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 Liberté, nous voilà !

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Jonh Matrevis

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Maladie mentale : Trouble bipolaire IV

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 23 Jan - 18:35

Jonh laissa Blackberry recompter l'argent même si c'était certain que le total y était. Ce dernier lut un message sur son portable après qui semblait étrange mais ne fit aucun commentaire. Imaginer qu'un des clients auraient pu raconter ce qui s'était passé sans que le dépressif ai pu donner sa version aurait été ballot.
Liam revint des toilettes et le groupe pu partir, suivant les pas de leur guide mais quand même en restant méfiant. Blackberry fit alors signe à Jonh de s'approcher et lui demanda de faire un compte rendu des visites. Le jeune homme préférait jouer sur l’honnêteté plutôt que de mentir à cet homme étrange. Il lui raconta donc les agressions d'Eve, qu'elle avait battu un homme à mort et frapper un client qui était déjà en proie à une crise de larme. Concernant Liam, à sa connaissance le taulard avait juste mit la grosse folle à terre car cette dernière les avaient menacés d'un flingue. Le dépressif ignorait ce que Blackberry allait faire de ses informations...

Les voyageurs arrivèrent jusqu'à un camion où des caisses étaient disposés, et il était fort à parier que ce serait leur "siège" pour le voyage. Ils rentrèrent donc un à un à l'intérieur et malgré le bois le dépressif eut tout le loisir d'entendre les coups qui devaient pleuvoir sur la taularde. Dans sa tête il y avait deux divisions : un côté qui disait bien fait et l'autre qui s'en voulait, un peu, de l'avoir balancé. Mais c'était le prix à payer de ne pas l'avoir écouté pas vrai ?
Une fois que plus aucun bruit ne se fit entendre le camion démarra. Il fit un premier arrêt qui devait être la douane où heureusement tout se passa bien puis un deuxième arrêt, qui était le terminus vu la douceur qu'il sentit en atterrissage et la douleur sur son fessier.
Un travail vite fait mal fait car le dépressif du donner des coups de pied pour pouvoir sortir. Il n'avait pas la force de Liam mais il ne mit pas trois ans non plus. Une fois à l'air libre Jonh étira ses membres engourdis avant de récupérer ses affaires. ce n'est qu'après qu'il remarqua le petit groupe et que Eve était allongé par terre. Bah elle semblait avoir déjà trouver quelqu'un qui s'occuperait de son état.

Apparemment l'une des filles connaissait le taulard et semblait même en avoir peur, et d'ailleurs elle se transforma en mi chat-mi humain. Il ne voulait même pas savoir ce que Liam sous entendait par "intime" et puis de toute façon pas besoin d'un dessin...Encore une victime du violeur qu'il était. Bizarrement les regards que lançait la fille mécher vers le taulard ne lui plaisait pas. N'importe quoi.
Enfin bref comme il semblait être aussi des voyageurs autant se présenter non ?

- Il semble que certaines personnes se connaissent déjà...je suis Jonh

Il laissa les autres se présenter, ils étaient assez grands.
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Rochel Willow

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Maladie mentale : Phobie des cauchemars

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 23 Jan - 20:11

Le silence de la jeune femme s'expliquait simplement par le fait qu'elle était muette. Elle parlait en gestuelle plus ou moins compréhensible. Elle semblait elle aussi perdue comme Rochel avait pu l'être quelques minutes plus tôt, ce dont on pouvait tirer la conclusion qu'elle était une voyageuse également.

Rochel cherchait les mots pour lui faire comprendre où elle avait atterri, après tout quoi de mieux que l'avis de quelqu'un à la jonction entre initié et nouveau-venu ? Seulement sa position quant au simple fait de savoir qu'il était dans un rêve risquait de biaiser son discours en entier... Et puis il n'eut pas le temps de tenter quoi que ce soit que déjà la muette s'enfuyait à toutes jambes en direction de la ville.

L'insmniaque savait que lui crier de ne pas y aller n'aurait aucun impact. Quant à courir pour la rattraper, il ne s'en sentait ni la force ni l'envie : c'était tout aussi vain.
Par chance le phobique n'eut qu'à observer les deux femmes entrer en collision avant de s'affaler au sol. Il esquissa une grimace, imaginant parfaitement la douleur même à distance.
Jade et lui se dirigeaient vers les deux accidentées, pour s'assurer qu'il n'y avait rien de cassé.

Du côté de la muette tout semblait aller, par contre on ne pouvait pas en dire autant de l'inconnue, d'ailleurs inconsciente. Bien que Jade qui s'était penchée sur elle empêchait l'insomniaque de détailler les multiples blessures sur son corps, rien que le visage de la jeune femme en disait long sur ce qu'elle avait vécu.
Mon dieu qui pouvait être assez ignoble pour oser faire ça !? Qui !??
Il n'avait pas fait le lien de suite mais voir le corps étendu, couvert de blessures lui rappela...

Non, il devait chasser ces pensées de son crâne !! Oh Alice, pourquoi..?
Rochel sentait les larmes lui venir, aussi essuya-t-il discrètement ses yeux humides d'un revers de manche.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, un homme se tenait non loin de lui, arrivant de la même direction que la femme encore à terre. C'était Jade qui lui avait fait remarquer. Si les doppelganger pouvaient prendre une forme effrayante, Rochel ne connaissait pas cet homme à la différence de Jade qui paniqua complètement.

Il s'interposa entre elle et lui en levant le bras en guise de bouclier. A voir la réaction de la jeune fille, cet homme - ou cette créature - était réellement dangereuse.
- Soit, vous êtes un être humain. Mais cela ne nous dit pas qui vous êtes ni ce qui vous amène ici. Cet homme avait l'air assez fort pour l'envoyer voler en un coup mais Rochel ne pouvait pas rester là à regarder sans rien faire. Jade voulait une preuve qu'il ne lui voulait pas de mal, tout à l'heure. Elle en avait une.

Cela n'empêcha nullement cette dernière de se transformer subitement en hybride mi-femme mi-félin, faisant fuir Matthew sans que Rochel ne comprenne vraiment pourquoi. Lui aussi pouvait se transformer partiellement, non ? Là encore il ne se sentait pas la force de lui courir après. Il espérait qu'un des chasseur de doppleganger se charge de le rassurer même si c'était assez peu probable.

*Chaque chose en son temps !* Tout allait trop vite, c'était la panique à bord et la situation devenait assez ingérable.
- Ecoutez, je ne sais pas du tout ce qui se passe ni même ce qui s'est passé mais je voudrais éviter que ça ne parte dans tous les sens. Quittant sa pose défensive pour apparaitre un peu plus sociable, il tendit la main à Liam.
- Je m'appelle Rochel. Et vous ?

Le dernier membre du trio qui arrivait à peine fut le premier à se présenter. John.
Ce dernier semblait bien moins inquiétant que l'homme à qui l'insomniaque tendait la main mais il avait pris ce risque dans l'espoir de prévenir tout débordement. S'il y avait une chose qu'il ne pourrait pas supporter - que ce soit mentalement ou physiquement - ce serait qu'une bagarre générale éclate.
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Eve M. Todrovitch

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Maladie mentale : Troubles paranoïaques

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 23 Jan - 21:23

La douce voix de Jade parvenait jusqu’à son cerveau encore embrumé, alors que ses yeux – ou plutôt, le seul qu’elle arrivait à ouvrir correctement – faisaient le point. Cette adolescente avait l’air sincèrement inquiète pour son état, tellement que la taularde ne répondit pas tout de suite. A bien y réfléchir, c’était bien la première fois qu’on se souciait d’elle de toute sa vie, mis à part ses parents ; à peu de gens près. Dans le dos de la psychotique, un autre homme se penchait sur elle, mais Eve n’avait de toute façon pas encore la force d’articuler quoique ce soit. Elle avait moins mal allongée, même si dans sa tête, elle se répétait : « c’est bon, ça va très bien ».

Liam fit son entrée en scène et visiblement, il ne rassurait personne. Sa remarque lui glissa dessus, le monstre en cage grognant faiblement à l’intérieur de ses chairs. Il ne perdait rien pour attendre : la justice, la vraie, finirait toujours par lui retomber sur le coin de la figure et ce jour là… il se retrouvera six pieds sous terre, peut-être même en plusieurs morceaux. Quoiqu’il en soit, il semblait susciter une terreur trop intense pour être bénigne chez l’adolescente qui s’était penchée à son chevet, et même si le phobique des cauchemars s’était courageusement interposé, ils ne seraient jamais trop de deux sur la route de ce sociopathe. De toute façon, elle n’avait pas l’intention de restée allongée au sol alors qu’un important conciliabule se déroulait juste à coté.

Puisant dans les forces qui lui restaient, refoulant la douleur dans les plus petits recoins de son corps pour l’empêcher de s’échapper par des gémissements, Eve se remit sur pieds pour s’interposer aux cotés de Rochel. Sa chevelure noire cascada sur son visage, voilant son œil tuméfié, ne laissant alors qu’une seule de ses pupilles glaciales pour se plonger dans les gouffres sombres du taulard. Dans son dos, la bonne jumelle se transforma subitement en créature féline qui crachait tout son fiel sur le trentenaire, à l’instar d’une bête sauvage effrayée. Dreamland continuait de distribuer ses surprises à chaque nouveau pas qu’elle faisait. Un homme s’enfuit immédiatement en courant jusqu’à disparaitre dans les ténèbres, et la seconde jeune femme voyageuse qui lui était rentrée dedans était toujours muette. Pas même une excuse.

Jonh entama alors nonchalamment les présentations et la seule raison pour laquelle la taularde ne s’était pas immédiatement jetée sur lui pour lui refaire son portrait était que son corps n’obéit pas. Il OSAIT faire ça ? Engager la conversation comme si de rien était, alors qu’il l’avait vendue sans scrupules et que son compagnon était visiblement la source d’un trouble viscérale chez une adolescente. La balance du jugement qui habitait la caboche de la paranoïaque venait brusquement de rebasculer en la totale défaveur du dépressif : il ne valait définitivement pas mieux que le taulard finalement.

Ça écœurait déjà la russo-américaine de voir une victime tomber dans les filets du piège que tendait très certainement le duo de pourris. Maintenant qu’ils étaient hors d’Elipse, où s’arrêteraient leurs méfaits ? Les dépouiller et tous les laisser pour morts ? Sûr que ça trottait dans la tête de Liam, suffisait de voir comme il les dévisageait tous avec une lueur criminelle… ou bien les perceptions de la jeune femme étaient encore troublées par ses accès de démence paranoïaque, mais elle était incapable de faire la différence.

Cependant, Rochel lui paraissait être quelqu’un de plus fréquentable que ses anciens collègues, il méritait au moins qu’elle le mette en garde. Si elle n’eut pas la force de soulever son bras pour retenir celui du phobique, qui de toute façon était immatériel, Eve réussit à ouvrir ses lèvres blessées pour lâcher faiblement :

- Vous devriez… faire attention avant de serrer la main à n’importe qui.

C’était tellement pitoyable. Sa propre voix avait perdu de son tranchant, et elle savait bien qu’en cas d’affrontement, à l’heure présente, elle ne serait pas en état de faire le poids. Pourtant, c’était plus fort qu’elle : la folie la maintenait debout mieux que n’importe qu’elle anabolisant, le plus pernicieux des coups de fouet.

Non, elle n’était pas folle. Les médecins ne pouvaient pas comprendre que c’était le désir de rétablir la justice qui la rendait aussi indestructible, incapable de plier même sous les matraques des matonnes. Eve Magdalena Todrovitch ne se défilait jamais.

