AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerboutiqueConnexion

Partagez | 
 

 Séjour dans la plaine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
AuteurMessage
Nial Hemsworth

avatar

Maladie mentale : TOC de l'effet domino

Messages : 81

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 12 Juin - 14:59

Alors que Nial voulait juste rester dans son coin et ne pas avoir à subir les effets d'une conversation différente, d'états différents et étrangers, il ne put s'empêcher de regarder ce qu'il se passait. Jonh avait fui et Liam le rattrapait. On pouvait voir leur localisation grâce au nuage qui émettait des éclairs. C'était assez pathétique cette scène du "je m'en vais mais me rattrapez pas, mais en fait je fais ça seulement parce que j'ai envie qu'on me rattrape et qu'on m'accorde plus de choses sympathiques". Après c'était peut-être un vrai départ, mais Nial n'avait pas envie de savoir ce qu'il se passait vraiment.

Alors que le nuage s'était stoppé, à en déduire que Liam avait rattrapé Jonh et qu'il l'avait arrêté, Nial était en réflexion intérieure sur ses compagnons. Tout d'abord, Jonh. Bah il ne l'aimait pas vraiment car il avait pas mal de sautes d'humeur, et était très instable d'après ce qu'il avait vu. Pour Liam, c'était un personnage qui ne cachait rien - à prendre dans tout les sens du terme - et qui restait assez barbare. Mais il était assez profiteur et surtout pas con. Ensuite son troisième compagnon, son chat. Il était très mignon et on pouvait vraiment le regarder toute la journée sans se lasser, le parfait compagnon de route! Après il y avait ses dés, ils était tellement parfaits!

Ah tiens il en avait oublié une, Anne. C'est vrai qu'elle était là, mais Nial ne savait pas quoi penser de cette jeune femme. Il avait pris le facteur femme à son plus grand jour, et n'avait pas vraiment essayé de voir qui elle était. Elle était surtout étrange, et ne semblait être un peu déconnectée de la réalité tout en s'y rattachant, c'était étrange. Mais ce que Nial n'arrivait pas à admettre dans son cerveau totalement contre l'idée des femmes, c'est qu'Anne se différenciait des autres, elle n'était pas un fille mesquine et vile, mais plutôt quelqu'un de fort sympathique, et on avait bien envie d'être son ami.

À ce moment-là, le cerveau de Nial était en plein combat intérieur, alternant entre "Les filles c'est bizarre et ça fait des coups fourrés!" et "Mais Anne elle est gentille...". Son cerveau ne voulant pas décider, il y alla au feeling. Il fallait au moins savoir ce qu'il en était. C'est pourquoi, pour la première fois dirigé par autre chose que sa pensée rationnelle, il décida de sortir de la camionnette, et alla s'asseoir à côté d'Anne. Il ne sût pas pourquoi, mais cette femme ne le repoussait pas trop. En fait elle était sympa...

-Salut... Si tu veux je peux m'arranger avec Liam pour que tu n'aies pas à subir des corvées horribles... fit-il d'une voix toute timide.

Nial n'avait jamais eu le courage de parler à une fille comme ça, et son esprit fut surpris que Nial aie été timide. C'était tout simplement irrationnel de trouver de la timidité dans le corps et l'esprit du toqué. En plus il proposait à Anne de l'aider... C'était plus qu'étrange pour le cerveau rationnel de Nial, c'est pourquoi il fit abstraction de cela pour un certain laps de temps pendant lequel il s'adressa à son "amie".

-J'ai jamais trop parlé à une fille, désolé si j'ai été méchant, c'est tout nouveau pour moi.

Là, Nial avait juste l'air d'un gamin de dix ans. Pitoyable... En plus il s'excusait! "WTF?!" fit la partie rationnelle de son cerveau en ressortant de son abstraction. Mais c'était trop tard pour remonter en arrière, et seule Anne avait ce don. Pourtant, Nial avait senti que c'était un bon début, enfin il l'espérait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 12 Juin - 15:10

Jonh fulminait de rage, ses pas d'une marche rapide tombant sur le sol comme si il avait des chaussures de sécurité. Sauf que c'était juste sa colère qui le trainait. Il en avait marre d'être prit pour un crétin, marre d'entendre Liam dire des choses comme si le dépressif n'était pas présent, marre de cette vie de merde ! Il aurait dû acheter une arme blanche à la vendeuse l'autre fois, au moins il aurait pu s'égorger tout seul dans les hautes herbes. Mais non, il avait préférer prendre quelque chose pour attaquer à distance parce que les combats rapprochés, et les combats tout court d'ailleurs, ce n'était pas sa tasse de thé.

Il avait parfaitement conscience que son départ et sa crise pourraient être comparé à une dispute de couple, mais non il y avait juste des moments où on saturait. Une fois calmé peut être que Jonh serait retourné de lui même au camp, si bien sur il aurait retrouvé le chemin. Mais vu le passage qui laissait parmi les hautes herbes il était facilement traçable même sans son nuage.
Derrière, Jonh entendit qu'on l'appelait mais ce n'est pas pour autant qu'il s'arrêta. Il n'était pas un homme facile, non, ni un obsédé, il était...un dépressif-suicidaire. Sa cadence était de moins en moins rapide et une main se posa alors sur son épaule le retournant de force. Il ne fut même pas étonné de croiser le regard furieux de Liam. Ce dernier lui demanda ce qu'il pensait faire avant de lui asséner un coup à la tempe, ce qui faillit faire Jonh tomber sur les fesses. Celui ci grimaça, se demandant si le taulard avait que ça comme moyen pour le ramener. Jonh n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que l'hyper sexuel commença à lui crier dessus. Bizarrement cette situation lui rappelait celle de la nuit dernière mais en moins...dangereux ? De toute façon Liam avait encore compris de travers. D'ailleurs il se demandait bien pourquoi il disait que Ella l'avait abandonné alors que si ça se trouve elle le cherchait ou bien peut être lui était il arrivé quelque chose...? Le sujet de cette enfant de toute manière était assez épineux et Jonh ne s'aventurerait pas dessus.
Le poing de Liam, sans que le dépressif n'ai pu esquissé un geste, se retrouva face à lui comme si on avait arrêté le temps. Quoi, il s'était rendue compte que le frapper ne résoudrait rien ? Le taulard se mit alors à lui expliquer, du moins, lui toucher la raison pour laquelle il faisait tout ça. Génial. Si Jonh aurait pas été en colère il aurait applaudis. Mais non, juste un petit rire s'échappa de ses lèvres. Ca y'est il était devenu cinglé.

Néanmoins Jonh comprenait, un peu, et ça Liam pouvait très bien le lire dans ses yeux. Si il ne l'avait pas vu dans sa tête, peut être aurait il été moins compréhensif sur ce que le taulard ressentait mais le fait est que ce qu'avait subi son ami, il l'avait ressenti dans son coin du cerveau comme si le père de Liam ou bien son prof l'avait lui même violé. Ce n'était pas pour autant qu'il voulait montrer au monde entier que des enfoirés pareils existaient...
Le nuage au dessus avait cessé de tonner mais était toujours présent, prêt à remplir son rôle de démonstrateur émotionnel. Sauf que Jonh avait pas vraiment envie de mettre le feu alors il contenait sa colère tant bien que mal, dans ses poings fermés, son corps tendus.

- Liam...il faudrait que tu fasses la différence entre le mot "gerber" et "soûler"...Je n'ai jamais dit, à aucun moment, que tu me dégoutait toi. Ta façon de faire oui, me répugne mais comme tu l'a dis tu ne changera pas ce fait et j'en suis pleinement conscient contrairement à ce que tu penses.

Il avait répondu d'une voix calme, trop calme peut être. Mais il tenait à s'expliquer sur ce point, que Liam se trompait sur l'avis de Jonh sur sa personne. Cela faisait toujours un quiproquos en moins entre les deux voyageurs.

- Je t'aime oui, ce n'est pas du vent et je ne fuis pas comme un lâche...mais comprend, toi, de ton côté comme moi je comprend que tu veuilles te venger de ton passé, ce que tu fais devant moi ça me fait...

Il hésitait sur le mot à employer. Mal ? Pleurer ? Envie de meurtre ? De se tuer ? De vomir ? De crier ? Ou bien était ce toutes ces choses à la fois ?

- Souffrir...atrocement...alors si tu tiens un minimum à moi, fais au moins cet effort s'il te plaît.

Sur ce, comme pour dire "faisons la paix, enfin pas trop quand même", Jonh déposa ses lèvres sur la joue du taulard avant de faire demi tour pour aller rejoindre la camionnette. Il avait l'impression d'être clairement un crétin fini, de se faire hautement manipulé par l'hyper sexuel qui savait toucher au bon endroit autant par les mots que pour autre chose de plus...charnel ? Bref...alors que le dépressif marchait il se retourna tout en continuant de marcher mais à reculons pour parler à Liam.

- Tu sais j'ai l'impression d'avoir affaire à un Sherlock Holmes version remastérisé où moi je tiens le rôle de...


Il fut stoppé dans sa phrase par un cri, ou un couinement sonore. Jonh se retourna et vit qu'il avait marché, sans faire exprès sur la patte d'un animal. Ou du moins ce qui s'y apparentait le plus. Ca ressemblait à un marcassin mais en version Dreamlandienne. Alors que le dépressif se baissait pour voir si il avait rien de cassé il eut juste le temps d'entendre un bruit dans les herbes et de tourner la tête avant d'écarquiller les yeux et de finir trois mètres plus loin. Il venait en effet de se faire percuter par la maman, ou le papa de sa victime involontaire. Et autant dire que c'était assez douloureux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 12:37

Le rire que Jonh laissa échapper fit grandement regretter à Liam d’avoir arrêté son geste. Lui fracasser la mâchoire l’aurait grandement soulagé en cet instant alors que la triste réalité l’écrasait dans la paume de sa main jusqu’à le réduire en charpie. Comme lors des rares fois où il avait tenté de se confier, de s’expliquer… il n’avait récolté que des moqueries et de l’indifférence. Il avait cru que son élève était différent mais il s’était trompé à un point affligeant ! Il était comme tous les autres finalement, égoïstes et hypocrites, le genre de personnes qu’il prenait un malin plaisir à punir à sa manière.

Ses poings étaient crispés si fort qu’ils le faisaient souffrir mais il ne relâchait pas la pression pour autant. Le taulard se contentait de concentrer sa hargne dans la sensation de ses propres ongles mordant sa chair jusqu’à y laisser une série de marques sanglantes en forme de croissants de lune. Jonh pouvait bien expliquer tout ce qu’il voulait, il avait déjà fauté. Il s’était déjà trahi.

« Je t’aime », « c’est pas toi qui me dégoûte mais ta manière de faire », tout ça c’était que du vent. Des mots jetés au hasard dans le but de l’apaiser. Il n’était pas dupe, et voir le dépressif le prendre pour un con n’aidait en rien à apaiser la rage brute qui grandissait au creux de son estomac comme une masse informe et grouillante. Il sentit à peine le baiser de Jonh lui effleurer la joue tant la totalité de ses perceptions étaient concentrées sur la nouvelle injustice dont il pensait être la cible. Le visage triste de son interlocuteur se superposait mentalement à celui de son père, sauf que ce n’était pas ça, pas tout à fait, pas du tout même. Son père au moins avait toujours été franc sur ses sentiments.

Le tueur déplia lentement ses doigts alors que le dépressif faisait demi-tour, une pluie de gouttelettes écarlates venant choir sur l’herbe dans un contraste de couleur frappant. S’il se croyait au cinéma il allait être servi, il aurait même le droit au must du genre : violence, sexe et meurtre sanglant. Sans se soucier de tâcher son jean Liam avait déjà glissé sa main blessé dans la poche de son jean pour y chercher le contact glacé de son couteau papillon.

- Intéressant, répondit-il machinalement alors que ses yeux cherchaient le meilleur endroit où planter sa lame.

La glotte était tentante, le creux de son estomac aussi. N’importe quel endroit qui lui permettrait de voir naitre dans le regard de sa victime une lueur d’effroi mais surtout de compréhension. Celle d’avoir été mis à jour et de ne pas pouvoir faire marche arrière. Néanmoins le côté suicidaire du jeune homme mettait un frein à ses projets. Ce serait en quelque sorte lui faire plaisir que d’en arriver là, c’était probablement même ce qu’il cherchait, allez savoir. Mais Liam était bien trop hors de lui pour pousser la réflexion plus loin.

Le couinement offusqué du marcassin le tira à peine de sa transe meurtrière mais l’intervention de la mère acheva sans mal le travail. Ce fut aussi efficace qu’un seau d’eau glacée en plein visage. Son regard suivit la parabole que parcouru Jonh dans le ciel avant de rouler dans l’herbe comme s’il n’avait pas pesé plus qu’un vulgaire fétu de paille. Le sanglier responsable de ce vol improvisé était un sanglier de bonne taille, trop bonne pour être réaliste d’ailleurs. L’échine de la bête arrivait juste sous la limite des hautes herbes et le violeur ne put s’empêcher de se demander comment il n’avait pas pu l’entendre arriver. Sauf qu’il avait déjà la réponse : il avait été complètement aveuglé par la colère, enveloppé dans une bulle de rage qui l’avait complètement isolé du monde extérieur.

Maintenant il fallait prendre du recul, rester calme et remettre en marche ses putains de neurones s’il ne voulait pas finir empalé sur l’une des défenses de l’animal ou broyé sous ses sabots puissants. Pour l’instant elle s’occupait toujours de la silhouette de son élève à terre mais cette situation ne durerait pas éternellement.

Liam laissa son couteau retomber dans sa poche dans un bruit mat avant de s’accroupir avec une lenteur calculée jusqu’à se saisir de la chaine de son boulet, et se redressa à la même allure tranquille alors que les chainons se multipliaient par magie. Lui envoyer un boulet d’une tonne ou deux en pleine poire devrait suffire mais il fallait espérer que tout le reste de la famille ne guettait pas derrière l’écran végétal qui les encerclait complètement. D’un mouvement habile du poignet le taulard commença à donner un mouvement rotatif à son arme jusqu’à ce qu’on puisse l’entendre siffler alors qu’elle tranchait l’air comme la lame d’une épée.

