.

Liam se laissa tomber sur la pierre qu’il avait quitté plus tôt et n’accorda qu’aux rapaces fuyant le feu qu’un vague regard désintéressé. La gourmandise luisait dans leurs prunelles noires mais les volatils ne s’approcheraient pas tant que les braises brûleraient encore, aussi la demande d’Anne passait plus à ses yeux comme une tentative de fuir sa présence mais il ne s’en formalisait pas. Il avait l’habitude qu’on le fuit, de manière bien plus bruyante soit dit en passant.

- D’ailleurs en parlant de pouvoirs…

Les bras croisés il observa la donzelle avant de lui désigner d’un geste de la tête le soleil de Jonh qui avait remplacé son éternel nuage, ombre grise s’étendant peu de temps auparavant au-dessus de la camionnette et des herbes alentours.

- … Il en existe de toutes sortes. Ils sont liés à nos « problèmes » psychologiques apparemment et vu les tiens je dirais que… le tueur laissa sa phrase en suspens quelques secondes avant de frapper son poing gauche dans sa paume droite, T’es plutôt du genre à grossir les traits non ? Culpabiliser peut-être ? Fuite des responsabilités ? Phobie des décisions par peur d’échecs ?

Il secoua la tête pour s’avouer vaincu. C’était typiquement le genre de pathologie tordue difficilement détectable. Au moins ce n’étaient pas Jonh et Alexander qui posaient ce genre de problèmes. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir leur maladie. D’un geste de la main le trentenaire désigna d’ailleurs le camion de nouveau pour illustrer ses propos.

- Par exemple Jonh est dépressif et son nuage en est une démonstration grandeur nature même si pour le moment il est plutôt content visiblement... Blanche-Neige a peur du froid, elle. Et moi… non, gardons ça pour plus tard tu veux ? Ça me gênerait de me dévoiler aussi vite devant une femme aussi charmante.

Pourquoi les compliments sortant de sa bouche avait toujours un arrière-goût d’ironie malsaine ?


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Alexander Blizzhead

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 19 Juil - 9:59

Jonh avait l'air défaitiste. Il ne croyait sans doute pas en lui, ce qui était normal pour un dépressif. Il en savait quelque chose, après tout. Mais il allait devoir le faire se relever...
Et comme prévu, il déclarait que le manchot était incapable de l'aide... Ce qui fut amusant et en même temps désolant. Ce n'était pas en ce morfondant sur son sort que l'on sortait de ce type de débat! Mais sa réaction avec le thermos, "typique" d'un alcoolique se noyant dans la boisson, était pitoyable. Il fallait vraiment qu'il l'aide...

Puis, le dépressif sortit, d'un coup. Il devait sûrement avoir besoin de réfléchir, de se poser, de se calmer. Alexander reprit place au fond du camion, mais avec un tout autre problème, qui ne le faisait non pas déprimer, mais réfléchir. Il ne voulait qu'aider son "ami" Jonh. Certes, cela pourrait lui assurer aussi un meilleur traitement... Mais ce n'est pas ce qu'il cherchait. Il voulait juste faire en sorte de "sauver" Jonh de la dépression. Ce qui ne serait pas une mince affaire...

Mais il fut surprit lorsqu'il vit Jonh revenir, aussi rayonnant que le soleil au dessus de leur tête.... Qu'avait-il fait encore pour être aussi heureux? Étonné, il lui répondit, plutôt gêné...

- Euh... manqué, non, mais inquiété, oui....

Il se rapprocha alors de Jonh, et le regarda, se demandant toujours ce qui avait pu se passer. Voir Jonh de bonne humeur était presque plus effrayant que le voir en état de dépression.

- Comment tu.... T'es remis d'aplomb?


Puis il secoua la tête. Après tout, il devait profiter de cet instant, non? Mais avant, il devait finir ce qu'il avait commencé.

- Écoutes moi, tu n'as pas totalement tort. Je ne peux pas faire grand chose. Mais je peux te soutenir, déjà, tel qu'un ami... Un frère, aussi, pourrait le faire. Même si, apparemment, tu n'as pas besoin de cela pour le moment!


Il ne savait pas s'ils allaient bientôt partir. Il était peut-être temps de s'informer, après tout? Et puis, Liam était toujours avec la jeune Anne, tandis que l'insociable trainait toujours dans la nature... Il était d'ailleurs étonnant qu'ils ne l'es guère retrouvé.

- Je voulais savoir... Quand partiront-nous? Et... Que s'est-il passé, depuis que Liam m'a fracassé le crâne? Pour vous, je veux dire. Peut-être que d'autres choses se sont passés pour vous, qui pourrait nous éclairer sur le marchand de sable!

Il lui fit un sourire qui se voulait amical.
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Jonh Matrevis

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Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 20 Juil - 19:44

C'est vrai que inquiet était plus juste que manquer. Après tout les deux ne se connaissaient pas depuis longtemps. Et comme apparemment Alexander avait décidé de lui venir en aide, sa longue absence pourrait être un fait d'inquiétude.

- Bah tu vois je suis entier !

Le dépressif se sentit analyser sous le regard de son interlocuteur. il devait sans doute chercher pourquoi Jonh était tout d'un coup heureux. Lui même ne savait pas comment, seul le fait que ça soit grâce à un pouvoir lui traversait l'esprit. Comme avec la seringue tout à l'heure. Le dépressif lui sourit et pointa le ciel du doigt en commençant son explication.

- Je suis allé m'allonger près du feu et j'ai pointé le ciel en voulant être aussi débordant de bonne humeur que lui et puis...pouf ! Je me suis senti hyper bien d'un coup ! Tu sais que broyer du noir c'est très fatiguant ?


Voir la vie en noir et blanc, le mauvais côté des choses 24 h sur 24 ce n'était pas de tout repos. On a constamment l'envie de se mettre une balle dans la tête. ce qui est d'autant plus frustrant quand on a pas de flingue sous la main. Il y a bien sur des personnes qui cherchent à te tirer de là, comme par exemple Alexander qui revenait avec sa fameuse aide. Il se comparait à un ai et même à un frère. Et bah...il avait rapidement monté en grade.

- Si ça te tient à coeur écoutes je vais pas te repousser...

La discussion devenait quand même gênante. Dépendre de quelqu'un encore une fois, ajouté une personne de plus à la liste de celles qui voulaient le soutenir. Surtout que Jonh ne connaissait pas vraiment Alex. Qui sait si ce n'était pas un psychopathe au fond ?
Il le remercia alors intérieurement de changer de sujet.

- On partira quand la viande sera séchée je suppose...on a donc encore le temps devant nous...

Quand a ce qu'il s'était passé. LIam et Jonh s'étaient disputé dans la salle de bain, pour finir à faire l'amour dans la baignoire. Ensuite ils étaient allés se coucher l'un après l'autre pour retourner à Dreamland sans l'avoir demandé. Ils avaient retrouvé Eve et Yoru. Trouvé un passeur qui les feraient sortir d'Elipse en échange d'aller récupérer l'argent de ses créances. Ensuite ils étaient dans la plaine, avait retrouvé des voyageurs, amener une nouvelle qui pensait muette mais en fait ne l'était pas. Ils avaient marché jusqu'à un village Moyen Ageux et avaient été pris pour les gens qu'ils avaient demandés à cause d'un vol.
La mission d'attraper les brigands remplis, une fête avaient eu lieu sous leur exécution qui consistaient à les laisser se faire bouffer par des corbeaux. Jonh et Liam s'étaient encore disputés et avaient fait leurs affaires dans la grange. Le dépressif avait appris ses sentiments pour le taulard par ailleurs. Et puis bien ils avaient rencontrer Anne et Nial durant la mission. Comment résumer tout ça ?

- Bah on est allé se coucher et on a atterri aux terres enneigés avant de tomber dans un trou pour arriver à Elipse. On a rencontré des voyageurs qui allaient voir un passeur pour les faire sortir de la ville. Bien suer rien n'est gratuit mais on a réussi par payer ce qu'on devait. On s'est quitté, je suis resté avec Liam et on est arrivé dans une ville datant du Moyen Âge. On a accepté de les aider avec leur problèmes de brigands, c'est là qu'on a rencontré Anne et Nial...On est partis ce matin et te voilà...!