_________________
♫ Le sang épais & chaud galvanise mes mains . Mon cœur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide . ♪
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Jade Martins

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Maladie mentale : Troubles dissociatifs de la personnalité

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mar 24 Jan - 10:48

« Mon ange », ces mots résonnaient dans sa tête comme une menace de mort. Ou pire encore. Jade aurait voulu s’enfuir en courant, hurler ou même le frapper au visage pour ne pas lui laisser l’opportunité de reproduire ce qu’il avait déjà commis par le passé mais tout ce qu’elle arrivait à faire était de se statufier, les yeux écarquillés et les lèvres tremblantes. Dans sa poitrine son cœur s’emballait, puis ratait un battement, une arythmie violente qui menaçait de lui faire tourner de l’œil d’un moment à l’autre. Qu’elle soit immatérielle et donc intouchable ne lui effleurait même plus l’esprit, ne restait que de la terreur brute, aveuglante et mesquine.

La respiration sifflante elle regarda Rochel tendre la main à ce monstre pour serrer la sienne juste après que Liam ait affirmé être humain. Pour sa part elle en doutait grandement. Impossible de savoir si ce qui s’ensuivit était dû à son bouleversement émotionnel ou simplement au hasard, mais sa gourmette se mit à frémir à son poignet alors que l’âme féline s’insinuait dans sa caboche. Comme une tumeur à croissance rapide une queue se mit à pousser à la base de la colonne vertébrale de la psychotique alors que son visage se couvrait de poils et ses ongles remplacés par de longues griffes rétractables. Le félin dans sa tête grondait, ses yeux en amande glissant de Jonh à Liam, puis à Safrah, Eve et Rochel, jusque le dos de Matthew qui s’enfuyait en poussant des cris d’orfraie.

- Shiiiiiiiiiiiiiiii ! cracha soudain Jade, le dos rond.

A quatre pattes elle fixait avec haine le violeur entre les jambes de Rochel qui avait voulu lui servir de bouclier, en position menaçante. L’esprit félin qui l’habitait ne tarda pas à prendre le contrôle total de son corps pour la faire bondir, entre Eve et son chevalier, avec une agilité surprenante au visage de son ennemi pour… lui passer au travers. L’immatérialité n’avait pas que de bons côtés après tout. Mais il en fallait plus pour calmer Cheshire, bien décidé à tourner autour de sa proie jusqu’à pouvoir la réduire en miettes. Les griffes fendaient l’air, les dents claquaient au niveau des mollets, danse pathétique qui le serait bien moins si la demoiselle venait à retrouver de la consistance.

Au milieu des grondements sourds et des miaulements qui s’échappaient de ses lèvres pouvaient être captées quelques paroles bien humaines, des « salauds », « ne t’approche pas », « va mourir », « je vais te crever les yeux » et d’autres paroles encore moins charmantes que j’éviterais de reproduire ici. Le chat n’avait pas autant de scrupules que l’adolescente à exprimer sa pensée, encore moins de politesse mais surtout la colère et le courage frôlant la témérité qui lui manquait désespérément.

- Méchant, méchant, méchant, méchant, fourbe, pervers, méchant… grondait catwoman, tempête tourbillonnante.

Le taulard qui avait d’abord reculé la jaugeait maintenant avec un mépris amusé qui ne faisait que croitre la colère de Cheshire. Les regards que cette fille méchée de rouge lui lançaient aussi n’aidaient en rien. On aurait presque dit qu’il lui plaisait sauf que… cet homme était un monstre ! Comment pouvait-on apprécier un monstre ? L’attitude de Jonh tout comme celle de Safrah lui hérissait le poil si bien que Jay en vint à les attaquer eux aussi juste pour la forme.

Puis… elle finit par se fatiguer tout simplement. Même féline elle finit par comprendre que c’était inutile et que mieux valait réessayer plus tard, ne lui restait plus donc qu’à venir se rouler en boule aux pieds de Rochel et Eve pour y ronronner comme un moteur non sans jeter de temps à autre un regard meurtrier dans la direction de Liam et de ses fans. Tout vient à point à qui sait attendre et ça, Cheshire l’avait bien compris.

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Liam Baldwin

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Maladie mentale : Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mar 24 Jan - 12:51

Son attention tout d’abord concentré sur le joli minois effrayé de Jade ne tarda pas à s’évader jusque celui de Safrah qui lui lançait des regards tenant de l’invitation pure et simple. Un sourire équivoque étira alors les lèvres du taulard et alors que sa langue s’apprêtait à glisser jusque sa lèvre supérieure, Jonh arriva à sa hauteur avec l’expression d’un chien de garde particulièrement contrarié. Liam n’arrivait pas à déterminer s’il valait mieux en rire qu’en pleurer, le fait est que cela prouvait au moins qu’il ne le laissait pas indifférent. Leur petite aventure était peut-être plus que la folie provoquée par un coup de déprime finalement.

A l’instar de son élève, le grand échalas qui lui faisait face après s’être interposé entre Jade et lui tendait désormais la main tout en se présentant. Quel garçon poli ! Admirable, vraiment. Une ombre moqueuse passa sur le visage du tueur qui finit néanmoins par rendre le geste, prêt à offrir une poignée de main en règle. La remarque mesquine d’Eve lui passa au-dessus de la tête. Une telle chienne ne méritait pas qu’on lui offre ne serait-ce qu’une once d’attention, ça lui aurait fait bien trop plaisir.

- Liam, et je ne tiens pas non plus à ce que ça… commença-t-il avant de s’interrompre soudainement.

Ses doigts venaient de passer au travers de la paume de son interlocuteur. Qu’est-ce que ça voulait dire au juste ? Qu’il se moquait de lui ? Une simple variante des imbéciles heureux retirant leur main au dernier moment en s’esclaffant comme des baleines ? Cette simple idée défrisait complètement le taulard dont l’expression se mua en rictus, simple parodie de sourire désormais.

- Très drôle, très « fin ».

Il récupéra sa main avec un air de dégoût comme si la simple proximité de Rochel l’avait souillé et se tourna vers Jonh pour lui proposer de prendre leurs distances avec ces abrutis mais l’étrange transformation que subit Jade paralysa sa langue. Qu’est-ce que c’était que ce bordel…

Liam recula d’un pas mais déjà la femme féline lui bondissait au visage en crachant son fiel, et ce n’est que bien après que les griffes acérées soient passées à travers ses globes oculaires sans provoquer le moindre dégât qu’il commença à comprendre ce qui se passait. Ils étaient combien à avoir ce don gênant d’immatérialité ? Pour l’heure ça l’arrangeait bien vu l’ardeur que mettait la furie pour le réduire en lambeau, mais c’était le genre de don qui pouvait être aussi dangereux qu’arrangeant.

- C’est quoi ici ? Le joyeux club des passes-muraille ? ironisa-t-il sans perdre de vue Jay qui lui tournait autour sans jamais se lasser.

Combien de temps serait-il sauvé par ce heureux hasard ? Il serait peut-être plus prudent de préparer une arme juste au cas où, mais aller chercher son boulet à sa cheville serait bien trop voyant pour ne pas attirer l’attention de la russe à la mode Picasso. Heureusement le sale matou finit par se calmer pour aller ronronner aux pieds de ses fervents protecteurs. Cette vue tira un rire franc et moqueur au tueur qui ne put s’empêcher de commenter :

- L’une en chien, l’autre en chat… vous n’êtes pas jumelles pour rien. On va bientôt pouvoir ouvrir une animalerie rien que pour ta famille mon cœur.

A ce mot doux le chat répondit par un sifflement menaçant qui ne fit qu’étirer le sourire du tueur. Avec tout ça la tension était à son comble et il avait l’impression que la foule attendait qu’il dise quelque chose pour éclairer le mystère qui entourait leur duo. Ils pouvaient toujours attendre.

Avec la force numérique qu’ils représentaient, Liam ne ferait pas long feu contre la vindicte populaire. Il n’allait pas devoir tarder à devoir tirer sa révérence pour s’en sortir sans mal, où se faire à l’idée de les écraser sous le poids monstrueux de son boulet. Aucune de ces deux solutions ne lui convenait en réalité, mais une fois redevenue totalement humaine il y avait fort à parier que la petite jumelle ne saurait pas tenir sa langue. Les femmes étaient de vraies pipelettes.

- Bon, j’aurais aimé rester plus longtemps avec vous mais… je dois prendre le large. Tu viens Jonh ? il ajouta alors l’air de rien à l’adresse de Safrah, Vous aussi pouvez venir mademoiselle, j’ai toujours aimé voyager en bonne compagnie…

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mar 24 Jan - 20:03

Je regardais la femme-chat et Liam par intermittence, elle devait lui en vouloir à un point qui ne pouvait rien égaler. Le pervers souriait et voyant l'hybride tenter en vain de lui faire la peau. Son sourire avait quelque chose d'étrange, ma connaissance en l'espèce humaine ne me permettais pas de définir cette mimique. Cela avait l'air de l'amuser. Je pensais de nouveau à fuir, essayant de me faire des plus discrètes, je reculais de quelques pas. Liam ne me regardait plus. J'entendais un bruit derrière moi, je tournais la tête discrètement ; il n'y avait rien. Avec l'obscurité qui engloutissait les lieux, je ne voyais pas grand-chose à vrai dire ... Je repensais à la phrase étrange qu'avait dite Jade, la femme-chat : "je n’ai rien vu qui ressemble à un doppelganger pour l’instant. Vous croyez qu’il… qu’il traine vraiment dans le coin ?"

Mais qu'est-ce qu'était un doppel-machin-chose ? Je n'en avais jamais entendu parler. Serais-je tombée dans un asile de fous ? Un second bruit discret se fit entendre, je ne me retournais pas, Liam me regardait à nouveau. Était-il hypnotiseur ? Je ne pouvais m'empêcher de le regarder. C'était sûrement l'un des seuls qui ne me dégoûtait pas. Tous ces gens, ici même, ne m'inspirent que la peur. Et je hais tout ce qui me fait peur, et tout ce qui me fait peur me dégoûte. Liam ne me fait pas peur, ou presque, mais moins que les autres ... Il ressemble à mon frère. Mon frère me manque d’ailleurs … Se rend-t-il au moins compte que je ne suis plus là ? A-t-il seulement été voir si j’étais dans ma chambre, dans « ma taverne » comme il disait ?

Liam me proposait de le suivre … Voyager ? Je n’aime pas ça, mais plutôt mourir que de rester avec quelqu’un qui change de forme ! Je ne savais pas comment j’allais communiquer avec ces deux hommes … Et si je devais me remettre à parler ? Je ne sais même plus à quoi ressemble ma voix. Si ça se trouve, j’étais peut-être devenue réellement muette … Si c’est le cas, alors que je n’ai plus rien pour communiquer, je suis mal … Peut-être que ces deux-là réussiront à me comprendre, qui sait.

Un dernier bruit discret dans mon dos me fit aller vers Liam. Je le saluais de la tête. Un large sourire s’étendant sur ses lèvres. Il me faisait vraiment penser à mon frère … Il avait le même sourire quand il sortait un débilité plus grosse que lui. Je sentais les regards pesant du reste du groupe sur moi. Qu’avaient-ils à me regarder de cet air-là ? Ils veulent ma photo en souvenir peut-être ?! Rooh que ces gens m’énervent … Je leur lançais, tour à tour, un regard froid. Ils n’ont pas à me regarder ainsi, mince alors !
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Jonh Matrevis

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mar 24 Jan - 20:27

L'homme, le seul, de l'autre groupe s'interposa entre la demoiselle et Liam comme pour la protéger en disant qu'il ne souhaitait pas que tout parte en vrille. C'est vrai que tant qu'à faire Jonh préférait aussi éviter des histoires. Mais dure à réaliser quand on avait une sauvage à terre qui ne pouvait pas fermer sa bouche. Surtout que elle n'était pas non plus une des personnes à qui serrer la main...Le dépressif se retint bien de lui dire quelque chose alors que le taulard passant outre le "conseil" d'Eve serra la main, du moins tenta, de Rochel en se présentant aussi.
C'est alors que la mi-chat émit des bruits digne d'un félin et bondit sur l'hypersexuel sans succès car elle passa aussi à travers. C'était quoi ce groupe de dingue ? Les répliques de son camarade voyageur le firent sourire intérieurement. Ne pas montrer qu'on rigolait sinon les deux autres l'auraient sans doute mal pris. En tous les cas c'était plus sur de ne pas rester avec la demoiselle fantôme qui apparemment voulait faire souffrir son violeur. Quoi de plus normal dirons nous ? Seulement Jonh n'était pas d'accord là dessus. Aussi quand son ami lui proposa de partir le dépressif hocha vivement la tête, ravie de s'éloigner de ce monde. Car en fait ils étaient trop nombreux et en y réfléchissant c'était pas bon si jamais Eve arrivait à les rallier à sa cause. Nulle doute que Jonh et Liam le payerait cher...