La bête se tourna –trop tard- juste à temps pour voir un boulet ridicule foncer entre ses deux yeux. Puis… il grandit drastiquement jusqu’à emplir la totalité de son champ de vision, remplaçant le ciel et la terre par une énorme masse de fonte qui lui fracassa le crâne comme s’il s’était agi d’un œuf pourri. Le visage du monstre se brisa avant de s’effondrer vers l’intérieur comme un château de carte alors que le corps massif était projeté un peu plus loin dans un fracas assourdissant. Fébrile, Liam ramena l’arme de nouveau réduite à lui tout en guettant aux alentours l’arrivée d’éventuels renforts.

La seule chose qui déferla sur lui fut une bourrasque de vent qui ébouriffa ses cheveux et rafraichit sa nuque trempée de sueur. Il laissa un peu retomber la tension qui le maintenant aussi rigide qu’une statue de cire et laissa glisser son regard jusqu’à Jonh qui venait de se remettre debout. La colère était un peu retombée sous l’effet du stress mais le trentenaire avait toujours un sale arrière-goût sur la langue.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 15:36

Assise par terre, Anne se plaisait à contempler le paysage plutôt beau, et très reposant. Le vent créait des vagues qui traversaient encore et encore les herbes hautes, comme pour chercher à les aplatir au sol, seulement celles-ci se redressaient sans cesse, et le manège recommençait. Tout cela était des plus reposant, et la jeune femme se surprit même à trouver joli le nuage de fureur qui flottait un peu plus loin, témoignant de l'humeur terrible de Jonh. Mais les couleurs, tantôt gris très foncé, tantôt avec des tracés plus clair laissés par les coups de tonnerre, avaient quelque chose de fascinant. La brune trouvait aussi ça relativement pratique de pouvoir connaître l'humeur de quelqu'un d'un simple coup d'oeil - celle de Jonh c'était désormais calmée : le nuage ne tonnait plus. Cependant, essayant de se mettre à la place de l'homme qui détenait ce pouvoir, elle se demanda comment il le vivait, lui. En effet, il ne pouvait pas se composer un visage impassible, son nuage le trahirait toujours. Il était carrément dans l'incapacité de mentir, ou de garder ce qu'il ressentait pour lui. Mais au moins, dans l'immédiat, on pouvait voir qu'il se calmait, c'était déjà ça ! Tout en continuant d'observer ce qui se passait devant elle, elle enleva sa veste et la posa sur ses genoux, profitant ainsi de la brise qui souffait, ce qui finirait de la sécher totalement - elle était encore mouillée de la pluie du dépressif qui s'était abattue sur elle un peu plus tôt dans la journée.

Pendant qu'Anne était absorbée par les actions et ressentis du nuage-Jonh, quelque chose d'étrange se passa. De très étrange même. Nial, le Nial même qui lui avait jeté des regards tous plus froids et hargneux les uns que les autres, qui ne lui avait pas adressé la parole une seule fois et semblait considérer ses facultés mentales comme inexistantes pour une raison qu'elle ignorait, vint s'asseoir à ses côtés. Dans toute sa discrétion et sa maitrise de soi, Anne se tourna sèchement vers lui, les yeux grand ouverts dans une expression d'ébahissement complet, et la bouche également légèrement ouverte, comme pour lui demander ce qu'il allait lui faire : il était bien évidemment trop proche d'elle, il ne le supporterait pas, ça cachait donc quelque chose. C'était forcé, Anne s'était résignée, tout le monde ne pouvait l'apprécier. D'ailleurs, elle devrait le tourner autrement, pas grand monde ne l'appréciait. C'était ainsi, elle s'y était faite.

Et pourtant, Nial lui proposait de l'aider. D'une façon un peu idiote et irréfléchie, mais tout de même, il lui proposait de l'aider ! La réaction première de la brune fut un grand "Pourquoi ??" interloqué. Elle n'arrivait pas à comprendre d'où venait ce revirement de situation. Qu'est-ce qui pouvait bien le pousser à agir ainsi ? Anne haussa les épaules, refusant de trop chercher à comprendre, la réponse viendrait sûrement d'elle-même. Elle repensa alors à ce qu'il venait de lui proposer. Qu'il convainque Liam, hm ?

• Tu sais... C'est gentil à toi, mais ça m'étonnerait grandement que tu puisses faire quoi que ce soit qui le fasse changer d'avis. J'ai comme l'impression que tu n'as pas la moindre influence là-dessus, même si tu as... Payé. Je préfère encore essayer de me débrouiller, histoire de ne pas passer pour une petite fille dépendante des autres pour s'en sortir...

C'était en effet une idée qui la répugnait au plus haut point. Et d'ailleurs, en y réfléchissant davantage, c'était peut-être exactement ce que pensait Nial d'elle ! Que la malheureuse petite femme ne pouvait rien faire par elle-même, et allait se faire ravager s'il ne l'aidait pas ! Etrangement, bien que Jonh ait déjà fait preuve de gentillesse envers elle, elle ne ressentait pas la pitié qui émanait à l'instant même de l'homme assis à ses côtés. Elle se retourna vers lui quand il lui expliqua pourquoi il avait été "méchant", pour reprendre ses dires, envers elle. Cela ne faisait que confirmer ce qu'elle pensait. Cependant, c'était à son tour de faire preuve de compassion. Après tout, admettre une faiblesse, ce n'était jamais quelque chose de facile à faire.

• Y'a pas de mal. Essaie juste de ne pas me voir comme une femme, mais comme un compagnon de route si ça peut t'aider. Ca te sera peut-être plus facile quand j'aurai pu me montrer utile dans ce...

Anne fut brutalement coupée, ses pensées retournant dans le quart de seconde vers Liam et Jonh, perdus dans les grandes herbes. Le nuage de ce dernier lui avait déjà attiré le regard, car il semblait revenir vers eux, signe que la dispute semblait s'être calmée. Ce qui l'alarma, cependant, ce fut ledit nuage qui s'envola à plusieurs mètres de hauteur, avec en-dessous son créateur, qui décrivit un bien gracieux arc de cercle, avant de replonger au milieu des herbes avec un bruit sourd qu'elle put entendre d'où elle se trouvait. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Ce n'était pas réglé, en fin de compte, et Liam s'était servi de ses bras de gorille pour le balancer violemment ? Non, ce n'était pas possible, il était parti après lui pour le ramener, pas pour le violenter. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer, bon sang ?

• Et merde !

Voyant le nuage qui restait immobile, la brune ne put que s'imaginer le pire. Elle se leva d'un bond, comme frappée comme une décharge, sa veste tombant de ses genoux et s'étalant au sol, cependant elle n'y fit pas attention le moins du monde. Se félicitant d'avoir demandé un pantalon à Jonh quelques heures auparavant, ce qui lui permettait de courir à grandes enjambées. Elle avait immédiatement oublié Nial, se concentrant sur sa respiration et sur la provenant des bruits étranges qu'elle entendait. Ils ressemblaient à des grognements, mais très sourds, comme provenant d'une créature immense, accompagnés de raclements réguliers, comme si ladite créature s'apprêtait à charger.

Au moment même où Anne traversa la rideau d'herber qui lui masquait un sanglier géant et furieux à quelques mètres d'elle à peine, ainsi que Liam un peu plus loin derrière, et Jonh par terre dans une position tout sauf naturelle, qui semblait K.O.. La brune commençait tout juste à se dire que le monstre allait tous les piétiner, qu'elle allait ensuite les manger et recracher leurs vêtements et leurs os sans autre pensée que son prochain repas, qu'elle vit Liam lancer ce qui ressemblait à un boulet de prisonnier qu'il retenait par une chaîne extrêmement longue. Cependant, le boulet était très petit, et le sanglier faisait plusieurs mètres de hauteur. Cela ne pourrait que le chatouiller. Quoique... le boulet doubla, tripla, puis quadrupla de volume, voire même plus, et vint s'écraser en douceur sur le crâne de la bestiole. Crâne qui se fracassa presque immédiatement, envoya son propriétaire s'écraser au sol aux pieds d'Anne, la décorant au passage de petits bouts de cervelle.

Elle sauta en arrière, retenant un haut le coeur et tentant de respirer par la bouche. Cette bête puait, maintenant que sa tête était explosée cela semblait rendre les choses encore plus malodorantes. Et Anne qui regardait le cadavre d'un air à la fois dégoûté et peiné : elle ne voulait sûrement que se défendre, s'étant sentie menacée ; mais elle voulait les tuer pour cela. Bien qu'elle sache que cela n'était pas du tout rationnel comme façon de penser, elle ne put s'empêcher de se demander s'il n'y aurait pas pu avoir une autre façon de faire. Puis son regard tomba sur Liam. Liam qui n'avait pas hésité à tuer ce gros sanglier de sang froid, mais surtout qui avait réussi à le faire ! Après tout, lui aussi avait agi en système d'auto-défense, mais il l'avait terrassé à lui tout seul ! Un nouveau genre de respect, teinté d'un arrière goût étrange, germa dans l'esprit de la brune envers lui.

Se souvenant ensuite de Jonh, au sol, les jambes par-dessus la tête, le dos tordu dans une position tout sauf naturelle, Anne se tourna vers lui, plus que paniquée, pour le voir... Debout, comme une fleur. Enfin, pas autant tout de même, il avait l'air bien sonné. En même temps, s'il s'était pris l'espèce de grosse bestiole qui repeignait désormais le sol de sang dans les dents, il ne pouvait aller totalement bien. Mais d'un autre côté, s'il avait pu se relever de lui même, cela ne devait pas être si mal ! Lâchant un soupir de soulagement, Anne se dirigea tout de même vers lui.

• ...Comment tu te sens ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 17:55

Si Jonh n'avait jamais volé de lui même, là il venait d'en faire l'expérience. Enfin ça c'était passé si vite que sans doute l’atterrissage restera plus gravé en sa mémoire. Il avait percuté le sol, sa hotte ayant a demi amorti sa chute mais niqué son dos et ses jambes pointaient vers le ciel prêt à faire une galipette arrière. Le dépressif émit un grognement douloureux et resta quelques secondes dans cette position qui d'un point vue extérieur pourrait être marrante. Pas de doute, il devait être vraiment cinglé pour avoir une vision pareille. Des bruits de pas se firent entendre ainsi qu'un bruit sourd puis le silence. Bon...Jonh se redressa tant bien que mal et une douleur aiguë lui traversa les côtes le faisant pâlir. Il entendit de loin une voix lui parler mais il était possible que ça soit son imagination. Il cligna des yeux pour chasser les points noirs et fut rassurer de voir que Liam n'avait rien. Si ce n'était ce regard qui lui lançait comme si il lui en voulait de quelque chose. Mais quoi ?

Son cerveau bouillonna, chercha, essayant de faire abstraction de la douleur puis il tilta. Aucune inquiétude ne transparaissait il était juste là, debout. C'était si évident. Jonh se mordit la lèvre inférieure violemment. Liam ne le croyait pas. Il aurait très bien pu se faire couper en deux par l'animal que ça aurai été le cadet de ses soucis. Le taulard l'avait donc bien manipulé, quelque part, puisqu'il ne croyait pas les propos du voyageur. Ce dernier sentit son coeur se tordre, faisant encore plus mal que la blessure qu'il avait, et interne. Jonh serra sa main sur ses côtes droites, l'autre alla dans sa bouche qu'il mordit pour ne pas hurler de douleur. Dans son esprit ses sentiments se mélangeaient au même rythme que le nuage qui ne savait plus donner de la tête. Mourir. Noir. Pleurer, les larmes de douleurs qui coulaient sur ses joues. Pluie. Colère. Le tonnerre qui grondait. Le dépressif finit par se prendre la tête entre les mains, ses jambes menaçant de se dérober sous son poids. Pourquoi ne pouvait il pas mourir ? Pourquoi Liam ne le croyait il pas ? Ne lui avait il pas prouvé dans la grange que son amour n'était pas des paroles en l'air ?

- Pourquoi...?

Ca n'avait été qu'un murmure porté par le vent avant que Jonh ne redresse la tête et s'avance vers Liam, les traits tirés par l'effort et la douleur. Il était si près et si loin en même temps. La dépressif une fois arrivé auprès du taulard s'accrocha à ses épaules, sentant que ses jambes ne tiendraient plus longtemps, l'obligeant à l'écouter.

- Pourquoi....( grimace) tu ne me crois pas Liam...? Pourquoi est ce que tu joues avec moi...?

Il le secoua doucement, n'ayant pas la force de faire plus. Fixant de son regard remplis de mille lueurs dans celui sombre de son interlocuteur. Il sentait son coeur battre à cent à l'heure, menaçant de sortir, lui vrillant les oreilles. Jonh approcha ses lèvres de l'oreille du taulard et souffla :

- Je suis désolé si je t'ai blessé...je n'en avait pas l'intention...je le pense, je le ressens, l'amour que j'ai pour toi...

Le dépressif colla son corps contre celui du taulard, sa respiration se bloquant à cause de la pression sur sa blessure, ses ongles s'enfonçant dans sa prise. Peut être que si il avait relevé sa chemise tout à l'heure il aurait pu voir l'étendu des dégâts et fait plus attention. Le vêtement plaqué contre la plaie absorbant le sang qui coulait de la peau arrachée.

- Monsieur Baldwin...je vous aime...

Un dernier souffle et puis ses yeux se voilèrent, se fermèrent. Le noir complet. Le nuage disparaissant. Ainsi mourut Jonh Matrevis. Mais en prenant son pouls on pouvait voir qu'il était toujours vivant, faible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 19:14

Ca y était, comme dans toutes les guerres il devait exister une équipe médicale et la leur était incarnée par Anne qui arrivait à toute allure dans son pantalon trop grand. Elle contourna la carcasse du sanglier pour aller s’inquiéter de l’état du blessé qui se relevait péniblement avant de l’ignorer comme si elle n’avait été qu’un fantôme. Liam observait cette scène d’un œil noir, une veine pulsant furieusement sur sa tempe. Voir Jonh se diriger vers lui comme un possédé, le regard vague et la démarche zigzagante fit monter d’un cran la rage qu’il réprimait difficilement.

