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 Séjour dans la plaine

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MessageSujet: Séjour dans la plaine   Mer 25 Jan - 16:49

>> En provenance d'un autre endroit de la plaine félicité

Une chose m’interpella dans les paroles de Liam, il avait appelé Jonh "mon cœur"... Étaient-ils en couple ? Et bien me v'la jolie, je me retrouvais avec deux homosexuels ... La veine. Nous marchons tous les trois vers ... vers où d'ailleurs ? Liam prononça le nom de "Techyo", voulait-il dire "Tokyo" ou avais-je mal compris ? Tokyo était plutôt loin, je ne pense donc pas à ce que ce soit ça que j'ai entendu ... Liam se rapprochait peu à peu de moi, je n'y prêtait pas attention, après tout, s'il était un pervers comme mon frère je n'avais pas à m'éloigner de lui. Il fouilla dans son sac quelques instant pour en sortir la chose que j'espérais le plus au monde ! Du papier et un stylo, alléluia ! Il voulait savoir mon nom, pourquoi pas après tout, il ne me paraissait pas hostile. Je saisissais les objets pour écrire simplement : "Appel moi Safrah, est ce qu'on pourrait faire une pause ? Je suis crevée.".

Nous nous arrêtions donc pour passer la nuit, j'avais grand besoin de dormir, j'étais plus épuisée que jamais. Je rendais les objets à Liam qui les rangeait dans son sac. Jonh me regardait étrangement, que me voulait-il celui-là ? Une baffe peut-être ? Son regard me dérangeait sérieusement, Liam semblait l'avoir remarqué, mais n'y prêtait pas grande attention ... Aucune importance. Si seulement je pouvais avoir un ordinateur, je lui ferais exploser son cerveau à distance, mais je n'en avais pas, et les deux homos ne semblaient pas en avoir un non plus ... La poisse.

Je m'asseyais par terre, les deux hommes semblaient encore plus grands vu d'en bas. Je laissais aller mon dos dans l'herbe tandis que le reste du trio me rejoignait. Ce n'est que lorsque mes muscles se détendaient que je me rendais compte que j'avais mal un peu partout. Liam était à ma gauche et Jonh était à la gauche de Liam. Il ne voulait sûrement pas m'approcher, et tant mieux ! Cela m'évitera de "grogner" mon mécontentement. Je regardais les étoiles quelques instants puis penchais ma tête sur le côté pour regarder Liam. Et si nous avions un lien familial ? Un telle ressemblance n'était pas due au hasard, et de toute façon je n'y croyais pas, au hasard. Il me donnait presque envie de reparler ... Je réfléchirais sur ce point plus tard.

Je me remettais à contempler le ciel, un frisson parcourût tout mon corps, il ne faisait pas très chaud ici, et puis j'étais en tee-shirt ... Je croisais les bras en me frottant les bras pour me réchauffer. Depuis quand n'avais-je plus eu froid, ou même chaud ? J'étais tellement habituée à la température ambiante de mon appartement que j'en avais oublié ces sensations ... Un coup d'oeil sur ma gauche me donna une idée, mais soit Liam me laissait venir contre lui, soit il me rejetait. Donc deux possibilités, soit je meurs de froid en ne tentant rien, soit je meurs de honte en étant rejetée. Au pire, la honte me réchaufferait.

Je m'approchais de lui discrètement, il ne semblait pas avoir froid lui. Il me lançait un regard étrange, si seulement je connaissais cette expression, j'aurais pu savoir ce qu'il avait dans la tête, mais je ne connaissais pas beaucoup la race humaine, dommage. Je me blottissais contre lui, il n'avait pas l'air déranger par ma présence, je restait donc coller à lui.
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 27 Jan - 16:46

Irrécupérable. C'était le mot adéquat lorsque Liam appela la demoiselle "mon coeur". Si ça se trouve derrière ses airs de muette c'était une tueur a gage expérimenté" qui allait tous les descendre. Non là c'était Jonh qui commençait à penser n'importe quoi. Mais en tout les cas leur nouvelle recrue devait avoir un grain pour quand même suivre le taulard après ce que le dépressif lui avait dit. Au moins elle ne pourra pas dire qu'il ne l'avait pas prévenu...Et puis c'était pas son problème si elle étai trop bête pour les suivre quand même.
Liam proposa d'aller à Techyo et ma foi Jonh n'y voyais pas d’inconvénient, de toute façon il ne savait même pas à quoi ça ressemblait comme ville. Le taulard devait savoir un minimum comment c'était.
Le trio composé deux hommes et une jeune fille, quelle équipe de choc, avançait donc dans la plaine félicité les lumières de l'autre groupe s'éloignant de plus en plus. Liam demanda alors à la petite décrire son nom sur le carnet qu'il lui tendit.
Jonh se retint de soupirer car c'était sur que de toute façon ça ne serait pas le dernier du voyage. Apparemment elle était trop fatigué pour continuer de marcher et les voyageurs durent s'arrêter pour la pauvre bichette. Cette dernière ne semblait pas apprécier le dépressif qui de toute façon ne l'aimait pas non plus alors au moins ils avaient un point commun...

Jonh posa sa hotte sur le sol et en sortit l'écharpe pour en faire un oreiller surveillant du con l’œil Safrah qui n'avait pas du tout froid aux yeux en allant se blottir contre Liam. Si il n'était pas en train de dormir, enfin si dans un autre monde il dormait, le dépressif penserait qu'il était en train de rêver. Mais non la petite tenait vraiment à aller dans la gueule du loup...ou alors Liam allait la prendre pour faire une Ella N°2...

- Génial...

Marmonna t-il entre ses dents avant de s'allonger sur l'herbe dos aux deux autres, serrant ses bras contre lui et repliant ses jambes vers son ventre pour se protéger du froid de la nuit.
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 27 Jan - 21:31

La midinette avait rapidement gratté le papier pour y laisser son nom et en bonus une réclamation. Une pause ? Déjà ? Ils avaient fait 500 mètres tout au plus et le corps chétif de la gamine ne tenait déjà plus le coup. Il y avait de quoi se demander si elle avait pratiqué du sport une seule fois dans sa vie même si son corps dépourvu de musculature semblait apporter la réponse de lui-même. Liam la jaugea un instant sans rien dire avant d’acquiescer. Leur marche nocturne écourtée prématurément, il n’eut plus alors qu’à poser son cul dans l’herbe après avoir récupéré son calepin et son stylo.

Safrah n’arrêtait pas de le manger des yeux mais l’attitude de Jonh avait de quoi couper toute envie. On aurait dit un chien à qui on venait de piquer son os, renfrogné et grondant dans l’espoir que cela suffise à impressionner l’opportun pour récupérer son bien. Le tueur cessa d’observer son élève pour porter de nouveau de l’attention à la jeune femme juste au moment où elle frissonnait. Aucune compassion n’anima les iris obscures de Liam qui se contenta de sourire en pensant :

**Dommage pour toi ma belle, moi je déshabille les femmes. Je ne les habille pas.**

Ces histoires de galanterie, tenir la porte et offrir sa veste quand ta grognasse à le malheur d’avoir 3 grammes de chair de poule… c’était de la merde en barre. Ceux qui avaient besoin d’en arriver là pour tirer leur coup avaient du soucis à se faire, ou étaient juste décidemment trop naïfs et romantiques ce qui pour Liam revenait à être stupide. Quand on savait se débrouiller on avait ce qu’on voulait bien plus facilement et comme preuve évidente Safrah vint peu de temps après se blottir contre lui alors qu’il s’était laissé tomber sur le dos dans l’herbe humide.

Alors que le grommellement du dépressif lui parvenait, couvert par le bruit du vent qui balayait la plaine, le taulard pouvait profiter de la chaleur d’une femme contre son flanc, du battement de son cœur qui semblait s’emballer. Cette proximité intervenait bien trop tard depuis l’apaisement apporté par « bambou » si bien qu’en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, le violeur avait dressé le chapiteau sous son jean. Son bras avait gonflé comme son troisième membre, et une fois n’est pas coutume il ne comptait pas transmettre ça à son autre bras pour rendre la paix à son caleçon. Cette fille devait apprendre qu’on ne se collait pas à un inconnu comme ça, surtout pas quand cet inconnu s’appelait Liam Baldwin.

Son bras énorme se referma sur la taille fine de la phobique avant qu’elle n’ait pu réagir, la maintenant d’une étreinte de fer. Contre son vente le dos de Safrah semblait frissonner mais le froid n’en était plus la seule cause désormais. Le tueur rapprocha alors son visage tout contre le cou de sa proie, sa langue jaillissant de l’enclos de ses lèvres pour glisser avec lenteur sur la peau mate, jusqu’au lobe de l’oreille.

- Je vais te donner un conseil pour l’avenir, lui souffla-t-il à l’oreille, Évite de te coller à moi si tu ne comptes rien faire. Parce que tu risquerais d’apprécier les conséquences de tes actes bien moins que moi.

Ils étaient si proches que même si elle était trop stupide pour comprendre, l’expansion de son entre-jambes servirait tout à fait efficacement de traducteur. Que Jonh soit là, tout près, ou que Safrah ne veuille pas, aucun de ses deux points n’étaient à même de calmer le flot hormonal qui déferlait dans son bas ventre. D’une main experte il faisait déjà sauter les boutons qui refermaient le pantalon de l’orientale avant de faire glisser le tissu plus bas, toujours plus bas. Son autre main à taille humaine s’était faufilée pour sa par sous le tissu léger de son t-shirt pour s’emparer d’un sein.

Vraiment dommage qu’elle soit muette. Ne pas l’entendre crier, que ce soit de peur ou de plaisir le privait d’une partie fort intéressante de son divertissement favori.

Il lui fallut une poignée de secondes pour réaliser que même après tout ça la gamine se laissait faire, à croire que Dreamland avait un effet magique sur les voyageuses les poussant à écarter les jambes. Ce n’était pas un mal. Son étreinte se fit rapidement plus passionnée, plus aventureuse, leur souffles se révélant bientôt les seuls bruits audibles à la ronde. Ne restait plus qu’à espérer qu’après l’amour elle ne se révèlerait pas être une paranoïaque sociopathe comme l’avait été Eve. C’était vraiment le genre de chose qui lui aurait presque fait regretter d’avoir trempé son biscuit. Presque.