Il espérait avoir été assez clair et sourit à Alexander pour l'encourager à le faire si il avait des questions.
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Anne Adonnel

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Maladie mentale : sinistrose

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 23 Juil - 13:55

Anne commençait à sentir les courbatures ou autres crampes qui arrivaient dans ses jambes, à force de forcer dessus pour tenter - en vain - de trouver une position plus ou moins confortable. Elle n'aurait jamais pensé se retrouver entravée à ce point avec seulement un poignet immobilisé, et pourtant elle ne pouvait même pas se redresser correctement. Et bien qu'elle ne se soit retrouvée dans cette situation que parce qu'elle s'était évanouie précédemment, elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il était bien trop facile à son goût de la garder ainsi. Il faudrait décidément qu'elle pratique par elle-même des entrainements si elle voulait garder la main.

Et après ce que Liam venait de lui révéler, un coin de son cerveau lui fit remarquer que ça pourrait s'avérer très utile s'il décidait de s'en prendre à elle pour une raison ou pour une autre. Quoique, au vu du personnage jusqu'à maintenant, elle ne devrait pas trop avoir à s'en faire si elle ne se conduisait pas de façon à provoquer l'incident.

Et... Ca fait combien de temps que tu es là ? Elle marmonna ensuite un acquiescement quant à son envie de ne pas trop en révéler sur lui.

Bien qu'elle-même n'ait pas de gros secrets à cacher ni une vie sombre ou palpitante, elle n'avait pas non plus en vie de la lui relater en détails.

Il se mit ensuite à lui expliquer, d'après lui, ce qui arrivait à son nez, et elle ne put s'empêcher de le frotter avec sa main libre. Elle ne voyait cependant pas du tout en quoi cela pourrait s'avérer utile. Elle ne comprenait d'ailleurs même pas ce qui avait déclenché ce gonflement, alors comment savoir où il pourrait en venir ?

La brune releva la tête quant son interlocuteur parla des pouvoir qui pouvait quant à eux s'avérer utiles. Il agrémenta sa phrase d'une petite clé qu'il fit apparaître comme par magie sans sa paume ; clé qui permettait d'ouvrir les menottes. Se redressant enfin, Anne replia et étendit ses jambes et se frotta machinalement le poignet.

Oui certains sont utiles... Elle pensait à sa capacité de revenir en arrière, bien qu'elle ne sache pas en détail ce qu'elle pouvait faire. Et si ce que tu dis est vrai, ça m'en fait deux, dont un sans intérêt.

Fronçant les sourcils, elle chercha de nouveau à trouver ce qui avait bien pu déclencher ça, toujours sans succès. Elle n'eut cependant pas le loisir de s'attarder sur ses pensées, car Liam la poussait déjà sans ménagement hors de la camionnette. Un moyen comme un autre de lui rappeler où était sa place, à savoir à côté de la viande. Soupirant mais ne pouvant rien faire - après tout elle avait accepté le marché - la jeune femme retourna auprès du feu désormais presque éteint. Jetant ensuite un coup d'oeil autour d'elle, son regard tomba sur le baquet d'eau que Nial avait apporté pour soigner les blessures de Jonh par le sanglier, et qui s'était finalement révélé inutile. Avec un soupir de satisfaction, Anne alla y plonger ses mains et les frotta énergiquement pour se débarrasser du sang séché, jusqu'au coude. Une fois décrassée, elle retourna vers la carcasse. Se rasseyant sur la pierre qu'elle s'était appropriée un peu plus tôt, elle ne prit pas la peine de souffler sur les braises. Ils n'auraient plus besoin de feu, juste de la chaleur du soleil pour finir de sécher la viande.

La jeune femme s'installa ensuite de façon plus confortable, à savoir les jambes repliées et les coudes appuyés sur les genoux. C'était une position généralement considérée comme masculine, mais elle ne s'en préoccupait pas le moins du monde. Elle remarqua ensuite que son compagnon l'avait encore suivie, mais ne s'en formalisa pas. Il n'avait pas l'air de vouloir encore lui torturer les méninges avec des paroles insensées. Elle tourna cependant la tête vers lui quand il reprit la parole, puis suivit son regard quand il indiqua l'aura de bonne humeur flagrante de l'habituel dépressif.

La jeune femme se crispa sans tout à fait s'en rendre compte quand il lui apprit ensuite que les pouvoirs étaient reliés aux problèmes mentaux de chacun, et qu'il insinua presque immédiatement qu'elle était de mauvaise foi, fuyait toute responsabilité et n'assumait pas ses actes. Mais, et puis quoi encore ? Comment osait-il se permettre de la rabaisser comme ça ? Elle ouvrit la bouche pour protester, puis se souvint comment elle s'était retrouvée quelques minutes à peine auparavant après avoir réagi comme elle était en train de le faire.

Baissant la tête, elle se mordilla la lèvre et réfléchit. Se pouvait-il qu'il ait raison ? Après tout, ça s'accorderait avec ce qui venait de se passer. Mais ça paraissait un peu gros quand même, et elle n'avait pas envie d'y réfléchir pour le moment !

Tu dois avoir raison...

Cela lui faisait mal de l'admettre, mais bien qu'elle ait dit ça surtout pour mettre un terme au sujet de ses problèmes mentaux, elle se rendit compte qu'elle le pensait. Aussi accueillit-elle de bon coeur le revirement de la conversation vers Jonh le dépressif, qu'elle avait trouvé toute seule, et Alexander qui avait peur du froid. C'était bizarre, ça ! Mais après tout, on ne choisit pas ses phobies.

Bien que le sourire que Liam lui lança lui fit froid dans le dos, la brune ne put s'empêcher de rigoler légèrement.

Et toi, une addiction aux sex toys, ou quelque chose dans le genre ?

C'était la première idée qui avait fait son chemin dans l'esprit troublé de la jeune femme, et étrangement elle lui paraissait probable. Il était en revanche évident que la pathologie de cet homme là n'avait rien d'innocent.
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Liam Baldwin

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Maladie mentale : Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 24 Juil - 19:46

A la question de durée Liam se contenta d’agiter évasivement la main. Le temps avait paru si long en mer entre les ordres, les basses besognes et les séances de rame au rythme du tambour qu’il aurait bien pu s’agir d’un mois, d’une année ou de dix. Même s’il évaluait son séjour à environ 1 mois et demi, deux mois, ça n’avait aucune espèce d’importance à moins qu’Anne veuille se lancer dans une biographie détaillée du meurtrier qu’il était. Très peu pour lui, dans ce domaine William le scribouillard névrosé avait suffi. Qu’elle s’en satisfasse ou pas n’était pas son problème, il s’en lavait les mains à l’instar de la donzelle dans sa bassine rouillée !

D’ailleurs niveau curiosité la paire de seins du groupe n’y allait pas de main morte. Elle s’attarda sur son propre cas une demi minute tout au plus avant de se tourner vers la question qui semblait brûler les lèvres de toutes les personnes qu’il croisait : celle de sa maladie à lui. Quitte à en brûler il préférait celles situées plus bas mais elle ne comprendrait probablement pas l’allusion, naïve comme elle était, aussi préféra-t-il sourire en coin avant de secouer la tête avec lenteur, comme un père dépité de l’attitude de son enfant.

- Voyons… est-ce que je ne viens pas de te dire que je préférais garder ça pour quand nous serions plus intimes ? A moins que tu ne veuilles sauter quelques étapes dans nos relations, là, maintenant ?

Devant la tronche de dix pieds de long qui accueillit sa réponse, le taulard ne put s’empêcher de lâcher un rire bref. C’était presque trop facile. Elle paraissait à la fois attirée par lui comme un papillon de nuit par la lumière d’un halogène et déterminée à le fuir après lui avoir fracassé les noix à coup de genou. Un cocktail d’expressions détonnant qu’il ne se lassait pas de regarder. Ça changeait du vieux Clint et de sa mono expression faciale dans les westerns qu’ils leur passaient en boucle, en taule.