Qu’est-ce qu’il voulait ? En rajouter une couche ? Pousser Liam au meurtre ? S’il savait à quel point il en était près… mais peut-être était justement le cas ? Foutu dépressif ! Ce n’est qu’à un mètre de lui qu’il remarqua que du sang trempait la chemise de son élève, gouttant jusqu’à son pantalon constellé de tâches pourpres. Avant d’avoir pu amorcer le moindre geste les questions déferlèrent sur lui comme autant de coup de poignards.

- Pourquoi ? répéta-t-il interdit, comme en écho.

Cet enfoiré était un foutu acteur, ou alors il pensait vraiment ce qu’il disait mais… pourquoi avoir ri plus tôt alors ? C’était illogique ! Insensé ! Les ongles qui s’enfonçaient directement dans la peau de son torse à nu lui tirèrent une légère grimace alors que ses yeux se voyaient brouillés par l’incompréhension. Il ne savait plus où donner de la tête, quoi croire ni comment réagir. C’était comme nager au milieu d’un océan déchainé. On se sentait perdu, démuni mais surtout en colère de n’avoir le contrôle sur rien y compris sur sa propre vie.

Une partie de lui sautait sur l’espoir qu’on lui servait sur un plateau d’argent, sur les promesses d’une présence permanente à ses côtés et d’un amour qui survivrait à sa nature atrocement immorale, qu’il n’avait fait que tout comprendre de travers jusqu’alors. L’autre partie de lui hurlait au mensonge, à la manipulation mais surtout à une vengeance sanglante. A la torture aussi car la mort serait trop douce pour pareille trahison.

Après une ultime déclaration d’amour le dépressif s’effondra dans ses bras comme un poids mort. Le taulard resta un moment immobile, tous ses sens concentré sur le sang poisseux qui coulait le long de ses bras qui maintenaient fermement le corps évanoui. Et si ça aussi, c’était du cinéma ? Les yeux du trentenaire s’étrécirent alors qu’il allongeait Jonh sur le sol pour prendre son pouls, autant pour clarifier ce qui venait de se passer que pour savoir s’il était réellement décédé.

Il fit pression avec ses doigts sur la carotide et y sentit l’artère pulser faiblement. Alors qu’il retirait sa main en laissa sur la peau blême ses empreintes ensanglantées il se surprit à ressentir du soulagement. Il avait cru ses sentiments annihilés par la colère mais son affection ne semblait être que plus vivace, comme un phénix renaissant de ses cendres. Les bons sentiments étaient encore plus fourbes que les mauvais sur bien des aspects…

Le tueur fit basculer le dépressif sur le côté pour lui ôter sa hotte puis sa chemise imbibée de sang. Le résultat n’était pas joli-joli, le choc ayant arraché une bonne portion de peau dans le dos sur lequel s’était passé la réception. Rien à l’horizon pour effectuer des soins corrects bien sûr, au pays des bouseux le contraire aurait été étonnant. Faute de mieux Liam coinça la chemise de Jonh à sa ceinture, jeta sa hotte sur ses épaules et entreprit de porter le blessé sans poser les mains sur ses plaies ce qui se révélait être un véritable travail d’Hercule. Alors qu’il daignait enfin accorder un regard à Anne ce fut pour lui ordonner, péremptoire :

- Retourne au camp, il doit bien rester de l’eau et des chiffons dans un coin. A défaut de le soigner on va au moins essayer de nettoyer ça. Je m’occupe de le ramener.

Ses yeux noirs la fixèrent intensément jusqu’à ce qu’elle se décide à détaler dans la direction demandée après quoi il se mit en route lui-même, l’oreille tendue pour vérifier que son comparse respirait toujours. Et si ce qu’il voyait n’était que superficiel ? Vu la manière dont il était retombé une commotion cérébrale ou autre connerie du genre était possible non ? Il s’y connaissait autant en médecine qu’en point de croix, mais c’était loin de le rassurer bien au contraire.

Son esprit embrouillé n’arrivait toujours pas à démêler le vrai du faux et il crispait involontairement les mains sur le corps inanimé qu’elles soutenaient. Il ne devait pas crever avant d’avoir éclairci tout ça. Il n’en avait pas le droit ! Mais plus il marchait plus les choses lui paraissaient limpides. Il avait tout pris de travers, encore une fois non ? Quand on était à deux doigts de crever on ne servait pas des mensonges. Enfin aux dernières nouvelles ce n’était pas une pratique à la mode.

- Ne me lâche pas. Ne me lâche pas maintenant, grommelait-il entre ses dents alors qu’il émergeait enfin dans le camp des bandits.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nial Hemsworth

avatar

Maladie mentale : TOC de l'effet domino

Messages : 81

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 21:18

Il se disait que tout allait être bien, et qu'il allait peut-être pouvoir être plus ouvert avec les filles, et qu'il pourrait peut-être avoir une amitié avec une, lorsque son cerveau eut un tilt. Un tilt qui le fit comme bugger pendant cinq grosses minutes le temps d'un reset total. Anne continua sa conversation toute seule, on ne saura jamais pourquoi.

(Hrp: Le prochain passage aurait du être en lettres majuscules, mais pour une question de visibilité et de respect pour les yeux des autres, il est resté en normal)

Il avait parlé à une fille en étant gentil et en proposant de l'aide mais what the fuck?! Il avait pété un plomb ou quoi? Touts les principes sur lesquels il s'était fondé tombaient en ruines. Il fallait oublier cet évènement et essayer de recommencer à zéro. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris??? Il était devenu fou, ça y est, il réalisait sa erreur qui était plus grave que de lancer accidentellement un bombe atomique sur les USA. Il n'y avait pas de mots pour décrire l'état psychique de Nial à ce moment-là.

Au bout d'environ cinq minutes d'œil pris de tics incessants et d'immobilité, Nial se leva et piqua un sprint silencieux pour se changer les idées. Il se retint d'exprimer sa rage envers lui-même par un cri car ce serait montrer ses faiblesses. Un fois qu'il se fut calmé, il se reprit à s'occuper de son chaton. Et se dirigea vers les signaux de nuages. La scène qu'il vit l'amusa avec un certain dégoût tout de même. Alors qu'il se passait une sorte d'alchimie destructrice entre Liam et Jonh depuis un certain temps déjà, il vit l'homme au nuage valser en l'air et se faire très très mal. Nial aurait pu sortir de ses buissons, mais n'en n'avait aucune envie pour le moment, c'est pourquoi il alla à l'arrière de la camionnette pour essayer de piquer un sommeil bien réparateur.

Il allait fermer les yeux lorsqu'il vit son chat lui faire un regard culpabilisateur. Décidément ce dernier était assez intelligent comme chat. Certains scientifiques, dans leurs thèses, disaient que les chats avaient une sorte de sixième sens pour "sentir" les choses, ce qui était sûrement vrai, vu la complexité de leurs sens, mais cela restait expérimental de nos jours, et c'était à qui veut le croire. À ce moment, Nial sentait que la thèse pouvait s'appliquer, où était-ce juste parce que les chats dans ce monde étaient télépathes...

-Bon d'accord je vais pas rester ici pendant que Jonh est peut-être en train de mourir, c'est cruel, mais je peux pas te résister. fit-il à son chat.

Pour ainsi dire, ce chat était son premier ami. C'était triste à dire, mais c'était comme ça. Enfin c'était la seule personne avec ses parents à laquelle il tenait beaucoup. Il avait eu des amis et des petits copains, mais ils s'en allaient vite ces lâches... Ouais ce chaton était adorable, et le seul compagnon de route qui valait la peine d'être suivi. Ainsi il se leva et vit que Liam entrait dans le camps des bandits. Il voulut s'approcher un peu, mais il sentit que l'humeur n'était pas à la joie, donc il alla aussi dans le camps et dégota dans une tente des serviettes et de l'eau. Il se dirigea vers Liam et posa ses trouvailles par-terre.

-Je sais pas si ça peut aider, mais c'est la seule chose que je peux faire pour lui.

Il s'écarta des deux hommes, et s'assit sur un banc. Ce n'est pas qu'il avait peur du sang, car il en avait vu des bêtes souffrir sous ses yeux, mais il avait peur qu'on l'accuse de ne pas avoir aidé, car si il mourrait, on allait le faire chier pendant un bon bout de temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 14 Juin - 22:50

Bien que Jonh semblait tout d'abord aller relativement bien, il fut rapidement avéré que non. En effet, une quantité de plus en plus importante de sang se déversait d'une blessure assez méchante dans son dos, rendant ses vêtements écarlates presque autant que son visage devenait pâle. Cette blessure, Anne ne la vit que quand il passa devant elle sans lui accorder ne serait-ce qu'un mot, qu'un regard. Il se dirigea droit vers Liam, et bien que la brune sentit un petit pincement au coeur de se faire ignorer de la sorte, elle ne put s'empêcher de s'inquiéter pour Jonh. Non seulement il allait vite être à cours de sang à déverser, mais en plus il semblait ne pas savoir où donner de la tête - ce qui se voyait à son nuage - ce qui pouvait être un très mauvais signe. Bien qu'elle ne s'y connaisse pas le moins du monde dans tout ce qui s'approchait du cerveau, Anne pensait que délirer n'était forcément pas bien dans ces cas là.

Et non seulement son délire était inquiétant, mais que dire alors de son évanouissement soudain dans les bras de son bien-aimé ! Cela avait tellement l'air d'une scène de film à la fin triste, du genre Titanic ou Roméo + Juliette, que la jeune femme était presque sûre qu'il venait de mourir devant leurs yeux. N'osant pas bouger, n'osant presque pas respirer tant elle était sûre du drame, il fallut de longues secondes à Anne pour qu'elle puisse se bouger quand Liam lui ordonna de retourner au campement chercher de quoi administrer les premiers secours.

* Il veut tout ça. Oké. Donc il est vivant. Oké. Go !

Elle dut faire appel à toute la force de sa volonté pour détaler comme un lapin, bien qu'elle vit à l'arrivée qu'elle s'était faite devancer par Nial, qui avait soit eu le bon sens de penser à l'eau et aux chiffons, soit avait entendu ce que Liam venait de dire. Dans tous les cas, même si elle n'avait pas attrapé elle-même de quoi nettoyer la blessure, que quelqu'un, n'importe qui, l'ait pris suffisait. Elle suivit Nial vers les deux hommes, se disant qu'après avoir détalé comme elle l'avait fait, il n'oserait peut-être pas lui reparler comme il l'avait fait, pensant qu'elle avait fui. Car même si elle trouvait ce "je ne parle pas aux femmes" stupide, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir l'aider à surmonter cette peur.

• Merci d'avoir apporté tout ça ! Et... Désolée pour tout à l'heure, d'être partie comme ça !

Cependant, voyant l'état de Jonh de plus en plus déplorable, Anne se tut. Il semblait vraiment mort. Elle se surprit même à penser que la sale bestiole qui lui était rentrée dedans avait largement mérité de se faire éclater le crâne à coup de boulet, mais aussitôt le bruit horrible des os qui craquent lui revint en mémoire, et elle ne put s'empêcher de frissonner.

Trouvant la brise qu'elle appréciait un peu plus tôt subitement glacée, la brune s'agenouilla aux côtés de Jonh en silence, se préparant à faire tout ce que Liam lui demanderait qui pourrait l'aider. Après tout, il était celui qui le connaissait le mieux, en semblait avoir des notions de base en ce qui concernait de pareilles blessures.

Ne pouvant détourner son regard du visage de Jonh, pâle, crayeux, la bouche ouverte, Anne serra les poings, se sentant plus qu'inutile. Après tout, n'avaient-ils pas des pouvoirs, ici ? Comment cela se faisait-il que personne n'avait encore dit "oh, attendez, je peux le guérir en quelques secondes" ? Mais non, il était inutile de se torturer ainsi. Anne décrispa ses poings, comme si elle avait soudainement compris ce qui allait arriver. Il allait mourir, il n'y avait pas d'autre solution. Il allait mourir ici, dans le camp des bandits qu'ils avaient eux-mêmes précédemment conduits à la mort. Et il allait à son tour se faire bouffer par quelques créatures qui viendraient jusqu'à lui, attirés par l'odeur de corps en décomposition.

Bien que tout cela lui paraissait horrible, Anne était sûre que cela allait terminer ainsi, qu'ils allaient perdre leur compagnon. Ensuite, Liam ne voudrait plus de Nial ni d'elle, et ils se retrouveraient sûrement chacun de leur côté, seul, des proies faciles qui se feraient tuer avant même qu'ils aient le temps de s'en rendre compte.

Et beh, vous parlez d'un plan !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 15 Juin - 6:10

Maintenant que l’objectif numéro un se résumant à revenir au camp était rempli, Liam se trouvait de nouveau devant un mur. Soit les deux clampins lui avaient apporté des chiffons et de l’eau comme demandé mais il ne savait même pas par où commencer. Frotter ? Tamponner ? Juste verser de l’eau dessus ? Bon sang il n’avait jamais eu à s’inquiéter de l’état de santé de personne jusqu’à maintenant et encore moi d’effectuer des premiers soins, il resta donc un moment à fixer ce qu’on lui avait apporté avec un regard morne après qu’il eut déposé Jonh au sol, avant de secouer la tête comme un chien qui s’ébroue.

- Non laissez tomber, on n’arrivera à rien avec ça. Ça ne suffira jamais.

Autant de temps pour admettre l’évidence était pathétique et le tueur le savait bien alors qu’il passait la main dans sa tignasse en quête d’une solution miracle. La grosse dondon verte avait peut-être quelque chose d’utile dans son sac à lui vendre, mais ce genre de dépenses impromptues n’était pas pour lui plaire. Certain disaient que c’était juste un « imprévu », pour lui c’était juste un terme inventé par des commerciaux qui tentaient de s’en mettre plein les fouilles par tous les moyens possibles et imaginables.

Immobile il pesa le pour et le contre longtemps, enfin pas trop tout de même étant donné la propension du dépressif à devenir de plus en plus blême et maladif. Ce con allait lui claquer entre les doigts ! Liam avait l’impression dérangeante que le monde entier se liguait contre lui pour vider sa bourse mais il se résigna malgré tout en levant les yeux au ciel avec une contrariété visible.