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 27 Jan - 23:55

Jonh grognait, pas content on dirait, et bien tant pis ! Je me fichais royalement de cet homme, celui qui m’intéressait était juste à côté de moi. D'ailleurs ce dernier refermait son bras autour de ma taille. Il était fort ce pervers, si bien qu'il était impossible de bouger d'un pouce. Je comprenais rapidement l'idée qu'il avait en tête, pourquoi pas, je m'étais déjà bien renseignée à ce sujet sur le net. La perverse qui sommeillait en moi ne demandait que ça depuis quelques années ... Après avoir glisser sa langue dans mon coup, chose que j’appréciais énormément, il me glissait à l'oreille un avertissement. Je m'enfichais grandement de son avertissement à deux balles. Rien ne m'arrête ! Apprécier les conséquences de mes actes bien moins que lui ? Cela m'étonnerais fortement, j'aimais ce qu'il me faisait.

Il commençait à défaire mon pantalon, pas de problèmes, je le laissais faire, j'avais confiance en lui. Je frissonnais d’excitation. Il me serrais si fort, avait-il peur que je m'enfuis ? Il pouvait oublier cette idée, je resterais quoi qu'il arrive, même si Jonh était juste à côté, je me laissais aller ... Je me sentais si bien ... Dans une forme incroyable ! Je n'en revenais pas.

Liam m'avait quasiment enlevé mon pantalon et me tripotait la poitrine. Ma respiration s'accélérait, je n'avais plus froid, c'était l'avantage, mais j'avais chaud. Je mettais toujours demandée ce que ça faisait de le faire, et bien javais enfin ma réponse : beaucoup de bien ! C'était tellement de sentiments mêlés ... J'en avais presque envie de crier, mais je me devais de me retenir, sans quoi il découvrirait que je peux parler.

Une fois les envies de chacun comblées, je m'éloignais de quelques centimètres de lui, après tout il me l'avais dit si je me collais à lui, c'était pour faire quelque chose. Et il m'en avait donné la leçon, mais étant très mauvaise élève, il risquait de devoir me faire des cours de rattrapage. Cette pensée me faisait sourire. Je remettais mon pantalon et m'endormais. Je ne rêvais pas, étrange, et si reposant ... Pas de fusillade, pas de mort, pas de sang, rien. Juste le vide le plus complet. Voilà une bonne soirée et une bonne nuit d'accomplie. Il faudrait tout de même que je demande aux deux hommes où nous nous trouvions ... Après tout, ici, personne ne me connaissait, je passais incognito ... Mais si l'un d'eux se retrouvait à savoir qui j'étais en réalité, c'est à dire une pirate professionnel recherché par l'État pour avoir détourné l'argent du Président, me balancerait-il ? Si c'était le cas, je serais dans la merde jusqu'au cou. Mais après tout, personne n'avait jamais réussi à mettre un visage sur mon nom, ou plutôt mon adresse IP trafiquée.

Je décidais donc de leur parler demain, au réveil. Et oui, mieux vaut tard que jamais comme on dit ...
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 28 Jan - 17:53

Non mais ils étaient sérieux ? Ils allaient vraiment le faire ici, maintenant, tout de suite ? Apparemment oui vu les soupirs qui arrivaient aux pauvres oreilles de Jonh, prit d'une grande solitude en quelques secondes. Vraiment, il n'y avait plus aucun respect dans ce monde. Enfin de toute façon il allait pas compter là dessus de la part de Liam qui devait connaître ce mot que quand c'était pour sa personne et puis Safrah qui était digne d'une...c'était excessif mais le mot pute venait en premier dans sa tête. Pour Eve c'était compréhensible, ça allait de paire avec son caractère de femme violente mais la muette qui semblait être juste une personne sans intérêt, avait réussi grâce à son physique à attirer le taulard.
C'était vraiment méga gênant d'être allongé pas loin de personne en train de copuler alors pour occuper son esprit sur autre chose Jonh se redressa et sortit de la hotte la veilleuse sans fil customisé par des rennes. Il la posa près de lui en se rallongeant et l'alluma, la faible lumière éclairant le visage du dépressif fixé par la source de chaleur. Ne plus rien penser, se focaliser. Le temps passa et lorsque Jonh se reconnecta seuls les respirations endormis des deux autres voyageurs se faisaient entendre dans la nuit.
Le jeune homme n'avait pas sommeil et des fourmis dans les pieds aussi se leva t-il prit la mini lampe et fouilla dans sa hotte silencieusement pour chercher sa paire de ciseau de Noël au cas où il se ferait attaquer c'était toujours utile.

Le dépressif laissa donc le nouveau "couple" dormir et s'éloigna dans la plaine pour réfléchir malgré le froid. C'était peut être ça en fait. Son attitude envers Safrah qu'il ne connaissait même pas était trop extrême pour un mec comme lui et puis quelque part ça lui avait fait mal que Liam s'intéresse à elle. C'était ridicule. Peut être était ce la peur que l'hyper-sexuel le laisse tomber en ayant trouver un trou à son pied. Parce que évidemment Jonh n'était pas une personne qui se laissait faire pour ce genre de chose. La salle de bain c'était exceptionnel parce qu'il était perdu. Pourquoi est ce qu'il était revenu ici déjà ? Parce qu'il n'avait aucun raison de rester dans le monde réel même si ses parents y étaient, l'aimaient. C'est ce qui les faisaient souffrir de l'aimer, la peur que la vie de leur fils vacille. Mais qu'est ce qu'il y avait de mieux à Dreamland ? On s'en fichait de lui, qu'il soit vivant ou mort. Jonh pourrait très bien se tuer dans cette plaine que des loups auraient le temps de bouffer son cadavre. Il ne serait cependant pas mort, juste son esprit mais son corps deviendrait un légume. Et un légume ça vit toujours...
Le dépressif soupira une nouvelle fois et s’apprêtait à revenir sur ses pas lorsqu'il se fit violemment plaquer sur le sol, lâchant sa veilleuse sous la surprise et sentit quelque chose de froid contre sa gorge.

- Donne moi ton argent !

Génial. Il parle de mort et pile après il se fait attaquer. Jonh avait presque envie de rire...Il ne voyait pas vraiment son assaillant à cause de la nuit mais ça devait être un homme assez costaud. Il avait pas envie de lui donner son fric mais plus il réfléchissait plus la lame s’enfonçait. Le dépressif prit la seule option qui lui restait et une de ses mains alla placer ses doigts sur le visage de son agresseur.

- Lâche moi...!

Il s'en foutait de ses souvenirs il voulait juste que ce type le laisse tranquille ! Le pouvoir de Jonh s'activa et il pu repousser son assaillant qui était fatigué d'un coup et commença à fondre en larmes. Ok... Le gérant c'était pas tout seul qu'il s'était mit à chialer. Ne réfléchissant pas plus longtemps le dépressif se leva et se mit à courir le plus vite possible loin de ce fou furieux. Il ne vit pas la grosse pierre sur laquelle il trébucha pour se ramasser par terre ni celle que sa tête percuta. Le voyageur eut juste le temps de penser "aïe" avant de sombrer dans l'inconscience.

Non loin, le fou furieux avait fini de pleurer et retrouver ses capacités. Il maudit le voyageur mais celui là ne devait pas être seul, ça voyageait en bande les étrangers. Ses petits copains ne devaient pas être bien loin...
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 29 Jan - 10:13

Allongé sur le dos dans l’obscurité, Liam comptait sur ses doigts. C’était son… quatrième dépucelage à Dreamland. Et cette nana pouvait concourir avec Ella pour la palme de la moins farouche de toutes, au point qu’il en vienne presque à se demander si le sang qui avait inexorablement coulé n’était pas du faux versé pour l’occasion. Les filles avaient parfois de drôles de lubies.

En tout cas tirer son coup lui avait laissé un sentiment et de satisfaction bien plus important qu’à l’accoutumée, bien plus encore qu’avec l’effet classique de son premier pouvoir. Une sorte d’euphorie d’après l’amour qui s’étendit sans qu’il s’en rende compte à toute personne située dans un rayon de 3 mètres ce qui pour l’heure se résumait à Safrah. Et Jonh ? Il s’était levé pour aller bouder plus loin. A moins que…

Liam se redressa en position assise, suivant des yeux la silhouette du dépressif qui s’éloignait jusqu’à disparaitre complètement dans l’obscurité. Et si c’était plus que ça ? Et s’il essayait vraiment de se barrer ? Plusieurs voiles d’expressions passèrent sur le visage de l’ex-taulard avant qu’il ne se décide à se mettre debout pour le suivre, juste au cas où. Hors de question de laisser son élève lui fausser compagnie sans une explication, mais plus profondément enfoui dans son subconscient c’était la phrase « hors de question de laisser partir l’une des seules personne qui m’apprécient » qui prédominait.

Laissant Safrah seule, endormie comme un bébé dans l’herbe haute, le tueur partit sur les traces de son acolyte qu’il n’eut pas de mal à retrouver et pour cause : le bruit qu’il fit était impossible à louper dans le silence de la plaine. Quelqu’un tentait visiblement de le racketter et, ô surprise, rata son coup. Jonh aurait enfin appris à se défendre ? La suite n’était qu’un mélange de pleurs, de jurons et de chocs sourds mais avant que Liam n’ait pu se rendre là où il avait cru entendre chuter son élève quelqu’un lui rentra dedans sans douceur.

La lueur de la veilleuse abandonnée sur le sol lui permit d’identifier assez rapidement l’objet non identifié qui avait manqué de le jeter au sol. C’était un homme à la mine patibulaire, mal rasé et plutôt cradingue qui tenait à la main un couteau à la lame acérée. Avec dextérité le violeur s’empara de son couteau papillon au fond de la poche de son jean et le présenta avec désinvolture en affichant un large sourire.

- Si tu veux jouer on va jouer, mais je te conseillerais plutôt de dégager vite fait.

- On devrait pas toucher à des objets dangereux quand on sait pas s’en servir, rétorqua le voleur, Donne-moi plutôt ton argent et je te laisserais partir en vie si je suis de bonne humeur.

Le sourire de Liam s’élargit un peu plus et il baissa la tête en faisant mine d’être vaincu. Mais alors qu’il se penchait légèrement pour déposer sa lame au sol, il plongea rapidement en avant pour planter sa lame dans le ventre de l’homme qui lui faisait face. Malgré la douleur l’agresseur répondit par un mouvement désordonné de son arme, laissant une estafilade peu profonde sur la joue du taulard qui se contenta de planter une seconde fois son adversaire, puis une troisième, puis une quatrième… jusqu’à ce que l’abdomen du dreamlandien ne soit plus que du hachis parmentier et que l’homme s’effondre dans un gargouillis répugnant.

Sa main désormais poisseuse de sang, le trentenaire s’accroupi pour l’essuyer sur les vêtements de l’importun, avant d’offrir le même traitement soigneux à son couteau papillon avant de le faire réintégrer sa poche. Son regard méprisant détailla la silhouette frissonnante de l’homme agonisant, avant qu’il ne lui souffle à l’oreille :

- Désolé, moi je n’étais pas de bonne humeur.