Seulement le taulard proposa à la méché, ou à la nouvelle victime de son charme naturelle, de venir avec eux. Les yeux de Jonh disait clairement à ce moment là : Non mais tu déconnes ????
Si c'était juste un moyen de se la taper plus tard autant qu'il le fasse maintenant ! Le souvenir d'avoir trimballé une rouquine pleureuse et chiante suffisait déjà et même si le jeune homme ne connaissait pas cette fille muette il avait pas envie de la côtoyer. Mais bon elle semblait avoir déjà décidé de la suivre et Liam trouverait ça louche si le dépressif se manifestait contre cette proposition. Il glissa juste à l'égard de leur nouvelle recrue comme signe de bienvenue :

- Ne viens pas te plaindre si tu te fais violer...

Au moins il était gentil il la prévenait. Jonh se tourna ensuite vers Liam avec un sourire forcé peint sur le visage.

- On y va "chef" ?

Bah oui maintenant que la mission était terminé le taulard retrouvait son grade de la grosse tête du groupe.
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Liam Baldwin

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Maladie mentale : Hypersexualité

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mer 25 Jan - 11:49

Jonh n’avait pas l’air vraiment d’accord avec son projet et l’expression qu’il affichait était plus que claire sur le sujet. C’était trop mignon…une pointe de jalousie peut-être ? Le fait est qu’il était déjà trop tard et que Liam comptait bien n’en faire qu’à sa tête, avec comme objectif de s’enfiler cette gamine comme une perle d’ici deux jours tout au plus. Elle n’avait pas l’air farouche d’ailleurs, le détaillant comme un morceau de viande sur l’étal d’un marché. Et il était le seul à avoir droit à ce traitement de faveur. Pour les autres ce n’était qu’œillades effrayées, méprisantes et dégoûtées. Le monde à l’envers, vraiment.

L’oreille du tueur capta la remarque acerbe de son élève, transformant son sourire en rictus. Qu’est-ce qu’il lui prenait de balancer ça comme ça, alors qu’il y avait foule ? Il cherchait à faire revenir cette fille sur sa décision maintenant qu’elle s’avançait vers eux sans trop d’hésitation ? A cet instant le service trois pièces de Liam haïssait le dépressif, mais la jeune femme ne reculant pas pour autant, ce sentiment lui passa vite. Probablement une remarque à mettre sur le compte de la jalousie, prémices de la foule du même genre qui suivrait maintenant qu’ils voyageaient à trois.

- Ouais, on se tire. J’ai jamais aimé me déplacer en troupeau.

Il adressa un salut amusé au rassemblement de voyageurs et d’Elipsiens qui les fixaient toujours comme des bêtes de foire. Ils avaient l’air bien pressés de les voir tirer leur révérence et pour une fois il se sentait de leur faire plaisir. Plus il passerait de temps en leur compagnie plus les choses risquaient de tourner mal pour lui.

- A une prochaine fois peut-être ! lança-t-il avant d’ajouter à l’adresse de ses compagnons, Jonh, mon cœur… vous avez une destination qui vous dit plus qu’une autre ?

Alors que le trio s’éloignait dans l’obscurité, il tentait de se remémorer sa carte de Dreamland faute de pouvoir la consulter en pleine nuit sans lampe torche. De là où ils étaient, la grande ville la plus proche était Gloutoniskaïa mais… à vrai dire le tueur était bien tenté de traverser la mer. Sextus et sa tour restait son objectif à long terme et même s’il ne pouvait lancer l’assaut maintenant, s’en rapprocher un peu en franchissant l’océan ne serait pas une mauvaise chose. Alors où aller ? Techyo ou cette ville avec un nom tiré de la culture Maya ou Aztèque ?

Liam se gratta le bouc dans un bruit de papier de verre, le regard pensif. Aller se perdre chez les zoulous ? Très peu pour lui-même si l’idée de jolies petites nanas en pagne n’était pas pour lui déplaire. Dans tous les cas même si leur destination devait la ville technologique au nord du continent voisin, la première étape serait toujours la même : trouver un bateau, un avion ou n’importe quoi capable de leur faire traverser l’océan.

- J’aimerais bien faire un tour à Techyo mais il nous faut au moins un bateau. Je regretterais presque que le capitaine soit pas là pour nous enlever cette fois encore. Au moins le voyage aurait été gratuit.

Dans leur dos, la lueur des lampes torches était loin maintenant. Aucun n’avait eu la mauvaise idée de les suivre, pas même Eve qui devait pourtant mourir d’envie de leur faire la peau. Penser qu’elle en était incapable grâce à sa petite vidéo était tout simplement jouissif au point d’en laisser s’égarer sa langue le long de sa lèvre supérieure. Leur prochaine rencontre risquait d’être mémorable.

Bientôt la troupe de chasseurs de doppelgänger disparu complètement de leur champ de vision, comme avalés par la nuit noire. Cette tranquillité retrouvée n’était pas pour déplaire au violeur qui en profita pour se rapprocher de la petite muette, bien décidé à lui tirer au moins un mot. Elle savait écrire non ? Et bien ô merveille, il avait un calepin et un stylo. Le monde était vraiment bien fait. Farfouillant dans ses affaires il finit par tendre ces deux objets à la jeune femme.

- Tu peux écrire ton nom, non ? J’ai tendance à donner des surnoms que les gens apprécient peu quand ils refusent de décliner leur identité.

Un sourire moqueur étira ses lèvres alors qu’il jetait un coup d’œil à Jonh. Quel avait été le sien déjà ? « Dépressif numéro 1 », pseudo qui lui avait rapidement donné envie de s’en défaire pour son nom réel.

>> Direction un autre endroit de la plaine félicité

HRP : Safrah ou Jonh, le prochain qui poste pourra créer un nouveau topic pour marquer notre séparation avec le topic actuel ?



Dernière édition par Liam Baldwin le Ven 27 Jan - 20:34, édité 1 fois
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Rochel Willow

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Maladie mentale : Phobie des cauchemars

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mer 25 Jan - 16:08

A l'instant même où Liam donnait enfin son nom au phobique, l'attention de ce dernier se porta sur Eve qui lui conseillait de ne pas serrer la main de n'importe qui, ce qui fit que Rochel ne remarqua même pas la tentative du tueur pour lui serrer la main.
Il resta ainsi, la main tendue, pendant encore une dizaine de secondes avant qu'il ne comprenne et ne la retire dans une gestuelle gênée. Il n'avait pas voulu faire ça, il avait juste oublié qu'il était immatériel...

- Je.. commença-t-il en vue de s'excuser. Rien à faire, Liam était déjà persuadé qu'il se moquait de lui. Bonjour la bonne ambiance... En voulant arranger les choses, Rochel venait de les rendre potentiellement encore plus venimeuses qu'elles ne l'étaient, se plaçant malgré lui du côté d'Eve et Jade.

D'ailleurs cette dernière se comportait maintenant comme un véritable félin, feulant et miaulant agressivement sur le violeur, et l'attaqua à coup de griffes en une fraction de secondes. Elle ne réussit cependant qu'à passer à travers l'homme, encore et encore à cause du pouvoir dont Rochel et elle étaient victimes. L'insomniaque ne savait que dire et se contentait de regarder la scène avec une pointe d'appréhension d'une part, car si Jade parvenait à le griffer réellement, la situation tournerait inévitablement à la bagarre ; et d'autre part il ressentait un soupçon de pitié envers elle. Comme si le fait d'avoir troqué son humanité contre l'intelligence féline était un mal. D'un point de vue extérieur, elle paraitrait sans doute ridicule et la proximité avec cette furie véhiculait ce sentiment d'être responsable des agissements de la jeune fille.

Mais voilà : il était impuissant. Tenter de la raisonner serait vain encore une fois et l'amertume remplit rapidement le cœur du phobique des cauchemars. Qu'est-ce que cet homme pouvait donc lui avoir fait pour qu'elle le haïsse tant !?
La colère aveugle laissa bientôt place chez Jade à la prise de conscience que quoi qu'elle fasse, elle ne pouvait atteindre Liam. Elle décida donc de venir se blottir contre Rochel, roulée en boule comme le ferait un chat, puis se mit à ronronner.
Comment pouvait-on réagir à cela autrement qu'en laissant échapper un "euh..." indécis ?

Le phobique chercha dans le regard d'Eve une réponse, quelque chose à dire, quelque chose à faire, mais son attention fut une nouvelle fois détournée, cette fois en direction de Liam qui n'avait pas cessé de faire des remarques acerbes durant l'assaut qu'il subissait. Enfin, 'subissait'... Observait serait plus juste.

- Attendez ! Liam !! Je vous jure que... que quoi ? Que sa poignée de main fantôme n'était pas une plaisanterie ? Comme cela était futile après les récents événements.
Qu'il était désolé pour tout ça ? On lui répondrait qu'il avait choisi de quel côté il voulait se battre.
Que ce n'était pas ce qu'il croyait ? Cette phrase était d'une ambiguïté telle qu'on se rendait coupable rien qu'à la prononcer.

Non, il n'avait rien. Rien à dire, pas d'éloquence, pas plus de répartie. Il baissa les yeux et son bras qui voulait comme rattraper Liam par la même occasion. Le duo masculin s'éloigna donc sans que personne ne les en empêche réellement, suivi par la muette. C'était pour ne pas dire une rencontre dont le bilan était accablant et Rochel se rendait maintenant compte de son inutilité, et le pouvoir n'y était pour rien.

Après un soupir dépité, l'insomniaque quitta Jade-chat des yeux pour poser son regard sur Eve.
- Je crois que je ne sais plus du tout comment réagir soupira-t-il. Enfin... Je ne vois aucun souci à ce que vous restiez avec nous pour le moment, Mademoiselle ... il attendit qu'Eve lui donne son nom pour continuer. Eve. Au moins le temps de vous soigner et de récupérer ; après quoi libre à vous d'aller où vous voudrez. Mais comprenez que je ne peux décemment pas vous laisser seule ainsi !

Il tenta un sourire rassurant. La jeune femme n'était pas en état d'aller bien loin ; elle était à peine capable de tenir debout.
- Asseyez-vous, ne vous forcez pas trop. Je n'ai rien sur moi mais peut-être que ces gens auront de quoi arranger vos blessures, non ? demanda Rochel aux chasseurs de doppelganger.
Il y avait aussi le problème de Jade : quant allait-elle redevenir humaine ? Le phobique espérait seulement que ça ne soit pas trop long.

L'un des jeunes posa son sac à terre pour en sortir un coton avec de l'eau pour les lancer à Rochel. Ce dernier tenta de les rattraper mais les objets tombèrent au sol alors que pour la troisième fois l'insomniaque faisait l'expérience du pouvoir déclenché par Jade.
- Oh c'est pas vrai !! Je ne m'y ferai jamais, je crois... Vous allez devoir vous débrouiller seule, Eve.
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mer 25 Jan - 17:28

Jade avait fini par bondir entre elle et Rochel, tentant vainement de lacérer le visage de Liam. Au moins, elle et la taularde avait un ennemi commun, ce qui ne pouvait que renforcer une éventuelle entente entre toutes les deux, mais le plus surprenant n’était pas les multiples coups habiles et rapides de l’adolescente possédée, mais les mots qu’elle lâchait en grondant, exprimant de façon désordonnée son opinion du trentenaire. Eve tentait de recomposer le puzzle épars, depuis le grand penchant sexuel que ne s’était pas caché avoir le taulard, jusqu’à la crainte viscérale qu’il aspirait à la psychotique, passant par son caractère violent et ses pouvoirs étroitement liés à sa libido.

Si seulement elle avait pu être en état, elle lui aurait rabattu son caquet, mais son corps engourdi refusait de répondre à ses gestes trop brusques, il ne voulait déjà même plus tenir debout. La simple idée que Liam puisse être l’un de ces violeurs détraqués remit en liberté déchainait dans ses entrailles un tel tourbillon de démence qu’elle en avait des crampes d’estomac, mais ses forces étaient insuffisantes, largement insuffisantes. Ce n’était pas vraiment le fait d’avoir couché avec lui qui la répugnait, ses coups d’un soir n’avaient jamais été très glorieux, mais plutôt le fait d’avoir si longtemps fréquenté un criminelle dangereux et de ne pas l’avoir réduit en pièce. C’était comme devenir complice de ses méfaits, comme avoir eu une injustice sous le nez et ne pas l’avoir dénoncée. Si seulement elle avait pu s’en rendre compte plus tôt…

Jade vint se poser à ses pieds en ronronnant, l’adoptant visiblement comme une fervente protectrice. Intérieurement, la détenue acceptait ce rôle, déportant sur la jeune fille ce qu’elle n’avait pu accomplir avec Trisha : empêcher qu’elle soit écrasée par les sévices de ce monde étrange, ne pas laisser se reproduire le schéma qu’elle avait connu, jamais. Son regard glacé rencontra les yeux de Rochel, mais le départ de l’hypersexuel fut annoncé dans la foulée. Safrah décidait de suivre les deux hommes, et la russo-américaine n’avait pas la force de la retenir. Qu’importe : un jour, elle les retrouverait, elle les reverrait, et ils se mordraient tous les deux les doigts de ce qu’ils avaient fait. Elle les punirait pour leurs injustices passées et à venir, histoire qu’ils se souviennent que rien n’arrive impunément… s’ils sont encore en vie.

Le trio s’était déjà bien éloigné lorsque le phobique des rêves s’adressa à la paranoïaque pour lui dire qu’il ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’elle reste avec eux. Qu’à première vue il n’ait pas l’air d’un homme dangereux n’était pas une excuse, on savait tous comme les pires chimères pouvaient revêtir de somptueux apparats parfois.

- Eve, lâcha-t-elle sèchement alors qu’il attendait son prénom.

Il s’inquiétait pour elle ? Comme c’était mignon. A son sourire rassurant, la jeune femme ne répondit que par son expression impassible à moitié masquée par ses cheveux décoiffés. Est-ce qu’elle avait l’air de quelqu’un qui se laissait attendrir comme ça ? Et puis, elle n’avait rien de grave : rien qu’une bande d’enfoirés qui l’avaient rouée de coups, mais ils frappaient comme des lavettes.

- Ça va, j’suis grande, rétorqua-t-elle à Rochel quand il lui dit devoir se débrouiller seule.

Malgré tout, elle chancela plusieurs fois et réalisa qu’il allait lui être impossible de retrouver les cotons perdus dans la végétation assombri par la nuit. Se refusant à demander de l’aide aux dreamlandiens qui avaient des lampe-torches, elle réutilisa la vision infrarouge de ses lunevolutives pour mettre la main sur son maigre attirail de soin. Elle posa sa hotte et s’assit à même le sol, nettoyant son visage des trainées de sang séché qui entachaient sa peau blême. Les plaies de ses lèvres et de son arcade ouverte lui avaient envoyé de terribles signaux de douleur, mais elle n’avait pas bronché. Une fois sa tâche achevée, elle rendit leurs biens aux jeunes chasseurs et chercha dans sa veste de quoi s’allumer une clope. Qu’importe que son paquet diminuait à vue d’œil : celle-ci, elle était méritée.

Eve n’était pas vraiment mieux, mais elle retrouvait peu à peu contenance. Son unique œil encore valide, celui qui n’était pas à moitié masqué par sa crinière sombre, se leva vers Rochel pour le jauger avec sa froideur habituel. Pourquoi donc insistait-il tant pour l’aider ? Elle venait d’un monde où l’altruisme total n’existait pas, c’était bien connu, alors quoi ? Il avait l’intention de la sauter dès qu’elle serait remise ? Ce ne serait même pas étonnant. Enfermé dans sa tête, son monstre de démence se faisait silencieux, léchant ses blessures, une lueur incandescente dans les yeux plus forte encore que l’embout orangée de la cigarette dans la nuit.

- Je peux au moins savoir à qui je dois autant de… gentillesse ? demanda la taularde d’une voix inexpressive.

Elle souffla un long nuage de fumée pour appuyer sa question. Ses mains tremblaient mais cette fois, ce n’était pas à cause de la folie, mais bien parce que son corps endoloris appelait à un repos qu’il n’avait pas encore eu. Rien de transparaissait sur son visage pourtant, rien d’autres que son désespérant air impassible, comme si les émotions avaient quitté sa carcasse depuis longtemps.

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mer 25 Jan - 22:17

Toujours roulée en boule aux pieds d’Eve et de Rochel, Jade gardait un œil sur Liam. Ses ronronnements étaient remplacés de temps à autres par un feulement menaçant quand le taulard osait se permettre une remarque à son sujet, ou regarder d’une manière un peu trop appuyé quelqu’un qui deviendrait à coup sûr sa prochaine victime. Ce n’est que lorsqu’il leur eut faussé compagnie et que son chevalier se soit mis en tête de soigner la paranoïaque que Cheshire commença à reprendre de la consistance.

L’esprit félin capta globalement qu’Eve, car tel était son nom, n’allait pas bien et que l’autre grand dadais aussi bien intentionné soit-il ne pouvait rien faire pour elle. Les fentes de ses pupilles s’étrécirent alors qu’elle fixait la taularde qui nettoyait ses plaies à la va-vite. Ce n’était pas la bonne manière de faire, ah ça non, et elle comptait bien la remercier en lui apprenant la bonne.

C’est lorsque la grande brune demanda à Rochel de décliner son identité que Jay entra en action, se redressant pour poser ses mains sur les épaules de sa cible et la faire basculer dans l’herbe haute qui amorti sa chute, coussin végétal. Avant que la blessée n’ai pu bouger un petit doigt la bonne jumelle commençait déjà sa tâche ardue en… léchant la commissure des lèvres fendue d’où perlait encore un peu de sang, sans cesser de ronronner. On tenta bien de la repousser mais sa force accrue était un obstacle insurmontable, si bien que Rochel et les chasseurs de doppelgänger furent bientôt appelés en renfort. Jade elle s’appliquait très fort, grimpant jusqu’à l’arcade en passant par l’œil poché, sa langue râpeuse toujours active.

Néanmoins l’union faisait la force, et catwoman finit par être arrachée à la taularde. Elle cracha comme une folle furieuse pour qu’on la relâche, allant même jusqu’à planter ses griffes dans la jambes de Ganta qui poussa une exclamation de douleur à peine étouffée par ses mâchoires serrées. Alors qu’on la relâchait enfin Jay poussa un miaulement offusquer qui, en y prêtant bien l’oreille, couvrait des paroles bien humaine :

- Laissez ! C’est comme ça qu’on soigne ! Laissez-moi faire !

Bondissant à quatre pattes elle se fraya agilement un chemin jusqu’à Eve qui se relevait péniblement pour cette fois attraper sa main et la lécher frénétiquement. Plus têtue qu’une mule, la femme féline fit comprendre d’un regard qu’elle reviendrait encore et encore tant qu’elle n’aurait pas accompli sa tâche si bien que le quatuor Dreamlandien, refroidi par la blessure de Ganta, décida d’arrêter les frais en la laissant faire. Après tout elle ne faisait qu’enduire de bave la main de cette inconnue, rien de très répréhensible.

Fière de sa victoire la chatte remua la queue, se lovant tout contre la paranoïaque pour travailler plus efficacement. Ce n’est que lorsqu’elle eut fini qu’elle s’éloigna enfin pour s’étirer longuement, bailler et se faire les griffes contre le tronc de l’arbre dans lequel elle avait trouvé refuge plus tôt.

Maintenant que Liam était parti et Eve soignée, Cheshire retrouvait sa tranquillité d’esprit et sa paresse toute féline. Son esprit n’était plus occupé que par l’idée d’un bon somme, d’un repas copieux et d’une séance de grattouilles entre les oreilles. Elle regarda d’ailleurs Rochel avec insistance dans l’idée de le convaincre à venir s’y coller mais finit par abandonner l’idée avec un miaulement déçu.


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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 26 Jan - 10:37

La réaction d'Eve ne fut pas celle escomptée... Peut-être par pudeur, ou bien la colère ; elle envoya bouler l'insomniaque sans autre forme de procès.
- Oui, désolé... Je croyais pouvoir me rendre utile. Je m'appelle Rochel. Rochel Willow. Au moins ça annonçait la couleur. Ce n'était pas un reproche en soi, ou alors tourné d'avantage sur lui-même. Rochel avait l'impression qu'en proposant son aide il s'était montré un peu trop "papa poule" mais sur le fait c'était la seule idée qu'il avait eue pour aider.

Encore et toujours inutile. Il n'avait pas cessé de l'être, de toute façon. Et force est de constater que Jade se débrouillait encore une fois bien mieux que lui, dans un style un peu... Spécial. L'adolescente s'était donnée pour tâche de lécher chaque blessure d'Eve avec une application propre à nos amis félins. Le rituel de la toilette... N'importe quel propriétaire de chat avait pu assister à ces interminables heures de toilettages précédent la sieste. Mais mis à part le côté gênant de la chose, elle ne faisait pas grand mal, en fin de compte. De toute façon Rochel ne pouvait pas-... Mais si : il pouvait ! Si Jade était redevenue matérielle alors lui aussi !

Prêtant main forte aux jeunes chasseurs de doppelgagner, il essayait d'éloigner Catwoman pour laisser un peu de répit à Eve qui n'appréciait que peu son traitement de faveur, à moins qu'elle ne le cache très bien.
Se débattant comme une furie, Jade réussit à planter ses griffes dans la cuisse d'un des hommes et par réflexe, tout le monde la lâcha, Rochel également.
Le simple spectacle de l'assaut contre Liam rendait peu enviable l'expérience maintenant qu'elle avait retrouvé sa capacité à déchiqueter n'importe quelle chose physique d'un coup de patte.

- Euh bon... Je propose de la laisser tranquille, on arrivera pas à la faire changer d'avis de toute façon. Dieu, mais dans quelle histoire s'était-il encore fourré !? Pourquoi est-ce que ça tombait sur lui ? S'il semblait pour l'instant épargné par le cauchemar, il n'en était pas moins dans un rêve des plus farfelus où les jeunes filles se transformait en chat après être devenue immatérielle... Tout un programme. Restait pourtant l'appréhension. La peur que quelque chose tourne mal et fasse glisser ce songe en parfait cauchemar.
Il ne suffirait peut-être que d'un minuscule détail et tout pouvait basculer dans l'obscurité.