Le tueur sentait que si cette conversation s’éternisait, tout ce qu’il gagnerait serait une foultitude de questions personnelles auxquelles il ne répondrait pas ou juste évasivement. Ni utile, ni excitant, aussi la possibilité de céder à son coup de barre naissant devenait bien plus attrayante. Ses galipettes avec Jonh, la nuit trop courte, le combat avec le sanglier mais surtout toutes ces séquences émotions l’avait pompé et pas de la manière qu’il appréciait –que Nial avait su appliquer à la perfection par contre. Il réprima un bâillement en se mettant debout dans un craquement d’os, bien décidé à s’octroyer une petite sieste crapuleuse. Après tout la viande devait sécher avant de prendre la route et ce n’était pas claqué qu’il allait pouvoir conduire, de nuit qui plus est.

- Je vais me pieuter. Si t’as besoin de moi tape au carreau, ou même si tu changes simplement d’avis.

Après cette dernière boutade le trentenaire s’éloigna en direction du camion qu’il contourna sans se soucier de la conversation entre Alexander et Jonh. Ça sentait amour, gloire et beauté à plein nez et il avait eu sa dose pour la journée.

La banquette l’attendait, chauffée par le soleil. Liam s’y étendit après avoir soigneusement verrouillé les deux portières non sans avoir emporté ses affaires avec lui. Avec la bande de vautour que son élève et lui avait recruté en guise d’esclaves il n’était ni à l’abri d’un vol, ni d’un meurtre. Il ne fallait pas se leurrer, si Blanche-Neige ou leur paire de seins avaient une opportunité de lui trancher la gorge comme un goret ils n’hésiteraient pas deux fois. C’était le genre de chance qui ne se reproduisait pas deux fois et ils n’étaient pas assez cons pour ne pas le voir. Par conséquent autant prendre de saines précautions.

Il cala son costume sous sa tête en guise d’oreiller et ferma les yeux, bercé par le chant des criquets masqués par les hautes herbes. L’atmosphère était calme, sereine quoiqu’étouffante et bientôt il sombra dans un sommeil sans rêve comme seul Dreamland savait les fournir.

Un petit bruit répétitif le tira de sa torpeur, agressant ses neurones encore endormis. Derrière l’écran de ses paupières l’hypersexuel mit une bonne minute à comprendre qu’il s’agissait de quelqu’un tapant au carreau et que la nuit tombait. De l’autre côté du pare-brise crasseux lui était offert la vision d’un paysage embrasé à hauteur de l’horizon, tout n’étant plus que nuance de rouge, d’orange et de rose. Liam resta quelques secondes en parfaite contemplation de ce ciel sans barreaux avant de daigner lâcher à l’adresse de la personne venue le réveiller :

- Hum ? C’est l’heure de mettre les voiles ?

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Nial Hemsworth

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Maladie mentale : TOC de l'effet domino

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 27 Juil - 11:44

L'éloignement faisait du bien, et Nial retrouva au fil des minutes son zen et sa respiration se calma. Il n'avait plus besoin de se contenir pour respirer normalement et agir normalement, et ça soulageait. Faire agir sa colère serait mauvais dans la situation, et bon, vu qu'on l'aimait pas vraiment, c'était pas le bien venu de frapper les gens, même si cette foutue princesse qui semblait avoir un cerveau plein d'arc-en-ciels - qu'elle était sensée chier - l'avait frappé. Logique = zéro, et Nial restait le soumis. Ainsi il pratiqua une petite séance de relaxation en était en communication avec la nature, la petite étendue d'eau et l'arbre devant lui aidant beaucoup.

Une fois totalement calmé et un peu plus enclin à des sentiments moins noirs que ceux que d'assassiner quelqu'un, il retourna son regard vers ce qu'il se passait chez les gens plutôt écervelés, et ne vit rien qui pouvait être jugé d'intéressant pour retourner là-bas. Son regard n'avait même pas passé plus de 10 secondes sur eux, et Nial s'en portait mieux ainsi. La réalité étant qu'ils se passaient très bien de lui, et que ça les arrangeait très bien qu'il ne soie pas là, et bien soit, il allait rester à l'écart pour encore un bon bout de temps! L'isolement était le meilleur moyen pour faire un petit check-up sur la situation et surtout pour décompresser, vu qu'il n'avait pas d'amis ici.

Le résumé de la situation était plutôt simple, Liam était la bête de sexe, Jonh le suicidaire très étrange et liamophile, Anne était une femme, Alexander ne vivait que pour sa petite personne, et son chat lui causait des problèmes... Que de bonnes choses! Mais la fatigue se rajoutant à tous ces fléaux humains, Nial abandonna toute réflexion, et s'allongea dans l'herbe bien verte et essaya de piquer un petit roupillon. Très vite son chaton vint se blottir contre lui, lui rappelant un peu son poney, et ainsi conditionné, le sommeil vint rapidement, le rêve très réel laissant place au néant.

C'était très étrange de savoir qu'on avait fait sa première nuit dans le monde des rêves, et le réveil fut énigmatique, car Nial se demandait si ce qu'il avait vécu n'était qu'une pure fiction, mais non, c'était bien réel, à son grand regret. Ce monde encore plus pourri que le monde réel - pour l'instant - et surtout les personnes avec qui il devait traîner étaient totalement énervantes, et surtout dépourvue de tout sens intelligent. C'était pire que des gamins de 6 mois, qui eux au moins étaient assez intelligents pour obtenir tout ce qu'ils veulent par leurs crises qui font chier le monde. Go babies!

Il se leva, et vit que son chaton venait lui aussi de se réveiller, ce dernier buvant de l'eau de la petite marre en face du toqué. Le ciel virant au rouge et au rose saumon se reflétait dans cette surface régulièrement troublée par les lapements répétitifs du petit chat. Nial se rapprocha de cette petite marre et rafraîchit son palais de cette eau qui était étonnamment claire. Il fallait croire que la végétation aquatique dépolluait naturellement l'eau. Le ventre du plus ou moins jeune toqué gargouillait déjà, et l'arbre qui surplombait la petite marre offrait des fruits qui ressemblaient à un mélange entre des oranges et des pommes. Le goût était bon et très rafraîchissant, et au bout de trois fruits son ventre cessa de faire aussi mal, espérons qu'ils ne soient pas mauvais pour la santé, mais après tout, fallait bien manger!

Se regardant à la surface de l'étendue d'eau, Nial vit que ses cernes avaient presque disparues, et que la barbe avait déjà commencé à pousser un petit peu. Il coiffa ses cheveux que la lumière du soleil couchant colorait en une sorte de roux très doux, mieux que son roux/châtain de d'habitude. L'eau était tellement fraîche et semblait si douce que Nial ne résista pas à la tentation de s'y baigner. Il se débarrassa de son costume, fit quelques largeurs dedans, question d'entretien physique, et puis s'y reposa quelques minutes. Puis il sentit que c'était le moment de partir. Il laissa le soleil le sécher et partit en direction de la camionnette. Une fois sec sur la route, il se rhabilla, son costume étant pile à sa taille, il se sentit bien. Un esprit sain dans un corps sain.

Une fois arrivé à la camionnette, il aperçut Liam à l'intérieur qui lui aussi avait piqué un roupillon. Il toqua au moins pendant 10 secondes avant que ce dernier ne se réveille.

-Je pense qu'en effet c'est le moment adéquat pour partir.