Il lui cracha au visage et se redressa calmement pour s’étirer, se dirigeant cette fois ci vers l’endroit où il avait cru entendre Jonh tomber. Le dépressif était encore affalé par terre, une bosse légèrement ensanglantée sur le côté du crâne. Il avait eu la mauvaise idée de se réceptionner la tête la première sur une pierre mais heureusement il n’était qu’inconscient. Après un soupir, Liam le hissa sur son dos pour le ramener jusqu’à leur « campement » d’un pas tranquille, non sans récupérer au passage la veilleuse de son élève qui trainait toujours par terre.

Impossible de savoir avant son réveil s’il comptait vraiment partir mais pour l’heure le tueur était rassuré. Ce n’était pas dans cet état que son élève pourrait lui fausser compagnie…

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 29 Jan - 17:33

Une crampe au ventre me réveillait, je m'asseyais et regardait au alentour : personne. Et bien, quel veine, ce n'était plus moi qui fuyais les gens, c'était les gens qui me fuyaient. J'entendais un bruit sur ma gauche, Liam revenait, portant Jonh sur son dos. J'étais soulagée, ils ne m'avaient pas abandonné ... Je me levais vite fait, Liam avait une coupure au niveau de la joue et Jonh paraissait salement amoché, je ne pouvais avoir que de le peine pour lui, ça devait faire pas mal souffrir ... Liam le déposait par terre, il était inconscient, comment avait-il fait son compte ? L'envie de savoir ce qu'il se passait me torturait l'esprit. Je n'avais peut-être pas rêvée de la fusillade, mais les blessures et le sang m'y faisaient penser ... C'est bien de ne pas cauchemarder, mais c'est aussi bien de ne pas le vivre. J'étais déterminée à savoir où j'étais tombée.

- Qu'est ce qu'il c'est passé ? demandais-je sèchement.

Ma voix, je n'étais pas devenu muette, super. Mais ça se sentait que ça faisait un bout de temps que je n'avais rien dis, ma voix n'était pas volontairement sèche mais au moins, j'avais ma voix ! Liam me répondait qu'ils avaient fait une balade, mon oeil, et moi je suis Ben Ladden pendant qu'on y est ... Je ne montrais pas que je ne l'avais pas cru, paraître niaise était ma carapace. Je ne sais pas pourquoi, mais le sentiments de devoir m'isoler complètement du monde extérieur ne me saisissait pas. J'avais juste besoin d'une certaine distance avec les gens, sauf Liam, qui était toujours un mystère pour moi. Je me sentais bien avec lui ...

Restait toujours la question d'où j'avais atterris ... Ce n'était sûrement pas le moment pour cette question, mais je voulais savoir où j'étais ...

- On est où ?
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 30 Jan - 20:24

C’est qu’il pesait son poids, le bougre… Liam dû remonter plusieurs fois le corps inconscient de Jonh qui glissait sur son dos, la tête ballottant de droite à gauche au fil de la marche du taulard. Maintenant que l’adrénaline était retombée il sentait la fatigue qui plombait ses muscles mais aussi sa peau qui le piquait au niveau de la coupure que le voleur lui avait infligé. Un fin filet de sang était allé se perdre dans son bouc dont l’entretien négligé depuis son arrivé commençait à se voir, créant des agglomérats de poils au sein de caillots rougeâtres.

La seule chose que voulait Liam à cet instant était se délester du poids qui lui faisait plier l’échine et dormir un bon coup, mais c’était sans compter sur la petite muette qui – ô surprise – ne l’était pas vraiment. Le tueur haussa un sourcil mais s’abstint de commenter. La voix enrouée, faiblarde et mal assurée de la gamine parlait d’elle-même, surlignant mieux qu’un stabilo le fait qu’elle avait dû se refuser d’aligner deux mots depuis longtemps déjà. Le ton sec qu’elle s’évertuait à employer ne lui plaisait pas d’ailleurs, on aurait juste dit une nana possessive, une mère au foyer guettant le retour de son mari partit se payer une bonne cuite.

Qu’est-ce qu’elle croyait ? Que parce qu’il l’avait fourré il avait aussi signé un pacte lui promettant amour, tendresse et fidélité ? Elle ne mettrait pas longtemps à redescendre sur terre en regrettant amèrement de l’avoir laissé lui cueillir sa fleur d’ici quelques heures à peine. Il lui suffirait pour ça de découvrir la vraie nature de Liam qui ne comptait aucunement la lui cacher maintenant qu’ils avaient perdu l’autre groupe de vue. Il voulait un trou sous la main et il l’avait, c’était tout. Que ce trou soit consentant ou non était bien le dernier de ses soucis.

- On s’est baladé, c’est tout. Pourquoi ? Je dois te rendre à rapport détaillé à chaque fois que je vais pisser ? ironisa-t-il.

Il plia les genoux pour descendre le dépressif de son perchoir et l’allongea dans l’herbe pour pouvoir examiner sa blessure à la lueur de sa propre veilleuse Rudolf qu’il tira de sa hotte. La pâle lumière dévoila une bosse grosse comme un œuf ornée d’une belle égratignure d’où suintait un peu de sang qui commençait à coaguler à même la plaie. C’était vilain mais il ne tarderait pas à se réveiller avec comme seule séquelle une belle migraine.

Farfouillant une nouvelle fois dans ses affaires le tueur jeta son dévolu sur une paire de mitaine avec laquelle il entreprit d’éponger un peu le sang après avoir mouillé le tissu au préalable à un ruisseau qui coulait non loin. Pendant qu’il s’affairait Safrah s’efforçait d’éclaircir le mystère qui obnubilait chaque voyageur à leur arrivée à Dreamland : « où suis-je ? ». N’ayant aucune vocation professorale et à proprement parlé aucune pitié ou presque, Liam hésita longuement sur le fait de lui répondre ou de la laisser dans l’expectative. Penser qu’une fille frustrée serait encore plus agaçante acheva de le convaincre à desserrer les lèvres.

- A Dreamland. Ça peut paraitre ridicule mais c’est comme ça. Tu as probablement été hypnotisée avant de te réveiller là non ? A moins que tu ne te sois droguée, ou tombée dans le coma ou… juste endormie comme Jonh et moi. On comprend pas encore bien le phénomène mais c’est comme ça, c’est tout. On est là qu’on le veuille ou non.

La blessure de son élève désormais plus propre, il s’assit à hauteur de la tête de se dernière et s’alluma une clope dont le bout rougeoyait dans la pénombre à peine délayée par la lueur dispensée par la veilleuse posée à ses pieds. Il inspira une profonde bouffée de nicotine avant d’exhaler un nuage de fumée à travers lequel son regard paraissait d’autant plus inquiétant.

- Tu t’y feras, ajouta-t-il, la clope au coin des lèvres.

Si elle voulait un cours approfondi sur la question il ne lui restait plus qu’à attendre que Jonh se réveille, à condition qu’il soit d’humeur à lui faire un topo sur les voyageurs, les pouvoirs et les milles et unes bizarreries de ce monde déjanté. Pour l’heure le violeur avait juste envie de dormir et de profiter d’un silence bien mérité. Cette réflexion fit remonter alors le sujet du mutisme à la surface de son fil de pensée, le poussant à demander avec un rire moqueur :

- Et sinon t’es muette un jour sur deux ? Qu’est-ce qui t’as décidé à l’ouvrir d’un coup ?


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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 31 Jan - 18:00

Dreamland, ce n'était pas le monde des rêves décrit dans les livres pour enfants ? En tout cas, ça n'y ressemblait vraiment pas. Pas de poney, pas d'arc-en-ciel, pas de lutins, rien de merveilleux. Liam m'expliquait approximativement comment j'étais arrivé ici, et parmi les situations qu'il avait cité, une seule me renvoyait une scène en pleine tête : la drogue ! Bien sûr, je ne remettais pas la parole de Liam en doute, même si c'était à peine croyable, cet homme n'avait pas l'air de plaisanter ... Pendant que j’allais m’asseoir près de Jonh encore inconscient, Liam sortait une clope. J’avais bien envie de lui prendre et de la finir, mais bon, je ne faisais pas le poids contre lui. Il me demandait pourquoi je m’étais remise à parler. Arg, que lui répondre ? Je ne vais pas lui raconter ma vie quand même … Et l’idée d’être une hors la loi à ses yeux ne me plaisait pas … Je le regardais dans les yeux et attendais quelques secondes avant de répondre, non sans tenter d’éclaircir ma voix auparavant :

- Je voulais savoir où j’étais, ça fais plus de 10 ans que je ne suis pas sortis de chez moi et …

Je ne finissais pas ma phrase, à quoi bon ? Je ne devais pas lui faire perdre son temps et il s’en fichait sûrement pas mal. Je l’observais, et plus je le regardais, plus je me posais des questions sur lui. Qui était-il ? Qu’avait-il fait à cette fille qui avait tant peur de lui ? Que faisait-il ici ? Tant de questions se bousculaient … Je l’observais pendant une poignée de secondes, dans un état second. J’étais dans le même état quand je surveillais la réaction des gens qui se faisaient pirater, comme avec la fausse contravention envoyée par mail, celle-là m’avait demandée beaucoup de temps, mais presque tout le monde se faisait avoir. Ils essayaient de fermer les fenêtres dès qu’ils se rendaient compte que le virus avait été envoyé. Mais c’était bien sûr trop tard, leur ordinateur était mort d’avance.

Je me perdais dans mes pensées en baissant le regard. Que m’avait-il pris de consommer de la drogue … J’en avais presque honte … Je relevais le regard, Liam me fixait étrangement, qu’est-ce que j’avais fait ? Je regardais Jonh, me demandant s’il allait bien. Il avait plutôt l’air endormit, mais il me faisait de la peine …

- Donc, comment on s'en va de ce trou ? demandais-je.

Ma voix commençait à se faire plus douce, comment lorsque je parlais encore tout les jours ... Je savais que je ne retrouverais pas la même voix, mais au moins, j'arrivais à parler, c'était tout ce qui comptait ...
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mer 1 Fév - 19:46

Jonh avait l'impression de flotter comme un fantôme sauf qu'il n'était en rien réveiller et matériel. Juste assez de force pour se demander si il était mort ou non. Un peu con quand même de se faire tuer par un rocher...
Alors qu'il continuait de dériver il fut happé par la "réalité" mais aussi par une douleur aigüe. Le dépressif qui venait de se réveiller grimaça avant d'ouvrir les yeux. Il était en vie, chose rassurante et il reconnut la voix de Liam et il y avait aussi celle d'une fille. Forte à parier qu'il s'agissait de Safrah même si Jonh l'avait crut muette ou incapable de parler à cause de son problème. Mais non. Le jeune homme posa une main sur la bosse qui avait l'air d'en être une bien grosse.
Il se redressa et tourna la tête vers Liam pour le remercier de l'avoir sauvé. Il avait eu le temps d'avoir peur pendant une micro seconde avant de s'évanouir que le taulard ne vienne pas à sa recherche et le laisse pourrir sur la plaine. Après tout le dépressif était pas irremplaçable. La preuve avec leur nouvelle recrue et passe temps pour Liam.