- Labeau Nefaie, viens nous aider.

Voilà, et une manière de plus de se taper la honte dans ce monde de merde. Vu la tête que tiraient Anne et Nial ils devaient désormais croire qu’il avait perdu la raison mais ils furent bien vite détrompés. Une femme énorme de près de deux mètres et au teint verdâtre qui n’était pas sans rappeler celui de l’ogre préféré des enfants se matérialisa au milieu des hautes herbes. Elle était aussi imposante que le sanglier mort auquel elle adressa un regard surprit avant de se tourner vers Liam pour lui demander ce qu’il désirait avec son stupide accent.

S’ensuivit un débat de quelques minutes pendant lesquelles la commerçante déballa sa marchandise en ventant tel ou tel objet dont il n’avait pas l’utilité, lui conseilla d’investir dans une potion de soin majeure ce à quoi le violeur répondit que c’était la peau des couilles qu’on s’arrachait à la pince et il se mirent finalement d’accord concernant un petit dentier de vampire en plastique. A en croire cette arnaqueuse du dimanche il permettrait de se régénérer une fois par semaine en ingérant du sang. Contrecoup ? 1 ou 2 heures de violentes crampes d’estomac. Ouais à la rigueur, ça pouvait justifier la dépense de 500 rubz.

Liam mit la main au portefeuille après s’être entendu dire que pour cette somme il n’aurait aucune réduction même en marchandant pendant deux jours, et regarda Labeau disparaître en la fusillant du regard. Cette brocanteuse du dimanche le sentirait passer un jour, il s’en faisait la promesse. Il ajouta donc mentalement son nom à une liste très sélect’ où apparaissaient déjà Georges Mikles, Asmodée et le maire Elipsien puis se tourna vers le dépressif pour lui ouvrir la bouche et lui enfiler le dentier de pacotille.

- Bon, maintenant ‘faut plus que du sang hein ? cracha-t-il furieusement, toujours sur les nerfs.

Son regard passa de Nial à Anne, puis d’Anne à Nial comme s’il cherchait qui sacrifier à un obscur Dieu Aztèque. Ce ne devait pas être une vision très rassurante à vrai dire, mais heureusement il se détourna d’eux brusquement alors qu’il chassait de son esprit l’idée de les utiliser. Faire ça aurait été leur faire croire qu’il leur était redevable et qu’ils n’avaient donc rien à payer pour le voyage. Hors de question d’en arriver là alors qu’il avait sa propre hémoglobine 100% gratuite, faites-vous plaisir messieurs dames c’est une occasion à ne surtout pas manquer !

Un peu trop brusquement peut-être, Liam glissa son poignet dans la bouche béante de son élève et releva sa mâchoire à l’aide de sa main libre pour que les dents de plastique transpercent sa chair. Malgré la douleur les traits du tueur ne frémirent même pas, trop concentré qu’il était à chercher des signes de rémission chez le blesser. Son sang se déversait en épais filets dans l’organisme du dépressif qui reprenait peu à peu des couleurs avant de se redresser brutalement en manquant de faire basculer le taulard sur son séant. Après l’avoir laissé tousser et crachoter une bonne dizaine de secondes, Liam récupéra dans gêne le dentier directement dans la bouche de Jonh pour le glisser dans sa poche.

Même s’il n’en laissait rien paraître il se sentait bizarrement léger, le soulagement peut-être ? Il n’en savait rien lui-même, aussi se contenta-t-il d’attraper le menton de son élève entre ses doigts ensanglantés pour l’embrasser à pleine bouche sans se soucier de cet arrière-goût de fer qui n’était autre que celui de son propre sang. Lorsque leurs lèvres se séparèrent il lança avec un naturel déconcertant :

- C’est bon ? Personne d’autre ne veut mourir ? Je préfère demander parce que pour vous le dentier serait en location, il adressa un sourire carnassier au duo nouveau venu avant de laisser voguer son regard jusqu’à l’endroit où reposait le sanglier au crâne éclaté, On devrait peut-être le charger à l’arrière avant de partir… c’est pas dit qu’on puisse dégoter de la viande de sitôt.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nial Hemsworth

avatar

Maladie mentale : TOC de l'effet domino

Messages : 81

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 15 Juin - 19:16

Il voulait bien qu'on le laisse seul tranquille dans son coin aulieu de lui parler, alors quand Anne qui croyait qu'il l'aimait bien lui parla, il feint l'ignorance, pour ne pas avoir affaire à son regard mystérieux. Des filles disaient que quand on était amoureux, pour attirer l'autre il fallait feindre l'ignorance, ce qui démontrait que les filles étaient bien tordues. Être en couple, pour Nial, à ce moment, était totalement hors de question, et rien que l'idée d'une Anne voulant l'approcher cela lui faisait des frissons dans le dos. VISION D'HORREUR! Il pensa à ce qu'il ne fallait pas penser, et l'envie de gerber son petit-déj' lui prit soudain. Il écarta cette pensée immondissime de sa tête et essaya de se calmer. Il reprit sa respiration après ce moment difficile à tenir psychologiquement, et releva la tête.

Devant lui se tenait un étrange être qui était vaguement humain qui vendit à Liam une dentition vampirique... qui servit après car Liam fit boire son sang à Jonh, qui recouvra de ses blessures. C'était assez incroyable, car scientifiquement parlant c'était assez improbable, mais ce monde était magique après tout, et peut-être que les vampires venaient de Dreamland après tout? Cela c'était retransmis dans le monde réel, et voilà que l'industrie se faisait plein de sousous avec ça, en produisant des films tellement niais et avec des personnages si coincés qu'ils en chierait presque des briques.

Désavantage: les humains en avaient fait un concept débile. Avantage: Jonh était sauvé! HOURRAH et vive les mariés! Il ne manquait plus que le riz et la chanson triste et on avait un parfait mariage/scène romantiquement dangereuse parfait. Au moins ces deux allaient être heureux pour un bon bout de temps, avant que Jonh ne craque de nouveau et qu'il finisse la gorge tranchée par Liam. Mais Jonh était sympa, car il était toujours blessé, donc on le plaignait, donc il était tout de suite plus gentil car il souffrait le pauvre. C'était inévitable, donc pour respecter la logique humaine, Nial se devait d'éprouver de la compassion pour lui, mais il ne le fit pas, car Nial établissait ses propres règles pour lui-même, et ça c'était la magie d'être soi-même!!!

À part ça, le fait que Nial aie cherché de l'eau et des serviettes n'avait servi à rien, à part à ce que Nial s'en serve pour se nettoyer ses mains et sa figure. D'ailleurs il conseilla à Liam de faire la même chose pour Jonh, car il n'avait peut-être plus de blessure, mais il en restait absolument crasseux. En parlant d'hygiène, son chaton faisait de même, et une fois n'est pas coutume, il alla se mettre dans l'eau. Un chat sauter dans l'eau volontairement c'était historique! Il jouait tranquillement dans ce seau et Nial le caressait l'aidant à se laver et à s'amuser. C'était tout mimi! Décidément cette aventure avec son chat, c'était l'amour passionné!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 16 Juin - 20:05

L'esprit de Jonh flottait tel un nuage dans le vide, l'obscurité présente comme une seconde peau. Est ce qu'il était mort ? Tué par un sanglier, ou plutôt la chute de son attaque. Son corps ne devait plus être qu'un légume à San Francisco dans ce lit, emprunté chez Jérémiah. Le dépressif se demandait combien de temps les gens mettraient pour trouver son corps qui avait perdue son esprit. Au moins il avait le mérite de ne pas être dans la rue. Une goutte qui tombait sur sa tête le fit s'arrêter avant de s'en prendre une autre. Jonh leva sa main et vit une tâche rougeâtre alors que plus en plus de sang tombait sur lui. Et puis il se sentie comme aspiré avant de se redresser soudainement, un goût horrible dans la bouche quand bien même il était familier.

Il toussa, cracha pour tenter de l'enlever. Une fois calmé il n'eut pas le temps de dire ouf que on lui enlevait un truc dans la bouche. Encore moins quand on lui vola un baiser langoureux. Un " what the fuck" resta bloqué dans sa gorge alors qu'il restait quelques secondes ébahies avant de secouer la tête.
Analysons. Il se trouvait assis sur le sol, avait cru être mort après s'être fait percuté par un sanglier suite à une dispute avec Liam. Liam qui venait de l'embrasser sans son autorisation - il allait le tuer - pour une raison Y. Quoique la morsure sur son poignet, le fait qu'il parlait de dentier en même temps que la mort pouvait signifier que le taulard venait de lui sauver la vie. Prenons donc ce baiser comme une sorte de paiement de dette bien que le dépressif trouvait ça horrible de ne pas lui avoir laissé le choix.
Ensuite, le jeune homme se trouvait torse nu, ce qui était gênant quand même mais vu l'état de sa chemise qui pendouillait à la ceinture de Liam il ne valait mieux pas la remettre...Heureusement il restait celle dans sa hotte.

- Merci Liam...

Quand même, il pouvait bien dire ça avant de tenter de se relever, son corps craquant sous l'effort. Puis il reprit :

- Enfin, la prochaine fois évite de m'embrasser quand même, jusqu'à maintenant tu avais résisté

L'envie de rajouter qu'en cas de manque Nial serait ravie de le combler ne franchit pas ses lèvres mais il le pensait très fort. Bien que cela aurait été dit sans aucune jalousie car maintenant Jonh se sentait plus léger. Perte de la mémoire ? Non. Lorsqu'il s'était redressé et croisé le regard furieux de Liam, son cerveau avait disjoncté sous la douleur. Dans son inconscience de son esprit il avait enfermé ses sentiments pour le taulard ainsi que les moments intimes partagé tel que l'épisode de la baignoire, qu'ils soient en train de dormir dans le même lit et bien d'autre...Quel était le stade de la relation pour Jonh ? Et bien...un simple compagnon étant donné que le passage à amical était dû à sa confession dans la salle de bain qui était partie aux oubliettes au fin fond de son cerveau.
Jonh se sentait observé par les deux autres voyageurs comme il avait dit quelque chose d'incroyable et il leva un sourcil interrogatif avant de poser sa main sur son estomac qui commençait à lui faire mal. Ah oui...les effets secondaires...comme tout objet venant de ce foutu monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 17 Juin - 15:06

Apparemment, les torchons et l'eau n'étaient pas la meilleure médecine qu'on pouvait trouver dans le coin. Enfin, pas selon Liam. En effet, après être resté planté devant le mourant pendant de longues secondes, il s'était finalement décidé à faire appel à...

La bonne fée ? répéta bêtement Anne.

Cela lui paraissait hallucinant. Ce monde semblait tellement vil et corrompu qu'il ne pouvait pas abriter de bonne fée, c'était impossible ! Et en effet, il n'y avait pas de "bonne fée" à proprement parler. La... Chose, à défaut de mieux, à laquelle faisait appel Liam était plus grande et grosse que le plus grand et gros homme, et en plus était d'une horrible teinte verdâtre, presque maladive. Elle devait donc avoir mal entendu, il n'y avait pas d'autres explications. En plus, quelle fée monnaierait ses services ? Et cher, en plus, semblait-il.

Mais bon, ils finirent pas se mettre d'accord, et le client se retrouva en possession d'un dentier en plastique des plus grotesques, ressemblant à ceux que les enfants portaient à Halloween. Il était censé posséder quelques facultés curatives, et extrêmement efficaces à en croire les dires du vendeur. Bien que voulant y croire de toutes ses forces - elle ne voulait pas que Jonh meure, après tout - la brune ne put retenir un reniflement sceptique. Comme si ça allait marcher ! D'accord, ce monde ne semblait pas régit pas les lois de base qui s'appliquaient à la planète terre, il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus !

* Maurice... *

Un sourire des plus déplacés au vu de la situation s'afficha sur le visage de la jeune femme, qui repensait à une publicité idiote qui avait bercé son enfance. Cependant, le moment était bien mal choisi, car Liam venait de se faire croquer le poignet par le dentier en plastique, et Jonh servait de réceptacle pour son sang ; qu'il était ainsi forcé de boire.

Le sourire d'Anne s'effaça à l'instant même où le miraculé - car il n'y avait pas d'autre terme adéquat - se redressa, toussant et crachotant. Le pessimisme de la brune en fut mis à mal : cela ne pouvait pas être l'effet du dentier ! Ce n'était pas possible ! Et pourtant, tout menait à cette conclusion... Elle allait devoir se pencher davantage sur les us et coutumes de ce monde si elle ne voulait pas paraître folle ou ignorante, au choix. Car bien qu'elle soit fraîchement débarquée et qu'elle ne connaissait encore presque rien sur cet endroit, il semblait évident qu'ils devaient éviter de se faire trop remarquer. Et pour ça, il y avait deux solutions : vivre caché ou se fondre dans la masse. Alors même si pour le moment elle était plutôt au milieu de la première, il ne fallait pas négliger la deuxième pour autant : le plus elle en saurait, le mieux elle se débrouillerait. Car elle ne pensait pas non plus que les trois hommes seraient toujours à ses côtés. Elle ne pensait pas non plus qu'elle serait toujours avec quelqu'un.

Mais pour le moment, ils étaient là tous les trois, Liam en mode romantique, enfin relativement, ce qui collait bizarrement au personnage, et Jonh qui se remettait plus ou moins de ses émotions et autres vols planés. Nial, en revanche, agissait bizarrement. Après avoir agi de façon amicale avec la jeune femme, il faisait désormais comme si elle n'existait pas, au détail près qu'il restait le plus loin possible d'elle. Et si par malheur ils se rapprochaient un minimum, il semblait avoir en permanence envie de vomir, ce qui commençait à taper légèrement sur les nerfs d'Anne. Pourquoi faire le gentil petit garçon si c'était pour ensuite agir comme un rustre de premier ordre ?