Nial avait prononcé ses paroles du même ton que son interlocuteur, sa grand intérêt, mais sans haine non plus. Il alla s'asseoir sur le capot de la voiture dans l'attente d'une réaction, mais il ne se retourna pas, car il n'avait vraiment pas envie de voir les autres. Il fallait espérer qu'Anne ne vienne pas l'emmerder encore une fois, sinon la journée commencerait très mal, enfin plutôt finirait...
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Alexander Blizzhead

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Maladie mentale : Frigophobie

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 30 Juil - 19:42

Apparemment, Alexander avait peut-être gêné Jonh, vu sa réaction à la plupart de ses questions... Mais il lui répondit tout de même sincèrement à la dernière, lui souriant même à la fin de ses réponses. Il lui rendit son sourire de bon cœur. Il remercia Jonh, lui disant qu'au moins, il savait maintenant ce qui s'était passé, et qu'il était plus à jour désormais.

Ils parlèrent de choses et d'autres, s'occupant ainsi l'esprit. Puis, sans vraiment se rendre compte, Alex s'endormit. Il ne put s'en rendre compte que le soir-même. Il supposa que c'était dû au fait de l'apaisement procuré par "l'amitié" lié avec Jonh. C'est en pensant à cela que lui vint une pensée: ou était-il?

Son "lit" était à peine défait, comme si il s'était reposé dedans puis... Volatilisé? Ce n'était pas vraiment normal. Il était encore heureux quelques heures plus tôt. Ce n'était sans doute pas un coup de déprime... Pas d'un coup, comme ça, sans raison. Il devait consulter Liam. Ce n'était pas vraiment la personne qu'il préférait, mais au moins aurait-il peut-être une réponse.

Il entendit Nial frapper à la vitre du camion, puis Liam lui parler. Apparemment, il devait dormir. Décidément, si Jonh avait dû partir, il lui aurait fallu une autre raison. Quand Nial se rassit, l'ignorant autant qu'Anne, au fond du camion, le manchot se demanda comment il allait réagir. Une autre baffe, peut-être? Non, il ne la méritait pas... Mais il devait au moins lui dire ce qu'il pensait, et pourquoi il l'avait fait.

Il s'approcha donc du timbré qu'était le jeune homme, et lui dit ces mots doucement:

- Salut. Tu sais, j'ai rien contre toi. Ce matin, c'était par colère que je l'ai fait, et tu n'es pas tombé au bon moment. Mais évite de sortir ce genre de tirade quand tu ne connais personne. Car si cela n'avait pas été moi, ça aurait été quelqu'un d'autre.


Il attendit quelque instants, puis il repartit voir Liam, qui commençait à sortir du sommeil.
Il attendit la aussi quelques instants, pour être sûr qu'il soit bien réveillé.

- Salut, tu saurais pas ou es passé Jonh? Je me rappelle seulement lui avoir parler avant de m'endormir, et tout allait bien. Son soleil rayonnait.

Il hésita un moment, puis lança:

- Peut-être que ce n'est rien, mais s'il le faut, je peux aller le chercher aux alentours, avant que la nuit tombe. Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé après.
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 9 Aoû - 19:57

Cela faisait longtemps que Jonh n'avait pas parlé normalement avec quelqu'un. Avoir une discussion basique avec Liam révélait de l'impossible...il n'y avait que entre déprimé qu'on pouvait discuté apparemment. C'était aussi ce qui avait marché avec Lys. Et à vrai dire ça faisait du bien de parler de tout et de rien, même dans ce monde de fou. Même si Jonh était en mode "heureux" il ressentait quand même le fait que ça faisait un bail.
Dans le monde réel il n'avait pas vraiment d'interlocuteur, fuyant plus les conversations qu'autre choses même avec ses parents. Au début ses amis avaient tentés de lui parler mais au fil des jours ils avaient finis par abandonner, seul son meilleur ami persistait encore à ce jour malgré qu'il voyait bien que Jonh ne l'écoutait pas.

Alors aujourd'hui était vraiment un jour à marquer d'une croix rouge comme celle où le "dépressif" avait parlé beaucoup. Jusqu'à même finir par s'endormir sur l'herbe.Il ignorait combien de temps lorsque le jeune homme ouvrit les yeux mais le soleil commençait à décliner. L'envie d'aller se dégourdir les jambes le prit et il laissa Alexander finir de se reposer. Il s'étira et partie donc le sourire aux lèvres en sifflant gaiement, reflet de sa bonne humeur. En espérant bien sur ne pas croiser d'animaux sauvages car Jonh n'avait rien sur lui pour se défendre. Ce qui serait fortement gênant et honteux de se faire à nouveau culbuter par un sanglier...

Jonh alla de l'autre côté de la rivière qui leur avait servi de bain et de machine à laver. De toute façon si il revenait dans pas longtemps personne ne l’engueulerait de s'être absenté.

Encore fallait il qu'il puisse sortir de ce maudit trou dans lequel il était tombé. Se faisant mal au passage à l'atterrissage. Au début Jonh avait tenté d'appeler à l'aide avant d'abandonner rapidement en se disant que ça ne servait à rien. Bien sur il avait essayé d'escalader mais c'était loin d'être son sport de prédilection et il avait juste esquinté ses mains et ses genoux. Son nuage dépassait à peine du trou et il était même pas énervé pour fabriquer un orage. Il avait même ri tout seul de sa situation ridicule, se créant un soleil qui lui avait permit de se faire un ami insecte dans cette prison de terre tel qu'un escargot. Il avait donc passé le temps à raconter sa vie à cet hermaphrodite, assis par terre contre la paroi en attendant que quelqu'un vienne le chercher...si bien sur on venait à s’inquiéter de son absence et de sa personne, ce qui bien sur n'était pas gagné.
Ses compagnons pouvait aisément penser que Jonh avait décidé de partir tout seul dans son coin. Etant trop bête, bien évidemment continuons dans la logique, pour penser à prendre ses affaires...Du coup Liam se sentirait trahi et ferait ses crimes en son nom...chic.

- Donc, comme je te disais...ma vie est un vrai film mélo dramatique et en y repensant c'est assez drôle quand même


Conclut t-il en regardant l'escargot qui reposait sur sa main. Si c'était bien sur un escargot. Mais à en juger de la coquille, de ses antennes et de son aspect visqueux Jonh ne devait pas se tromper.
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 11 Aoû - 21:31

Son invité surprise n’était autre que Nial revenu de sa bouderie pour lui confirmer que sa déduction était correcte. Ne restait plus qu’à ramasser Anne, Alexander et bien sur Jonh avant de mettre les voiles. Même pas le temps de répondre quoi que ce soit que Blanche-Neige revint à la charge pour lui demander s’il savait où était son élève, à croire qu’il avait une gueule de babysitter. Le dépressif était majeur et vacciné, Liam n’allait pas s’amuser à le suivre dès qu’il se prenait de l’envie d’aller pisser. D’ailleurs en parlant de ça sa vessie commençait sérieusement à le titiller.

- Non, je sais pas. Mais il doit pas être bien difficile à trouver avec sa météo personnelle à 20 mètres au-dessus de sa tête. Donne-moi 5 minutes, répondit le taulard avec un haussement d’épaules.

Il se laissa glisser hors de la voiture et prit bien soin de refermer derrière lui avant de s’aventurer dans les hautes herbes. Sa première action une fois masqué fut d’arroser la flore locale en sifflotant et c’est seulement ensuite qu’il s’attaqua à ses travaux de recherche. Il faisait presque nuit noire maintenant ce qui aurait rendu difficile la détection d’un nuage gris mais la chance était de son côté : à une centaine de mètres de là un soleil rayonnant flottait, si proche du sol que s’en était suspect.

Un sourcil haussé le tueur pressa le pas, fendant les herbes hautes qui lui foutaient le corps en y laissant une multitude d’empreintes rouges qui disparaitraient bientôt. Alors qu’il avait presque atteint sa cible le sol se déroba sous ses pieds et il ne chuta pas que grâce à son réflexe naturel de s’accrocher désespérément à une touffe végétale particulièrement coriace. C’est le front couvert de sueur froide qu’il se remit debout et jeta un œil dans le trou dans lequel il avait failli chuter quitte à se rompre le cou.

Tout au fond de la cavité était niché Jonh, particulièrement de bonne humeur malgré la position délicate. Assis à même le sol il paraissait en profonde discussion avec quelque chose posé dans sa main que l’obscurité ne permettait pas de discerner à cette distance.