- Merci de m’avoir ramené

Il lui fit un sourire puis fronça les sourcils. Grâce à la lumière de la lune Jonh vit la légère blessure sur la joue de son amie. Est ce qu'il avait croisé le fou furieux ? Ce dernier ne devait plus être de ce monde en tout les cas, surtout après s'en être prit par un mec tel que l'hyper-sexuel. le dépressif s'en voulu, car quand même c'était un peu de sa faute si il avait été blessé.

- Ca va ta joue ?

Il n'avait rien sur lui pour nettoyer la plaie. Mais bon Liam était un warrior il survivrait à sa blessure. Jonh se rappela alors s'être réveillé en plein milieux de leur conversation. Le taulard devait avoir expliqué à la voyageuse où ils étaient et cette dernière semblait déjà vouloir repartir.

- On ne sait pas comment partir...On a déjà atterrie ici sans le vouloir alors partir volontairement je ne pense pas que cela soit possible...
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mer 1 Fév - 22:51

Pas sortie depuis dix ans ? A la lueur de la veilleuse Liam examina plus attentivement de physique de la gamine, en partie camouflé par le port de vêtements larges. Elle paraissait déjà mince ainsi mais le souvenir de ses mains sur son corps lui renvoyait encore la sensation d’un corps fragile, tout sauf musculeux, ce qui collait parfaitement avec cette déclaration d’enfermement prolongé. La question restait « pourquoi ». Elle n’avait pas l’air malade mis à part cette maigreur due à la claustration, alors quoi ? Le mutisme pouvait faire penser au résultat d’un traumatisme la poussant à ne pas quitter son domicile ce qui était aussi irréaliste. Après tout elle s’était livrée à lui sans une once d’hésitation, sans peur et sans réfléchir un seul instant. Quelqu’un qui aurait si peur qu’il ne pourrait passer le seuil de sa maison n’en aurait pas été capable non ?

Cette fille restait un mystère, ou se révélait être une menteuse très douée. Dans un cas comme dans l’autre Liam ne comptait pas se fatiguer longtemps à réfléchir aux réponses qu’il ne pourrait trouver. Un trou restait un trou, on n’avait pas besoin de son curriculum vitae pour savoir l’apprécier.

Jonh ouvrit les yeux lorsque Safrah demanda comment quitter Dreamland et réussi même à formuler une réponse construite malgré le choc à la tête qui l’avait mis KO. Le voir s’en remettre aussi vite soulagea Liam, voir qu’il ne tentait pas de leur fausser de nouveau compagnie aussi. Que dire de plus que la réponse brève et concise de son élève ? A vrai dire seules des suppositions lui venaient et sans tests pour les confirmer ça ne servait à rien de se lancer dans un discours de plusieurs heures.

- Exactement, on n’en sait rien. La première fois qu’on est rentré c’était par l’hypnose et quelque chose ici a chassé tous les voyageurs d’un coup. La seconde fois… on s’est juste endormis. Peut-être qu’il suffirait de se concentrer pour se réveiller mais là je fais que brasser de l’air.

Le taulard se laissa retomber sur le dos pour signifier que la conversation était belle et bien finie en ce qui le concernait. Sur le tapis confortable que se révélaient être les herbes hautes ployant sous son poids, il observa un moment les étoiles en silence jusqu’à ce que ses compagnons se décident à dormir. Dans les cieux la lune sembla lui adresser un clin d’œil, comme pour rappeler à Liam que parmi ses possessions se trouvait une mystérieuse larme sélénite dont il ne connaissait toujours pas l’utilité. Ça lui ramena aussi à l’esprit la nuit sanglante, ses morts parmi lesquels une fillette jetée d’un train en marche tel un déchet encombrant, une pseudo solidarité voyageuse qui s’était soldé par un esclavagisme massif de l’autre côté de l’océan. Dess réminiscence sombres teintée de honte et d’hémoglobine.

Et pourtant… il ne regrettait rien, ou presque.

Bientôt ses paupières vinrent masquer la voie lactée, l’emportant dans un profond sommeil sans rêves. A son réveil, le soleil était déjà haut dans le ciel. Il devait approcher des 10 heures du matin et c’était l’un de ses compagnons un peu plus matinal que lui qui l’avait réveillé faute d’être assez discret. Le tueur se redressa en baillant, chassa les herbes qui s’étaient mêlées à ses cheveux avant d’observer les alentours en se grattant le bouc. Où est-ce qu’il était déjà ? Ah oui, ça lui revenait. Passeur, camion, bande de con, tringlage, voleur et dodo. Un bon résumé de la dernière demi-journée.

- Bonjour…

Son regard vicieux glissa sur Safrah qui se révélait plutôt jolie quoi que peu formée comme son analyse tactile le lui avait révélé. Au moins il n’avait pas pêché un thon et c’était suffisant pour commencer la journée mieux qu’avec un bon bol d’ovomaltine. D’ailleurs en parlant de nourriture, son ventre réclamait sa pitance à corps et à cris. Un coup d’œil à ses réserves contenues dans sa hotte lui appris qu’à part un œuf en chocolat et des ferrerro cailloux il ne possédait rien de mangeable.

- Va pour l’œuf de pâques, soupira-t-il finalement en faisant main basse sur son bien.

Ce vieux cadeau de l’esprit de pâques ne fit pas long feu et finit bientôt entièrement engloutit par le taulard. En offrir à cette jeune demoiselle qui continuait de le fixer comme s’il n’était rien d’autre qu’une œuvre d’art de musée ? Et puis quoi encore ? Crever la dalle pour une fille déjà tirée, c’était du gâchis.

- Bon, on va pouvoir reprendre la route maintenant que tout le monde est debout. Laissez-moi juste le temps de consulter la carte…

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 4 Fév - 19:42

Je m'étais endormie en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire. Je me réveillais à l'aube, c'était mon habitude quand j'arrivais à dormir, vu qu'il n'y avait pas de volets aux fenêtres et que je ne pouvais pas dormir avec le soleil en pleine tête, je me devais de me lever. Les deux hommes dormaient encore. Je les détaillais tour à tour, à la lueur du jour, Jonh me paraissait moins hostile, il avait presque l'air beau ... Tant mieux, il fallait que je le supporte jusqu'à trouver un moyen de sortir de cet endroit. Je dirigeais mon regard vers Liam, il n'était pas mal non plus. Au moins, je ne traînais pas avec des mochetés, c'est déjà ça.

Je mettais de l'ordre dans mes cheveux en entendant mon estomac grogner. Mon ventre avait faim, mais pas moi ... Nous allions sûrement marcher toute la journée, il fallait que je trouve quelques chose à manger ... Je me levais et commençais à me balader à la recherche de nourriture. Après quelques mètres, j'apercevais des buissons, je m'en approchais, alléluia, des baies.

Je mangeais de quoi remplir mon petit estomac et retournais au camp. Jonh était réveillé, j’hésitais à lui parler. Je le regardais quelques temps avant d’aller m’asseoir à côté de lui.

-Ça va ta tête ? demandais-je sans trop oser.

Il me fit signe que ça allait, je n’insistais pas. Je l’observais, vraiment pas mal son style … Mais bon, je ne devais pas trop le regarder non plus … Mes yeux me l’interdisaient, je ne savais pas pourquoi et, ça, ça m’énervais. Je le regardais, rien que pour faire chier mon esprit. Il me regardait bizarrement. Pff à quoi bon essayer de s’intéresser aux autres si les autres me méprisaient encore plus quand on leur adressait la parole.

Liam se réveillait un peu plus tard, je l’observais. Il mangeait du chocolat, beurk, horreur ! Damnation ! Qui pouvait manger des choses horribles comme ça ? Pas moi en tout cas …

Il sortit une carte, je regardais par-dessus son épaule, il pointait Techyo en disant que nous allions prendre la route pour cette ville. Je ne pouvais pas m’y opposer, je ne connaissais pas …
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 9 Fév - 20:14

Liam expliqua à Safrah plus exactement comment ils avaient connu cette endroit et la manière dont ils y étaient venus. Puis il fallait quand même se reposer surtout Jonh qui malgré sa petite "sieste" se sentait quand même assez fatigué. Cette fois ci les deux autres n'étaient pas en train de copuler à côté de lui et le dépressif pu s'endormir. Aucun rêvé comme d'habitude ne vint habiter cette nuit et lorsque le dépressif ouvrit les yeux il les plissa devant le soleil qui inondaient le groupe de ses rayons et aussi à cause de sa bosse qui lui faisait mal quand il fronçait les sourcils.
Safrah revint de sa petite promenade apparemment et prit place à côté de Jonh en lui demandant si ça tête allait. Cette question parut étrange au jeune homme car pour lui la demoiselle le détestait et par conséquent n'avait cure de son état de santé. Elle avait l'air de mal prendre son regard aussi le dépressif lui répondit que ça pouvait aller.
Jonh fouilla dans ses affaires pour trouver de quoi manger un peu et réveilla Liam sans le vouloir qui dormait toujours.

- Bonjour !

Jonh finit par sortir le thermos rempli de chocolat bien chaud qu'il ouvrit avant d'en boire une gorgée. De son côté Liam semblait avoir choisi son oeuf de pâques. Une fois mieux réveillé il fallait maintenant se mettre au travail et trouver la bonne direction. Heureusement le taulard avait un plan sur lui. Jonh regarda par dessus l'épaule de son ami pour voir où était situé Techyo. C'était sur un autre continent et pour y aller il faudrait traverser la mer, par conséquent trouver un bateau.

- Je pense qu'on devrait aller dans les côtes pour trouver une ville ou un village qui dispose d'un port afin de trouver un bateau...

Ce n'était qu'une simple proposition de sa part libre à Liam d'en prendre compte ou non. Sur ce côté là Safrah ne pouvait pas les aider étant nouvelle dans ce monde. D'ailleurs quelque chose attira son attention sur l'herbe qui était assombri par l'ombre de la demoiselle mais il n'y avait aucune trace des leurs. Jonh n'avait jamais fait gaffe à cette bizzarerie. Il serait peut être bon d'en faire part à Liam.