Elle le suivit du regard, bien décidée à comprendre ces deux revirements de situation. Il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 17 Juin - 16:17

Une bête de cette taille devait bien peser dans les 500 kg, alors s’ils séchaient la viande elle représenterait une bien belle réserve de protéines qui ne pouvait que mettre l’eau à la bouche de Liam. Après leur long régime pomme-banane qu’ils avaient dû suivre faute de mieux lors de l’étape Telehem de leur épopée, la perspective d’un bon steak avait de quoi faire rêver. Oh bien sûr niveau cuisine il était loin d’être un professionnel, mais ça ne devait pas être bien dur de mettre ce monstre en pièce et de le cuire portion par portion. Tout ce qu’il leur faudrait, c’était du temps et ils en avaient à foison.

Les remerciements de Jonh le tirèrent de ses réflexions et le taulard tourna son regard vers lui juste à temps pour constater l’indifférence du dépressif à son égard. C’était comme si rien ne s’était passé, que tout avait été oublié. Il osait même lui reprocher son baiser après lui avoir fait une déclaration enflammée… c’était l’hôpital qui se foutait de la charité !

Son air interrogatif fut le coup de trop pour Liam dont le sang ne fit qu’un tour. Ce mec se foutait définitivement de sa gueule. Il jouait à quoi là ? Aux amnésiques ? Il se croyait dans un épisode des feux de l’amour ou quoi ? Les poings serrés, le regard du tueur se durcit alors que l’interrogation « tuer ou ne pas tuer » repointait son nez comme si elle n’avait fait que guetter tout ce temps derrière un taillis. Il avait l’impression d’être pris pour un jouet, une marionnette qu’on manipulait à sa guise et il n’aimait pas ça. Pas ça du tout. C’était comme lorsqu’il était pris dans les filets de son paternel, toujours dans l’attente de sa prochaine saute d’humeur, de ses prochains reproches, de ses prochains coups. Intolérable.

- C’est ta manière de fuir c’est ça ? interrogea-t-il sur un ton doucereux.

L’aura menaçante qui émanait de lui était épaisse, presque palpable. Le fait qu’il conserve son calme était peut-être le pire de tout. Un pas vers Jonh et la tension monta d’un cran. Le vent qui balayait l’océan d’herbes hautes en vagues successives, le soleil de plomb qui teintait leurs peaux de cramoisi, l’odeur suffocante qui s’élevait du cadavre du sanglier, plus rien ne comptait. Ils se trouvaient dans une bulle où le temps s’était arrêté, Anne et Nial étant les spectateurs involontaires d’un meurtre potentiel. Les agissements de Liam dépendraient de la manière dont son élève lui répondrait, les conséquences allant de relativement bénignes à franchement dramatiques.

- Tu me sors des conneries comme quoi tu m’aimes, tu te donnes même à moi deux fois et après ça tu t’offusques d’un baiser ? Si t’assumes pas c’est ton problème, pas le mien. Alors soit tu fais une mise à jour, soit je t’offre un sourire d’une oreille à l’autre, comme ça au moins je saurais pourquoi j’ai l’impression que tu te fous de ma gueule.

Sans même chercher à se cacher il tira son couteau de sa poche, l’ouvrit d’un geste sec du poignet et fit glisser la lame sur son propre visage pour que l’image de ce qui attendait Jonh s’encre bien dans l’esprit de chacun. Mordre la chair à la hauteur de la pommette, tailler dans le muscle jusqu’à la commissure des lèvres et poursuivre de l’autre côté pour que la boucle soit bouclée. Un sourire à la Joker gratuit, c’est la maison Baldwin qui offre aujourd’hui !

Il savait pertinemment que sa réaction était disproportionnée, mais il commençait à en avoir plein le dos de ces conneries. C’était comme se voir remuer un hamburger sous le nez avant qu’on vous l’enlève, encore et encore en sachant que vous crevez de faim. Il refusait de se laisser torturer sans rien faire, juste parce qu’il avait le malheur de vouloir un minimum d’affection de la part d’une seule et unique personne. Il se trouvait pathétique à mendier ainsi des bons sentiments, mais ce n’était pas comme s’il avait le contrôle total de ses émotions. Peut-être que s’il tuait Jonh tout serait plus facile ? Dans l’état de rage froide où il était, c’était une solution tout aussi acceptable qu’une autre.

Le pire était peut-être que son élève ne semblait réellement rien comprendre à ce qu’il disait. Il ne s’était pourtant pas pris un coup à la tête non ? Et le dentier n’avait pas du tout ce genre d’effet secondaire, alors quoi ? Choc post-traumatique ? A d’autres ! Du cinéma, toujours du cinéma, encore du cinéma… il aurait mieux fait de se lancer dans une carrière d’acteur plutôt que d’oiseau raté.

- Ça y est, ça te revient ou tu as besoin d’aide ? Parce que je suis tout à fait disposer à aider, ajouta-t-il d’un ton mielleux, frappant sa lame encore et encore dans la paume de sa main comme le tic-tac d’une horloge morbide.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nial Hemsworth

avatar

Maladie mentale : TOC de l'effet domino

Messages : 81

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 17 Juin - 16:46

La situation était de plus en plus énervante et bizarre. De un, Jonh ne se souvenait pas qu'il avait déjà été embrassé par Liam au moins une fois, et sous l'arbre, mais Nial ferait mieux de se taire sur ça, car espionner les gens sans le savoir c'était quand même espionner. Après avec l'amnésie ça pouvait passer, mais pour Liam c'était visiblement un peu plus compliqué. Franchement Nial ne comprenait pas du tout Jonh. Il était suicidaire, voilà, il voulait se faire tuer par Liam comme ça Nial pourrait le plaindre, et bah il se trompait! Si Jonh se faisait souffrir pour avoir Nial C'était râpé, la stratégie était manquée. Enfin, bon, fallait se dire qu'il partait dans ses délires tout seul.

Le deuxième point, lui encore plus chiant que d'habitude et surtout ça donnait l'envie d'avoir une arme et de l'utiliser, était qu'Anne le regardait avec un de ces regards, mais Nial avait envie de lui gueuler de ne pas le regarder, car c'était gênant, et aussi car elle était trop curieuse. Que voulait-elle? Fomentait-elle un plan pour le déstabiliser? En tout cas elle n'y arriverai pas car Nial serait comme un roc. Mais il n'aimait pas qu'elle le regarde, c'est pour ça qu'il brandit son chat devant sa tête, sachant qu'elle était allergique, pour qu'elle arrête de le scruter. Il avait une arme lui!

Il espérait que cela marche, car il n'avait pas envie de traumatiser son chaton qui était tout mimi et tout propre. Il était tellement beau qu'il joua avec lui comme si rien n'était autour d'eux. Franchement c'était une bénédiction ce chat. Mais Anne était vile, mais son chat était adorable, mais Anne était fourbe aussi, mais son chat était mignon aussi, mais Anne était surtout vile, mais son chat était surtout adorable, mais Anne était fourbe, mais son chat était mignon. C'était entre ces différentes possibilités que tournait les méninges de Nial, sachant que c'était très basique, mais ça lui suffisait à l'instant. En fait non, rien que de penser qu'on pouvait faire plus compliqué lui donnait envie de le faire! - mais on va abréger les souffrances des lecteurs et ne pas le raconter.

Sinon il allait bien dans sa tête, et une fois avoir fini de faire 81 fois le même raisonnement sur Anne et son chat il se reconcentra sur la situation présente. Pourquoi 81 me direz vous? Car 8+1=9 et 9²=81 et aussi car 9=3² et 3 c'était le chiffre de l'homme en chinois, et que 9 c'était le chiffre de l'empereur en chinois car c'était 3x3. Donc pour Nial, 81 c'était mieux car c'était 9x9 donc encore mieux que l'Empereur, donc c'était le chiffre de l'être supérieur à tous les humains c'était NIAL!!!!! Oui tout allait bien dans sa tête... Mais il ne fallait pas abuser, et donc il se calma progressivement de son ascension numérique...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 17 Juin - 18:48

La question de Liam ne fit qu’augmenter le levé de sourcil de Jonh, qui allait bientôt quitter son front si il continuait comme ça. Il parlait de fuir, fuir quoi ? Un hyper sexuel ? Bah oui le dépressif ne tenait pas tant que ça à devenir la proie d'un criminel frustré pour assouvir ses pulsions sexuelles...meurtrier il aurait pas dit non...

Devant l'absence de réponse de Jonh, le taulard avait continué mais cette fois ci le voyageur fronçait les sourcils se demandant où Liam voulait en venir. Amoureux ? Lui ? De ce psychopathe ? Il était tombé sur la tête...? Le dépressif se retint de rire devant une telle absurdité ( oh si tu savais mon petit) étant donné l'état dans lequel son interlocuteur était. Apparemment ça ne lui plaisait pas que Jonh ne se souvienne pas d'une telle chose. Et comment se souvenir d'un truc qui n'avait jamais eu lieu ? Sois disant qu'ils auraient couchés deux ensemble - rien que d'y penser il en avait des frissons - et paraissait encore plus invraisemblable que de balancer que Jonh avait des sentiments amoureux pour Liam. En tout les cas il était clair que le dépressif ne se souvenant aucunement d'une telle chose.

- Je ne me fous pas de toi...c'est toi qui...

Il s'interrompit une idée lui traversant l'esprit. Et si c'était une entourloupe ? Du genre sentiment inversé et que c'était Liam qui ressentait quelque chose pour lui et voulait lui faire croire que c'était le dépressif qui avait des sentiments. Improbable. Liam était un psychopathe qui n'hésitait pas à tuer ou à violer des gens. Non, ça devait être un autre plan...Si, admettons qu'il aimerait Liam...il serait disposé à des baisers et d'autres choses plus osés, par conséquent nul besoin pour l'hyper sexuel de chercher un trou pour assouvir ses désirs sexuel. C'était...machiavélique. Il voyageait avec un type qui avait un esprit aussi tordu !

Liam semblait en avoir assez d'attendre et commença comme un décompte à l'aide de son couteau qui tapait contre sa paume. Jonh ferma les yeux, comme si il tentait de se rappeler alors qu'il réfléchissait à quoi faire. Continuer à nier ou bien faire semblant ? La deuxième option semblait être une meilleure idée pour ne pas finir avec un sourire constant sur le visage. Il espérait ne pas avoir fait de grandes choses sentimentales dans le scénario de Liam pour ne pas faire griller sa couverture.

Le bénéfice c'était qu'en tant que dépressif, ne pas sourire ou être heureux n'était pas très grave. Enfin, être amoureux d'un criminel ne devait sans doute pas rendre aussi joyeux. Il avait juste à faire semblant d'être amoureux et étant donné qu'il avait déjà été dans sa vie, il savait comment se comporter.
Bref...Jonh finit par rouvrir les yeux et sourit à Liam avant de s'avancer vers ce dernier, posant sa main, en faisant attention à ses doigts, sur les hanches du taulard. Bizarrement ce contact ne lui fut pas désagréable, d'un côté tant mieux comme ça il aurait pas à essayer de retenir un dégoût de poser sa main sur un homme.

- Désolé...j'avais le cerveau emmêlé, je ne voulais pas te mettre en colère mais ça va mieux maintenant

Et quoi de mieux pour le prouver que d’initier lui même un baiser ? Le dépressif lui rendit alors celui de tout à l'heure mais bon...fallait quand même pas pousser mémé, c'était une exception. Avec tout ça il avait oublié son estomac mais pas lui qui toqua méchamment pour montrer sa présence. Le dépressif grimaça et lança :

- Je crois que vous devrez aller chercher le sanglier sans moi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 18 Juin - 12:59

Finalement, le raisonnement des plus pessimistes d'Anne n'était pas si idiot que ça. Certes, personne n'était mort - et tant mieux. Mais une chose des plus étranges venait d'arriver, que la brune n'avait pas saisie immédiatement : Jonh semblait ne plus se souvenir de ce qu'il avait vécu avec son sauveur. C'était même plus que "semblait", il était carrément inconscient de ce qui se passait émotionnellement autour de lui. Bon, Anne et Nial étaient tous les deux un peu perdus, mais Liam était complètement hors de contrôle, il était pour ainsi dire passé du côté obscur. Quelques secondes auparavant le voilà qui répondait enfin aux sentiments de son compagnon, et maintenant il était hors de lui, menaçant Jonh de diverses punitions pour sa réaction étrange, et le plus inquiétant était qu'il semblait être totalement capable, tout en gardant la tête froide, de les mettre en pratique.

Et voilà que sa dernière idée était de sculpter le visage de son ami - bien que le terme ne semblait plus être vraiment exact - à sa façon, à savoir un beau, grand et douloureux sourire jusqu'aux oreilles. Littéralement. Anne ne put s'empêcher de remuer sa bouche bizarrement pour faire disparaitre la sensation qu'elle avait eu en s'imaginant elle-même avec le sourire de l'ange. Elle préféra se détourner de la scène, surtout que le moment était quand même intime. Les sentiments évoqués n'étaient pas des moindres. Elle regarda donc ailleurs pour se changer les idées, ce qui la fit se tourner vers Nial... Qui semblait être en léger conflit avec lui-même. Enfin léger, c'est vite dit.

Le voilà maintenant qui agissait de façon de plus en plus étrange envers la jeune femme, la regardant telle un rebut de la société. C'en serait presque vexant... Ce n'était pas elle, après tout, qui était allée le voir pour amorcer une conversation. Il semblait avoir oublié ce détail... Alors qu'Anne commençait vraiment à se demander ce qui pouvait bien se passer dans la tête de cet homme étrange, il eut une réaction qu'on qualifiera de déplacée, pour éviter des mots plus dégradants. En effet, il prit son pauvre petit chatounet à bout de bras pour le tendre, tel un bouclier, vers la jeune femme. Un peu comme il tiendrait un crucifix en criant un "vade retro satanas !". Non, décidément, elle n'y comprenait rien. Mais cette scène des plus ridicules eut au moins l'avantage de ne pas l'énerver davantage. Au contraire, elle éclata d'un petit rire nerveux.

Mais t'as des problèmes, toi !

Bon, ceci dit, ce n'était pas si idiot que ça, vu qu'elle ne s'approcherait pas à moins de cinq pas dudit chaton. Ses crises étaient en effet relativement violentes, et elle ne tenait pas à en déclencher une ici, sans aucun remède à portée de main. Mais il semblait que sa petite remarque avait mis à mal le garçon ; il avait désormais l'air carrément haineux. Décidément, elle ne comprenait pas...