Rochel frissonna à cette idée alors qu'il se retrouvait entre deux groupes soignant leurs blessés respectifs. Ganta retenait un râle de douleur, se plaignant du sang perdu et pestait contre la femme-chat tout en serrant les dents.
Toute la troupe était déjà auprès de lui à la soigner, ne prêtant plus aucune attention aux voyageurs. Jade quant à elle, quittait enfin Eve pour aller se reposer au pied de l'arbre tout proche. D'ailleurs pourquoi le regardait-elle ? Comme un chat qui attend des caresses... Intérieurement, l'insomniaque disait "je passe". Il n'avait rien contre elle, loin de là, mais c'était déjà assez dérangeant comme ça pour en plus en rajouter. L'hybride sembla comprendre sans que Rochel ne dise rien, se contentant d'un miaulement déçu.

Il n'osait rien dire à Eve de peur de s'entendre dire à nouveau de se mêler de ses affaires, mais il espérait que cette dernière ne tiendrait pas rigueur à Jade pour son comportement félin et donc parfaitement imprévisible. Partir en de bons termes, était-ce trop demander ?
Le phobique des rêves se gratta la nuque, en réaction à son indécision. Que pouvait-il faire, vers qui devait-il se tourner ? Bon, tant pis. Il resterait là, debout, à observer tout ce remue-ménage autour de lui le temps que ça se calme - si ça se calmait un jour...

Il aurait dû rester chez lui ; les relations sociales ne lui apportaient plus qu'ennuis à lui-même et aux autres. Que dirait sa sœur, dans cette situation ? Que lui aurait-elle conseillé de faire ? Peut-être de prendre son mal en patience, de se forcer à continuer dans l'espoir de jours meilleurs..? Sûrement.
Mais quel mal ? Aurait-il au moins la force de tenir ? S'il devait chercher une porte de sortie, où chercher ? Par où commencer ? Il n'était même pas certain que Jade arrive à le supporter, et pour ce qui était d'Eve, c'était mal parti.
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 26 Jan - 11:36

Rochel s’était présenté, appuyant involontairement le fait que la détenue s’était montrée un peu trop brusque. L’habitude de la prison et de son absence ambiante de bonne manière lui faisait perdre la faculté de se montrer agréable en société, mais elle n’eut de toute façon pas le temps d’essayer de se rattraper, parce que la femme chat la poussait sur le sol pour… se mettre à lécher ses blessures. Heureusement que les hautes herbes avaient amortis sa chute, lui épargnant au moins de trop fortes douleurs, mais si la sensation de la langue râpeuse aurait pu paraître adorable de la part d’un véritable animal, de la part de Jade, c’était une autre histoire. Malheureusement, Eve était trop faible pour résister à la force accrue de Cheshire, et après avoir réussi in extremis à attraper sa clope coincée entre ses lèvres avant qu’elle ne tombe dans l’herbe, elle appela à contrecœur :

- Vous voulez pas venir m’aider là ?!

Quand ce fut fait, la taularde maugréa un « merci » en s’essuyant le visage, mais elle n’eut même pas le temps de se rétablir correctement que l’adolescente dévouée revenait à la charge pour s’occuper de l’une de ses mains en ronronnant. C’était bien parce que cette fille s’était sincèrement inquiétée pour son sort, et qu’elle semblait avoir été l’une des victimes de Liam, qu’Eve ne l’envoyait pas bouler sévèrement en lui collant une trogne. Elle n’avait rien de spécial contre les animaux, mais se faire lécher par une femme-chat, c’était loin de la faire bondir de joie. La détenue s’empressa donc de récupérer ses cinq doigts quand la psychotique eut lâché l’affaire, et la jaugea d’un œil glacé en s’essuyant sur sa veste.

- Dégoutant…, souffla-t-elle.

Oubliant le félin occupé à faire ses griffes sur un arbre, la russo-américaine détailla le dénommé Rochel, qui n’avait pas l’air de savoir où se mettre. Il était hors de question qu’elle s’excuse, d’autant qu’elle n’avait pas vraiment eut tort : elle était assez grande pour se soigner non ?! Néanmoins, elle pouvait au moins faire l’effort de discuter, histoire de savoir à qui elle avait à faire. C’était important si elle ne voulait pas réitérer le schéma de Liam et fréquenter un criminel une journée entière sans même le savoir : cette fois, si le phobique avait quelque chose à se reprocher, il mourrait ici même.

- Vous ne voulez pas venir vous assoir à coté de moi ?

Elle s’était efforcée de rendre sa voix la moins agressive possible, même si la colorer d’une émotion quelconque relevait encore du travail d’Hercule. Une fois le jeune homme à coté d’elle, Eve tira une longue bouffée de son cancer en tube, éclairant momentanément son visage meurtri d’un halo orangé qui embrasait sa peau laiteuse. Impassible toujours, elle dressa son regard vers le visage de l’insomniaque pour demander, sans l’ombre d’un sourire même si une ironie taquine perçait visiblement sa question :

- Alors, qu’est-ce que vous faites de spécial dans le coin, hormis secourir les inconnues ?

Un nuage grisâtre s’échappa de ses lèvres, volutes qui grimpèrent au ciel avec paresse. Sous son masque inexpressif, elle ruminait contre toutes ses personnes à qui elle devait déjà faire la peau, rallongeant sa liste noire de telle façon qu’elle n’était pas certaine d’avoir le temps de s’occuper de tout le monde avant la fin de sa vie. Elle se sentait lasse, suffisamment pour s’endormir à même le sol et récupérer de sa journée épuisante, bien qu’elle n’ait toujours rien mangé. Son estomac faisait grève à Dreamland visiblement, mais son corps lui, pas totalement d’accord avec le mouvement de manifestation, s’engourdissait peu à peu, tourmenté par de légers tremblements de faiblesse.

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 26 Jan - 21:27

Allongée en boule contre le tronc rugueux de l’arbre, Cheshire s’endormait peu à peu, sa queue battant l’air à un rythme régulier de métronome. Bientôt ses yeux se fermèrent et comme si cela représentait un signal implicite, son esprit retourna se pelotonner dans la gourmette en rendant au passage la clé des lieux à la bonne jumelle. Rapidement les poils se rétractèrent, les griffes se résorbèrent et en une poignée de secondes plus rien ne subsistait de cette forme animale. C’est une Jade bien humaine qui ouvrit des yeux papillonnant, terrifiée des conclusions qui se faisaient dans sa caboche à l’instar d’une mise à jour informatique.

**ômondieuômondieuômondieuômondieu…**

Elle se redressa précipitamment en manquant de tomber derechef, sauvée de justesse par une branche à laquelle elle put s’accrocher. Même à la lueur blafarde de la lune son teint écarlate était visible, tout comme son regard fuyant. Après s’être frénétiquement essuyé la langue elle regarda son bijou maudit en grommelant :

- Je suis sûre que c’est ça… comme Maxim et son collier hanté par un chien totalement taré. Si j’avais su j’aurais choisi autre chose.

Un regard en biais vers Eve lui fit piquer un nouveau fard et elle baissa aussitôt ses yeux vers la boite de ses bottes comme si elles représentaient un intérêt tout particulier. De l’endroit où elle se trouvait les paroles de la conversation entre Rochel et la taularde lui parvenaient par bribes incompréhensibles, ce qui ne faisait que creuser un peu plus profondément son impression de solitude. Comment oserait-elle les aborder après ça ? Elle se sentait ridicule et honteuse, jamais elle n’avait donné pire image à la première rencontre. D’abord une crise de parano plus un matou trop expressif que en venait à offrir des toilettes gratuites, de quoi se faire une réputation à vie.

L’envie de fuir très loin était si forte que Jade failli y céder, mais la peur de tomber nez-à-nez avec Liam qui avait miraculeusement décidé de leur fausser compagnie la terrifiait bien plus qu’un peu de déshonneur. L’adolescente finit donc par s’approcher avec lenteur, ralentissant un peu plus à chaque mètre parcouru. Elle finit par s’arrêter, penaude, alors qu’elle atteignait le duo et lorsqu’elle ouvrit la bouche ce fut sans oser lever vers eux son visage empourpré.

- Je… suis désolée. Un mec bizarre dans les égouts nous a donné des récompenses pour l’avoir aidé et je crois que l’une d’elle, ce bracelet… est possédé par un chat, elle tira fortement sur la gourmette qui refusa de céder malgré toute la force qu’elle mit dans son geste, En plus je crois que je ne peux pas l’enlever.

Jay mordit sa lèvre si fort qu’elle se fit mal et la douleur la motiva à enfin regarder Eve et Rochel en face. Ils n’avaient pas l’air de lui en vouloir et c’était un bon point, mais il en faudrait plus pour qu’elle retrouve sa tranquillité d’esprit. Pour l’heure tout ce qu’elle pouvait faire c’était essayer de s’expliquer. De se faire pardonner aussi.

C’est le frisson d’Eve qui la tira de sa torpeur. Bien loin de penser qu’il s’agissait juste de fatigue et de douleur, elle mit ça sur le compte du froid et farfouilla aussitôt dans ses affaires pour lui tendre la couverture qu’elle avait fait apparaître plus tôt. Tel un calumet de la paix, la couette resta un moment suspendue entre les deux femmes avant que la taularde daigne sans saisir, emplissant du même coup les beaux yeux de jade de reconnaissance. Si elle acceptait ce geste, elle acceptait ses excuses non ?

- Tiens, si t’as froid je peux te la prêter. J’en ai deux de toutes manières. Et… merci à tous les deux pour tout à l’heure. C’est assez flou dans ma tête, je me souviens pas très bien mais je sais que vous vous êtes interposés entre moi et… et… cet homme, et je vous en suis très reconnaissante.

Un rire nerveux dépourvu de joie s’échappa de ses lèvres alors que la bonne jumelle se triturait les mains. Elle n’avait aucune envie de mettre ce sujet sur le tapis mais après le spectacle qu’elle avait donné elle craignait que les questions n’affluent. Il fallait trouver une diversion, n’importe quoi comme… comme…

- Mais… où es passé Matthew ? s’exclama-t-elle avant que le souvenir de la phobie du jeune homme ne lui revienne et qu’elle se frappe le front de la main, Ah merde c’est vrai… j’ai dû lui faire peur…

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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 26 Jan - 23:08

La séance de solitude de Rochel prit fin lorsqu’Eve lui proposa de venir s’asseoir. Même si sa voix était neutre au point de ne pas pouvoir dire si elle était en colère ou quoi que ce soit d’autres, Rochel était simplement content qu’on daigne lui donner une seconde chance. C’est donc avec un sourire plutôt discret qu’il accepta l’invitation. C’était vraiment un petit sourire mais comment sourire plus que ça quand on n’en a pas le cœur ? Ou bien par politesse… A la rigueur…

La question qu’Eve lui posa le fit rire silencieusement. Il prit quelques secondes pour réfléchir ; c’était une bonne question.
- Si seulement je le savais… Pour l’instant, je suis là pour partir. Je… Ne tiens pas à rester dans ce monde. C’est… Ça me… Il agrémenta son argumentation de quelques signes aussi obscurs que sa formulation avant de continuer sur une autre lancée. Bien qu’il soit assez ouvert, il ne l’était pas au point de faire part de sa phobie sur un coup de tête.
- Enfin, je suppose que je trouverais un but qui m’aidera à prendre mon mal en patience. Pour l’instant c’est jouer au papa poule dit-il en riant. Ça sonnait un peu faux.. Je suis persuadé qu’une épreuve est d’autant plus facile qu’on est bien entouré, vous ne pensez pas ? Je n’aime pas me faire des ennemis, c’est se mettre des bâtons dans les roues tout seul… Donc j’essaye de jouer la carte de l’ « ami de tout le monde ».

Ramenant ses genoux contre son torse, le phobique jouait avec quelques brins d’herbe pour occuper son esprit. Pour Liam, c’était raté. Peu convaincu de sa philosophie, il espérait que celle-ci lui donne ne serait-ce qu’une ligne à suivre, un fil d’Ariane dans ce dédale sombre. Un fil d’Ariane… Sans rien à la fin, ni même au début. Un morceau, une bribe de ficelle tendue entre deux néants. La vie n’avait aucune saveur si on n’avait personne avec qui la partager.

Jade finit par les rejoindre, apparemment débarrassée de ses traits félins. Elle était toute penaude, comme si quelqu’un allait la gronder pour ce qu’elle avait fait. C’était assez attendrissant. Le pouvoir venait de sa gourmette d’après elle. Comment lui en vouloir ? Elle ne contrôlait pas cet objet ; pas encore. Rochel lui fit comprendre que, pour sa part, c’était oublié par un hochement de tête. Eve, quant à elle, accepta la couverture que lui proposait l’adolescente.

Vint le moment des remerciements. Pour l’insomniaque, ç’avait été un geste parfaitement normal : la réaction de Jade à la vue de Liam n’en disait que trop sur l’état de leurs relations, même si paradoxalement cela n’apprenait rien.
Essayant de chercher dans le noir une trace de leur camarade disparu, il s’arrêta sur la supposition qu’elle l’avait fait fuir.
- Lui faire peur ? Ah, oui… Il s’est mis à courir dans cette direction dit-il en indiquant vaguement d’un mouvement circulaire la tangente prise par Matthew. De quoi aurait-il eu peur ? Du pouvoir, tu crois ? En tout cas je crois que ça ne serait pas très prudent d’aller le chercher maintenant… La nuit est trop avancée, on pourrait se perdre. Et puis lui aussi doit avoir trouvé un endroit où dormir ; on pourra toujours le chercher demain, si tu veux.

Dormir… L’inévitable souffrance. Rochel frissonna à l’idée qu’à un moment donné il ne pourrait plus lutter contre le sommeil et devrait lui aussi s’endormir. En restant éveillé il ne faisait que retarder l’échéance mais se résoudre à dormir était tout à fait impossible. Il avait peur à la simple idée de fermer les yeux quelques secondes et savait pertinemment où cela le mènerait : il se tiendrait éveillé jusqu’à ce que le sommeil l’emporte de force, comme toujours. Pour se réveiller en sueur, effrayé, et pas reposé pour autant… Ses fantômes voulaient sa mort, ils voulaient l’emporter dans le néant. Ça serait tellement plus facile de se laisser faire mais ça aussi, il en avait peur.

- Si vous voulez vous reposer, ne m’attendez pas. Je monterais la garde cette nuit. Je… Je n’ai pas sommeil… dit-il en détournant le regard. Sa phrase était allée diminuendo, au point qu’il n’était pas sûr qu’on ait entendu l’ensemble.

Le phobique se racla la gorge discrètement. Changer de sujet. Vite.
- Et toi, Eve, d’où viens-tu – je peux te tutoyer ?


Dernière édition par Rochel Willow le Ven 27 Jan - 0:20, édité 1 fois
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Ven 27 Jan - 0:14

Eve n’était pas d’accord avec Rochel sur un point : s’entourer n’aidait pas forcément à surmonter les épreuves, mais pouvait aussi devenir une épreuve en soit. Se faire épauler, c’est aussi multiplier les possibilités qu’un problème ne survienne non pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. C’était l’expérience qu’elle venait de conclure avec Liam et Jonh, et il n’était pas encore né celui qui lui fera penser le contraire. Son interlocuteur avait au moins le mérite de vouloir se montrer sympa, alors la détenue l’écoutait sans rien dire, impassible, soufflant la fumée de sa cigarette dans la nuit noire après avoir passivement tiré dessus.

Elle l’observa un moment alors qu’il ramenait ses jambes contre sa poitrine. Le phobique avait l’air de quelqu’un qui avait souffert, d’un type palot tourmenté continuellement qui se laissait écraser sans avoir commencer à se battre. Au fond, il lui rappelait un peu le dépressif qui s’était attaché au service du violeur, un être terne incapable de s’affirmer. Pourtant, il s’était interposé pour protéger Jade, ce qui laissait peut-être une lueur d’espoir dans ce portait sans couleur. D’ailleurs, l’adolescente revenait pour se répandre en excuse quant à son comportement. Ils étaient à Dreamland, et la taularde n’avait d’autre choix que de la croire sur parole quant à la possibilité que son bracelet soit ensorcelé.

Lorsqu’une couette se présenta à sa portée, Eve resta un instant à regarder la bonne jumelle, sa cigarette à la main, comme si elle essayait de comprendre une raison sous-jacente à ce geste de générosité simple. Elle n’avait pas l’habitude : dans son univers, on ne prêtait rien à personne, on gardait ses rares affaires soigneusement pour ne pas se les faire voler, quitte à se battre pour un réveil ou une photo abimé. Lentement, sa main libre s’était allongée vers la couverture pour l’attraper et la ramener sur ses jambes.

- Merci.

Il fut alors question de quelqu’un que la russo-américaine ne connaissait pas. Ce n’était certes, pas forcément très juste de laisser de Matthew seul dans la plaine, mais comme Rochel l’avançait si bien, aller le chercher à cette heure n’était pas forcément l’idéale. De toute façon, s’il était encore assez proche, il verrait au moins la lumière des torches des chasseurs de Dopplegänger qui discutaient dans leur coin, et n’aurait qu’à revenir comme un grand. Le phobique proposa de le laisser monter la garder pendant que les filles se reposaient. Encore une fois sans rien dire, Eve hocha silencieusement la tête, son visage désespérément inexpressif. Que se passerait-il s’il tentait de les dépouiller, voire de les tuer dans leur sommeil ? Il disparaitrait dans la nature, comme Liam, et ce monde de dingue compterait deux sociopathes impunis de plus en liberté. Idée fondamentalement insoutenable.

- Allons-y pour le tutoiement, acquiesça-t-elle laconiquement en donnant une pichenette à sa clope pour dégager la cendre, d’où je viens ?

En répétant la question, elle avait dressé son œil glacé vers son interlocuteur. En vérité, c’était une bonne question. D’où venait-elle ? On ne pouvait trouver une réponse facile à cette interrogation que si on avait effectivement un lieu de résidence propre et apprécié, mais la prison n’était pas le modèle du foyer chaleureux dont on pouvait rêver. De toute façon, elle ne rêvait plus à rien, c’était inutile. Qu’est-ce que Rochel pouvait vouloir savoir d’ailleurs ? Lui-même avait dit n’avoir aucune idée de ce qu’il faisait dans le coin. Ce n’était pas très équitable comme échange, voire un peu louche sur les bords. « Fais attention ! » « Tu ne sais pas ce qu’il peut vouloir » « Il veut profiter de ta faiblesse »… les pensées paranoïaques fusaient, inépuisables, si lancinantes que la jeune femme porta instinctivement une main à son front, comme pour les étouffer.

- Je viens de quelque part qui ressemble à l’enfer je suppose, répondit-elle finalement, je ne suis pas sûre de l’intérêt d’en parler de toute façon.

C’était la vérité. Etaler son état de taularde n’aurait servi à rien, sauf à faire en sorte que ses compagnons aient la vision aliénée que les tribunaux et la justice avaient d’elle : une coupable, un monstre dément intraitable, une erreur qu’on mourrait d’envie de laisser moisir en taule jusqu’au restant de ses jours.

- Mais…, reprit Eve en laissant son regard impassible s’évader vers le ciel, je voudrais aussi sortir d’ici… je pensais qu’en trouvant d’autres voyageurs, plus anciens que moi, je finirai peut-être pas trouver quelqu’un qui saurait comment faire.

Malgré tout, elle commençait à se demander « pourquoi » elle voulait se réveiller. Ce n’était pas son monde, mais ici, elle était libre. Depuis combien de temps n’avait-elle pas pu embrasser l’immensité d’une plaine comme celle-ci ? Coincée entre quatre mur, ou derrière les grillages ternes de la cour, le monde lui paraissait si proche et si inaccessible à la fois. Bien sûr, on lui proposait une liberté conditionnelle, mais elle devrait pour cela être pistée 24/24h et se rendre toutes les semaines chez une psy qui ne lui servirait à rien. On ne la relâchait pas en fait, on ne faisait qu’agrandir sa cage… et c’était injuste.

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Georges Mikles

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Ven 27 Jan - 8:49

Finalement il en avait eu marre de toutes ces choses. Les apparition de nouveaux qui avaient peur de tout et n'importe quoi, qui ne lui faisait même pas confiance pour un rien, qui le traitaient d'esclavagiste (à tort, car il avait arrêté son activité). Plus que ça il y avait aussi ce vieux con et son rat baveur d'acide. Pas moyen d'aider ce vieux sénile qui de toute manière aurait perdu le contrôle de son bestiau dans deux jours tout au plus. Inutile donc de risquer sa vie à le récupérer. Autant s'esquiver.

Il quitta tout le monde à leur insu, aussi discrètement que Casper, pour se fondre dans l'obscurité. Et errer pendant des heures dans ce labyrinthe obscure, à peine éclairer par les rais de lumière provenant des anciennes bouches d'accès, et des lumières clignotantes d'une installation électrique désuète et sur la fin. Pour se donner de la contenance, il prit une grande inspiration. Erreur, il recracha vivement cet air nauséabond qui lui arracha un haut le coeur. Il préféra alors chanter. Lui vint à l'esprit un chant qu'il avait entendu avant de tomber dans le coma.

Spoiler:
 

Il caressait alors le chat qui avait élu domicile sur son épaule durant tout le trajet lorsqu'il tomba nez à nez avec une créature énorme. C'était un rat, pas chocobéaine, un rat sale, tout encroûté et déformé de cicatrices, dont la gueule était fendu verticalement et s'ouvrait en deux. Cette créature immonde rendait hommage aux monstres extra terrestre ou aux plantes carnivores furieusement sauvage. Si les habitants d'Ellipse savaient que sous leur pied vivait un rat parasité par une créature certainement Sélénite, ils ne dormiraient pas aussi tranquilles.

Le rat se fit menaçant et ouvrait la gueule si largement que Georges put faire un état des lieux de sa gorge et de son estomac. Appelant à tout son courage, l'ex capitaine tendit les mains en avant et canalisa son pouvoir de voyageur. Il se concentra très fort, poussa si fort qu'il en en fait dans son pyjama (déjà souillé de toutes manières), mais rien ne se produisit. Lui qui autrefois avait le pouvoir d'apaiser toutes choses, il ne lui restait plus rien. Il retira alors vivement ses mains lorsque le rat mutant tenta de les lui happer dans un gargouillis digestif. Georges saisit alors le chat sur son épaule, le lança dans une magnifique parabole sur le monstre et détala à grande vitesse.

Par chance, ou plutôt le cul bordé de nouilles, Georges sentit (outre les battements de son vieux coeur à 100km/h) un courant d'air frais qui lui indiquait la sortit. Il pria pour que ce soit la bonne sortie, celle de la plaine, et pas du quartier de la fange d'Ellipse. Il suivit la fraicheur et la bonne odeur de frais jusqu'à un tunnel absolument dégueulasse mais lumineux, enfin, il quitta les égouts. Que d'aventures et d'émotions alors, il n'avait vraiment pas besoin des autres. Pourtant il avait à peine fait cent mètres dans la plaine herbeuse et humide qu'il aperçut au loin la compagnie. N'ayant pas de suite dans les idées, il les rejoignit.

"Yo les mousses, comment ça roule ?"

Il y avait des têtes familières et des nouvelles dans le groupe.

"Le monde est petit hein ?"
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 29 Jan - 11:08

Les questions de Rochel la mettaient profondément mal à l’aise. Elle avait promis de garder secrète la maladie de Matthew ce qui la forçait soit à mentir, soit à briser sa promesse. Même si elle avait un don pour le mensonge Jade n’avait aucune envie de construire une relation naissante sur des bases faussées, si bien qu’elle se contenta de se mordiller la lèvre l’air gênée. Heureusement le sujet dériva bien vite sur l’inutilité de lancer des recherches à une heure aussi avancée et l’adolescente pu esquiver les interrogations indiscrètes en toute sécurité.

L’idée de dormir était bien loin de la réjouir autant par contre. Elle venait à peine de se réveiller après tout et avait autant envie de se réfugier dans les bras de Morphée que de se baigner nue dans une eau à 5 degrés. Si Eve et lui voulait dormir grand bien leur fasse mais elle se contenterait d’observer les étoiles en réfléchissant à son avenir immédiat. Retrouver Elie ou lui laisser plus de temps pour que les choses se tassent était sa première préoccupation, en imaginant que son double n’était pas mort comme elle en avait la fâcheuse impression.

Alors qu’elle s’asseyait en tentant d’envoyer une fois de plus un message à son clone, la conversation dériva vers la vie d’Eve dans le monde réel. Vu sa manière de la décrire ce ne devait pas être très joyeux… l’enfer, vraiment ?

- C’est… pas un peu exagéré ? Je veux dire… l’enfer quand même quoi… murmura Jay, pensive.

En tout cas les projets de la taularde à Dreamland semblaient bien moins sombres. Trouver des gens expérimentés pour s’en sortir était un but tout à fait honorable, mais la psychotique brûlait de l’envie de lui dire que même en étant expérimentée elle-même, elle n’avait aucune foutue idée de comment se faire la malle de ce monde de cinglés. Jamais encore elle n’avait rencontrée de personne présentent depuis plus longtemps même si certaines de ses connaissances avaient évoqué sur le Slavedog millionnaire des voyageurs puissants, Hildegarde et Nathanaël entre autres. Quoi que, à bien y réfléchir elle aussi avait croisé quelqu’un. La fée des dents était comme eux non ? Cet Aston et aussi le simplet qui le suivait comme son ombre. Luigi si elle se souvenait bien.

Comme pour lui signifier qu’elle oubliait encore une dernière personne, Georges choisit ce moment pour débarquer comme si rien ne s’était passé. Dans un premier temps la mâchoire de Jade se décrocha mais elle reprit rapidement ses esprits, s’ébrouant comme si elle sortait d’un mauvais rêve.

- Mais… vous n’étiez pas morts ?! s’exclama-t-elle en se remettant debout.

Il était sale et puant, mais indéniablement indemne. Elle qui avait cru qu’il s’était fait mangé par la bestiole terrible que l’ermite avait dit errer dans les égouts… elle s’en voulait désormais d’avoir abandonné les recherches avant même de les avoir commencée. Est-ce qu’il lui en voudrait ? Le capitaine n’avait pas l’air d’être en colère mais elle ne le connaissait pas encore assez pour être sûr de faire une analyse correcte.

- Vous vous étiez perdu ? On ne vous a pas trouvé en revenant avec Choco donc on a cru que vous vous étiez fait mangé mais j’en oublie les bonnes manières. Je vous présente Rochel et Eve… et voilà le capitaine. Enfin, Georges Mikles maintenant qu’il n’a plus son bateau, je présume.

La psychotique se gratta la tête, confuse. Les gens venaient, repartaient, au point qu’elle en perde pied. Mais voir revenir l’homme qui les avaient vendu eut au moins le mérite de lui rappeler que lui, était ancien et expérimenté. Peut-être même savait-il comment rentrer dans le monde réel ? Il avait beau ne pas avoir pu l’expérimenter lui-même à cause de son coma, des rumeurs avaient bien dû lui parvenir d’une façon ou d’une autre.

- D’ailleurs c’est l’une des personnes que tu recherches Eve. Enfin par là je veux dire qu’il est ici depuis longtemps, il est même plutôt influent. Il « était » plutôt influent. Vous ne sauriez pas comment rentrer chez nous par hasard capitaine ?

Une bourrasque lui apporta l'odeur nauséabonde du cinquantenaire, la poussant à plisser le nez d'une manière ravissante. Ce n'était peut-être pas le moment de poser des questions en fin de compte.

- Mais vous préfèreriez peut-être vous laver un peu avant de nous répondre ? Y'a un ruisseau pas loin et... comment dire... vous sentez un peu les égouts...

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Matthew Owens

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Maladie mentale : Ailourophobe

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 29 Jan - 18:40

Suite à l'arrivée des quatre chasseurs et d'un autre groupe d'individus, Matthew avait reprit son sang froid même si les derniers arrivants avaient un air mauvais. Sans crier gare, Jade s'était métamorphosée en une sorte de chat-garou et l'ailourophobe était partit sans demander son reste. À maintes reprises, sa phobie l'avait contraint de prendre la fuite devant la proximité d'un félin. Le plus dur était de penser que ce qu'il venait de fuir à l'instant était en réalité une adolescente. Simple pouvoir ou cas à part, il ne s'était pas posé de question lorsqu'il avait vu de longues griffes, une queue et de la fourrure pousser sur le corps de sa guide. Maintenant qu'il était loin et seul, simplement éclairé par la lune, il se demandait ce qu'il avait bien pu se passer. De sa position, Matt' apercevait les lueurs des torches et entendait des miaulements qui le paralysaient de peur. Je l'ai échappé belle..

Des remords vinrent le tourmenter lorsqu'il s'apprêtait à continuer dans la direction opposée aux cris. Avait-il vraiment le choix d'y retourner ? Le souvenir de ce qu'il avait vu revenait au galop. La désagréable sensation d'avoir été lacérer par une bande de matous resurgissait aussi. Instinctivement, il toucha ses bras pour s'assurer qu'il n'avait rien. Cette transformation venait de déterrer un évènement de son existence qu'il aurait préféré oublier. L'origine de son ailourophobie qui plus est. Toujours sous le choc, il ne remarqua pas tout de suite la silhouette qui se dirigeait vers lui. Lorsqu'il l'aperçu, la stupeur se lisait sur son visage. La même personne qu'il avait fuit juste avant, était plantée devant lui, un sourire malicieux en coin. Comment diable Jade avait pu le rattraper ? Ses yeux brillaient dans l'obscurité et pour cause, elle était mi-chat. Hébété, Matthew la regardait s'avancer toutes griffes dehors sans pouvoir dire une fois de plus à ses jambes de détaler. Elle avait peut être un don d'ubiquité, mais là n'était pas la question, elle semblait lui vouloir du mal.

Ne pouvant pas décrocher les jambes du sol, le phobique fouilla sa sacoche dans l'espoir de saisir un objet à balancer. Ne la quittant pas des yeux, il ne pouvait pas voir qu'il venait d'attraper le porte-clef d'Halloween et que celui-ci s'imprégnait d'un halo orangé. Immédiatement, il se retrouva vêtu du costume de la faucheuse.

Spoiler:
 

De part ses objectifs, Devil Jade se jeta sur lui et le lacéra sans pour autant arriver à ses fins. Le phobique ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, mais les gants noirs lui mirent automatiquement la puce à l'oreille. La faucheuse était de retour ! Instinctivement, il ressentait le besoin de fuir cette chose qui s'abattait sur lui telle une furie. Par représailles et par défense, il lui asséna plusieurs coup de poings la faisant vaciller.

- Maaaaisss t'aaas fiiiiniiii ouiiii ?!!

Sous la pluie de coups, la femme-chat répondit par des feulements de mécontentement tellement soudain que le phobique faillit faire une attaque. Comme elle avait relâché sa prise sur lui, il put enfin se dégager et détaler. Sa peur maladive le poussait à fuir ou même des fois à tomber dans les pommes, la seconde option n'était pas permise vue que son costume n'était qu'éphémère et qu'il le savait très bien. Grâce à la lévitation, aucun des obstacles tels que des racines ou un sol glissant ne pouvaient l'entraver, ce qui c'était révélé très utile lorsque Chocobéaine le poursuivait dans les égouts.

Courant comme jamais, il rejoignit le quatuor de chasseurs facilement repérable à la lumière que leurs torches émettaient. Matthew espérait une aide ou que la demi-chat soit apeurée de voir autant d'humains. Tout d'abord surpris d'une telle visite à la nuit tombée, Thomas, Daniel, Jessy et Ganta braquèrent leurs faisceaux sur lui, puis leurs armes qu'ils destinaient à la capture du monstre. C'était quoi déjà ? Un doppelganger.. Un truc dangereux volant l'apparence de certaines personnes. C'est là qu'il aperçut la véritable Jade sans poils, ni fourrure en compagnie d'autres personnes et il put faire le rapprochement avec la chose qui le suivait.

- Stoooop stoooo.. !

Réalisant que son costume ne permettait pas de réels échanges d'informations verbales entre eux, Matt' se mit à faire converger ses mains dans la direction d'où il venait et où le doppelganger de Jade s'était arrêté pour évaluer la situation. La copie et l'originale étants tous les deux à portée de vue, le club des quatre comprit rapidement.

- Le doppelganger ! c'est lui, vite il s'échappe !

Sans même s'excuser pour avoir braquer des engins de morts ou de braconnage sur lui, ils se lancèrent à la poursuite de la créature devenue fuyarde devant autant d'adversaires. Haletant et encore sous l'effet d'une peur soudaine, il se laissa tomber par terre en proie au malaise d'avoir côtoyer un félin de trop près, une chose à laquelle son costume ne pouvait pas remédier. Boulet va..

À travers ses yeux, tout était flou et il ne parvenait pas à comprendre les bribes de paroles portées par le vent.
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Rochel Willow

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Maladie mentale : Phobie des cauchemars

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 29 Jan - 22:26

Même si au vu de ce que raconta Eve elle semblait avoir des buts similaires à Rochel, ce dernier fut quelque peu refroidi par le résumé de la paranoïaque. L'enfer ? Vraiment ? Qu'entendait-elle réellement par là..? Chacun avait son enfer. Rochel n'échappait pas à la règle mais contrairement à Eve, il portait son enfer en lui ; il l'avait emporté avec lui et le porterai sans doute jusqu'à sa mort... Rien ne pouvait faire oublier ce genre de choses.

Cependant la simple évocation de ce mot fixa l'insomniaque sur le fait qu'il n'en demanderait pas plus pour l'instant. Peut-être Eve portait-elle aussi une blessure en elle et il n'avait pas envie de remuer le couteau dans la plaie. D'ailleurs il n'aurait pas dû demander. Comment l'aurait-il prit si on lui demandait le pourquoi de sa venue..? Il oublierait volontairement quelques passages, lui aussi.

Rochel faisait tout pour éviter le dialogue, désormais. S'il voulait parler, autant trouver des choses qui ne jettent pas l'embarras sur le groupe mais pour l'heure il n'avait pas grand chose à dire, paradoxalement à ce qui lui était arrivé durant les dernières heures. Heureusement, il fut sauvé d'un silence gênant par l'arrivée d'une personne jusqu'alors inconnue, sauf de Jade apparemment. Restait à espérer que celui-là ne lui veuille pas de mal comme Liam... Par instinct, Rochel était aux aguets, prêt à bondir pour s'interposer.

Le nouvel arrivant semblait tout de même moins dangereux que Liam et son salut se voulait assez sympathique. Mais les apparences...
Le rescapé des égouts s'approcha du petit groupe alors que Jade entamait les présentations. Rochel se contenta d'un hochement de tête en guise de salut. Les gens trop extravagants l'étaient parfois aussi dans leur comportement. Le "capitaine" portait un pyjama en guise d'habit mais c'étaient ses cheveux qui dénotaient un style tout particulier.

Mise à part son apparence atypique, le capitaine Georges était d'après Jade une personne expérimentée qui avait déjà passé beaucoup de temps ici ; il savait donc peut-être comment sortir, comment s'en aller ou se réveiller ! Bien que... Rochel se souvenait de la scène précédant son arrivée. Il y avait cette voiture... Il n'en était pas sûr. S'il était dans le coma ou quelque chose s'y apparentant, ça lui serait peut-être difficile de se réveiller... Quel cauchemar !!

Il n'avait pas pensé à ça... Peut-être qu'il se trompait, qu'il dormait juste... C'était une partie de son cauchemar ; ou alors il était bel et bien dans un coma et... L'idée était insupportable. Un cauchemar, on finit toujours pas s'en réveiller, mais là... Il était littéralement bloqué. Pourvu, ô mon dieu pourvu que Georges connaisse un moyen de s'enfuir !!
L'insomniaque prit sa tête entre ses mains, les passant dans ses cheveux comme pour faire cesser une migraine terrible. Sauf qu'ici, le cauchemar n'était plus dans sa tête : Rochel était définitivement pris au piège de ses propres rêves, c'était à en devenir dingue !!

- Oh je donnerai n'importe quoi pour quitter cet enfer... Pour me réveiller. admit-il, la tête encore entre les mains. Il était maintenant en boule, replié sur lui-même comme un hérisson. Par chance il n'était pas fatigué, il n'aurait donc pas besoin de dormir ce soir. Ni demain soir. Après, ça commencerait à se gâter. Le délai était donc de trois jours pour trouver un moyen - n'importe lequel - de partir. Il ne dormirait pas ! Il ne fallait pas...

- Euh... Vous entendez comme moi ? Qu'es-ce que c'est ?? L'insomniaque tendait l'oreille, alerte. En provenance des plaines, il avait cru entendre quelque chose, ou quelqu'un approcher. Bientôt, une silhouette se découpa dans les ombres, confirmant l'impression de Rochel.
Aussitôt, les chasseurs de doppleganger braquèrent leurs lumières sur l'ombre pour révéler une vision de cauchemar. Là, devant eux, se tenait la mort. Habillée de son linge en haillons, de sa faux bien reconnaissable. Son crâne était aussi blanc que la neige et que le visage de Rochel quand il l'eut aperçu.

Elle... elle était là. Encore. Pour lui, cette fois-ci. Le cauchemar avait fini par le retrouver !!
Tremblant comme une feuille, l'insomniaque recula le plus loin possible, allant se cacher dans l'ombre la plus totale. Mais... Mais non !! L'ombre est son royaume !!
Incapable de penser, incapable d'agir, Rochel refusait l'échéance. Elle devait être là pour une autre raison, pour une autre personne ! Prostré, il attendit dans la peur la plus totale.
C'était la première fois que la Mort se matérialisait en personne dans un de ses cauchemars... Mais il savait que bientôt il reverrait ces visages, ces fantômes et elle... Toujours elle. Elle le fixerait de ses yeux livides, allongée dans son sang. Et peut-être se relèverait-elle ?

Non, non, non, NON ! Hors de question. Il voulait fuir. Fuir loin. Loin de tout, loin de tout le monde. Mais il se sentait comme un phare en plein milieu du chaos, attirant tous les démons comme un insecte est attiré par la lumière. S'il s'écartait du groupe il ne donnait pas cher de sa peau. Sans réfléchir, il fonça comme un dératé pour se cacher derrière l'arbre. Si seulement il pouvait à nouveau se rendre immatériel, il se réfugierait dans le tronc, comme Jade. Ou bien sous terre, sous des dizaines de mètres de terre.

Au cœur des ténèbres, qui appeler ? Où se réfugier ? Aucune réponse et pour seule protection autre que sa position phoétale, Rochel répétait dans le vide ce mot bisyllabique qui - il y croyait à peine - convaincraient les fantômes de ne pas le hanter : Pitié... Pitié... Pitié... Pitié...
Y avait-il seulement un dieu pour le protéger, ici ?

Rochel et Matthew direction >> la route de Newton Valley
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 29 Jan - 23:07

Suite à sa réponse, personne n’avait rien dit. Jade marmonna quelque chose pour elle-même qu’elle n’entendit pas, Rochel restait muet, et la bande des chasseurs continuaient de papoter dans leur coin. Eve savourait ce silence, laissant la clope apaiser son organisme douloureux. Il ne lui manquait qu’une chose à se mettre sous la dent pour aller mieux : même si son esprit ne s’attachait pas à la nourriture, son corps était bien obligé d’en réclamer pour continuer à fonctionner. Comme obéissant à un souhait informulé, un paquet cadeau apparut de nulle part juste sur ses jambes. Surprise, la taularde coinça sa cigarette bien entamée entre ses lèvres pour ouvrir la surprise et découvrir une simple brosse à dents.

Appréciant moyennement – voire pas du tout – l’ironie de ce pouvoir passablement inutile dans l’instant, la russo-américaine balança sa nouvelle acquisition dans sa hotte. Au moins, ce geste eut le mérite de lui rappeler que la déferlante du calendrier de l’avent lui avait fait don d’une boite de « ferrerro cailloux ». C’était toujours mieux que rien, et après s’en être enfilé plusieurs, un homme d’une cinquantaine d’année débarqua sans prévenir, vêtu d’un pyjama souillé et empestant les égouts. Il lui disait quelque chose, mais impossible de mettre le doigt dessus ; heureusement, ce fut l’adolescente qui se chargea des présentations.

Malgré les élancements de douleur qui étiraient encore chaque recoin de sa chair, Eve se remit debout, sur ses gardes devant ce nouvel arrivant. Toutefois, Jade précisa quelque chose qui le fit immédiatement grimper dans l’estime de la détenue – du moins, aussi longtemps qu’elle ne se souvenait pas de son passé de criminel : il était très ancien et avait des antécédents influents. Certes, ça pourrait être intéressant s’il pouvait les guider, mais pour l’heure, la jeune femme continuait de le dévisager de son œil glacé et finit par lancer :

- On ne se connaitrait pas de quelque part par hasard ?

Pas le temps d’avoir de réponse l’agitation du coté des chasseurs de doppelganger lui fit tourner la tête, et la vue d’une faucheuse lévitant au dessus du sol aurait pu la faire tiquer, si seulement elle n’avait pas déjà eu un échantillon de cette manifestation chez Blackberry. Il s’agissait d’un costume d’halloween porté par un voyageur, mais qui donc se cachait sous le masque de crâne ? Alors que les jeunes partaient à l’assaut de la créature, Rochel courut se cacher comme une lavette. Décidément, cet homme était pire que Jonh finalement : terne et poltron, le genre de type qu’elle ne pouvait pas supporter pas parce qu’ils étaient mauvais, mais juste parce qu’ils ne savaient que subir docilement.

Légèrement ragaillardie par sa brève dégustation de chocolat, les tremblements qui ébranlaient ses membres jusque là avaient cessés ; elle s’approcha donc de la silhouette effondrée par terre, méfiante, mais ce fut finalement un étrange bruissement dans les hautes herbes qui la fit s’immobiliser. Maintenant que les dreamlandiens étaient partis à la poursuite de leur créature, plus aucune torche ne les éclairait et la lueur de la lune ne suffisait pas à rendre les ténèbres moins inquiétantes. Les bruits se répétaient pourtant, insistants et proches. La taularde revint à pas lents vers sa hotte, en tira sa batte de baseball, et mit sur son nez ses lunevolutives en mode infra-rouge pour percer les mystères nocturnes qui se rapprochaient si sournoisement.

La première idée qui avait traversé son esprit paranoïaque était que Liam revenait, gorgé de la bonne intention de les tuer par simple démence sociopathe, mais elle n’apercevait rien d’humains dans les environs hormis leur groupe. Soudainement, elle vit jaillir une chimère d’un taillis : une espèce de rat mutant à la gueule fendue qui poussait des grognements bestiaux digne d’un monstre de film d’horreur lui sautait au visage. Eve fut sauvée par un réflexe : celui de lui flanquer un coup de batte qui disloqua son corps de rongeur, l’envoyant s’écraser un peu plus loin comme une poupée de chiffon, mais il n’était pas seul.

Grâce à sa vue de nuit, la russo-américaine voyait désormais les hautes herbes s’agiter en masse à moins d’une trentaine de mètres alors qu’un concert de bruits gutturaux leurs parvenaient, portés par le vent. Qu’importe que cette colonie de bestioles ait suivi le pirate depuis les égouts, ou qu'elle débarquait au hasard, la question n’était plus là. Ce n’était pas la peur qui avait fait pâlir la détenue à la vue de cette légion grouillante, mais l’urgence. A toute vitesse, elle rangea sa batte et la couverture gentiment prêtée par Jade en s’exclamant :

- Il faut se tirer d’ici ! Il y en a plein qui arrive !

Son corps endolori et épuisé pestait contre ces efforts, mais il n’avait pas le choix. C’était fuir ou se faire dévorer par une armada de rats mutants. Elle hissa sa hotte sur son dos et sans demander son avis, attrapait le poignet de la bonne jumelle pour l’entrainer avec elle. Malgré le dégout que lui inspirait son état, Eve attrapa aussi celui de Georges en justifiant simplement :

- Vous, j’aurais peut-être besoin de votre aide, alors vous venez.

Elle se mit alors à courir, aussi vite que lui permettaient ses jambes douloureuses, sa voie éclairée par ses lunettes infra-rouge qui lui dévoilaient l’étendue vaste de la plaine félicité. Malheureusement, après environ huit à neuf minutes de cette fuite effrénée, ses lunevolutives redevinrent de banales lunettes de soleil qui lui rendaient alors l’environnement beaucoup trop sombre. Plus de batterie. La russo-américaine en profita pour s’arrêter, et constata qu’aucun bruissement ne semblait les suivre désormais.

Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine. Elle se retourna, Elipse était déjà loin, pratiquement invisible à l’horizon obscure à peine éclairé par les lueurs pâles de la lune. Pestant contre son objet high-tech hors service, la taularde le remit dans sa poche fouilla dans son chargement pour en tirer sa lampe-torche et l’alluma pour promener le faisceau lumineux autour d’eux.

Ce dernier projetait des ombres inquiétantes, mais ça n’était que de l’herbe ou des arbustes, rien qui ne puisse leur sauter à la gorge. Aucune trace de Rochel et Matthew cependant, mais malgré la faiblesse qui faisait trembler ses jambes, Eve décida sans état d’âme en prenant la tête de file avec la lumière :

- On ferait mieux de continuer à avancer encore au cas où, ils nous suivent peut-être de loin, à l’odeur.

C’était un cercle vicieux, car bien que la métropole ait disparu dans leur dos, bien que seul le silence enveloppait leur marche et leur respiration, on pouvait toujours croire que les rats les suivaient de loin, n’attendant qu’une pause pour se manifester. La détenue ne se souvenait pas avoir déjà eu aussi intégralement mal, ni aussi faim après avoir entièrement englouti sa boite de ferrerro cailloux. La douleur et la fatigue crispaient son visage inexpressif, mais le faisceau de sa lampe finit par rencontrer une petite route de terre, au coté de laquelle était planté un vieux panneau en bois tordu découpé en flèche, qui indiquait « Blackwood City – 700m ».



Eve, Jade et Georges => Blackwood city

====== HRP

Vous avez bien compris, nous sommes donc séparés en 2 groupes désormais. Il fallait scinder notre quintet pour faire un peu de place et même si ça s'imbrique merveilleusement bien, sachez que c'est le hasard qui a décidé de la redistribution des compagnons. A une prochaine fois donc Rochel et Matthew, faites attention à vous =3
Vous pourrez partir sur un nouveau topic dans les plaines félicité.


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♫ Le sang épais & chaud galvanise mes mains . Mon cœur, par terre, emprunte le chemin qui mène à l'horreur d'une excitation morbide . ♪


Dernière édition par Eve M. Todrovitch le Lun 30 Jan - 19:25, édité 5 fois
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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 29 Jan - 23:07

Le membre 'Eve M. Todrovitch' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   

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Liberté, nous voilà !
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