- Dis moi Liam c'est normal que nos ombres aient disparus ?
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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 11 Fév - 17:19

L’examen de la carte ne fit que confirmer les craintes de Liam. Ils en auraient pour plusieurs jours pour atteindre la côte en BM double pieds, en espérant qu’ils trouvent un port une fois sur place. Si « ouest toute » comme le proposait Jonh était un plan convenable pour l’instant, il deviendrait vite urgent de trouver des indications précises sur la direction à prendre, un nom de ville à rejoindre… n’importe quoi. Mais pour ça il faudrait déjà trouver une source d’information, les premiers itinérants qu’ils trouveraient feraient très bien l’affaire pour ça et s’ils pouvaient leur voler leur moyen de transport ce serait tout aussi bien.

- C’est ce que j’avais aussi en tête, répondit-il en se redressant.

Il eut à peine de temps de mettre ses mains sur ses hanches et de se pencher en arrière pour faire craquer ses vertèbres que le dépressif lui posa une question intrigante. Comment ça « c’est normal que nos ombres aient disparues » ? Le tueur baissa les yeux vers l’herbe ondoyante puis les écarquilla de surprise. Oh. C’était donc à prendre au sens propre.

Plus la moindre trace de leur ombre, et impossible de déterminer depuis quand. C’était le genre de chose qui ne sautait pas aux yeux mais qu’on ne pouvait plus ne pas voir une fois qu’on l’avait remarqué. Ça lui paraissait évident à présent, et en y réfléchissant bien… il ne se souvenait pas s’il l’avait encore à leur retour à Dreamland. Et si c’était une conséquence de leur retour prématuré à l’instar de la préservation de leurs pouvoirs ? A moins que ce ne soit un sale tour d’Eve, un pouvoir dont elle ne leur aurait pas fait part ? Cette pétasse en aurait bien été capable.

- Je vois pas comment ce pourrait être « normal », rétorqua-t-il avant d’ajouter, les sourcils froncés, C’est nouveau tu penses ? A vrai dire je fais pas gaffe à ce genre de détail mais… oh et puis on s’en fout non ? C’est pas pour l’utilité que ça a. C’est rien qu’une ombre, une vulgaire tâche sombre sur le sol.

Le taulard haussa les épaules pour montrer qu’ils auraient bien le temps de s’occuper de ça plus tard, par exemple à Techyo une fois arrivés. Ca ne servait à rien de se prendre la tête avec des conneries. C’était peut-être juste une sorte de lutin farceur qui était venu la leur voler pendant la nuit. Le seul détail qui l’ennuyait vraiment, c’était le fait que Safrah ait la sienne. La disparition datait probablement d’avant leur rencontre avec la gamine, ce qui le ramenait à ses deux premières hypothèses. Liam s’ébroua pour chasser ses pensées et ajusta sa hotte sur son dos. C’était l’heure de se mettre en route.

La boussole tirée de sa poche, le petit groupe pris la direction de l’ouest, droit vers la côte qui bordait la plaine félicité. Ils en avaient selon l’évaluation du trentenaire pour 100 à 200 kilomètres, de quoi vous démotiver d’avance. Mais il en fallait plus pour ruiner l’humeur légère d’un violeur ayant tiré son coup pendant la nuit. Il marchait d’un pas vif sous le soleil matinal, sans se soucier de l’anthropophobe qui trainait la patte. Si elle n’était pas habituée à l’effort elle devrait s’y faire par la force des choses car il était hors de question de faire une pause toutes les dix minutes. Elle devrait déjà être heureuse de ne pas être chargée comme une mule à l’instar de ses deux compagnons masculins.

Au bout d’une petite heure de marche, le trio s’arrêta devant une borne kilométrique perdu au milieu des herbes hautes près de ce qui ressemblait à un sentier peu fréquenté envahi par les orties et le chiendent. Le chemin obliquait vers le nord-ouest et se dirigeait à en croire l’inscription peinte sur la pierre vers Castlecrow. La ville était indiquée comme se trouvant à 10 kilomètres de leur position et le taulard se mit aussitôt en tête d’y passer, ne serait-ce que pour acheter des provisions. C’était bien beau de prévoir un voyage mais sans vivre ils allaient juste finir par crever de faim au bord de la route comme des pouilleux.

- Castlecrow, nous voilà, murmura-t-il avec un sourire en coin alors qu’il s’engageait sur le sentier.

Il n’y avait plus qu’à espérer que ce ne serait pas une ville de détraqués notoires comme Elipse. Même si le conflit ne le dérangeait pas outre mesure, il restait primordial de pouvoir faire ses courses avant que des idiots ne se mettent en tête de les poursuivre armés de torches et de fourches.

- Lorsqu’on y sera, par sécurité… pas un mot sur le fait qu’on soit des voyageurs. Il faudra la jouer fine jusqu’à ce qu’on soit sûrs qu’on ne risque rien. Tu enregistres ma belle ? acheva-t-il à l’adresse de Safrah, un brin menaçant.

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 14 Fév - 13:39

Jonh fit remarquer qu’ils n’avaient plus leurs ombres. Premier réflexe : vérifier si la mienne était toujours là. Et elle était toujours là, bien que j’aurais compris si elle était partit, vu le nombre d’année qu’elle avait passé dans le noir. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu mon ombre, ça me rendais presque mélancolique, elle me rappelait mon enfance … Quand je sortais encore de chez moi, j’étais si jeune … Peut-être avais-je ratée quelque chose en restant enfermée … Bref, c’était trop tard et c’était le passé, on ne change pas le passé.

Après un moment, nous commencions à marcher en suivant la boussole de Liam. Je ne savais pas où nous allions, mais nous y allions. La marche était dure, mes muscles me faisaient souffrir, mais je ne voulais pas les ralentir, alors je me taisais …

Nous arrivions à une borne kilométrique, premier signe de civilisation. Castlecrow était noté dessus. J’espérais sincèrement pouvoir trouver ne serait-ce qu’un ordinateur, même si c’était du niveau Windows 95, je m’en fichais, il me fallait ma dose d’informatique … Ne pas être devant un écran dès le matin me dérangeait sérieusement …

Liam disait qu’on ne devait pas dire que nous étions des voyageurs. La première chose qui m’est venue à l’esprit : retour au mutisme. C’était sûrement mieux comme ça non ? Après tout, je n’avais pas grand-chose à dire. Je me contentais d’acquiescer fasse au ton sec de Liam. Il n’avait pas besoin d’être menaçant comme ça … Je n’étais pas débile quand même, je savais comprendre ce qu’on me disait sans passer par la force ! Bref, nous avancions sur le chemin menant à cette ville, ou ce village. Nous croisions un homme étrange, habillé d’un manteau noir, il nous regardait comme des bêtes sauvages. Premier réflexe : ne plus bouger. Cet homme me disait quelque chose … Il m’inspirait la crainte, la haine et le dégout. Il passait à côté de nous, lorsqu’il disparût de mon champ de vision, une lame se plaqua contre mon cou. Je déglutissais bruyamment.

-Donnez moi votre pognon, où je vous butte tous les uns après les autres, lança l’homme.

A ses mots, des images me revinrent en mémoire, celles de la fusillade. C’est à peine si je tenais debout, j’allais limite virer de l’œil. La réplique était exactement la même que celle qu’avait sorti le pillard dans la boutique où mes parents avaient trouvé la mort, même si j'étais encore jeune à cette époque, je me souvenais encore du moindre détail. Oh non, je revivais mon pire cauchemar …
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 16 Fév - 20:09

Jonh n'était pas sur qu'il fallait prendre à la légère la disparition de leurs ombres. C'était trop gros pour ne pas être que futile...Pour le moment en pleine nature les voyageurs ne pouvaient pas trop y réfléchir mais quand ils arriveraient dans une ville, le dépressif y réfléchirait.
Le groupe se mit donc en route vers les côtes, une longue journée de marche les attendaient mais le temps passé à fuir, à courir partout avait fortifié l'endurance de Jonh. En espérant que la petite nouvelle ne se plaigne pas toutes les cinq minutes. Suivant la boussole de Liam le trio croisa une borne kilométrique perdue en pleine plaine et chemin de terre qui indiquait qu'un village se trouvait à dix kilomètres. Jonh pensa alors qu'ils avaient aucune provision pour la route mise à part quelques petites choses en guise de grignotage.
C'était comme vouloir faire la course sans chaussure, une chance sur deux de foirer.
Le taulard semblait y vouloir faire un arrêt lui aussi et donna des instructions à Safrah, celle de base : ne pas révéler leur vraie nature. Qu'elle était son pouvoir d'ailleurs ? Bref elle sembla comprendre en pensant qu'il serait mieux de se taire et le voyage reprit.

Un homme étrange passa près d'eux sur le chemin mais Jonh n'y prêta pas attention, il aurait mieux fait de s'intéresser à la demoiselle qui s'était arrêté. L'inconnu attrapa cette dernière pour la prendre comma otage et demanda leur argent en échange. Ils s'étaient tous passé le mot ou quoi...? Ou bien était ce une tradition dans cette plaine de menacer les gens qui voyageaient ? En tout les cas le dépressif fut jaloux pendant une seconde qu'il n'ai pas été à la place de Safrah. C'était quand même un grand projet pour l'agresseur de vouloir tous les tuer. Déjà il n'aurait pas le temps de s'en prendre à Liam qui lui enverrait son boulet dans la face. Quant à Jonh...l'idée de se laisser poignarder était quand même assez tentante mais bon...ne pas oublier qu'ici il n'était qu'un "esprit".

Son nuage s'harmonisait au fil de ses émotions qui tendançait plus vers le temps maussade à cause de ses envies suicidaires. Ca le dérangerait quand même que la petite se fasse tuer devant lui en plus qu'elle faisait partie de leur clan. Le dépressif regarda Liam d'un air " tu t'en occupes ?" avant de faire retourner ses yeux sur l'inconnu.

- Bah vous gênez pas, on a rien pour vous de toute façon
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 20 Fév - 10:26

Preuve que Dieu existait au moins dans ce monde ci, Safrah redevint muette à sa demande, intégrant peut-être que dans ce groupe plus que douteux sa jolie bouche n’avait qu’une autre utilité bien plus grivoise que de parler. La route se déroula donc dès lors dans un silence reposant, laissant Liam libre de laisser voguer ses pensées loin d’ici, auprès de sa fille dont il n’avait toujours aucune nouvelle. L’hypothèse qu’à Techyo il pourrait mettre la main sur une technologie capable de la dénicher peu importe où elle se trouvait le motivait à presser le pas pour arriver plus vite, quitte à laisser l’anthropophobe en retrait à cause de son incapacité à passer la seconde.

Et forcément, ce qui devait arriver arriva. On ne laisse pas impunément une minette à quelques mètres derrière, surtout quand on croise un homme louche. Avant d’avoir pu réagir Safrah avait déjà un couteau sous la gorge et son agresseur réclamait leurs économies contre la vie de l’adolescente, et les leurs par la même occasion. Combien de voleurs abritait cette fichue plaine déserte ? A croire que c’était le seul métier avec perspective d’avenir dans le coin…

Jonh, toujours aussi je-m’en-foutiste sur les questions de vie ou de mort, l’invita à agir du regard alors que ses mots déclenchaient plutôt un désir de fou rire irrépressible dans le ventre du taulard. « Bah vous gênez pas », ce mec était vraiment un élève en or, y’avait pas à dire !

- Tu peux bien la crever, je l’ai déjà tiré, ajouta Liam avec un naturel déconcertant avant de sortir son propre couteau, Je peux même t’aider. Ça te dit ? Oui ? Non ? Peut-être ? Décide toi, j’ai pas toute la journée.

Le détrousseur déconcerté les regarda tour à tour, cherchant à déterminer s’ils étaient sérieux. N’arrivant pas à se décidé –et aussi un peu inquiété par le fait que la troupe soit armée- il plaqua un peu plus son couteau contre la gorge nue de la phobique pour exposer de nouveau les termes du contrat de manière un poil plus agressive.

- Fermez vos gueules et filez moi votre pognon ! J’vais vraiment la tuer vous savez ?! Je déconne pas !

- Ça tombe bien, moi non plus, rétorqua le trentenaire avec un air amusé avant de reprendre à l’adresse du dépressif, Tu vois ça, ça me dépasse. Est-ce que j’ai vraiment une tête de menteur ? C’est presque vexant.

La lame de son couteau papillon tapotant négligemment sa joue, il refit face au braqueur qu’il fixa avec une mimique faussement offusqué. Il se fichait bien que cette gamine meure, mais un trou était un trou, et il était toujours bon d’avoir quelque chose à fourrer sous la main. La perdre signifiait devoir se trouver une autre paire de nichons et rien que d’y penser ça le fatiguait d’avance. Il fallait trouver un moyen de la sortir de là, mais comment ?

Envoyer son boulet aurait était autant fatal à la donzelle qu’à l’homme dans son dos, et aucun de ses pouvoirs n’était utile dans ce genre de situation. Force fut de constater qu’il fallait parfois juste savoir abandonner. Tant pis, il en trouverait bien une autre plus loin sur son chemin et la veuve poignet lui permettrait de tenir le trajet précédant la rencontre hormonalement salvatrice.

Le tueur reprit alors sa route, tout simplement, faisant signe à Jonh de le suivre. Même pas une explication ou un au revoir, la seule chose qu’il adressa au duo dans son dos fut un petit geste de la main par-dessus son épaule pour signifier qu’il s’en allait. A cette vue le voleur vit rouge, repoussant Safrah sur le côté avec rudesse en la faisant chuter dans l’herbe avant qu’il ne fonce en hurlant vers le duo de mâles qui s’éloignait. Il ne put pas voir le sourire fourbe qui étira alors les lèvres fines de Liam.

Le violeur se pencha soudainement en avant pour attraper la chaine accrochée à sa cheville, fit volteface à toute allure pour envoyer voler son boulet vers l’agresseur. L’objet ridiculement petit et léger filait comme une flèche vers sa cible et alors qu’il n’en était plus qu’à quelques centimètres, il prit des proportions phénoménales et un point équivalent. Dans un effroyable craquement d’os brisés, le voleur fut projeté à une bonne dizaine de mètres en arrière. Il ne s’en relèverait pas.

Après avoir récupéré son bien et l’avoir réduit au strict minimum, ne cherchant même pas à essuyer le sang qui le couvrait, Liam balança à l’adresse de Safrah toujours à terre, non sans la toiser avec un amusement non dissimulé :

- Allez ma belle, on se remet debout et on marche. Et évite de te laisser choper à l’avenir, ni Jonh ni moi n’avons l’âme d’un chevalier servant.

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 20 Fév - 19:42

Ma vue devenait flou, je voyais que le duo en face avait parlé mais je ne comprenais rien, c’était comme si mes sens étaient en mode pause. Cependant, je sentis l’arme du voleur se braquer un peu plus contre mon cou. Ils allaient me laisser crever ou quoi ? Au pire, ce n’était pas une grande perte après tout, juste la seconde plus grande hackeuse de San Francisco … Ma vue s’éclaircit un instant pour apercevoir le couteau que tenait … Hakim ? Non, ça ne pouvait pas être lui. Mon cerveau superposait les deux visages, mais c’était le même, il n’y avait aucune différence. Et ça ne m’aurait pas étonnée s’il me plantait, il avait toujours été agressif depuis l’accident …

Je voyais le duo s’éloigner, ils allaient donc me laisser là ? Mon agresseur me jetait à terre avant de foncer vers les deux hommes qui s’éloignaient calmement. Je fermais les yeux, j’avais tellement mal à la tête. Un bruit de choc sourd se fit entendre. J’ouvrais les yeux, l’agresseur avait été propulsé et était KO, sûrement mort présumais-je. Je me relevais après la remarque désobligeante qu’avait sortie Hakim.

-Tu m’aurais laissé crever s’il s’en était pas pris à toi, lançais-je en commençant à marcher, t’es un salaud Hakim …

Je marchais vivement en dépassant Jonh. Je repensais à ce que je venais de dire, je l’avais appelé Hakim. Et si c’était vraiment lui ? S’il voulait juste me faire perdre le nord en me disant qu’il s’appelait Liam ? J’en étais quasiment certaine, c’était Hakim, et pas Liam ! Je le connaissais depuis toujours, c’était mon frère après tout. Et s’il ne voulait pas me le dire, je le savais au fond de moi. C’était mon frère et j’en étais certaine.

Bref, nous marchions pendant plusieurs heures jusqu’à apercevoir Castlecrow. Le village était du style moyenâgeux avec un château surplombant les maisonnettes faite de bois et de terre. Le bruit ambiant des corbeaux qui surplombaient le village allait bien avec le lieu. Lugubre, sombre, cette ambiance me rappelait ma chambre. J’avais pris un rythme normal pour la marche, ce qui faisait que je n’étais pas à un mètre du duo devant moi.

Je détaillais le château, j’avais l’impression de revivre mes cours avancés d’histoire. Le moyen-âge, moment de l’histoire véridique, avec le roi et sa cours. J’avais toujours rêvée de vivre réellement cette période, peut-être que mon vœux allait être réalité … Je me voyais déjà avec un longue robe et un beau chapeau, ou en paysanne, sûr que les habits n’étaient pas les mêmes, mais au pire, la mode n’avait jamais été mon truc … Elle changeait tout le temps, je me demandais même comment les gens pouvaient suivre cette chose inutile, des vêtements restent des vêtements. Bref, la « mode » me dépassait.
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Lun 20 Fév - 20:43

Si Jonh avait demandé silencieusement à Liam de s'occuper de l'homme c'était parce qu'il ne pouvait pas le faire, n'ayant aucune arme ou un pouvoir d'attaque. Juste de défense et encore faire pleurer ses agresseurs c'était pas très classe comme moyen. Et puis le taulard ne laisserait pas une fille qu'il pouvait librement sauter se faire trancher la gorge. C'était logique et en même temps cela montrait que son ami était loin d'être net de vouloir sauver une personne juste parce qu'elle représentait un bon produit de satisfaction.

Liam renchérit sur les paroles du dépressif qui mit au dépourvu l'agresseur qui ne s'attendait sans doute pas à ce que des compagnons s'en fichent de l'un d'entre eux. Jonh espérait quand même que le taulard avait une idée pour tirer Safrah de ce mauvais pas sinon et bien ils étaient dans la merde. L'hyper sexuel continua de dire qu'il s'en foutait si la demoiselle mourrait et demanda même au dépressif si il avait une tête de menteur. C'était un menteur professionnel ça il n'y avait aucun doute à voir là dessus.

- Je serai vexé moi si j'étais à te place

Lui répondit-il avant que Liam ne reprenne la route faisant signe à Jonh de faire de même. Ce dernier s’exécuta sur et certain que c'était une manœuvre prévue par le taulard. Derrière eux l'inconnu s'était énervé et avait poussé Safrah avant de courir vers eux. C'était tellement prévisible en fait que ce n'était même pas drôle...Liam lui envoya son boulet envoyant sa victime dans le royaume des morts, si il y en avait un dans ce monde. C'était ça avoir la classe...car même si le taulard était un violeur-meurtrier il avait la classe. Il se chargea d'aller remettre debout, façon de parler, Safrah en lui expliquant d'éviter de se faire attraper la prochaine fois. C'est vrai que les deux mecs n'avaient rien de chevaleresque. La demoiselle se redressa et lança à Liam qu'il l'aurai laisser crever mais...en l'appelant Hakim. Jonh haussa un sourcil, se demandait si elle avait pas subi un coup. Bref mieux valait la suivre avant qu'elle ne se fasse encore attaquer.

Le groupe se remit donc en route vers le village qu'ils atteignirent après plusieurs heures de marches. Le soleil commençait à décliner dans le ciel, il devait pas être loin de la fin de l'après midi. Si l'un du groupe n'avait jamais vu de châteaux ou d’habitation aussi peu moderne il était servis. L'endroit était rendue encore plus maussade par les corbeaux et les quelques villageois qui regardait le trio comme si c'était la première fois qu'ils voyaient des étrangers...C'était très rassurant. Un vieillard s'approcha alors d'eux et leur lança :

- Dieu merci, vous voilà enfin ! Cela fait une éternité que nous vous attendions ! Je suis Hector Paillassus c'est moi qui ai lancé un appel

Il était évident que le vieux s'était trompé sur leur identité. Valait t-il mieux lui dire qu'il se gourait totalement ou bien jour le jeu ? Jonh jeta un regard à ses deux compagnons.

Spoiler:
 
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 21 Fév - 21:08

Voir Safrah se relever péniblement était déjà drôle, mais la sentir s’offusquer de leur manque de considération à son égard était juste hilarant. Elle se vexait, levait le menton d’un air hautain comme si cela suffisait à restaurer sa fierté foulée au pied. Puis elle ouvrit la bouche pour troquer son mutisme contre une langue de vipère. Cette fois-ci Liam ne se priva pas de partir d’un rire franc avant de rétorquer en exhibant un sourire de cannibale :

- Je suis un salaud ? Ça tombe bien vu que t’es une salope, tu ne seras pas dépaysée !

Une fille même pas capable de serrer les cuisses n’avait aucun droit d’ouvrir sa gueule, surtout pour lui faire la leçon. Le fait qu’elle était dépourvue du minimum requis de neurones pour se rappeler d’un prénom de quatre lettres seulement acheva de la décrédibiliser aux yeux du taulard. Hakim ? Est-ce qu’il avait franchement une tête à se nommer Hakim ? Cette fille était soit stupide, soit folle, soit droguée même si le violeur pariait sans trop de risques sur une combinaison des trois.

La suite du trajet se passa en silence, le soleil déclinant à l’horizon en donnant l’impression d’embraser les herbes hautes jaunies par la chaleur de l’été. Vers la fin de la troisième heure la verdure sembla reprendre des forces à l’approche de la ville médiévale au-dessus de laquelle s’accumulait la grisaille et, comme pu le voir Liam en plissant les yeux, des hordes de corbeaux. L’atmosphère était chaude et humide, lourde comme avant l’orage lorsque le trio pénétra dans Castlecrow. Dans leurs vêtements modernes ils attiraient les regards comme des aimants, des murmures sur leur passage aussi. Il lui sembla même qu’un cadavre à moitié rongé dans une cage suspendu le suivait des yeux. C’était glauque, le genre d’ambiance que n’importe qui fuirait comme la peste et si le tueur comptait bien respecter cet adage quelqu’un en décida autrement.

Un vieux pouilleux couvert de loques leur fondait littéralement dessus en tremblant sur ses guibolles maigres à faire peur, remerciant les Dieux de leur venue. Euh… il devait y avoir erreur sur la personne là… D’ailleurs le taulard manqua de peu de le lui balancer aussi sec au visage mais se reprit à la dernière minute. Savait-on jamais, peut-être pourraient-ils rafler la récompense promise à d’autre ou, si l’affaire ne semblait pas juteuse, continuer leur chemin comme si de rien n’était.

- Oui, nous voilà… si vous vouliez bien éclairer un peu plus notre lanterne sur la situation ce ne serait pas de refus monsieur… Paillassus.

- Mais vous savez déjà l’essentiel ! Des bandits pullulent dans les environs ces temps-ci, et mon maitre le comte de Sombral craint que leur but réel, hélas ! trois fois hélas !, soit de nous dépouiller de tous nos biens !

- Ah oui effectivement, ça me revient… répondit-il évasivement en se grattant la tempe.

Le vieux serviteur les entraina alors dans la précipitation vers le château massif dont l’ombre lugubre s’étirait avec le coucher du soleil. Le petit groupe fendait la foule sous les regards méfiants, mais surtout respectueux des villageois qui voyaient en eux leurs sauveurs. Le tueur se sentait prisonnier de son plan désormais, impossible de faire demi-tour sans se retrouver avec une vindicte populaire sur le dos. Il n’y avait plus qu’à espérer que ceux qu’ils attendaient étaient morts en route mais surtout qu’eux ne suivent pas le même piteux exemple.

A l’intérieur du château, la pierre ancienne gardait le froid avec une telle efficacité Qu’on l’y sentait plus qu’à l’extérieur. Avec sa simple chemise le trentenaire sentait sa peau se couvrir de chair de poule alors qu’on les conduisait à travers un entrelacs de couloirs éclairés par des torches jusqu’à une salle gigantesque au un homme d’ascendance noble trônait sur un siège massif avec la dignité due à son rang. Du point de vue de Liam, il se la pétait à un point pas permis.

Liam se pencha vers Jonh tant qu’ils étaient encore hors de portée de voix de leur « employeur » pour lui murmurer à l’oreille en tentant de paraître naturel :

- Je sais pas ce qu’ils attendent de nous mais si c’est trop risqué on se tire. Discrètement, mais vite, ok ? J’ai pas comme perspective d’avenir de mourir pour une bande de bouseux moyenâgeux.

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Mar 21 Fév - 22:44

Le comte de Sombral observait Hector Paillassus qui revenait avec trois inconnus qui n’étaient visiblement pas des villageois. D’un signe paresseux de sa main droite couverte de bague et chevalières précieuses, il fit signe aux deux gardes qui l’entouraient de ne pas empêcher les visiteurs d’approcher de son trône. Si cet écrivaillon avait finalement réussi à trouver réponses aux appels de détresse qu’il avait envoyés, en dépit de ce que cela coutait à son orgueil de seigneur, il pourrait songer à augmenter sa pension. Quand le quatuor fut enfin en bas des marches qui montaient jusqu'à lui, il posa les mains sur les accoudoirs de son siège pour donner toute son ampleur à sa stature qui se voulait noble et impressionnante.

- Bonsoir à vous étrangers, vous êtes sans doute cette « aide extérieure » que nous n’attendions plus ?! Permettez-moi de me présenter : Alastor de Sombral, comte de Castlecrow.

Il marqua une pause en jaugeant ce qui lui avait été rapporté : un homme d’âge mur blessé à la joue, un type un peu palot qui se trimbalait un nuage et une très jeune femme maigrichonne. Des voyageurs, à n’en point douter. Ça n’était visuellement pas l’équipe de choc à laquelle il s’attendait, mais il pourrait au moins essayer d’avoir la fille dans son lit, a fortiori s’ils échouaient. Là n’était malheureusement pas le sujet du jour, il dévia donc ses yeux noirs de Safrah pour fixer le doyen de la bande, le chef théoriquement.

- On vous a dit que des bandits pullulent dans la région n’est-ce pas ? Ces vauriens s’attachent à piller tout ce qu’ils peuvent à ma brave population, et malgré tous mes efforts, la gardes ne parvient jamais à les arrêter. La nuit dernière, ils ont réussi à s’introduire dans MON château, dans l’aile des domestiques heureusement, mais les biens de valeur de mon premier valet ont été subtilisés.

La colère faisait s’empourprer cette caricature de suzerain orgueilleux. Il avait ponctué sa phrase en frappant l’un de ses accoudoirs du dessous de son poing droit. Ce qu’il ne disait pas, c’était que l’efficacité de sa milice moyenâgeuse n’était pas vraiment au top lorsqu’il s’agissait de coincer des malfaiteurs modernes, mais c’était beau de faire croire qu’on faisait des efforts.

- Ces bandits, ces lâches, viennent certainement de l’extérieur. Ils sont organisés et utilisent des objets et des armes que l’on ne comprend pas ! Je suis certain que leur but ultime est non seulement de nous prendre tout ce que l’on a, mais surtout d’emporter MON trésor ! Votre mission sera de les arrêter et de me les rapporter, vivants. J’insiste sur le vivant, précisa Alastor avec un rictus mauvais, la cage à viande, c’est tout ce qu’ils méritent ! Rien ne saurait me faire plus plaisir que de les voir se faire lyncher et dévorer par les corbeaux.

Il s’apprêtait à envoyer les voyageurs se mettre au travail, mais il croisa le regard de Paillassus, qui semblait lui rappeler un oublie d’une œillade. Quoi encore ?! Ah oui…

- Vous serez récompensez bien entendu… si vous réussissez. Je peux également vous loger et vous nourrir tant que vous travailler pour moi, vous aurez un domestique à votre service, mais n’essayez pas d’abuser de mon hospitalité, j’ai assez de cages pour 3 corps de plus et des cellules de libres dans mes cahots. Je laisse également Paillassus vous accompagner, ajouta le comte avec un geste qui leur signifiait clairement de s’en aller, je suis certain qu’il saura vous être utile.
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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Jeu 23 Fév - 21:00

Un vieil homme nous accueillit avec un air de déterré. Les villageois nous regardaient, quelle horreur, tant de gens dans un si petit périmètre … Je me sentais oppressée, mais dans une forme olympique à la fois. J’aurais bien été me cacher dans un coin et ne plus en sortir. Hakim savait ce que les villageois attendaient de nous ou pas ? Vu sa façon de répondre au vieil homme, il paraissait faire semblant de savoir ce qui les attendaient. C’était mal … Et si nous n’étions pas à la hauteur de ce qu’ils allaient nous demander d’accomplir ? Et si c’était nous, qui nous retrouvons dans une de ces cages où les corbeaux se donnaient à cœur joie de torturer les prisonniers ? Et si les villageois étaient encore à pratiquer la peine de mort ? … Bref, toutes ces choses me faisaient froid dans le dos. Le vieil homme avait parlé de voleur. Donc c’était courant et ils n’avaient pas été les seuls touchés par ces bandits.

Nous nous dirigions vers le château en fendant la foule. Tous ces regards braqués dans notre direction me rendaient mal à l’aise … En entrant dans le château, je me sentais déjà mieux, il y avait moins de monde à l’intérieur, mais il y faisait aussi plus froid. J’observais la décoration qui était moindre … Même ma chambre était plus décorée ! Quelques tapisseries çà et là ornaient les murs. Aucune n’attirait particulièrement mon attention, mais la technique dont ils les faisaient, elle, je ne savais pas comment ils faisaient pour faire ça alors que leur technologie avait l’air très peu avancée.

Et qui dit technologie peu avancée, disait aussi pas d’ordinateur … Cette pensée noircit mon esprit. Mais je n’avais pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Nous arrivions devant un homme assis sur un trône. Le Seigneur du village certainement. Ses mains étaient couvertes de bagues en or, je me demandais comment il pouvait faire pour la lever … Après nous avoir accueilli rapidement, il se présenta, Alastor de Sombral, comte de Castlecrow. Il détailla les deux hommes et me fixa quelques secondes. Il avait beau être comte, je n’aimais pas que l’on me regarde. Heureusement, il dévia son regard vers Hakim.

Tout en nous expliquant sa situation, avec pour accentuation un coup de poing sur son trône qui me fit sursauter, mon cerveau allait à toute allure pour penser à des plans pour empêcher les intrus de venir dans le château. Bien sûr, il y avait les méthodes habituelles du genre : fermer les fenêtres et les portes à double tours. Mais était-ce seulement possible de fermer quelque chose à clef ici ? Il fallait mettre des pièges au point, mais pour ça, il fallait que je fasse des schémas …

Le Comte parla alors de récompense. A vrai dire, je m’en fichais, pour moi la meilleure récompense était de voir mon travail aboutir, mais je ne crachais pas sur un petit quelque chose pour être remercier. Quand il en vain à notre hébergement, j’espérais sincèrement ne pas être dans la même chambre qu’Hakim, et encore moins avec Jonh …
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Ven 24 Fév - 23:05

Apparemment la décision avait été prise de se faire passer pour les sauveurs. Bien, soit. Mais de quoi ? Hector leur rappela alors la raison de son appel et étrangement Jonh ne le sentait pas du tout. Cette histoire allait mal finir mais maintenant c'était trop tard pour se défiler. Le trio suivit donc le vieillard jusqu'au château où attendait le roi du village. A l'intérieur de l'édifice il faisait froid et même si Jonh portait des vêtements cela n'empêcha pas de frissonner. Au moins ses mains étaient épargnés à l'aide de ses mitaines.
Liam se pencha alors vers le dépressif pour lui glisser que si cette opération était risqué il fallait se faire la malle discrètement. Le jeune homme était bien d'accord là dessus encore fallait il que cela soit possible.
Ils arrivèrent devant un trône où siégeait un homme qui à n'en pas douter était leur "patron". Il se présenta avant de leur expliquer la situation plus en détails. Des objets et des armes qu'ils ne comprenaient pas ? Vu la technologie avancé du village ça ne devait être quelque chose de surprenant.

Pour ne pas laisser le choix aux voyageurs de participer Alastor leur fit savoir qu'il y avait bien évidemment une récompense à la clé et que des cages les attendaient si ils ne faisaient pas leur boulot. Pour la tentative de s'échapper c'était un peu louper surtout si Hector les suivraient comme un toutou.

- Bien...

Hector pria le groupe de le suivre pour les mener à leurs chambres. Bien évidemment ils résideraient dans le palais, Jonh espérait que il y avait au moins une cheminé dans la pièce sinon il allait bien se les geler. Ils passèrent dans un couloir où des cris horrible se firent entendre venant d'en dessous.

- Tenez, vous entendez leurs douleurs ? Les pauvres victimes de ces brigands ! parbleu si j'avais encore mes vingt ans je leur aurait mit la rouste de leur vie !

Jonh ne put s'empêcher de sourire devant ce vieillard débraillé qui ne manquait pas de...punch. Leur guide les fit finalement arrivé dans un couloir en leur indiquant leurs chambres à chacun et que c'était ici qu'ils dormiront et qu'un domestique arriverait bientôt pour savoir si ils avaient besoins de quelque chose. Avant de partir il leur souffla que si le groupe avait besoin de ses services il était au village, la maison avec une lanterne rouge.

- Bon bah je vais poser mes affaires

Souffla le dépressif avant d'ouvrir les portes de sa chambre. Déjà bonne nouvelle, un feu crépitait dans la cheminé...il y avait un grand lit, un canapé avec une petite table et une petite armoire. Le tout éclairé par une fenêtre. Jonh alla donc poser sa hotte près du lit et s'assied sur le lit avant d'ôter ses chaussures pour soulager un peu ses pieds de la marche. Il ne savait pas comment ils allaient arrêter ces brigands, sans prendre le risque de les tuer. Ca aurait été plus pratique que de les ramener vivant.


Dernière édition par Jonh Matrevis le Dim 4 Mar - 14:40, édité 1 fois
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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Dim 26 Fév - 16:02

« Vivant », c’était le mot qui posait problème dans cette demande. Ils n’étaient que trois contre une foule de voleurs, et on leur interdisait d’user de la force nécessaire pour accomplir leur mission. Capturer un individu sans trop le brusquer était parfaitement faisable mais une dizaine, une vingtaine ? Irréaliste. Liam l’aurait d’ailleurs balancé à la gueule de cet imbécile endimanché si la menace de la cage à viande ne planait pas au-dessus de leurs têtes telle une épée de Damoclès.

Alors qu’il marchait à la suite de Paillassus dans les couloirs glacés, le taulard se retournait le cerveau à la recherche d’une solution. C’était encore potentiellement réalisable si et seulement si ils arrivaient à réunir informations et matériels. Ces bouseux sous-évolués sortis tout droit du moyen-âge devaient bien posséder la technologie pour fabriquer des filets solides non ? Du laudanum peut-être ? Ces cons cultivaient bien du pavot quelque part dans leur bled paumé pour oublier la misère de leur existence. C’est à ce stade de ses réflexions pour lui présenta l’endroit qui lui servirait de chambre pour l’y abandonner, probablement dans l’idée de venir le retrouver plus tard quand Dieu lui aurait envoyé par courriel l’idée du siècle.

- Moi aussi, on se retrouvera plus tard.

La pièce était plutôt grande et pourvue d’une cheminée où brûlaient un feu vif qui projetait des langues de lumière écarlate sur les murs de pierres grises. Quelques tentures aux couleurs fanées cachaient un peu cette misère architecturale et l’austérité que les meurtrières donnaient à la pièce. Pas de fenêtre digne de ce nom, juste ces fentes pour archer où il aurait du mal à passer la tête, mais on ne s’était pas foutu de sa gueule pour le lit. C’était un baldaquin tendu de draps d’un rouge sombre qui n’était pas sans rappeler la couleur du sang, et à ses pieds en coffre en bois brut recélait quelques vêtements d’époque qu’il s’abstiendrait d’essayer. Si les filles étaient superbes en collant, lui aurait juste l’air gay.

Il posa sa hotte sur le tapis en peau d’ours qui trônait devant le foyer, s’arrêtant quelques secondes pour imaginer ce qu’il pourrait faire là-dessus. De quoi alimenter quelques fantasmes, d’ailleurs il espérait que son « serviteur » serait une femme bien pourvu, ça lui changerait de la planche à pain de la nuit dernière. Si ce n’était pas le cas… une visite à Safrah serait toujours plus satisfaisante que de se servir de sa main.

Son bras droit avait gonflé en même temps que son entre-jambes alors que les images salaces défilaient derrière ses paupières closes, source d’une tempête hormonale difficilement répressible. Une vache-à-lait… euh… une femme de chambre en tablier, cheveux retenus par l’un de leurs étranges couvre-chef de bouseux de l’époque pénétra alors dans la pièce pour lui demander s’il avait besoin d’aide pour s’installer. Un sourire carnassier s’étira sur les lèvres de Liam alors qu’elle se présentait sous le doux nom d’Aurore. Elle conviendrait tout à fait aux projets qu’il avait élaborés dans son encéphale vicieux et plus tordu qu’une queue de cochon, et tout le monde savait qu’on réfléchissait bien mieux les couilles vides.

- A vrai dire j’aurais bien besoin d’aide… vous pouvez fermer la porte derrière vous ?

Il ne fallut que quelques minutes pour comprendre que les femmes de l’époque étaient loin d’être farouche et – ô joie – faisaient moins une fixette que les femmes modernes sur le port de sous-vêtements sous leurs jupons. Au bout d’un laps de temps indéterminable, faute à l’absence de pendule chez les sous-évolués, le tueur se laissa retomber sur dos et glissa ses mains derrière sa tête. Il se sentait de nouveau calme, avec cette légère euphorie qui faisait disparaitre toute envie dans l’immédiat. Comme si elle était contaminée, la servante affichait un léger sourire qui flottait sur ses lèvres alors qu’elle se rhabillait en vitesse pour aller s’occuper un peu tardivement des deux autres.

Sa main se dressa alors que la jeune femme ouvrait la porte, pour l’interpeler et lui lâcher un vague « je te rappellerais à l’occasion » puis Liam se souvint qu’ils n’avaient pas le téléphone dans le coin. Si Thomas Edison savait ça…

Le violeur se redressa pour effectuer un brin de toilette à une cuvette en porcelaine disposé dans un coin de la pièce à cet effet, et entreprit de se revêtir de son jean et de sa chemise qui commençaient à fouetter bien comme il fallait. Ses narines palpitèrent quelques instants après quoi il reconsidéra plus longuement l’option du port de collants mais secoua de nouveau la tête. Ses couilles avaient besoin de respirer, c'était une décision sans appel.


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MessageSujet: Re: Séjour dans la plaine   Sam 3 Mar - 10:05

/!\ A relire : édité /!\

Tout en suivant le vieil homme jusqu’aux chambres, des tonnes de plans s’entassaient dans ma tête, mais ils étaient irréalisables avec les moyens du bord. Retournant toutes les possibilités de l’endroit, je décrétais qu’il fallait que je visite l’intégralité des lieux. C’est à ce stade de mes pensées que le vieillard nous présenta nos chambres respectives. J’entrais dans la pièce plutôt sombre où un feu illuminait une partie. Je fermais la porte et décidais d’aller m’assoir en face des flammes. Fermant les yeux quelques secondes, je me rendais compte que je ne servais à rien si je ne faisais rien. Quelqu’un était censé venir voir si j’avais besoin de quelque chose. Au diable cette fichue personne, je n’avais pas que ça à faire que d’attendre. Je me levais et quittais la pièce qui devait me servir de chambre.

Après seulement quelques pas, un homme que je présumais être un garde m’interrompit.

-Où comptez-vous allez comme ça mademoiselle ? dit-il d’un air de tête à claque.

Je ne lui répondais pas et continuait ma route, mais cet homme était décidé à ne pas me laisser aller plus loin. Il m’attrapa par le bras et me renvoya dans ma chambre tel un père punissant son enfant. Après que ce dernier ait refermé la porte derrière lui, je lâchais quelques jurons, histoire de me défouler un peu. Comment ce roi, ou je ne sais plus trop quoi, voulait-il être aidé si on ne pouvait pas visiter les lieux. C’était techniquement impossible de faire le moindre plan si on ne connaissait pas les lieux … En tout cas, pour moi, ça l’était.

Je me laissais tomber sur le lit, observant le plafond. Ma tête me faisait souffrir, mais pas plus que d’habitude. Une servante entrait quelques temps plus tard. On ne lui avait pas appris à frapper aux portes ou quoi ? Bref, elle me demandait si je n’avais besoin de rien, la première chose me venant à l’esprit était le mot « ordinateur », mais voyant leur civilisation peu évoluée, ça m’aurais extrêmement étonnée. Je lui disais que je n’avais besoin de rien pour le moment et lui priais de sortir. Ce qu’elle fît immédiatement. Mais c’était quoi ce bordel ? Espèce de soumise ! Les femmes ce sont battues pour avoir des droits non ? Rah, les gens comme elle m’énervaient, pire, ils me dégoutaient.

Je retournais à la contemplation du plafond en pierre … Autant dire que je m’ennuyais ferme. Je détaillais chaque meuble de la pièce. Un coffre en bois, sûrement du chêne, m’intriguait. Je me levais et l’ouvris. C’était des vêtements, tellement moches que je ne les aurais même pas portés pour Halloween. Je fermais le coffre pour aller admirer la vue que pouvait laisser entrevoir la meurtrière. Il y avait des champs, des champs et … Des champs. Quel trou paumé …


Dernière édition par Safrah Ynesta le Sam 10 Mar - 9:11, édité 1 fois
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