Comme si c'était la tendance actuelle, l'estomac d'Anne se manifesta bruyamment, comme pour rappeler à sa propriétaire qu'il n'avait pas eu droit à un petit déjeuner ce matin-là, suite à une inondation momentanée de la chambre dans laquelle elle se trouvait avec Jonh. Cela lui fit se demander jusqu'à quel point il avait "oublié" ses sentiments. Avait-il également fait l'impasse sur le fait qu'il semblait relativement apprécier Anne, ou elle et Nial seraient-ils à nouveau des inconnus ? Cela ne serait même pas étonnant. Mais pas très plaisant tout de même.

Voyant que personne ne bougeait encore en direction de la carcasse qui les attendait sagement avachie dans l'herbe, le crâne enfoncé, Anne se décida à s'y diriger... Pour revenir sur ses pas presque immédiatement. Bien qu'elle ne voulait pas les interrompre, elle s'adressa à Liam, qui était le seul qu'elle avait vu jusque là en possession d'un couteau.

Tu pourrais me prêter ton couteau, s'il te plait ? Elle ajouta devant le regard presque suspicieux qu'il lui lança : j'ai déjà découpé pas mal de poulets, et vu découper des chevreuils et un ou deux porcs... Ca devrait pas être bien différent !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 18 Juin - 17:00

C’était Presque trop facile. Il avait suffi de claquer des doigts –ou plutôt d’agiter un peu son couteau- pour que la mémoire lui revienne comme par magie. Les gestes de Jonh semblaient faux, du contact hésitant de ses doigts sur sa hanche au baiser qu’il lui offrit avec une certaine réticence. Jamais il n’avait joué aussi mal, et c’était peut-être justement ça qui troublait Liam.

Il répondit à peine au baiser, se contentant de darder son élève de son regard insensible. La rage s’était tu en son ventre, mais pas muselée par le soulagement. Loin de là même. C’était le doute qui remplissait cet office à merveille, un peu plus à chaque seconde qui passait. Le tueur avait toujours tenu pour acquis le fait que Jonh joue au moins en partie la comédie sur ce qu’il ressentait à son égard. Comment croire qu’il puisse réellement éprouver quoi que ce soit pour le rebut immoral qu’il était ? Sauf qu’il l’avait habitué à mieux que ça et c’était là que le bas blessait. Soit il avait perdu par magie ses talents d’acteur, soit c’était ses souvenirs qui s’étaient réellement envolés en même temps que lui après l’impact avec le sanglier.

- Si tu le dis, répondit-il simplement sans quitter le dépressif des yeux.

Il cherchait un signe évident d’une perte de mémoire, quelque chose de physique comme le voir gravé en lettres de sang au beau milieu de son front mais tout ce qu’il voyait c’était un mec paumé en proie à d’horribles crampes d’estomac. De son côté c’étaient plutôt les sueurs froides qui menaient la danse alors que peu à peu s’insinuait dans son crâne une douloureuse évidence. Il avait oublié, tout oublié. Plus personne ne tenait à lui et tailler dans le gras avec sa lame de changerait rien. Peut-être que s’il fouillait une nouvelle fois dans son crâne il pourrait y piocher les souvenirs adéquats ?

Impossible de savoir que le pouvoir du jeune homme ne marchait que sur les mauvais souvenirs, aussi attrapa-t-il sans la moindre hésitation la main crispée sur le ventre de son interlocuteur pour lui provoquer une vision, qu’il le veuille ou non. Au lieu de lui faire voir la scène de la baignoire, ou de la grange, ou même le moment où il avait déclaré sa flamme il ne réussit qu’à montrer les images brouillées de la fois où il avait cherché à se confier à son professeur. Les regards fuyants, la porte fermée à clef, la reproduction horrible des secrets qu’il venait de dévoiler en prenant son courage à deux mains, ses efforts foulés au pied de la pire manière qui soit. La honte, aussi. Bien sûr il ne pouvait pas savoir ce qu’il venait de montrer, aussi ce fut avec curiosité qu’il relâcha les doigts qu’il retenait pour décrypter sur les traits de Jonh une quelconque évolution.

Rien, forcément, enfin pas dans les premières secondes du moins. Pour le reste il ne put pas savoir car Anne venait déjà vers lui avec la demande loufoque de se voir prêter son couteau. Liam la regarda un moment interdit avant d’éclater de rire. Elle avait vraiment cru que la réponse pourrait être oui ? Quand on avait la carrière de tueur et de violeur qu’il avait, la dernière des choses que l’on pouvait se permettre de faire était d’armer sa proie. Qu’est-ce qui lui disait qu’elle ne tenterait pas de le planter dès qu’il aurait le dos tourné ? Rien, et c’est justement pour ça que la réponse serait forcément un non définitif et sans appel.

- Je pourrais. Mais je ne le ferai pas.

Le trentenaire lui adressa un sourire inquiétant alors que le couteau papillon dansait entre ses doigts, s’ouvrant et se fermant dans une série de cliquetis métalliques. Ce n’était pas un simple « non », c’était presque un défi… et une menace. « Tente de me prendre mon arme et c’est toi que j’égorge, petite truie » était le message qui semblait suinter par tous les pores de sa peau.

- Mais ne t’inquiète pas je saurais très bien me débrouiller. J’ai pas mal d’entrainement pour tout ce qui est dépeçage et autres activités dérivées.

Il se retint d’ajouter qu’il pratiquait plutôt sur les spécimens humains, après tout il n’avait pas besoin d’aller aussi loin pour instiller la juste quantité de peur dans les veines de l’unique paire de seins du groupe. Avec nonchalance il glissa ensuite son couteau dans sa poche avant droite et se dirigea vers le sanglier. 500 kg représentaient une charge conséquente, au point que même son pouvoir de croissance musculaire ne suffise pas pour la porter seule. Peut-être serait-il alors judicieux de commencer par ce débarrasser du poids inutile ?

Aussitôt dit, aussitôt fait. La lame vit de nouveau la lumière du jour avant d’être enfouie au niveau de la nuque de l’animal alors que le taulard se mettait à siffler un air entrainant. Scier avec un outil aussi petit était loin d’être facile, mais le tueur était bien déterminer à débarrasser ce monstre de son immonde et lourde tête. Ce serait toujours ça de moins à porter…

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 18 Juin - 18:51

Apparemment il avait sur estimé ses talents car Liam ne semblait pas tout à fait convaincu. Bon en même temps Jonh n'avait jamais du mentir, et encore moins concernant des sentiments. Cela dit, heureusement, cette tromperie ne semblai pas énervé l'hyper sexuel. Sinon il aurait vraiment eu ce large sourire. Non, à sa plus grande surprise, Liam lui prit la main, encore une fois sans son avis et avant que Jonh ai pu lui dire que c'était une mauvaise idée avec son pouvoir les images affluèrent dans son esprit. Toujours le même passage qui lui donnait envie de construire une machine à remonter le temps pour aller défoncer ce prof. Si ça n'avait été que ce sentiment de colère, mais non, ce contact lui avait fait une sensation étrange et l'envie de serrer Liam dans ses bras lui avait traversé l'esprit.
Qu'est ce qui lui arrivait bordel ? Jonh fixait sa main comme si une réponse allait en surgir alors que Liam était aller dépecer le sanglier lui même après avoir refusé son prêt de couteau. Le dépressif avait l'impression d'avoir loupé un épisode, qui lui manquait des éléments pour comprendre la suite de l'histoire. Et si, en fait il avait VRAIMENT perdue la mémoire ? Mais pourquoi juste des souvenirs concernant Liam. Car le dépressif se souvenait clairement de Anne et de Nial bien que...quelques passages flous résidait dans sa tête. Et avec ce mal de ventre il ne pouvait pas penser correctement.

Jonh passa une main dans ses cheveux, fatigué, se demandant si il devait s'informer auprès des deux autres concernant ce soucis, si il avait vraiment zappé tout ça. Quoique le taulard pouvait aussi avoir menacer les voyageurs de le suivre dans son plan. Mais alors pourquoi ressentir ce vide...? Pourquoi avait été troublé lorsque ce psychopathe lui avait prit la main ? Celle là même qui était resté plaqué sur son estomac. Le dépressif soupira et fouilla dans sa hotte que Liam avait eu la gentillesse de ramener et en sortie sa chemise toute froissé et encore humide. Tant pis. Il l'enfila. Il resta quelques secondes sans rie n faire, à tenter de réfléchir pour résoudre ce mystère. Ca l'embêtait de ne pas avoir de réponse...Jonh se permit d'aller fouiller dans les affaires de son ami. Ami ? Il venait de réellement de penser ça ? Le dépressif fronça les sourcils se disant qu'il avait réellement un soucis et trouva enfin le sac de Mary Poppins. Bizarrement il se souvenait du passage où le taulard avait transvasé le laudanum à l'intérieur pour piéger les bandits.
Muni du sac, Jonh alla rejoindre Liam, trainant les pieds et serrant les dents sous les crampes d'estomac. Une fois arrivé à destination il posa le sac alors que le voyageur finissait de découper la tête en sale état du sanglier. Jonh réprima un frisson dégouté et rompit le silence :

- Ok, il doit bien y avoir quelque chose que je ressens pour toi, admettons que ce que tu ai dit soit vrai...j'ignore où c'est passé...J'espère que ça reviendra parce que honnêtement je me sens....

Léger ? Non. Vide ? Un peu. Incomplet ? C'était pas non plus son âme soeur comme l'avait été Lily.

- Bizarre...un truc du genre

Finit il, peu sure du mot employé. Car comment ne pas se sentir bizarre après avoir échappé de peu à la mort, bu le sang d'une personne et apprendre qu'on aimait un homme ?

- Je suppose que le fait que je n'ai pas trouvé ça désagréable quand je t'ai embrassé est un point positif

Pensa t-il à voix haute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 18 Juin - 20:51

Ca lui apprendrait à vouloir aider pour les tâches ingrates ! On ne l'y reprendrait pas, si c'était pour se faire traiter de cette façon ! Quoique... Après avoir réfléchi une bonne seconde, Anne se rendit à l'évidence : elle était trop gentille, et proposerait toujours son aide pour se genre de corvées. Mais quand même, la remercier aurait au moins été une bonne chose !

Parce que pour le moment, non seulement Nial l'ignorait de plus en plus, avec un air que la brune qualifiait de plus en plus d'idiot du village, mais en plus Liam agissait comme si elle était fondamentalement stupide. Avec son air de défi malsain, il semblait dire "tu es trop bête pour faire ça pauvre petite fille chétive, et trop bête aussi pour croire que je te laisserai une arme dans les mains". N'importe quoi...

* Tu parles, si j'ai un couteau en main je vais réussir à me couper moi-même... Je sais pas me battre avec des armes un tant soit peu plus délicates qu'une batte de baseball... *

Bien entendu, elle ne partagerait la pensée qui venait de lui traverser l'esprit avec des personnes qu'elle ne connaissait pas encore assez pour qu'elles se soient elles-mêmes rendues compte qu'elle avait deux mains gauches. Car en y réfléchissant bien, elle s'était déjà coupée plusieurs fois, toute seule comme une grande. Aussi ne chercha-t-elle pas à protester, au risque de se ridiculiser, ce qui la ferait inévitablement chuter dans le peu d'estime qu'ils pouvaient éventuellement avoir pour elle, sans possibilité de retour en arrière. Quoique... Elle ne pensait vraiment pas qu'ils pouvaient avoir une quelconque estime pour elle. Mais, pour le moment, peut-être avait-elle droit au bénéfice du doute. Et si tel était le cas, autant le garder.

Très bien. Je vais faire du feu, vu qu'il faudra bien fumer tout ça. Il y a bien trop de viande pour espérer tout faire sécher...

Elle commença à s'éloigner, puis vacilla sur un pied, hésitant à continuer. Elle ne voulait pas recommencer le même manège que précédemment, mais elle n'avait pas de feu sur elle. Elle continua à avancer. Elle leur en demanderait une fois qu'elle aurait ramassé les brindilles et autre petit bois nécessaire, surtout qu'elle venait de se souvenir que Liam s'était allumé une clope peu de temps auparavant.

Elle s'éloigna donc du groupe en ramassant des herbes mortes qui jonchaient le sol, tout en se dirigeant vers l'arbre le plus proche. Cependant, même si les brindilles étaient présentes partout, ce n'était pas le cas pour le bois mort. Et même si Anne aurait pu arracher des branches vivantes, celles-ci prendraient beaucoup moins rapidement. Elle finit tout de même par en trouver, après s'être éloignée du campement d'une bonne centaine de mètres, zig zaguant d'un petit arbre solitaire à un autre.

Puis, sentant dans l'air la douce odeur de charogne, un doute la saisit. Et si les animaux qui se planquaient dans les herbes décidaient de venir voir d'un peu plus près ? Elle serait en première ligne ! Elle sentit presque des ailes lui pousser dans le dos, et elle détala entre les herbes qui lui arrivaient presque à hauteur de la tête. Faire du feu s'avérait en fait impératif, pour tenir les charognards et autres carnivores plus feignants éloignés du campement. Ce fut d'ailleurs quand elle revint au campement qu'elle se dit que les bandits devaient bien avoir des réserves de bois...

Evitant de faire cette remarque à voix haute pour le pas aggraver son cas, Anna amena sa brassée de bois où se trouvaient Liam et Jonh, puis la posa dans le sens du vent pour qu'ils ne se prennent pas le retour de flammes dans la tête. Ca pouvait être dérangeant...

Et ton briquet tu veux bien me le filer ou tu as trop peur que je te brûle avec ?

Certes, cela pouvait être relativement dangereux de trop jouer sur l'ironie avec son possesseur. Mais il agissait vraiment de façon ridicule sur ce coup là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 12:01

Anne s’était vexée avant de tirer sa révérence, cherchant de quoi faire du feu à défaut de pouvoir endosser le manteau du chasseur. Il la regarda s’éloigner avec une légère lueur d’amusement dans ses iris noirs puis reporta son attention sur sa tâche. Trancher les chairs, les os, les tendons. Tailler dans la graisse, le cartilage et les vaisseaux. La lame allait et venait dans un mouvement répétitif alors que les mains de son manieur se couvraient peu à peu d’une mélasse collante de sang coagulé. L’odeur de la cervelle répandue par ses soins lui montait à la tête, retournant autant son estomac qu’elle ne lui rappelait de bons souvenirs.