- Bah alors ? Tu te caches ? le railla Liam non sans un sourire en coin.

La question étant rhétorique le trentenaire n’attendit pas de réponse et commença à chercher un moyen de sortir Jonh de là. Rien à l’horizon d’utile. Sauf s’il se retrouvait soudain particulièrement doué dans le tressage d’herbe –et inutile de dire que ce n’était pas le cas, loin de là. C’était toujours dans ces moments-là qu’on maudissait le manque de matériel et alors qu’il était à deux doigts de tourner les talons pour voir s’il ne restait rien d’utile dans le camp des bandits un détail lui revint à l’esprit.

Son boulet, sa chaine s’allongeait non ? Ça ferait une corde parfaitement acceptable à condition de trouver quelque chose d’assez solide à quoi s’accrocher. Les rochers ne manquant pas dans le coin Liam jeta rapidement son dévolu sur l’un d’eux, enroula les maillons autour du roc avant de lancer le boulet au fond du gouffre. La chaine pouvait se rétracter toute seule ce qui lui permettait une remontée sans efforts, une raison de plus de se persuader d’avoir fait un bon investissement.

- Attrape ça et laisse-moi faire ! ordonna-t-il alors que le boulet touchait le sol dans un bruit mat.

Comme il l’avait prédit, son élève fut dehors en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il put alors admirer le « compagnon » de son amant qui se révélait être… un escargot. Tout va toujours très bien. Le taulard préféra mettre ça sur le dos de la solitude –ou même de la maladie- et ne fit pas de remarque là-dessus même si l’envie ne manquait pas. De toute façon ils auraient tout le temps de s’engueuler une fois en voiture.

- On a failli partir sans toi tu sais ? mentit-il avec un air moqueur, On va enfin pouvoir quitter ce trou paumé. On va toujours à Techyo alors ? T’as pas changé d’avis hmm ?

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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 12 Aoû - 16:33

Son attention sur l'escargot fut détourné par un bruit provenant de la surface. Jonh releva la tête et n'eut aucun mal à reconnaître Liam éclairé par la nuit qui commençait à tomber. Mince, lui qui espérait ne pas être retrouvé et moisir dans son trou c'était loupé. Son pouvoir ne faisant plus effet, le voyageur était redevenue dépressif. Néanmoins se risquer à ignorer Liam serait une grave erreur que ce dernier serait capable d'abattre sa punition sur quelqu'un d'autre.
Jonh ne releva pas l'humour dont faisait preuve son compagnon se contentant de marmonner dans sa barbe invisible qu'il avait que ça à faire de chercher à se cacher. Surtout que avec son nuage le jeu était déjà perdue pour lui. La seule chose positive était que Liam ne le laissait pas dans ce trou, remarque on laissait pas quelqu'un qui vous appréciait et pourrait vous servir pour assouvir les besoins d'un hyper sexuel.
Le dépressif n'eut donc pas d'autre choix que d'attendre que son cher amant trouve une solution, ce qu'il ne tarda pas à faire lorsqu'un boulet, enfin le rétractable atterrit dans la terre. Jonh se redressa et exécutant les paroles de Liam, il se laissa remonter.

- Merci...

Même si il ne lui avait rien demander, Jonh restait polie. Il constata alors qu'il avait gardé l'escargot sur sa main, ce qui devait paraître bizarre au yeux de Liam. Surtout si il était arrivé au moment où le dépressif monologuait avec l'insecte. Doucement Jonh le déposa sur un petit rocher pour le laisser faire sa vie avant de revenir sur Liam qui lui lança qu'un peu plus et il serait resté sur le carreau. La bonne nouvelle c'est que le groupe allait enfin mettre les voiles ! Non, parce que franchement autant un voyage à deux même avec un psychopathe c'était possible mais là avec un mec qui était ultra bizarre, une femme et Alexander qui avait décidé de le couver comme une poule...

- Comme quoi c'est pas possible que tu puisses te séparer de moi...

Répliqua t-il, sachant pertinemment qu'au fond Liam ne serait jamais parti sans son unique ami.

- Evidemment qu'on va toujours à Techyo

Rajouta t-il en esquissant un sourire puis déposa ses lèvres contre celle de Liam, parce qu'il en avait envie, et partie en direction du "campement " où les trois autres devaient les attendre. Malheureusement.
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Nial Hemsworth

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 13 Aoû - 22:55

Le vieux dans la camionnette de réveillait comme il le pouvait, et les gens autour aussi. Ce monde fourmillant de vie resurgissait de son sommeil diurne pour retourner à leurs occupations sinistrement banales et répétitives. Pourtant ce monde était loin d'être au centre de la routine terrienne, fallait croire que la capacité d'adaptation de l'être humain qui lui avait valu sa survie pendant des millénaires y était pour quelque chose. Soit, adaptons nous à ce monde, mais faut pas espérer que Nial change! Il pouvait bien s'adapter pour vivre, mais pas pour vivre en société. Si les gens sont jugés inaptes à être amis avec Nial par Nial lui même, bah c'est de leur faute!

En parlant d'inaptes et d'incapables, le roi du gel, même s'il en avait plus besoin au niveau des cheveux qu'au niveau des couilles, se pointait et essayait la discussion. Il avait bien envie de lui répondre qu'il perdait son temps à essayer d'expliquer quelque chose et d'essayer de donner une morale qui ne servira à rien, car celui qui l'aura prononcé voulait refaire le monde à sa façon. Les incapables dirigent le monde, mais heureusement ils ne sont pas seuls. La prétention dans les propos d'Alexander manquait cruellement de discrétion que Nial ne le considérait plus que comme un corps sans cerveau qui pensait à une chose: frapper.

Puis s'ensuivit tout un manège qui ne tarda pas à embêter la curiosité inutile de Nial à cause d'Alexander, de Jonh et de Liam qui rejouaient pour le deuxième volet d'amour gloire et cucu-la-praline-té version Dora la mecaxploratrice! Pendant que Liam faisait ce qu'il fallait pour sauver Jonh le drogué de son malheureux escargot au fossé, Nial se posait des questions sur ces deux-là. Franchement ça allait pas bien pour eux, mais bon, du moment qu'ils ne devenaient pas trop gênants! Juste que certaines choses n'avaient pas besoin d'être justifiées, pour l'amour par exemple.

Ouais Nial croyait bien à l'amour, lui qui se basait tellement sur des choses plus ou moins explicables parlait d'expérience, et l'amour n'était toujours pas totalement expliqué pour lui, même s'il commençait à maîtriser le sujet. D'ailleurs rares étaient les scientifiques qui étudiaient les comportement neurologiques complexes du cerveau, pourtant c'était très passionnant, et surtout délicieusement compliqué! Nial était désormais bloqué dans sa réflexion sur le cerveau humain et rien ne pouvait le décoincer de ce capot de voiture qui avait soudain disparu de l'esprit du toqué. Pour lui, ce qui restait était seulement le ciel où il dessinait ses théories.

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Alexander Blizzhead

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mer 15 Aoû - 19:18

Lorsque Liam déclara qu'il ne serait pas compliqué de retrouver Jonh, Alexander réalisa la connerie que du jour: après tout, c'est vrai que les pouvoirs du dépressifs étaient plutôt un désavantage en matière de discrétion... Mais au moins, le taré conducteur ne l'avait pas envoyé paître, et était parti à la recherche de son compagnon. C'était une bonne chose de faite.

Le frigophobe était donc avec le cinglé silencieux depuis la torgnole... Ce n'était pas, mais alors vraiment pas la meilleure des compagnies pour lui. Il resta un certain temps, attendant les maîtres du transport, puis, trouvant l'autre type sans intérêt, se décida à aller à l'arrière du camion.

Il n'avait guère fait attention à Anne en se réveillant, mais, occupé par ses pensées, il ne fit guère plus attention en revenant dans le camion. Il se mit dans son coin, et déplia à nouveau la carte de Dreamland. Techyo... Qu'allaient-ils donc faire la-bas? Car après tout, il n'y avait pas grand chose, à part... la technologie alentour. En fait, c'est ce qu'il supposait. Il pensait en partie à une espèce laboratoire vivant du Dr Jekyll. Après tout, la seule chose qu'il avait pu faire, c'était sortir d'un labyrinthe au sein d'un laboratoire, laboratoire qu'il n'avait même pas pu visiter... Cela pourrait toujours lui faire des connaissances en plus. A ce rythme, il allait finir cartographe! Ou il allait pouvoir écrire des guides touristiques pour voyageur....

Cette pensée le fit sourire. Mais ce n'était pas si bête. Après tout, il savait comment cela se passait, lorsqu'on atterrissait comme par magie dans un endroit inconnu, et pourtant, familier en même temps. Les voyageurs nouveaux n'auraient, de plus, pas forcément une longue vie, s'ils ne connaissaient pas les astuces du métier...

En effet, le Marchand de Sable rôdait toujours... Peut-être attendait-il à Techyo? Ou peut-être avait-il préparé un piège sur le chemin? Peu importait d'une certaine manière. Il savait juste qu'il faudrait l'affronter, un jour ou l'autre.

Techyo allait être une étape importante. Il pourrait peut-être, en effet, s'armer la-bas, ou bien améliorer ses talents, d'une manière ou d'une autre... Mais il éviterait le plus possible d'utiliser ses "pouvoirs". Alexander se disait que si l'humain était ainsi, il pouvait résoudre tout les problèmes par la force de leur volonté.

En parlant de volonté... Alexander repensa à Jonh. Il fallait espérer que celui-ci avait la volonté suffisante pour rester en vie, pour continuer le voyage avec eux... Cela l'attristerait.

Et il pensa au frère qu'il aurait voulu...

La neige tombait à nouveau. Des flocons qui ne tenait guère, mais qui se déposait sur les couchettes proches.
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 21 Aoû - 19:55

Les remerciements de Jonh paraissaient lui être arrachés, et vu son nuage de retour c’était sûrement lié à son désir de pourrir dans son trou jusqu’à ce que des péquenauds en randonné retrouvent son cadavre décomposé. Heureusement il s’abstint de commentaires et se permit même une blague qui fit hausser un sourcil à Liam. Un coup il semblait douter de ses sentiments, celui d’après les prenait comme acquis… son élève était une vraie girouette à l’instar de sa libido.

Le baiser déposé sur ses lèvres fit mourir la remarque acerbe qui s’apprêtait à y fleurir, le tueur se contentant dès lors de suivre les pas de son ami et de monter en voiture pour un nouveau voyage non sans avoir ordonné au préalable à leurs deux « passagers contre services » de charger la viande à l’arrière. Les doigts de pieds en éventail il regarda princesse Pingu et la névrosé obtempérer avec un enthousiasme plus que limité et une fois tout le monde de retour il se mit en tête d’expliquer la répartition des places.

- Comme c’est notre camionnette, Jonh et moi avons forcément une place à l’avant. Il en reste qu’une autre alors vous vous débrouillez comme vous voulez, courte-paille ou roulement… c’est pas mon problème… mais les deux autres iront à l’arrière avec la viande. On part dans deux minutes.

Le trentenaire laissa Alexander, Anne et Nial se débrouiller et à l’heure dite il tourna la clé dans le contact près à prendre la route. Enfin… « route », tout était relatif.

La camionnette roulait depuis deux heures maintenant, cahin-caha sur le terrain irrégulier où les taupes avaient fait plus de trous que dans un morceau de gruyère. Les deux seules sources lumineuses dans le coin étaient les phares du véhicule militaire et la lune qui semblait narguer le groupe depuis les cieux. Le silence dans lequel il était plongé rendait Liam pensif et nostalgique.

Comme superposé à la route qu’il fixait sans ciller malgré l’heure tardive, il revoyait cette même lune quelques mois plus tôt baignée d’un halo écarlate. Il se souvenait de ses larmes qui chutaient sur le sol, déflagrations apocalyptiques semblable à un jugement divin s’abattant sur la capitale du monde des rêves. Comme la justice aux yeux bandés elles avaient frappé à l’aveugle, tuant les voyageurs comme les élipsiens, les bons comme les méchants…

Cette réflexion manichéenne lui tira un ricanement à peine audible sous le vrombissement du moteur. Cette vision simpliste du monde était bonne pour les gens comme Eve, cette planche à pain parano, qui croyaient incarner le droit chemin. La bonne blague ! Tout ça c’était de la merde en barre, il ne fallait pas se voiler la face. Tout était en nuances de gris, voilà la vérité. Tous plus ou moins sales et pervertis, l’inconscience même étant un défaut impardonnable aux yeux du trentenaire. Ne pas savoir n’était pas une excuse valable. Justifier ses crimes en les effectuant au nom de la « justice » était pire encore. Il fallait savoir admettre être un connard et tout le monde l’était au moins un peu. Comme disait son père « si je ne sais pas pourquoi je te frappe, toi tu sais ». Idem pour ces fichues larmes sélénites. Aucune des personnes touchées ne devait dormir tranquille.

Le tueur braqua brutalement pour éviter un rocher saillant repéré à la dernière minute, envoyant valdinguer dans l’habitacle ses passagers. Contre la portière pour les chanceux à l’avant, à travers tout l’arrière bâché pour ceux voyageant dans la benne. Quelques bosses avaient dû être semée sauf chez Liam qui s’était préparé au brusque changement de direction, aussi commenta-t-il sarcastiquement sous les regards haineux de ses compagnons de route :

- On devrait peut-être installer des ceintures de sécurité.

Ce petit incident avait eu le mérite de lui changer les idées autant que de le réveiller, il reprit donc avec un ton guilleret parfaitement horripilant :

- Et si quelqu’un me massait les épaules ? Alexander peut-être ? Ah non j’oubliais que tu avais du mal à mettre la main à la pâte, sa blague de mauvais goût lancée il embraya en jetant un coup d’œil à la seule femme du groupe dans le rétroviseur, Anne mon cœur… il va falloir te mettre au boulot !

Le risque de se faire briser le cou était existant mais minime. Tuer le chauffeur équivalait à finir dans le décor ce qui se solderait potentiellement par la mort de tous les passagers. L’offense ne valait pas le coup de risquer ainsi sa vie. Le taulard eut donc droit à son massage des épaules, de mauvaise grâce mais un massage tout de même. Si voir les autres se plier au moindre de ses caprices le faisait sourire dans ce genre de situations ce n’était pas le genre de choses qu’il apprécierait longtemps. C’était autant dénué de désir que de douleur, les seules épices capables de donner du goût à son existence désespérément fade. Les pantins n’avaient jamais eu qu’un intérêt limité, voire inexistant.

Une heure plus tard Liam immobilisa le véhicule pour s’octroyer une petite vidange, et même une plus grosse commission pendant qu’on y était. L’obscurité protégeait des voyeurs scatophiles comme des esclaves avides de vengeance aussi fut-il en paix derrière un bosquet pendant quelques minutes, à une centaine de mètres de l’endroit où il avait garé la camionnette à la va-vite. Liam profita de ce moment de solitude pour faire le point sur la suite de leur périple. Rejoindre Techyo… et après ? Il n’en avait pas la moindre idée. « Trouver » Ella lui emplissait toujours l’esprit, répété inlassablement comme un leitmotiv mais le fait est qu’il n’avait pas la moindre idée de comment procéder. Était-elle seulement à Dreamland ?

Techyo offrait probablement les moyens de le savoir. Ou pas. Mais à vrai dire il disposait tellement de liberté dont il n’avait plus l’habitude depuis près d’une décennie qu’il ne savait pas quoi en faire d’autre. Se venger d’Asmodée était pour l’heure inaccessible, s’installer dans une ville quelconque pour se ranger était franchement risible. Perpétuer sa mission personnelle ici comme dans le monde réel était tentant mais la donnée « Jonh » risquait de tout bouleverser.

Y’avait pas à dire, sa vie était semblable à son transit intestinal : elle le faisait chier.

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Jeremiah Bowen

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mer 22 Aoû - 18:20

Jeremiah avait laissé tous ses invités chez lui en comptant bien les retrouver rapidement, il avait refait un rapide tour jusqu’aux bureaux de Parkinson en espérant croiser de nouveaux « amis » à ajouter à sa fête.
Après tout, l’occasion était trop belle, tant d’interactions en perspective avec des personnalités si différentes ne pouvaient qu’être amusantes.
Malheureusement il n’y avait plus personne dans les rues désertes… Le sociopathe s’était arrêté sur le bas-côté pendant un long moment, juste au cas où… Quand une voiture de police passa pour la deuxième fois dans la dite rue, roulant au ralenti, le gros type suant côté passager posant un regard scrutateur sur lui, il se décida à redémarrer et retourner à son loft.

A peine était-il rentré qu’il se rendit compte que l’ambiance était étrange… le silence totale… Après une exploration minutieuse des lieux le sociopathe s’assit sur un tabouret et se servi un verre en réfléchissant.
Il rit.
Il adorait les surprises ! Quand bien même il aurait préféré assister à tout ce qui s’était passé ici il n’était pas difficile de se faire une idée.
Il enjamba le corps inerte d’Alexander, se saisi de quelques affaires dont les restes de dossier de Parkinson et sortit.

Ce n’était l’affaire que de quelques coups de fil. Les dossiers du Dr parlaient de quelques praticiens qui était en liaison avec lui, ils se montreraient surement coopératifs en utilisant les bons arguments.
Son avocat personnel, qui ne regardait jamais ce qu’il faisait tant qu’on y mettait le prix, lui arrangea toute l’affaire. Le Dr Thores, sous peine de voir ses financements coupés et ses agissements « Parkinsoniens » révélé aux autorités et à la presse, accepta le deal de bon cœur.

Jeremiah s’était dit qu’il devait « disparaitre » au cas où la police venait à jeter un œil chez lui et trouvait un gosse de riche à moitié mort et un taulard à poil dans son propre lit avec un autre type, sans parler de la disparition du quatrième compère… Tout fut arrangé dans la nuit, ses comptes déplacés et inatteignables a part par lui ou par ses associés sous certaines conditions, une chambre luxueuse mais surtout anonyme dans un institut éloigné a la charge du Dr Thores qui reprendrais la suite des travaux de parkinson.
Jeremiah voulait retourner à Dreamland, mais au cas où cette très chère Thores tentait de le doubler elle était grassement payée pour son silence et son avocat, lui-même au salaire astronomique passerais tous les deux jours vérifier le bon déroulement des choses.
Divers arrangements boursiers assurait aux actions de Jeremiah la quasi inusabilité.
Après une dernière vérification pour s’assurer que tout était en ordre, le sociopathe ne voulait pas qu’on l’empêche de jouer, il était fin prêt. Il avait hâte de retourner sur ce nouveau terrain de jeu.
Il se fit hypnotiser vers la fin de matinée et sombra dans l’inconscience.


Quand il ouvrit les yeux un sourire se peignit sur son visage, tout marchait comme prévu. Il était dans un bâtiment délabré, pas le lieu idéal pour commencer la partie, se composant un attitude des plus anodine, après tout jouer la comédie était une seconde nature chez lui et personne n’aurait su le percer a jour, il sortit.
La lumière qui se jeta sur lui n’avait rien de naturel et ne résultait surement pas de son passage à l’air libre, sans parler de ce sentiment d’étrangeté, comme si il bougeait mais en restant sur place. Ou l’inverse. Il s’amusait toujours autant ici.

Ce fut le noir total, juste le temps pour les yeux du sociopathe de s’habituer à la soudaine obscurité. Il n’était plus au même endroit.
Regardant à droite à gauche il aperçut les phares d’une voiture, il s’approcha discrètement et observa de loin, dans l’ombre. Prenant tout son temps il scruta les cinq personnes présentes et en reconnu trois, Liam l’hypersexuel, John le dépressif a l’histoire triste et Alexander, le frigophobe.
Les trois même qu’il avait laissé chez lui ! Décidemment il adorait les surprises.
Liam s’éloigna alors du groupe pour semblait-il assouvir un besoin naturel. Jeremiah épousseta un peu son costume et pris leur direction en prenant bien soin de se placer sur le chemin des phares, histoire qu’ils ne soient pas trop surpris par son arrivée.

Les deux mains dans les poches, afficha un grand sourire comme si il retrouvait de vieux amis au centre commercial et que leur situation était tout à fait normale, il attendit d’être sûr d’avoir été repéré avant de parler.

-Bonsoir. Belle nuit n’est-ce pas ?

Sa voie était calme, posée et maitrisée à la perfection, ni trop enjoué ni l’inverse. Il était temps de jouer. La situation était vraiment… Intéressante…
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 23 Aoû - 20:00

Le temps était venu de enfin partir de cet endroit et il faut dire que Jonh l'avait attendu avec impatience. Le groupe avait quand même passé la journée dans la même zone, perdant ainsi des heures de routes, tout ça pour de la viande de sanglier. Certes, c'était lui même qui avait réussi à se faire attaquer par le gros animal mais ce n'était pas sa faute si il avait marché sur le marcassin. Tout comme de se retrouver au fond d'un trou et de discuter avec un escargot. Des histoires qui feraient partie de sa mémoire, car c'était bien connu que Jonh avait bien du mal à tourner des pages de sa vie.

La route se passant dans un silence reposant, le dépressif avait fini par s'endormir, sa tête ballotant au gré des chemins de terre et des cailloux posés dessus. Ce fut le brusque coup de volant qui le réveilla étant donné qu'il fût écrasé comme une crêpe entre la portière et son voisin.

- Putain...!

Jonh disait rarement des gros mots mais ce genre de choses en méritaient bien. Liam ne trouva rien d'autre à faire que de tenter l'humour. Vraiment très drôle. Jonh était de mauvaise humeur, d'avoir été tiré de son sommeil aussi brutalement. Alors le fait que le taulard avec ce ton horripilant demande à ce qu'on lui fasse un massage n’arrangeait pas les choses. Ce n'était pas seulement la jalousie qui le prit au ventre, voir quelqu'un faire un massage à quelqu'un qu'on aime ça ne faisait pas plaisir. Mais comme d'habitude, le dépressif ferma sa bouche et laissa son taux de patience diminué jusqu'au prochain ras de bol. Il se contenta juste de regarder d'un oeil noir le paysage à travers la vitre pendant toute l'heure qui suivit.

C'était l'heure de la pause pipi et de se dégourdir les jambes. Jonh descendit du véhicule et son regard s'arrêta sur une personne éclairé par les phares de la voiture. Cette voix qui s'éleva dans la nuit, il la connaissait. Après le retour d'Alexander voici celui de Jérémiah, le mec qui avait proposé de l’assommer. Autant dire que même si ce type avait eu la gentillesse de leur prêter son loft il n'en restait pas moins inamicaux.

- Et encore un...

L'envie de se descendre une bonne bouteille de bière passa dans la tête de Jonh mais s'envola rapidement en se rappelant qu'il n'y avait pas d'alcool dans le coin mais seulement du chocolat chaud.

- Vas y fait connaissance avec les nouveaux, joue avec si tu veux...

Lança t-il en s'éloignant, les mains dans les poches en trainant les pieds emmenant avec lui son nuage déprimé. En même temps il était aussi soulé. Le dépressif aurait très bien pu se contenter de voyager avec seulement Liam et non de se retrouver à six. Ce nombre était loin de marquer la discrétion et augmentait le risque de dispute avec tous les tempéraments qu'il y avait.

Jonh soupira et alla se soulager derrière un buisson tandis que un orage s'éleva d'un coup dans le ciel. D'abord il regarda si ce n'était pas lui, encore une fois mais son nuage gardait sa forme triste. Par conséquent il s'agissait véritablement d'un orage. En même temps vue le temps ensoleillé qu'il avait fait...
Jonh se rhabilla et regarda les éclairs éclaircir la nuit et le bruit assourdissant que cela faisait. C'était assez cool car la foudre tombait pas loin, peut être à deux trois kilomètres. Seulement ce que le dépressif ne voyait pas c'est que la foudre avait frappé des herbes hautes sèches, augmentant le risque d'être enflammé, une simple petite flamme suffisait pour créer un incendie. La propagation de passa à la vitesse du feu et une odeur de brûlé vint rapidement chatouiller les narines du voyageur qui finit par apercevoir des flammes.
Oh finir cramer c'était aussi une bonne vocation...mais ça faisait mal et Jonh préférerait crever sans avoir besoin de souffrir, c'était mieux.

Qu'est ce qu'il foutait encore là alors ?

Jonh détourna rapidement les talons pour revenir à la camionnette en courant, croisant au passage Liam qui revenait aussi de sa petite "promenade".

- Y'a le feu il faut partir !

Bizarrement c'était dit d'une voix calme, comme si il s'agissait d'un fait banal. En fait il avait plus envie de se carapater rapidement avec le taulard pour laisser les autres en plan ici. Ne laissant pas le temps à son amant de réfléchir il le prit par le poignet, tentant de faire abstraction des images qui circulèrent dans sa tête, et se mit à courir vers la camionnette. Il pressa Liam de démarrer ce putain de véhicule une fois monté à bord. Le moteur vrombi et le conducteur fit rouler la camionnette loin des flammes qui s'approchaient rapidement.

>>> Direction un long voyage en voituuuuure

( hrp : on doit couper le groupe en deux, donc bah soit l'un de vous nous rejoint en ayant sauté dans la camionnette soit vous restez ensemble ! )
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Alexander Blizzhead

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 28 Aoû - 12:55

Le pervers et le "frère" était revenu au camion. Alexander avait donc repris place et s'était calmé, pensant à la suite de leur périple, et à ce qu'il allait faire. Peut-être pourrait-il se gausser devant les autres scientifiques, qui n'avaient sans doute pas compris leur pouvoir, malgré leur expérience? Peut-être pourrait-il devenir cobaye?

Il pensait à ces multiples possibilités de boulot, lorsque Liam fit (peut-être exprès) une petite embardée sur la route, les propulsant de chaque côté du camion. Le frigophobe n'avait définitivement pas de chance avec les transports en commun: d'abord le vaisseau, puis sa voiture, ensuite le portail de téléportation, et enfin ce camion! Il avait donc gagné une future bosse au crâne, non loin de l'endroit ou Liam l'avait frappé. Ce dernier demanda même un massage... se moquant de lui au passage. Il aurait bien mérité de s'en prendre une, tout comme Nial avait déjà eu à subir! Mais il devait patienter. Il devait commencer à ourdir sa vengeance... Anne participerait peut-être. Après tout, elle aussi était opprimée!

Un peu plus tard, ils s'arrêtèrent, pour une "pause vidange" pour Liam. Alexander sortit pour se dégourdir les jambes, comme tout le monde. Puis, il entendit une voix au loin. Une voix qu'il connaissait trop bien...
Il se rapprocha de la voix, pour découvrir Jeremiah Bowen, l'homme qui lui avait offert de l'aide... et l'avait sans doute laisser pour mort dans la maison, comme les autres.

Il se rapproche donc de lui, et hésite à le frapper... Mais se retient. Il ne savait pas quel allait être la réaction de Liam.

- Tiens, un revenant... Sympa de m'avoir laisser pour mort dans ta maison, vraiment. Si ça ne tenait qu'a moi, je te ferais comprendre ce que c'est que souffrir...


Il regardait intensément l'homme aisé face à lui. Il lui avait fait confiance... Il ne lui en voulait certes pas autant qu'à Liam, mais c'était aussi quelqu'un qu'il n'aimait pas. Cependant, il y avait eu un moment où il s'était dit que il ne méritait peut-être pas cette colère...

- Je t'assure que si mon père se réveille et apprend que je suis dans le coma, et qu'il décède de par cette nouvelle, ou se suicide....


Puis il se rendit compte d'un détail... Et alors? Cela allait-il changer quoi que ce soit?

- Bon, j'imagine que nous pourrons reparler de cela sur le chemin...


Cependant, Jonh choisi ce moment-là pour revenir en courant, pressant le pas des autres, suite à l'incendie. Il ne fut pas assez rapide à réagir... Tout comme Jeremiah et Anne, qui restèrent sur la route avec lui
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Jeremiah Bowen

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mer 29 Aoû - 11:57

A peine Jeremiah était-il arrivé qu’on lui faussait déjà compagnie… Les bonnes manières décidemment n’étaient pas de ce monde, ou de cette dimension, ou de … Bref ce n’était certainement pas l’accueil le plus poli qu’on lui avait réservé.
John avait fui son arrivé comme un chevreuil devant un chasseur, le sociopathe aimait bien ce garçon, si plein d’incohérence qu’il en était intéressant. Le seul a bien vouloir lui adresser la parole était le manchot frigophobe, un personnage lui aussi amusant, restait en retrait un type au look improbable et a l’air perdu dans ses pensées et une femme inconnue, passons.
L’handicapé l’accusait de l’avoir laissé pour mort, Jeremiah n’en avait pas le souvenir… Ah si il est vrai que son corps trônait dans le salon quand il était partit de chez lui, un oubli bien compréhensible vu qu’il était si pressé de revenir sur son terrain de jeu favori et que pour cela il lui aurait fallu disparaitre, peu de chance d’y arriver en prévenant la police qu’un jeune bourgeois était quasi-mort chez lui et qu’un ex-taulard dormait dans son lit avec son nouvel amant … Mais il y avait peu de chance que le dénommé Alexander soi aussi compréhensif.
De toute façon il y avait peu de chance qu’il soit réellement au courant de grand-chose vu qu’apparemment il se trouvait dans le coma d’après ses dires.
Il ne restait plus qu’à broder avec ses talents d’acteurs, de toute façon le sociopathe faisait ça depuis tellement longtemps (toute sa vie en somme) qu’il était impossible de démêler le vrai du faux dans ce qu’il disait.
Se laissant aller à son étrange pouvoir Jeremiah distillait la joie, pour lui c’était la joie d’être de nouveau la et d’avoir retrouvé de quoi jouer mais ça, ses « amis » ne pouvait le savoir, tout ce qu’ils devaient ressentir c’était de la joie sans savoir sa provenance pour la plupart et surtout sans connaitre la raison de cette émotion.

-Je suis si heureux de vous retrouver ici…

Le sociopathe fit un pas en avant comme si il s’apprêtait à prendre le manchot dans ses bras sous le coup de l’émotion mais eut l’air de se ressaisir au dernier moment.

-Je suis partit de mon appartement pour aller chercher d’autre patient perdu comme nous.

Jusque-là c’était même la stricte vérité, toujours mêler une touche de réel dans un mensonge.

-Quand je suis arrivé jusqu’aux bureaux de Parkinson... J’ai été suivi... Pourchassé…

Il s’arrêta, semblant hésité.

-Je ne sais pas ce que c’était mais… Ca me voulait du mal… Je comptais venir vous prévenir mais on m’en a empêché, ta voiture a été saboté. J’ai passé la nuit à fuir mais on m’a finalement trouvé, je n’ai pas vu ce que c’était mais on m’a frappé dans le dos et… Je me suis réveillé ici…

Le manchot n’eut pas le temps de réagir que John débarquait en furie, trainant un Liam ahuri par la main en hurlant de façon incohérente. Intéressant.
Ils se jetèrent dans la voiture, le type loufoque saisi l’occasion et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire la voiture avait démarré et s’éloignait. Les deux autre bouche bée regardait leur moyen de locomotion s’éloigner.
Jeremiah levait la main et leur faisait des signes d’au revoir en souriant.


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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   

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Séjour dans la plaine
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