Le souvenir de ces corps cachés dans des bois, enterrés à la lueur du crépuscule. De ceux abandonnés dans des bennes à ordures. Dans les caves sombres aussi parfois, au milieu des rats. Parfois intacts, parfois dépecés comme le sanglier entre ses doigts. Combien en avait-il tué, après de longues heures –jours ?- de sévices ? Ils étaient trop nombreux, Liam avait cessé de compter depuis longtemps déjà. Et pourtant ce nombre était infime en comparaison de ceux qui avaient connu l’horreur du simple viol. Lorsque le taulard regardait derrière lui tout ce qu’il voyait était une trainée de mort et de dépravation, de punition et de compréhension. La compréhension surtout, l’éclat dans leurs yeux écarquillés d’horreur qui clamait mieux qu’un cri « j’ai compris, je suis désolé et je ne recommencerai plus ». Et il trouvait ça beau.

La voix de Jonh perça au milieu de ces brumes nostalgiques alors que le tueur venait à bout des derniers lambeaux de peau qui retenait la tête du monstre, qui alla rouler un peu plus loin dans un sillon pourpre. Le regard brumeux du trentenaire se fit alerte alors qu’il le tournait vers son interlocuteur enfin décidé à dire la vérité. Bon, il affirmait de nouveau être amnésique mais étrangement il paraissait presque le regretter. Il disait même vouloir retrouver la mémoire et Liam s’abstint de peu de lui rétorquer qu’il pouvait l’aider, qu’il paraissait même qu’un bon coup dans le crâne remettait souvent tout en ordre.

- Tu t’en souvenais avant de t’évanouir donc ce n’est pas dû à l’accident. Ça doit être plus ou moins volontaire, énonça-t-il simplement alors qu’il délaissait le cou tronqué du sanglier pour s’attaquer à son ventre.

Alors qu’il enfonçait son couteau papillon en haut de l’abdomen pour procéder à une ouverture propre et net sur toute sa longueur, l’hypersexuel retournait les paroles de son camarade dans tous les sens. Il avait oublié, donc forcément parce qu’il avait voulu l’oublier et ça, ça le foutait en rogne. Sauf qu’il regrettait, et ça c’était « positif » comme il disait, non ? Pathétique se rétorquait-il aussitôt, et pitoyable. Quand en était-il arriver à réagir comme une pucelle en chaleur ? S’attacher aux gens ne lui réussissait pas.

Une fois le sanglier ouvert de part et d’autres ses tripes s’était répandue sur le sol comme les graines d’un sac éventré. La puanteur était atroce mais Liam plissa à peine le nez alors qu’il tirait sur le tout pour l’évacuer et le jeter dans les herbes hautes comme un sacrifice aux charognards qui commençaient à s’intéresser à son manège. La belle allure qu’il devait avoir, plongé jusqu’aux coudes dans la panse de son gibier ! Il était plus éclaboussé de sang que s’il s’était roulé sur les tapis d’un abattoir. Ça allait lui coûter un bras en pressing, pensa-t-il cyniquement.

Pendant tout ce temps Jonh n’avait pas bougé d’un iota, comme s’il attendait un geste ou un mot de la part du taulard. Quoi ? Qu’il lui roule encore une pelle pour qu’il s’offusque comme une gamine prude ? Qu’il lui raconte tout avec des détails scabreux pour lui remettre le tout en mémoire ? C’est bon, il avait assez donné.

- C’est cool pour toi si tu y vois du positif gamin, mais moi j’ai surtout l’impression qu’on se fout de ma gueule et je crois que tu me connais assez pour savoir que ces situations finissent rarement en happy end, trou de mémoire ou pas.

Liam tapota pensivement sa joue de la lame de son couteau, y laissant une marque poisseuse dont il ne parut même pas se soucier.

- D’ailleurs je ne serais pas capable de t’expliquer, j’ai jamais compris pourquoi tu affirmais m’aimer. Un coup tu me balances que je suis un monstre, un autre tu me sers une déclaration digne d’un dramaturge… mais quoi attendre d’autre d’un bipolaire hein ?

Il lâcha un rire étrange alors qu’il raclait le fond de l’abdomen pour en détacher les derniers bouts d’intestins. On pouvait y déceler de l’amusement, mais aussi du mépris et de la lassitude. Un rire « j’en ai plein les couilles » en quelque sorte.

- Bref. Quand tu seras d’accord avec toi-même, reviens me voir. Mais pas avant sauf si tu veux prendre la place de ce putain de sanglier.

Anne choisit ce moment pour apparaître dans son dos comme un fantôme, les bras chargés de petit bois. La voir réclamer encore quelque chose était si prévisible que le tueur ne put s'empêcher de rire de nouveau, complètement moqueur cette fois. On aurait dit une gamine qui venait mendier une friandise à ses parents, adorable autant que pathétique. Il lui servit son sourire le plus affable, mais pas le plus rassurant pourtant, alors que sa main errait dans ses poches à la recherche de son briquet. Il finit par le trouver et alors qu'il le tendait à la demoiselle son geste s'interrompit net.

Comme si les choses pouvaient être aussi faciles, hum ? Mais tout se monnayait et il commençait à entrevoir une manière plutôt agréable de faire revenir la mémoire de Jonh alors que son regard glissait sur le corps de la névrosée. La langue de Liam s'évada brièvement pour effleurer sa lèvre supérieure alors qu'il répondait, doucereux :

- Bien sûr que je peux te le prêter, mais qu'est-ce que je gagne en échange ? Mets y un peu du tien. Embrasse moi et tu pourras allumer ton feu, plutôt bon marché tu ne trouves pas ?



_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 15:13

Le regard fixé sur le crâne de Liam, Jonh essayait de ne pas regarder le cadavre de l'animal bien que rien qu'à l'odeur il était dégouté. Et il était censé manger ça plus tard ? Pas sur que le dépressif en soit capable. Enfin, si il était venu jusqu'ici c'était pour éclaircir son esprit embrouillé et autant dire que Liam ne l'aidait pas vraiment.
A part le fait que ça avait disparu entre son évanouissement et son réveil. Il était fort probable que cela soit son inconscient qui ai fait passé Liam aux oubliettes. Pourquoi ? La dernière fois qu'il avait perdue la mémoire c'était suite à l'accident de voiture, à cause du choc. Il en avait d'ailleurs oublié son propre nom mais finalement ça lui était revenu au bout de quelques jours, le temps de se remettre. Pour ensuite souffrir de la perte de Lily.
Et là, voila que ca recommençait sauf que son cerveau avait fait une sélection sans doute pour le préserver...Liam avait donc du faire quelque chose mais quoi ?

Perdu dans ses pensées, Jonh entendit à peine le taulard reprendre la parole pour dire qu'il en avait assez qu'on se foute de lui. Ah bah si le dépressif avait un moyen de lui montrer que c'était pas du tout le cas. Il rajouta qu'il ne comprenait pas pourquoi le voyageur l'aimait alors qu'au début il l'avait prit pour un monstre pour ensuite plus tard lui déclarer sa flamme. Jonh eut un sourire nerveux alors que Liam se mettait à rire, mais pas d'un rire joyeux. Il voulait qu'il parte ? Très bien mais ça risquait de prendre du temps avant de revenir.

- Tout homme normal considérerait quelqu'un qui égorge une enfant de monstre...mais ça c'était avant que je comprenne les raisons qui animent tes actions...et puis l'amour c'est compliqué, l'inverse ne serait pas drôle sinon...enfin je suppose que pour quelqu'un qui n'a jamais reçu d'amour, à part de la part d'Ella, ça reste un concept flou...bref, je te laisse continuer ton dépeçage

Il allait détourner les talons lorsque Anne arriva, après son échec pour avoir le couteau elle semblait avoir jeté son dévolu pour allumer un feu. Cette fois ci ce fut le briquet qu'elle quémanda et l'ironie de sa phrase le fit doucement sourire. Avant de le perdre lorsque Liam demanda en échange que la demoiselle l'embrasse. Il ne comprenait pas ce qui se passa à cet instant mais une colère sourde monta dans son cerveau, coula dans ses veines faisant fonctionner son bras qui se leva pour aller foutre une baffe à Liam.

- Je comprend en fait pourquoi mon cerveau a préféré oublié...

Siffla t-il entre ses dents avant de détourner les talons pour marcher en direction du camp. Les poings serrés, son nuage crépitant au dessus de sa tête, Jonh savait analyser les sentiments et celui qui l'avait prit de court portait un nom : la jalousie. Ce qui était tout à fait normale quand quelqu'un que , apparemment, on aime au fond de soi, propose à une fille de l'embrasser. Il paraissait évident que le dépressif en avait supporter beaucoup trop pour son pauvre cœur à cause du taulard qui manquait cruellement de tact.
Furieux, Jonh, une fois arrivé, prit sa hotte et la lança dans l'arrière de la camionnette faisant tomber quelques affaires dont la paire de ciseaux offert gracieusement par un calendrier.

- Oh...

Souffla t-il avant de jeter un regard à Nial qui était obnubilé par son chat et à mon avis s'en fichait royalement du dépressif. Ce dernier s'empara de l'outil qui brillait aux lueurs du soleil ainsi que dans ses yeux. Oh ça serait si simple...Plus de jalousie, plus de douleur, plus de tristesse...enfin la paix ! Ce n'était pas un brouillard qui enveloppait Jonh comme pour les cimetières dans les vieux films mais un gros nuage noirs qui signifiait clairement " attention suicide en vue !". Presque euphorique, le bipolaire passait son index sur la lame comme si il s'agissait d'un objet précieux. Un sourire s'afficha sur le visage de Jonh tandis qu'il traçait une fine ligne blanche sur sa peau marquante, contournant les traces restées suites à son accident, de ces autres tentatives. Cependant il s'arrêta lorsqu'il n'arriva pas à en identifier une. D'où sortait elle ? C'était comme un bleu. Jonh frôla la marque qui allait vers le violet et appuya dessus lui arrachant une grimace de douleur.

Une douleur qui ranima la raison de la présence de ce bleu dans sa mémoire. L'instant dans la baignoire avec Liam fut recréer dans son esprit. Contrairement à la base où il avait pensé s'y être réfugié pour calmer ses sanglots et être partis après une dispute avec Liam. Alors qu'en fait...il avait de son propre fait accepté de coucher avec l'hyper sexuel dans la baignoire, lui donnant entièrement une confiance aveugle.
Son autre main s'était refermé sur la lame du ciseau s'ancrant dans sa peau. Oh c'était limpide...c'était très clair. Il appuya à nouveau. Nouvelle douleur, les paroles de Liam retentir dans sa mémoire comme si c'était hier lors du passage de l'arbre. Jonh réitéra l'opération plusieurs fois jusqu'à ce qu'il fût obligé de s'asseoir tant la douleur était terrible. Autant de sa blessure qui devait être du à Liam qui sans faire attention dans la baignoire l'avait blessé, autant sa main qui s'était mit à saigner que son ma de crâne avec son ventre. En clair il avait mal partout. Cela dit cela ne l'empêcha pas d'avoir un rire nerveux devant l'évidence qui s'affichait devant lui. Ou plutôt le regard noirs de Liam lorsqu'il s'était relevé de sa chute, le brûlant comme un fer chaud.

- Peu importe le nombre de fois...il ne me croira jamais...

Et c'était bien là, le plus douloureux...Le dépressif lâcha le ciseau et essuya les larmes sur son visage laissant du sang à la place. Il ferma les yeux et leva légèrement la tête pour essayer de trouver de l'aide dans les rayons du soleil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 18:12

La puanteur qui flottait dans l'air était insoutenable. Anne avait l'impression qu'elle venait se coller à sa peau, et elle avait beau tenter de respirer le moins possible et par la bouche, l'odeur la prenait à la gorge. Aussi, après ses quelques mots pour demander un briquer au boucher improvisé, elle tenta d'économiser son souffle autant que possible. Et peut être au bout de quelques minutes allait-elle se faire à l'odeur ? L'inspiration suivante lui confirma que non.

Elle ne put toutefois pas s'empêcher d'avaler une grande goulée d'air en entendant la proposition de Liam qui lui permettrait d'avoir le briquet, et de pouvoir enfin allumer son feu.

Que je t'embrasse...?

Anne déposa sa brassée de bois à côté d'elle. Elle voulait suivre Jonh qui s'éloignait une nouvelle fois, car elle ne voulait pas qu'il puisse tenter une nouvelle fois de faire une bêtise. Elle s'accroupit pour être au niveau de Liam, et ainsi le fixer droit dans les yeux. Généralement, après une blague moyennement drôle ou un défi qu'on ne voulait pas voir relevé, les gens avaient tendance à baisser les yeux. Ce qu'il ne fit pas. Cherchant à comprendre jusqu'où il voulait en venir exactement, Anne fronça les sourcils. A ajouter à ça une grimace due à l'odeur du cadavre qui pourrissait sous le soleil juste devant son nez. Une furieuse envie de lui mettre un coup de tête vint la chatouiller.

Elle réfléchit ensuite rapidement à la situation. Qu'est-ce que ça pouvait bien être d'autre que de la provocation, cette remarque ridicule ? Pensait-il vraiment qu'en se montrant comme le rustre qu'il était puissance dix devant Jonh, ce dernier allait récupérer ses souvenirs comme par enchantement ? Et puis après tout, ne venait-il pas lui-même, Liam, de l'embrasser passionnément dès son réveil, malgré le sans encore présent dans sa bouche ? Cela n'avait vraiment pas de sens. Il était même pire que Jonh, à annihiler ainsi ses maigres chances de bonheur dès qu'elles se présentaient à lui. Relativement énervée par cette bêtise, elle ne chercha même pas à peser ses mots, bien qu'au vu l'état mental actuel de celui qui magnait le couteau, des conséquences pourraient se faire sentir.

Tu dis n'importe quoi ! T'as envie de tout sauf que je t'embrasse maintenant. Tu viens, encore, d'énerver Jonh avec tes conneries, et si tu continues comme ça il va finir par se barrer pour de bon... Ou pire ! Tu devrais régler ça avec lui une bonne fois pour toutes au lieu de faire l'idiot !

N'étant tout de même pas courageuse au point d'attendre sagement sa réaction avec son visage à quelques centimètres du sien seulement, Anne se releva, zyeutant au passage le briquet qu'il tenait toujours dans son bras à demi tendu. Tant pis, elle se débrouillerait autrement. Et quand tout ça se serait calmé, tant qu'à faire.

Je vais voir Jonh. Même si j'ai rien à voir avec vos histoires et que je ne veux surtout pas m'y mêler, j'ai pas non plus envie de le retrouver en train de se faire bouffer par je n'sais quel animal juste parce que tu joues avec lui.

Elle tourna les talons. Bien sûr, elle ne savait pas qu'elle venait de décrire ce qui se passait entre les deux hommes dans le mauvais sens, que Liam avait plus que tout cette impression. Mais il semblait tellement plus fort que son compagnon qu'elle ne s'inquiéta même pas de ce que lui pouvait ressentir. Il fallait dire, aussi, qu'il n'était visiblement pas du genre à partager ses émotions.

La brune arriva ensuite au niveau de la camionnette, dans laquelle se trouvait également Nial, toujours en admiration devant son chaton. Une nouvelle vague d'énervement vint la picoter, mais elle se concentra sur Jonh. Ce n'était pas le moment de faire l'enfant. Surtout que le visage de ce dernier était tâché de sans, tout comme ses mains. N'osant pas respirer de peur de le voir s'effondrer suite à une blessure qu'il se serait affligé, elle avança doucement vers lui. Heureusement, il leva la tête dans sa direction, ce qui lui permit de souffler. Elle lui prit les mains.

Mais qu'est-ce que tu t'es fait encore...

Il avait la paume profondément coupée, qui ne semblait pas vouloir s'arrêter de saigner. Ne voulant pas aborder le sujet Liam - elle avait dit ne pas vouloir s'en mêler - Anne lui dit qu'elle revenait tout de suite, et retourna au camp pour farfouiller dans les tentes afin de trouver du tissus avec lequel elle pourrait faire un bandage. Pour nettoyer la blessure, les chiffons et l'eau que Nial avait ramenés feraient parfaitement l'affaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam Baldwin

avatar

Maladie mentale : Hypersexualité

Messages : 398

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1358 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 20:13

Comprendre ses raisons ? Il pigeait que dalle oui, mais Liam n’eut pas le loisir de le lui dire que le dépressif lui servait une bonne tarte aux cinq doigts. Sur la même joue que celle qui s’était vu octroyer le précédent coup de poing à croire que quelqu’un œuvrait dans l’ombre pour déformer son visage qui n’avait pas besoin de tant d’attention après les profondes marques qu’y avait déjà laissé une vie difficile. Il se massa la joue l’air narquois alors que Jonh s’éloignait, surplombé d’un magnifique nuage noir prouvant que son manège ne l’avait pas laissé indifférent.

- C’est bien, c’est que ça revient, commenta-t-il avant désinvolture avant de refaire face à Anne.

Celle-ci avait l’air bien déterminée à lui casser les couilles en se mêlant de ce qui ne la regardait pas. Comment pouvait-elle savoir de quoi il avait envie ? Présentement tout ce qu’il voulait c’était finir de mettre en pièces ce foutu morceau de barbaque et de se vider les couilles dans n’importe quoi, elle y comprit. La reine des cruches le traitait d’idiot, c’était la meilleure… et même pas assez courageuse pour assumer ses paroles. Aller voir Jonh n’était qu’une excuse et il n’était pas dupe : tout ce qu’elle voulait c’était le fuir maintenant qu’elle réalisait sa bêtise.

A vrai dire au lieu de le mettre en colère, ce petit manège amusait plutôt le trentenaire. C’était comme voir un insecte se débattre furieusement entre vos doigts avant de lui trancher la tête dans l’ouverture d’une boite aux lettres. Foutrement inutile mais si fascinant !

- Si jamais tu changes d’avis mon cœur tu sais où me trouver, lança-t-il à l’adresse de la jeune femme qui s’éloignait à vive allure avant d’ajouter pour lui-même, Et si j’ai besoin d’un thérapie de couple je viendrais te voir. Ou pas en fait.

Lorsqu’il réussit à détacher son regard du petit cul de la brune, malheureusement tout sauf mit en valeur par le pantalon prêté par Jonh, l’hypersexuel reprit son horrible besogne. Ecorcher, désosser, découper. Jusqu’à en avoir des crampes aux doigts et des fourmis dans le bras, jusqu’à ne plus qu’entendre le bourdonnement des mouches attirées par l’odeur nauséabondes, les croassements des charognards, le grondement sourd du tonnerre signe que son élève était loin d’être calmé.

La viande avait été coupée grossièrement mais c’était assez pour l’instant, il n’aurait qu’à la fumer ainsi. De toute façon ses bras avaient l’air bien décidés à faire grève, aussi se laissa-t-il tomber sur le cul avant de ramasser une pierre pour la jeter sur un piaf un peu trop proche à son goût. Une fois sûr que personne ne viendrait taper dans leurs réserves il entreprit de se curer les ongles avec la lame de son couteau après l’avoir essuyé sur son pantalon. A cet instant il aurait tué pour un bain, cette couche de sang qui lui couvrait les avant-bras ne faisait que rendre la chaleur encore plus suffocante qu’elle ne l’était déjà.

La perspective d’un feu était par conséquent bien loin d’être réjouissante, aussi se contenta-t-il de fixer les silhouettes d’Anne et de Jonh un peu plus loin. Nial ? Il jouait encore avec son chat comme un bienheureux –ou un attardé, question de point de vue. Le couple se révélait décidément bien plus intéressant. Déjà à commencer par la jeune femme qui courait à droite et à gauche pour revenir avec de l’eau et des torchons. Qu’est-ce que son élève avait bien pu encore inventer ? Il n’avait rien ici pour se blesser pourtant, du moins pas à ce qu’il sache. Les dépressifs savaient se montrer foutrement imaginatifs quand il s’agissait de se faire du mal, hélas.

Liam se remit debout, s’étira et se rapprocha pour voir ce qui se passait après avoir couvert le tas de morceaux de viande avec la peau de l’animal pour le protéger au maximum des voleurs qui volaient en cercle dans le ciel au-dessus de son crâne, inlassablement. Une fois assez proche pour constater qu’il avait bien deviné, le violeur pencha légèrement la tête de côté, les yeux plissés.

- A quoi ça sert que je te soigne si tu te blesses juste derrière, gamin ?

C’était une question rhétorique qui n’attendait aucune réponse, aussi Liam acheva de parcourir la distance qui le séparait de son élève pour s’adosser à la camionnette. Le regard que lui lança Jonh était assez explicite pour tirer un sourire en coin au taulard. Dieu soit loué, si ce foutu connard avait jamais existé, la mémoire lui était revenue. Ou du moins ça en avait tout l’air.

- Tu te souviens maintenant, hum ? ajouta-t-il en esquissant un sourire d’autosatisfaction, persuadé que c’était dû à sa précédente manœuvre.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jonh Matrevis

avatar

Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

Messages : 232

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse: 1120 rubz

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 21:04

Alors que Jonh profitait des rayons du soleil sur son visage, il fut interrompue par des bruits de pas qui lui fit ouvrir les yeux. Il s'agissait d'Anne qui avait une mine inquiète peinte sur le visage. C'était juste une coupure il n'y avait pas de quoi en faire un drame. C'était pas comme si il avait coupé ses veines. La voyageuse eut alors la magnifique idée de lui prendre les mains, en même temps elle était pas au courant du pouvoir du dépressif. Ce dernier n'écoutait même plus la demoiselle alors que des images défilaient dans sa tête. C'était une sorte de petite fête puis il lui semblait reconnaître Anne qui avait reversé quelque chose avant de soudainement piquer une crise en s'excusant.

Maintenant il voyait un peu le rapport entre son pouvoir et elle. Même si Jonh ne savait pas tout il pouvait en déduire que Anne devait avoir un problème de conscience pour ses maladresses. D'ailleurs cette dernière l'avait laissé pour aller chercher de quoi le soigner. Il pouvait entendre ses pas rapides qui s'activaient et se rapprocher pour apparaître à nouveau avec du tissu et de l'eau. Jonh l'a laissa bander sa main, n"ayant pas la force de la repousser, elle et ses images incessantes. Il avait l'esprit encore trop encombré par ses souvenirs, en plus de celles de Anne.

La voix de Liam résonna dans ses oreilles, lui demandant à quoi ça avait servit qui le soigne. Bah il lui avait rien demandé aussi...Il était marrant lui.

- Je me suis juste coupé dans un élan de...colère

Suicide serait plus juste mais il l'aurait pas tenté si il n'avait pas été en colère. Logique indéniable. Liam se rapprocha, éliminant la distance restante faisant utilisation de son intelligence. Oui, en effet il se souvenait. Il avait envie de rajouter malheureusement dans cette pensée. Surtout avec cet air qu'il avait peint sur le visage comme si c'était grâce à lui. Certes, d'une certaine manière si le taulard ne lui avait pas fait ce bleu il aurait pu attendre encore longtemps. Il leva sa tête barbouillé de sang pour regarder le taulard.

- Je me souviens oui...avec aussi le fait que je vais souffrir jusqu'à la fin de ma vie mais tu me dira ça changera pas de d'habitude et ça serait pas dérangeant puisque je suis un dépressif.

Il remercia Anne qui avait finit de le soigner et se releva, titubant un peu à cause de la chaleur et de la fatigue. Il pourrait très bien piquer un somme là tout de suite. Maintenant il était à la même hauteur que Liam qui était adossé à la camionnette. Une question lui brûlait la langue mais il ne savait pas si il devait la poser ou non. Mais ça serait toujours un éclaircissement, et un quiproquos en moins au cas où dans leur déjà longue liste.

- Je voudrais juste savoir si tu me crois ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://exil.hypeforum.net/t105-jonh-matrevis
Anne Adonnel

avatar

Maladie mentale : sinistrose

Messages : 82

Feuille de personnage
Sac à dos:
Pouvoirs:
Bourse:

MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 19 Juin - 22:47

Après avoir trouve ce qu'elle cherchait dans la troisième tente au fond à droite, Anne revint vers la camionnette tout en s'appliquant à déchirer le tissus avec attention pour en faire des bandes régulières. Ainsi, même si elle ratait le premier pansement, elle en aurait d'autres de rechange. Passant devant la bassine - à côté de laquelle restait une flaque faite du sang de Jonh - elle la prit au passage afin de bien nettoyer tout ça. Avec toutes les saloperies qui devaient flotter dans l'air grâce à cette superbe odeur de cadavre, mieux valait bien insister sur l'eau. Quoique... Jetant un coup d'oeil suspicieux à la bassine, la jeune femme se demanda si on pouvait estimer que l'eau, elle, était propre. Probablement non. Mais bon, c'était mieux que rien.

Se résignant à ne pas trouver de meilleure médecine, la brune posa son chargement à l'arrière de la camionnette, puis s'appliqua à essorer plusieurs fois les torchons afin d'en enlever le plus de couleur suspecte possible. Elle inonda ensuite la plaie, tout en frottant doucement. La partie bandage, quant à elle, serait moins agréable. Sachant que cela faisait moins mal quand on n'anticipait pas la douleur, Anne ne dit rien à son patient et serra d'un coup sec le tissus autour de la blessure afin d'arrêter le saignement.

Elle le fixa ensuite solidement, tâchant d'ignorer la présence de Liam qui venait à son tour de s'appuyer nonchalamment contre la camionnette. Il paraissait bien tranquille, pour quelqu'un qui venait de menacer de tuer son ami, de passer un bon petit temps dans de la charogne jusqu'aux coudes - littéralement - et qui venait en plus de se prendre quelques petites insultes dans la tête. Cela dit, ça arrangeait bien Anne, qui ne se faisait pas de mystère : si Liam décidait de péter un petit câble sur elle, elle perdrait, et largement. Alors autant éviter. Elle ne voulait cependant pas laisser planer de sous entendu.

Je ne...

La brune avait voulu dire qu'elle ne changerait pas d'avis, mais se souvint ensuite qu'elle mangerait aussi de cette viande, sauf si elle ne faisait rien pour aider, en restant sagement assise dans son coin. Et puis, le simple fait d'avoir le briquet serait une petite victoire !

Saleté... murmura-t-elle pour elle-même.

Elle n'aimait vraiment pas ce genre de situations qui ne lui laissaient pas d'autres choix que ceux décidés pour elle. Puis un dialogue lui revint en tête.

Pourtant... Tu as dit que je ne devrai pas payer en nature... T'embrasser, c'est bien compris dedans, non ? Ce n'est en rien un service. Donc tu peux me passer le briquet pour que je fume la viande, ce qui serait te rendre service...

Certes, cela paraissait trop gros et trop facile pour que ça marche. Mais elle voulait essayer quand même. Cela ferait en effet une case "sortie de prison" assez utile ! Mais un seul regard à Liam lui assura que cela ne marcherait pas... Saleté !

Anne voulut ensuite essayer de suivre la suite de l'histoire Jonh/Liam. Le premier semblait avoir retrouvé ses souvenirs, tandis que le deuxième semblait très satisfait de lui. Vous me direz, il avait souvent l'air satisfait de lui... La jeune femme répondit ensuite aux remerciements du pansé, après tout, c'était normal ! Elle ne se risqua cependant pas à dire qu'ils en auraient fait de même pour elle. Elle n'en doutait que trop. Pourquoi l'aideraient-ils ? Encore, les deux hommes semblaient se connaître de longue date, il était donc normal qu'ils s'entraident, d'autant plus s'il y avait des sentiments en jeu. Mais elle, pauvre petite fraîchement débarquée et trop naïve, que gagneraient-ils à l'aider ? Que dalle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   

Revenir en haut Aller en bas
 
Séjour dans la plaine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hypnose : l'Exil :: Continent Imaginaire :: Plaine Félicité-
Sauter vers: