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 Liberté, nous voilà !

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Matthew Owens

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Maladie mentale : Ailourophobe

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MessageSujet: Liberté, nous voilà !   Lun 26 Déc - 15:08

>> en provenance des égouts d'Elipse

C'est après plusieurs heures de marche harassante qu'ils aperçurent enfin la sortie ! Enfin, elle leur était bloquée par une grille très résistante, mais Jade se servit de sa batte de base-ball et la fit céder. C'était pas tous les jours que Matthew voyait des choses pareilles à commencer par une adolescente défiant un rat mutant et défonçant une grille d'égout. Qu'est-ce que ça sera quand je rencontrerai des hommes..
Il fallait se rendre à l'évidence que c'était le danger qui leur faisait pousser des ailes et ça amusait l'ailourophobe. Un inconscient ? Non, puisqu'il n'y avait plus de danger. Ébloui par le changement soudain de luminosité, il regarda le paysage qui leur faisait face. Ils venaient de déboucher sur une vaste étendue d'herbe à ciel ouvert, un paradis sachant où ils se trouvaient quelques instants plus tôt.

S'extirpant du lieu précédent, Matt' resta en contemplation devant cet endroit magnifique sans aucune trace d'activité humaine. Forcément, il était plus citadin que campagnard et redécouvrir un milieu naturel autre que l'océan était très agréable. Il prit une grande inspiration d'air pur, chassant les odeurs nauséabondes de sa mémoire, puis regarda Jade, l'air interrogateur.

- Des projets d'avenir immédiat ? Hum..

Tandis qu'il réfléchissait, le calendrier de l'Avent fit de nouveau son apparition et cracha une autre volée de cadeaux sur un Matthew surprit. Parmi les objets, il y avait un livre de contes de Noël, une tenue de soirée, un bon pour une coupe de cheveux, une entrée pour la patinoire et un sachet de cinq sucres d'orge. Autant vous dire que la seule chose qu'il rattrapa fut la tenue, le reste tomba éparpillé dans l'herbe. Satisfait parce qu'il avait quelque chose de propre à se mettre, il esquissa un sourire et se pencha ramasser le bazar du calendrier qui avait déguerpit.

- Je crois oui, je vais par là me changer.

Il montra un coin où quelques arbres s'étaient agglutinés et s'y dirigea. Passé derrière les arbres, il accrocha le cintre à une branche et déposa ses affaires à côté. Après avoir retirer ses vêtements tachés de sang et de boue, Matt' enfila le smoking adapté miraculeusement à sa carrure. Je sais pas qui a pensé à moi, mais je le remercie. Débarrassé de ses habits précédents qu'il plia, puis rangea à la place du smoking, il avait la classe et même des airs de James Bond. Il ne savait même plus depuis combien de temps il n'avait pas mis de tels habits, deux, trois ans ? ça lui faisait drôle surtout que le lieu vide de monde était en contradiction avec ces habits, mais il s'en fichait.

Après qu'il eût rangé toutes ses affaires, il rejoignit les filles, non loin de là.

- Voilà.. et où est-ce que l'on va maintenant ? Il faudrait peut être trouver un point d'eau pour nous désaltérer et de la nourriture si l'on veut rester.

Rester ? Bien sûr ! Cet endroit paraissait plus vivable que les égouts, mais comme on le disait si souvent : le risque zéro n'existe pas. L'ailourophobe était épuisé de toute façon alors une autre trotte pour rejoindre la civilisation ça pouvait attendre. À l'heure actuelle, c'était plutôt la soif, la faim et le repos qui étaient prioritaires et ça devait être le cas pour Cassie et Jade. Il y avait peut être des fruits dans le coin qui n'attendaient que d'être cueillis, ça devait se vérifier.




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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 29 Déc - 12:25

Au lieu d’une réponse à sa question, c’est au spectacle d’une nouvelle pluie de cadeaux qu’eut droit Jade. Pas pour elle comme les fois précédentes, à croire que le père noël Dreamlandien la punissait de sa conduite. Rien que d’y penser cela ravivait son malaise empreint de culpabilité et alors qu’elle tentait de tendre l’oreille vers son double, la seule chose qui lui venait était un silence de mort. Non pas l’absence de réponse qu’elle avait eu au début comme s’il ne s’était agi que d’une ligne téléphonique occupée mais… comme si cette même ligne avait pourri avant d’être rongée par des rats. Pire que la mort elle-même c’était comme si Elie était… allée au-delà de cet état. Quelque chose de répugnant, d’horrible et d’immoral.

Matthew la fit sursauter en lui déclamant qu’il allait se changer non loin dans un bosquet, lui l’enfant sage qui avait eu droit à une tenue de soirée qui ne sentait pas l’urine, les déjections et la pourriture. Elle hocha la tête pour l’inviter à même ses dires à exécution et se retrouva bientôt seule en compagnie de Cassie qui finit par lui fausser aussi compagnie pour, disait-elle, faire un tour histoire de remettre de l’ordre dans ses pensées.

L’adolescente resta un moment plantée dans l’herbe à contempler ses vêtements dégoûtants après quoi elle poussa un soupir et s’approcha d’un ruisseau qui coulait non loin et qui n’avait pas été contaminée par le liquide putride qui s’échappait de l’entrée des égouts. Elle retira ses vêtements avec répugnance, les fermetures éclairs de sa combinaison noire et blanche glissant les une après les autres jusqu’à ce que la psychotique se retrouve en sous-vêtements. Elle entreprit alors de nettoyer énergiquement ses vêtements sans oser se dévêtir totalement pour le cas où l’ailourophobe aurait la mauvaise idée de revenir trop tôt, d’ailleurs elle enfila son vieux jean, son t-shirt blanc et sa veste en cuir qu’elle n’avait pas porté depuis… quand ? Une éternité. Les voir la rendait nostalgique d’un passé où l’horreur n’existait qu’à la sortie du collègue, dans les ruelles où guettaient des voyous.

Alors qu’elle pendait sa combinaison techyoïte à un arbre solitaire penché sur le ruisseau le jeune homme revint vers elle dans un costard bon marché mais clinquant. A sa remarque peu perspicace elle se contenta de rire avant de pointer du doigt l’étroit courant qui s’écoulait à un mètre à peine de là.

- J’ai déjà trouvé l’eau grâce à mon œil de lynx, ironisa-t-elle.

Elle se laissa tomber dans l’herbe à côté du cours d’eau et étendit les bras en croix de chaque côté de son corps, les yeux perdu dans le ciel d’une pureté incroyable. Boire, manger, rester ici… c’était bien beau, mais c’était impossible de faire ça éternellement à moins de finir par échouer dans une parodie grotesque de la petite maison dans la prairie. La vraie question son camarade l’avait posé avant les autres et c’était « où est-ce que l’on va ? ». La réponse ? Pas dans le coin mon capitaine, mais peut-être qu’après une nuit de sommeil…

- Je sais pas trop quoi faire en fait, je suis désolée. Même si je suis la plus « expérimentée », je ne suis qu’une adolescente tu sais et je ne connais pas encore très bien Dreamland. La dernière fois que je me suis trouvé ici dans ces plaines, on s’est fait enlever par des esclavagistes qui nous ont fait traverser l’océan pour nous vendre.

Son doigt pointa vaguement la direction dans laquelle était visible, bien que minuscule, la carcasse du train non loin de laquelle ils avaient établi leur campement après la nuit sanglante. Son bras finit par retomber alors qu’elle poussait un soupir, le regard perdu dans le vide.

- J’ai une amie et ma… jumelle… qui sont dans une ville appelée Freedoom très très loin au nord est d’ici. En fait je sais même pas si elles sont encore en vie et si c’est le cas je pense qu’elles ne voudront pas me voir. J’ai personne d’autre à retrouver ici donc… on peut aller où tu veux en fait.

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Matthew Owens

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Maladie mentale : Ailourophobe

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Ven 30 Déc - 16:48

En y regardant de plus près, Jade s'était changée elle aussi et avait adopté des vêtements moins futuristes. Pour ce qui était du point d'eau à trouver, elle lui montra sa découverte que Matt' n'avait pas aperçu en arrivant. Il posa son bric à brac dans l'herbe, retroussa ses manches et s'approcha du ruisseau. L'eau claire et limpide n'avait pas été souillée par les rejets des égouts et l'ailourophobe n'apercevait aucun poisson à trois yeux. Il plongea ses mains dans l'eau fraîche et en but. Ensuite, il s'aspergea le visage et appliqua l'eau rafraîchissante dans son cou. Le meilleur moyen de se sentir propre alors qu'on a même pas de savon. Toutes les réponses de Jade lui donnait des frissons. Déjà la présence de l'esclavagisme dans les environs le rendait parano et il n'allait sûrement pas fermer l'oeil de la nuit, ensuite les seules personnes qu'elle connaissait étaient peut être décédées. Dans quoi me suis-je embarqué ? Que Jade ait une jumelle avec une pathologie mentale l'avait interpellé. Mais après tout, Matt' en avait connu des jumelles et elles voulaient rester toujours ensemble et même mourir ensemble. Celles qu'il avait connu ont été exaucées et sont mortes à même pas deux jours d'intervalle, paix à leurs âmes. En y repensant, il se tourna vers la jumelle soucieuse et étendue dans l'herbe. Lui ne savait même pas s'il allait sortir de cet endroit en vie pour retrouver sa soeur. Quelle ambiance ! Qu'elle lui laisse l'initiative du voyage le fit sourire, ils allaient jouer les explorateurs en terres inconnues tout un programme..

- Le hic c'est que je ne sais pas où je veux aller. Je sais juste que la vie d'esclave ne me tente pas..

Il ne voulait pas s'étaler sur la famille de l'adolescente au risque de raviver des plaies. Il ouvrit le sachet de sucres d'orge et en mis un à la bouche, tandis qu'il lui tendait le paquet des quatre autres.

- Je sais que c'est pas très nourrissant, mais prends-en.

Même s'il vivait seul, Matt' n'avait rien perdu de son altruisme en revanche sa manière de manger ou de se raser.. enfin quand on a plus le regard des autres sur nous, on est à la dérive. L'ailourophobe se demandait comment la jumelle prenait sa séparation avec son double et son amie. Si elles ne voulaient plus la voir, il y avait dû se passer quelque chose de grave. En tout cas, il avait de la peine pour elle. Voilà pourquoi il ne préférait avoir aucune relation, vu qu'il y arrive toujours des problèmes surtout à lui, maladroit comme il était. Se rappelant que l'endroit était à risques, il jeta un coup d'oeil dans toutes les directions à défaut de ne pas avoir des yeux derrière la tête. Cet univers si nouveau avait don de l'intimider à commencer par les animaux géants et féroces. Se serait la poisse qu'il tombe sur des chats géants, ça reviendrait à subir la même attaque que lorsqu'il était môme mais en pire : il risquait de perdre la vie surtout avec un don qui ne lui servait à rien.. C'était bien la peine de venir si c'était pour finir hacher menu. Conscient du problème, il interrogea la seule personne à la ronde capable de le renseigner. Il ôta le sucre de sa bouche auparavant.

- Dis moi, tu connaîtrais pas un endroit où l'on soit en sécurité ?

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Sam 31 Déc - 10:23

- En sécurité hein ?

Le sucre d’or coincé entre ses lèvres, Jade réfléchissait. A vrai dire elle n’était pas sûr d’avoir connu ne serait-ce qu’un seul endroit qui corresponde à ce qualificatif. Elipse était tout sauf sure, le Slavedog Millionnaire se passait de commentaire, Sextus était un repaire à pervers, Freedoom une ville-prison pour condamnés à mort, Techyo était… trop loin. Le village du père noël aussi.

Elle se redressa pour tirer sa carte de Dreamland de son sac en bandoulière et invita Matthew à regarder en sa compagnie. Son doigt pointa successivement différents lieux alors qu’elle commentait, son front plissé par la réflexion.

- Là, c’est là où on est. A côté c’est Elipse mais on s’est assez fait chier à en sortir pour y revenir. Ça c’est Freedoom où sont Elie et Melena, là-bas c’est Sextus mais… non merci. Les seuls endroits un peu sympas sont Techyo tout au nord-ouest et… je crois que c’est par là… le village du père noël.

L’adolescente se gratta la tête avant d’ajouter à mi-voix :

- Mais bon, en BM double pieds, on en a pour des semaines voire des mois et je parle même pas de l’océan à traverser.

Ses yeux parcoururent un moment la carte, s’arrêtant sur des noms de villes et de lieux qu’elle n’avait jamais exploré et n’avait à vrai dire aucune envie d’essayer. C’était vrai à la fin, Dreamland était bien trop dangereux pour qu’on s’amuse à décider de sa destination par un lancer de fléchettes. Et puis… elle n’avait pas de fléchettes.

C’était quand même impressionnant de se rendre compte la distance qu’elle avait parcouru avec Mel’ pour retrouver son double, et elle laissa courir son doigt le long du trajet qui liait Sextus à Techyo. Elles avaient fait ça à pied en, quoi, 2 semaines ? Et seulement parce qu’un bon samaritain les avait pris en stop sur près de la moitié du trajet. Et parce que Blaine avait su se rendre utile même dans sa folie meurtrière. La psychotique finit par replier et ranger sa carte avec soin au milieu de ses affaires. Son estomac lui rappelait vigoureusement qu’un sucre d’orge même excellent ne nourrissait pas son homme et qu’actuellement elle crevait de faim.

Manger, manger… mais manger quoi ? Il y avait bien des fruits dans cet arbre proche mais rien ne disait qu’ils étaient comestibles. Faire un tour dans le train pour voir s’il y restait quelques denrées non périssable était une possibilité mais l’adolescente doutait franchement que personne ne soit venu vider la carcasse couchée sur le flanc pendant les mois qui s’étaient écoulés depuis la nuit sanglante. Va pour les fruits donc !

Jay bondit sur ses pieds et s’étira comme un chat avant de pointer l’arbre fruitier qui se dressait non loin. Elle avait toujours aimé grimper aux arbres et c’était le moment de vérifier qu’elle n’avait pas perdu la main.

- Je vais essayer d’attraper de quoi manger pendant que tu… euh… je sais pas en fait. Mais j’ai la dalle donc j’y vais.

Elle s’approcha du tronc rugueux et leva la tête pour évaluer la difficulté de la tâche. L’arbre était plutôt fourni en branche, mais pourraient-elles supporter son poids ? Rien n’était moins sûr. Ca ne l’empêcha pas de tenter le coup en sautant pour attraper la branche la plus basse et de projeter ses jambes pour les enrouler autour de la tige de bois pour pouvoir basculer et s’y retrouver à plat ventre. Etape une réussie ! La bonne jumelle souffla en s’essuyant le front puis recula en glissant précautionneusement jusqu’à pouvoir s’adosser au tronc grâce auquel elle se mit debout en position instable.

L’ascension se poursuivit ainsi de branche en branche, le bois gémissant sous son poids jusqu’à ce qu’elle puisse attraper un fruit, puis deux, puis beaucoup d’autres qu’elle lâchait au sol en grimaçant de peur qu’ils ne supportent pas le choc. Alors qu’elle hochait la tête satisfaite et s’apprêtait à descendre, son appui céda sous son poids dans un craquement sonore et elle chuta.

Son cri strident fut coupé court par son atterrissage dans l’herbe épaisse. Heureusement le sol était meuble et elle ne s’était rien cassé. A vrai dire seule sa fierté en avait pris un coup. Lorsqu’elle se redressa, son visage cramoisi en disait long sur la manière dont elle se sentait, tout comme son regard fuyant alors qu’elle lançait avec une bonhommie feinte :

- A… à table !
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Matthew Owens

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 1 Jan - 12:39

Matthew regardait attentivement les lieux que Jade indiquait sur la carte du monde inconnu. Ces endroits paraissaient si proche de la plaine, mais la réalité était toute autre. Ce n'était qu'une carte et une mer les séparait de Techyo et du village du.. Père Noël ? Il existe vraiment ? Après tout pourquoi pas, si les rats mutants existent pourquoi pas le vieux barbu dodu et ses rennes de compet. Une chose était sûr : ils allaient avoir du chemin à parcourir si d'ici là on ne les avait pas kidnappé. Matt' restait tout de même dubitatif. Il y aurait du danger pendant leur route et il le sentait. De là où il venait, ce n'était pas habituel mais ça valait tout de même le coup d'oeil. En fait, il fallait rejeter toutes les fondations de l'autre monde car celui-ci était bel et bien différent. Une sorte de retour à zéro dans un nouveau monde avec des gens qui ne vous ont jamais vu et que vous n'avez jamais rencontré en dehors, qui plus est malades d'une certaine façon. L'ailourophobe se gratta la tête. De quoi pouvait bien souffrir
Jade ? C'était la question qu'il se posait. Elle avait l'air d'une personne normale.

Il la regarda s'éloigner vers un arbre pour tenter de cueillir des fruits et lui s'approcha de ses affaires pour essayer de trouver quelque chose d'utile. Il avait une veilleuse pour s'éclairer la nuit, un thermos qui contenait du chocolat chaud, un livre de contes de Noël qui n'était plus de son âge mais qui pourrait servir pour un feu de camp. Quant aux papiers et ba.. un bon pour un repas dans un restaurant, deux places de cinéma, un bon pour une coupe de cheveux, une entrée à la patinoire, rien de bien utile en somme. Juste comme ça, pourquoi deux places ? Tandis qu'il examinait sa question et un hurlement le fit sursauter. On nous attaque ?

Il regarda instinctivement dans la direction d'où venait le cri et Il vit l'autre voyageuse chuter dans l'herbe. Le sang de Matt' ne fit qu'un tour, et si elle s'était blessée ? Il arriva précipitamment à sa rencontre mais elle semblait plus confuse que meurtrie.

- Euh ça va ? Tu n'as rien ?

Plus de peur que de mal apparemment, m'enfin il préféra se rapprocher pour s'assurer qu'elle n'avait rien. En tant que grand paniqué, l'ailourophobe se demanda ce qu'il aurait bien pu faire si elle s'était vraiment cassée quelque chose. Il aurait été bien mal et là actuellement, il se mordait les doigts de ne pas l'avoir accompagné. En même temps, il avait perdu l'habitude de donner un coup de main. La frayeur passée, son attention se reporta sur la cueillette de Jade qui reposait par terre. Il rassembla les fruits dispersés et les tria en gardant ceux qui n'étaient pas abîmés. Les bras chargés de fruits, Matthew indiqua de la tête le ruisseau non loin.

- Je me charges de les laver !

Anxieux, il se sentait obligé de faire quelque chose pour elle et sans l'attendre, il se dirigea vers le ruisseau accomplir sa corvée. Une fois sortis de l'eau, les fruits furent placés sur des galets afin de les garder propres. L'ailourophobe espérait que ces fruits ne soient pas trop juteux au risque de tâcher son costume maintenant qu'il était bien habillé.
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 1 Jan - 15:21

Matthew s’inquiétait pour elle et ça la mettait d’autant plus mal à l’aise. Le rouge qui avait envahi ses joues gagna du terrain jusque ses oreilles alors que le garçon accourrait pour vérifier qu’elle n’avait rien de casser. Mais quelle boulet elle faisait à vouloir jouer les chimpanzés ! Jade agita les mains en signe de dénégation pour bien montrer que la seule chose qu’elle avait eu, c’était une belle frousse.

L’ailourophobe bien vite rassurer fila nettoyer les fruits qui avaient supportés la chute, et la psychotique en profita pour calmer son cœur qui s’était emballé. Cœur d’artichaut comme elle était, elle avait tendance à craquer et rougir au premier joli minois venu et Matt’ et ses attentions gentilles n’échappaient pas à la règle. L’adolescente massa son postérieur endolori en inspirant profondément pour retrouver son calme et ne rejoignit son compagnon qu’une fois que son visage eut retrouvé sa teinte pâle originelle.

Il était occupé à laver les pommes et elle s’accroupit à côté de lui pour l’aider dans sa tâche. Le babil du ruisseau avait un effet reposant sur les nerfs et s’était avec un plaisir non feint que Jade s’adonna à cette activité tranquille. Une pause de temps en temps ne faisait jamais de mal surtout quand les épreuves qui s’ensuivaient risquaient de vous coûter la vie. Mais malgré le calme et la beauté de l’endroit, elle ne pouvait refouler éternellement les réminiscences liées à la plaine félicité. Ceux de la nuit sanglante, de la mort de Lily, de la trahison d’Ella, de la capture mais surtout de cet homme et de ce qu’il lui avait fait. Des choses qu’elle aurait voulu oublier plus que tout autre souvenir.

Une larme roula le long de sa joue et elle n’en pris conscience que quand la perle salée chuta sur son jean pour y laisser une trace humide. Dans un petit rire étranglé elle essuya sa joue et tenta de reprendre le contrôle de ses émotions en faisant ce qu’elle faisait le mieux : parler de tout et de rien.

- Oula j’ai les nerfs qui lâchent… j’aurais été plus tranquille chez moi à aller en cours ! Si mes amies savaient ce qu’on vit ici je crois qu’elles n’en reviendraient pas, enfin c’est plutôt qu’elles ne me croiraient pas du tout. Déjà que j’ai même pas osé en parler à mes parents ! Mais je crois qu’Elie l’a fait après mon « départ » involontaire.

Elle déposa un fruit tout propre sur le tas qu’elle avait accumulé à ses pieds et en profita pour coincer une mèche gênante derrière son oreille.

- Au fait je préfère te prévenir tout de suite que tous les voyageurs ne sont pas forcément des… des gens bien tu vois ? On a tendance à se serrer les coudes parce qu’on est dans la même galère mais faut pas oublier que la majorité des gens comme nous sont complètement malades et tout sauf fiables.

Et c’était loin d’être un mensonge ou une exagération. Même ceux qui semblaient « bien » de prime abord pouvaient vous lâcher sans prévenir comme Aldaée, Gabriel et Yoru. Il y avait aussi les électrons libres qui ne se souciaient que de leur nombril comme Dakota, ceux plus dangereux qui étaient volontairement nocifs dixit les Liam et les Jeremiah qui erraient sur ces terres et c’était sans parler de ceux tellement instables mentalement qu’ils rejoignaient la catégorie des inclassables. Ceux sur qui on pouvait compter étaient si rare qu’il ne lui venait que trois noms à l’esprit dont l’un d’eux n’avait plus de raison d’être depuis sa mort. Melena, Maxim et Lily… eux au moins ne l’avaient jamais trahi.

Tous les fruits étant maintenant propres, elle s’assit pour croquer dans l’un d’eux non sans l’avoir regardé avec suspicion pendant de longs instants. Et si elle mourrait empoisonnée ? **Ça ne serait pas pire que de te retrouver à mourir de faim** lui souffla sa conscience avant qu’elle ne hoche la tête pour appuyer cette pensée réaliste. Le fruit était bon et sa chair proche de celle de la mangue, si bien que Jade n’en laissa rien. Elle se saisit aussitôt d’un second pour lui faire un sort à lui aussi non sans s’exclamer la bouche encore pleine :

- C’est trop bon ! Ça change des repas lyophilisés auxquels j’avais droit ces derniers temps !
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Matthew Owens

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 1 Jan - 20:14

Les mains dans l'eau à essuyer les fruits des saletés qui parfois les recouvraient, Matthew savourait le calme de l'endroit. Pas d'imbéciles à la ronde pour faire du bruit, pas d'odeurs de bouffe ou de grillades, pas de chats. Il se sentait moins oppressé que dans les tunnels des égouts et le coin était très joli. Un vrai petit coin de paradis à vertu apaisante qui le détendait et effaçait progressivement le stress accumulé. Cependant la jumelle à côté de lui était soucieuse, elle lui parlait de sa famille, ses amis et de sa jumelle dénommée Elie. Normal de se sentir seul dans un tel endroit vu toute la faune, sans compter apparemment certains voyageurs avec des intentions clairement malsaines. Matthew trouvait ça con. Au lieu que ses semblables se rassemblent pour lutter côte à côte, ils s'entre-déchiraient ? La traîtrise lui rappelait cet ami qui une fois c'était bien foutu de lui sur son dos et il détestait ce genre de personnes. Les actes de cette personne l'avait profondément dégoûter et l'ailourophobe ne voulait pas faire à autrui les saloperies dont il avait été victime.

Que Jade se confit à lui était une bonne chose. Déjà il la connaissait un peu mieux et ça le rassurait. C'était une personne fragile dont la famille lui manquait, après elle était méfiante auprès des voyageurs. Au bout de deux mois dans un climat tendu, il était clair que des coups bas pouvaient pleuvoir et une chose était sûre, Matt' ne ferait rien qui nuise aux gens biens.

- Je n'ai pas d'intentions malveillantes. Si je suis ici, c'est juste à cause d'une stupide peur des chats.

C'est vrai que si l'on l'associait à son point de départ, il n'était pas bien méchant et même si ces bestioles étaient flippantes, il ne leur ferait aucun mal. Un pacifiste ? Peut être.. Mais si on le cherchait, on allait le trouver ! Mais tant qu'il pourrait se contenter de régler le problème sans effusion de sang ou perte de dents, il le essayerait. En tout cas, pourquoi s'en prendrait-il à d'autres personnes alors qu'elles ne lui ont rien fait ? Matt' savait que Jade faisait partit des gens sur qui on pouvait compter. La preuve : elle n'avait même pas essayer de se débarrasser d'eux dans les égouts et elle l'avait même prit sous son aile. Enfin façon de parler, parce qu'elle pouvait vraiment avoir des ailes. Pouvait-il vraiment avoir confiance en elle ? Il n'avait pas vraiment le choix en qu'inexpérimenté, mais cette adolescente n'avait pas l'air de vouloir tordre le cou aux gens. Il prit une bouchée du fruit qu'il tenait dans sa main et l'avala.

- Et tu me trouves comment ? Malade ou fiable ?

S'il lui faisait peur c'était le moment où jamais de lui dire. Ayant perdu la notion du réel ami, l'ailourophobe n'allait pas lui offrir son amitié facilement, mais elle pouvait être honnête. Il grignota de nouveau ce qu'il tenait dans sa main et n'en laissa pas une miette.

- Ils sont très bons..

Affamé, il en reprit d'autres et proposa au passage à Jade si elle ne voulait pas boire du chocolat chaud que contenait le thermos.
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Mer 4 Jan - 19:38

Le voir s’inquiéter de l’impression qu’il donnait était touchant, il avait vraiment l’air d’un mec bien mais Jade commençait à enregistrer qu’elle ne pouvait se fier complètement à ses intuitions comme Elie ne cessait de lui rabâcher, et comme le passé le lui avait prouvé. Malgré ça elle ne pouvait s’empêcher de se sentir en sécurité aux côté de Matthew, ce beau jeune homme timide qu’elle ne pouvait s’empêcher de voir comme un nouveau protecteur qui prenait la suite du travail de son double et de Melena. Une vision simpliste de la vie dont elle n’était même pas consciente.

Jade avala ce qu’elle avait dans la bouche avant de pencher la tête, pensive. C’était dur de répondre à cette question de manière neutre, sans rougir ni lâcher un propos qui pourrait être compris de travers. Etre vue comme une gamine à cœur d’artichaut était la dernière chose qu’elle souhaitait même si ce n’était pas très loin de la vérité à proprement parler. Elle finit par adresser un sourire franc à son compagnon avant de se lancer :

- Plutôt fiable. T’as l’air d’un mec bien même si je te connais pas encore assez pour te donner mon code de carte bleue, si tu vois ce que je veux dire !

Elle engloutit le reste de son fruit avant de tendre la main vers le thermos que lui tendait l’ailourophobe Le chocolat chaud qu’il contenait était délicieux, l’adolescente en bu donc deux longues gorgées avec un plaisir visible avant de le rendre à son propriétaire. Au loin elle observa un moment Cassie qui déambulait l’air songeuse avant de reporter l’attention sur le mâle du groupe.

C’est qu’il avait de l’allure dans son costume, un vrai James Bond dans l’âme. Le compliment lui picota le bout de la langue mais elle finit par le ravaler à contrecœur. Qui pouvait savoir s’il ne verrait pas ça comme une invitation après tout ? Jay se contenta donc d’un soupir d’aise avant de plonger ses pieds nus dans le ruisseau pour profiter de l’onde fraiche. Ses muscles réclamaient du repos et elle obtempéra en s’allongeant de nouveau dans l’herbe grasse avant de fermer les yeux.

Elle se sentait si bien…

Une sieste la tentait énormément, même si c’était tout sauf prudent de s’endormir au milieu de nulle part. Mais qu’elle le veuille ou non le sommeil la gagnait lentement, engourdissant ses membres jusqu’à la plonger dans une délicieuse léthargie. Déjà à moitié partie, elle murmura à l’adresse de Matthew qu’elle avait cru sentir s’allonger non loin :

- On est bien non ? Je crois que je vais dormir un peu… je suis lessivée. Fais de beaux rêves… enfin façon de parler vu qu’on rêve pas ici mais… oh et puis zut.

Il ne lui fallut pas plus de 20 secondes pour s’endormir de ces repos sans rêves qu’offrait Dreamland. Elle resta ainsi dans l’herbe jusqu’à ce que le soleil se couche pour laisser place à la lune, couvrant leur duo de rosée. Lorsqu’elle ouvrit les yeux elle se sentait bien plus en forme malgré le froid humide qui la faisait frissonner dans son cocon de pénombre. Au-dessus de sa tête l’astre lunaire qui autrefois avait pleuré pour eux sembla lui sourire. Le vent avait peut-être fini par tourner ?

Jade se remit debout dans un concert de craquements produit par ses articulations endormies et s’étira comme un chat, les yeux levés vers le ciel parsemé d’étoiles. Non loin Elipse brillait de mille feux, beauté dangereuse qu’elle se promettait de ne pas côtoyer avant longtemps. Un coup d’œil alentour lui appris que la cynophobe n’était toujours pas revenu ce qui lui causa une pointe d’appréhension. On ne pouvait pas savoir si d’autre Georges Mikkles trainaient dans le coin, ou même des chasseurs de voyageurs qui auraient découverts sa nature.

Elle déglutit mais ne bougea pas pour autant. Elle ne pouvait rien faire pour personne de toute façon. Les faibles n’étaient jamais d’aucune aide, non ?
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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Jeu 5 Jan - 20:19

Rochel n'avait strictement aucune idée de ce qui venait de se passer. Il se souvenait effectivement s'être promené dans la rue et... Ah, oui. Il avait eu un vertige et il y avait eu ce choc, aussi. Ses sens engourdis à ce moment-là ne lui permettaient pas de savoir avec précision ce qui l'avait percuté ni même pourquoi il n'avait plus rien vu tout d'un coup.
Comme s'il avait sauté un épisode bien qu'il ait nettement ressenti le passage : une secousse, un second choc. Ce devait être à cause de sa chute.

Il avait mal partout et ne pouvait pas ouvrir les yeux pour l'instant, il se contenta de passer ses mains sur son visage, pressant ses yeux fatigués. Il se décida finalement à regarder où il avait atterri. Des étoiles... C'était déjà la nuit ? Il pencha sa tête sur le côté : de l'herbe ??
*Je m'attendais à me retrouver par terre mais on dirait que j'ai atterri un peu plus loin que je n'étais...* Doux euphémisme...

Sollicitant ses muscles endoloris il passa en position assise pour mieux appréhender son lieu d'arrivée, s'assurant par la même occasion qu'il n'avait rien de cassé. Il avait beau connaitre San Francisco, il n'avait jamais vu de plaines bordant la ville, mais des routes, il y en avait d'habitude. Seule déduction possible : il était ailleurs. Et localiser cet 'ailleurs' serait logiquement sa première étape. Son malaise avait eu un bon côté : il se sentait un peu plus reposé, aussi il se leva, bien décidé à se mettre en marche, trouver un repère convenable et rentrer chez lui. Pourquoi l'avait-on amené dans un tel endroit ? Où était-il ?

A tout hasard il héla, dans l'espoir que celui ou celle qui l'avait transporté dans son sommeil lui donne les informations qu'il n'avait pas.
- Hé-oh ! Il y a quelqu'un ? Seul le silence de la nuit lui répondit, le vent dans la plaine et parfois quelques bruits provoqués par de petits animaux nocturnes probablement.
Il était inutile de rester là plus longtemps, aussi décida-t-il de se mettre en route. Il y avait une ville un peu plus haut. Pourquoi ne pas y aller, il y croiserait sans-doute quelqu'un à qui il pourrait demander son chemin.

Ses premiers pas furent hésitant, d'une part parce qu'il ne savait pas où il allait concrètement et peut-être s'était-il levé un peu vite... Il écarta les bras pour ne pas flancher alors qu'il fut pris d'un léger vertige.
Quelle bonne idée il avait eu d'oublier son portable chez lui, il ne pouvait donc pas appeler sa sœur. S'il y avait une personne qui ne l'avait pas abandonné dans son épreuve c'était bien elle, pourvu qu'elle ne s'inquiète pas trop de son absence. Un lien s'établit alors entre le mot "épreuve" et ses cauchemars en un éclair, le forçant à secouer la tête pour rester maître de lui. La plaie était encore vive et il avait beaucoup de mal à vivre la perte d'Alice. Si seulement... Si seulement tout ça n'était pas arrivé...

Après quelques minutes de marche, il arriva près d'une sortie d’égout. Ce n'était certes pas ce qu'il cherchait pour entrer en ville mais il se consola en remarquant deux personnes non loin de là. *Bien, au moins tout n'est pas perdu.
- Bonsoir, j'espère que je ne vous dérange pas ? J'aurais besoin de quelques conseils, s'il vous plaît..
Le phobique avait pris soin d'annoncer sa présence à distance respectable pour ne pas effrayer les deux personnes. Ils constituaient sa seule chance de lui apporter des réponses pour le moment ; ça serait idiot de les faire fuir.

S'approchant du duo, il aborda la jeune fille
- Excusez-moi de m'imposer, je m'appelle Rochel. Voyez-vous, je viens d'arriver ici... *sans trop savoir comment* et je ne sais pas du tout où nous sommes... J'espérais que vous pourriez m'aider.
Malgré l'obscurité, les rayons de la Lune éclairaient assez le visage de la demoiselle pour que Rochel puisse distinguer ses traits. Il avait comme un sentiment de déjà vu, mais incapable de savoir pourquoi...
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Matthew Owens

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 8 Jan - 18:50

Il était quelqu'un de bien pour elle. De paraître sympathique à l'égard de cette personne lui redonnait du baume au coeur. Tellement de gens lui avaient crachés des injures lorsque ses parents avaient rendu l'âme, à commencer par toute sa famille excepté sa grande soeur. L'humour de la jeune fille lui plaisait, elle n'avait pas à s'en faire au sujet de la carte bleue : Matt' s'en fichait. Ce n'était pas un voyou et il ne cherchait pas les problèmes.

Assis dans l'herbe, l'ailourophobe la regardait boire du coin de l'oeil, satisfait de voir qu'elle appréciait le peu qu'il avait à lui offrir. Tandis que Jade lui rendait le thermos, il regardait l'espace environnant dans la chaleur de l'après-midi, le chant des cigales et puis le crépuscule qui se distinguait lentement. Cet endroit calme était propice au sommeil et Matthew dont les paupières commençaient à se fermer, sombra. S'endormir sans rêver.. C'était donc ainsi.. au moins il ne serait pas réveillé par les mauvais rêves.

Il aurait pu dormir plus longtemps. Allongé dans l'herbe, une voix sortit de nulle part le fit sursauter. Ce n'était pas la voix de Cassie, il l'aurait reconnu tout de même ! Mais une voix masculine ! Jade lui avait tellement parler de ces fameux marchands d'esclaves que cette personne devait être l'un des leurs. Matthew se leva d'un bond et se précipita à la rencontre de l'homme. S'il était seul se serait le moment ou jamais de le réduire au silence avant qu'il ne prévienne sa meute de vautours.

- Restes où tu es !

Mais au fur et à mesure qu'il se rapprochait, son inquiétude s'évaporait. Ce type n'avait pas l'air d'avoir des intentions mauvaises, il n'avait pas non plus l'attitude si particulière de ces alcolos déambulants dans les quartiers que Matthew avait l'habitude de fréquenter. La politesse de l'homme surprit l'ailourophobe et lui donnait même honte d'être arrivé si précipitamment à sa rencontre. Mal à l'aise devant son incompétence, il lui présenta promptement ses plus sincères excuses :

- Désolé, je t'ai prit pour un.. enfin, quelqu'un de mal..

De toute évidence, s'il ne savait pas où il se trouvait, c'était qu'il était un voyageur comme eux. Il fallait donc lui apprendre où il avait mit les pieds et lui dire bon voilà c'est pas tout, mais tu as aussi un pouvoir enfoui en toi ! Vraiment casse-tête cette situation.. La première fois que Matthew avait pu contempler un phénomène bizarre, c'était lorsque leur guide touristique avait eût une jolie paire d'ailes. Niveau étrangeté, lui aussi avait un pouvoir, enfin c'était même pas un pouvoir qui le ferait entrer dans un comic book.. mais il valait le coup d'oeil et puis, cela apporterait un peu plus de crédibilités à tout ce qu'ils lui raconteraient. Hésitant tout d'abord, il savait que c'était à Jade que l'inconnu s'adressait alors Matt' pouvait très bien jouer au cobaye. Lentement il plaqua ses mains sous son menton et son présumé pouvoir s'activa. De la douce fourrure noire poussa sur ses paluches rudes qu'il tendit vers Rochel. Voyant les espaces dessinants des coussinets dans cette toison, l'ailourophobe tourna sa main rejetant cette vision de lui-même qu'il détestait.

- Il faut croire tout ce que cette jeune femme va te raconter, même si cela te paraît surprenant.. c'est la vérité !

Ce drôle d'individu pâle devait être renseigné, c'était la moindre des choses. Après il avait quoi comme problèmes ?
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 9 Jan - 9:15

Une silhouette ne tarda pas à se dessiner dans l’obscurité et si Jade la prit de prime abord pour Cassie elle déchanta bien vite. Cette stature était bien trop carrée, trop masculine pour être celle de la cynophobe fugueuse. L’espace d’un instant la psychotique imagina que ce n’était autre qui Liam qui revenait la faire souffrir une fois encore mais un rayon de lune dissipa ses craintes en révélant le visage de l’inconnu. Ses traits tout comme sa voix n’avaient rien de menaçant et, par habitude peut-être, cela suffit à apaiser ses craintes.

Il s’appelait Rochel, quémandait des conseils et ne savait pas où il se trouvait… la pancarte « voyageur » clignotait en lettres néon au-dessus de son crâne. A peine réveillée Jay ne se sentait pas de faire de nouveau un speech explicatif mais on ne lui laissait pas trop le choix. Matthew dans son dos s’était déjà levé pour les rejoindre en la poussant ni plus ni moins à faire un petit discours, non sans avoir pris d’abord le nouveau venu pour un ennemi, lui aussi.

Expliquer tout ce bordel n’était pas un cadeau et elle remercia mentalement l’ailourophobe de lui faire sauter l’étape de la démonstration de pouvoir en le faisant lui-même. C’était toujours ça de réglé, sans parler du fait que Jade n’avait aucunement l’envie de se taillader le bras à nouveau. Y penser lui rappela que de toutes manières Elie ne voudrait plus partager les dégâts avec elle, serrant son cœur douloureusement. Bon… par où commencer ?

- Euh… bonsoir. Moi c’est Jade, lui c’est Matthew. Je ne suis pas certaine de ce que j’avance mais étant donné ce que tu viens de nous dire je suppose que tu es comme nous un… un voyageur. Ce n’est pas notre monde ici tu sais ?

Gênée elle s’ébouriffa les cheveux à l’arrière du crâne avant de prendre une profonde inspiration pour se donner le courage de continuer.

- Cet endroit s’appelle Dreamland, c’est ni plus ni moins le monde des rêves où l’on se rend quand on dort de manière inconsciente. Le fait est que sous certaines conditions on peut y voyager de manière plus « réelle », sous hypnose, sous l’effet de drogue, en étant dans le coma, en rêve lucide… des trucs du genre. Cet endroit est dangereux, mais celui où l’on se trouve plus particulièrement parce que la ville que tu vois là-bas, elle pointa Elipse du doigt, est profondément anti-voyageuse.

C’était de toute évidence un charabia digne d’une détraquée, mais il fallait poursuivre jusqu’au bout coûte que coûte. Le point le plus important n’avait pas encore été abordé après tout, et elle se devait de le faire. La découverte inopportune d’un pouvoir était souvent la cause d’énormes complications pour les voyageurs alors autant que ce Rochel se fasse à l’idée et reste sur ses gardes, juste au cas où.

- Ils nous détestent parce qu’en arrivant ici on écope de pouvoirs liés à nos problèmes psychologiques, même s’ils ne sont que de l’ordre d’une phobie. Certains voyageurs les utilisent à mauvais escient et ils ont causé tant de problèmes là-bas il y a dix ans que maintenant ils nous chassent comme des bêtes. Ce que Matth’ vient de faire avec ses mains… c’est son premier pouvoir. Moi j’en ai 5 ou 6, je sais pas exactement parce que j’en partage avec mon double donc c’est assez compliqué de faire le calcul mais par exemple je peux faire ça…

Elle ferma les yeux pour se concentrer et faire apparaitre un cadeau, et comme pour répondre à son désir une boite emballée dans un papier brillant se matérialisa dans ses mains. Elle ouvrit le paquet assez volumineux et en tira une couverture qu’elle regarda, l’air circonspect. Ouais, pourquoi pas. Ça pouvait toujours servir.

Jade cala l’objet sous son bras avant de s’éclaircir la gorge et de danser d’un pied sur l’autre sous l’effet du malaise. Que dire de plus ? Il allait sûrement croire rêver, ou être devenu fou… comme tous les autres. Il fallait toujours un temps d’adaptation pour intégrer la vérité et elle n’était pas encore assez réveillée pour fournir plus d’effort. Elle finit par achever son mouvement de balancier pour lâcher, le regard fuyant :

- Bon bah je reviens hein, je vais me brosser les dents.

C’était le changement de conversation le plus pitoyable qu’elle avait pu sortir avec celui de la pause pipi, mais elle avait besoin de s’échapper de cette atmosphère au moins le temps que Rochel puisse les croire sur parole. Se justifier en boucle était extrêmement fatiguant et son état de nerf ne le lui permettait pas. L’adolescente retourna donc près du ruisseau pour se débarrasser de son haleine matinale –ou nocturne ?- et ne revint que deux minutes plus tard pour retrouver les deux garçons toujours face à face.

Il n’y avait plus qu’à espérer que l’idée avait fait son bonhomme de chemin sous la caboche de l’inconnu…



Dernière édition par Jade Martins le Lun 9 Jan - 9:23, édité 1 fois
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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 9 Jan - 9:15

Le membre 'Jade Martins' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Super joyeux noël' :
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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 9 Jan - 15:36

A première vue, son arrivée avait surprit le couple et le jeune homme semblait même le prendre pour une personne mal intentionnée. Il faudrait songer à revoir les méthodes d'introduction ; peut-être aurait-il dû dire dès le début qu'il ne leur voulait pas de mal ?
Lorsque l'homme lui demanda de rester où il était il avait failli s'arrêter net mais dans ce genre de situation ça aurait duré des heures : commencer par décliner son identité, essayer de prouver plus ou moins efficacement qu'on ne veut rien de mal... Au lieu de ça, Rochel s'était contenté d'avancer, certes plus lentement, mais surtout en levant à mi-hauteur ses mains pour faire comprendre qu'il n'était pas armé, qu'ils n'avaient rien à craindre.

Cela sembla porter ses fruits car déjà le jeune homme s'excusait de la méprise.
- Non, il n'y a pas de mal. La nuit prête à confusion. Il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, bien au contraire, mais il fallait cependant reconnaitre que la démonstration que fit ce dernier à Rochel l'intrigua au plus haut point : ses mains venaient littéralement de se transformer, se couvrant d'abord de poils pour enfin ressembler à une patte de félin.

Certes, un tel prodige était étonnant mais de là à en faire un argument suffisant pour qu'il croie ce que devait lui dire la jeune fille... Pourquoi pas, après tout. Ce n'était peut-être qu'un tour de magie mais dans ce cas, Rochel ne voyait pas l'utilité de celui-ci ni même le rapport que ça pourrait avoir avec son actuelle localisation. Ça devait donc signifier autre chose.

Jade prit donc la parole, prenant soin de donner son nom ainsi que celui de son ami. La suite parut déjà un peu plus difficile à saisir. *"Pas notre monde" ? Comment ça ?*
Il fut rapidement fixé et même si la véracité de ce qu'avançait Jade était encore à prouver, la simple idée de se trouver... Dans un rêve... Rochel eut l'impression de faire un second malaise, comme si tout autour de lui venait de disparaitre l'espace d'un instant, le laissant dans un néant infini. Dreamland... Ce nom ne lui était pas inconnu, mais où l'avait-il entendu ? Un film ? Un livre ?

Malgré ses efforts de concentration, Rochel était totalement absorbé par l'idée de se trouver dans le monde onirique. Il ne souhaitait qu'une chose : se réveiller avant que la scène ne se reproduise, avant que les fantômes de son passé ne viennent le hanter à nouveau. Il se mit à trembler.
Le phobique avait réussi à capter ce qu'il jugeait l'essentiel de la discussion : il nageait en plein cauchemar et la ville dans laquelle il comptait se rendre était profondément xénophobe.

Après les pattes de félins, voilà que la demoiselle faisait apparaitre un cadeau de nulle part avant de s'éclipser pour aller se brosser les dents. Soit.
Déboussolé, Rochel tenta de s'adresser à Matthew, dans l'espoir que celui-ci l'aiderait à mieux comprendre... A mieux comprendre quoi..? Il ne savait même pas ce qu'il voulait savoir. Il fit le tri dans sa tête avant de prendre la parole.
- Donc... Si j'ai bien compris je suis dans... Le monde des rêves. Comment est-ce qu'on le quitte ? Comment on s'en va ?

Peu importe qu'il soit en possession d'un quelconque pouvoir ou quoi que ce soit mais il était certain d'une chose : il ne souhaitait aucunement rester dans ce monde des rêves. Depuis ce qui s'était passé, l'idée même de pouvoir dormir l'effrayait et il était certain que jamais plus il ne pourrait refaire de rêves paisibles. Cependant il ne se sentait pas extrêmement fier de dévoiler la raison pour laquelle il voulait quitter cet endroit au plus vite, aussi il n'en dit rien. Cela viendrait plus tard.

Et il avait toujours ce sentiment de déjà vu, comme s'il avait su tout ça par le passé ; se pourrait-il que ce soit lié à... Il y avait des chances, c'était même fort probable. Tout collait si bien ! Rochel était partagé entre son désir de se réveiller au plus vite et celui de savoir si ses suppositions étaient exactes.

Son estomac se noua quand Matthew répondit à sa question. Ça ne devrait même pas étonner Rochel, pourtant... Si l'on pouvait quitter ce monde facilement, personne ne se promènerait aussi près de cette ville anti voyageurs.
Il n'avait donc pas le choix à priori : il devrait continuer à cauchemarder jusqu'à trouver la première porte de sortie disponible quelle qu'elle soit. La peur monta lentement en lui comme si à chaque seconde passée dans ce monde le cauchemar pouvait arriver.
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Matthew Owens

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Ven 13 Jan - 19:07

Il fallait écouter Jade attentivement. Il se pourrait qu'elle ait oublié de lui dire certaines choses, comme par exemple le lot impressionnant de pouvoirs qu'elle possédait. Matt' n'en avait vu que deux apparemment, après pouvait-on appeler "pouvoir" son fameux malaise qui avait secoué les disparus des égouts ainsi que lui.. Enfin, pas le temps de s'attarder sur les détails et le petit récapitulatif lui avait rappelé qu'il était toujours pas repartit. De toute façon, où est-ce qu'il serait allé ? Dans son petit monde se résumant à un bateau et à rien de plus intéressant. Le désastre ambulant qu'il était, l'empêchait de prendre sur lui et de refaire sa vie. Pas facile ! Mais la vie ici bien qu'enchanteresse grâce à ce nouvel endroit pouvait très bien changer. Matthew restait indécis tandis qu'un autre des pouvoirs de Jade venait de se manifester. Un paquet cadeau s'était matérialisé lorsqu'elle l'avait décidé. Mais merde pourquoi je n'arrives pas à faire comme elle !

Même pas le temps de lui demander comment elle s'y était prise pour faire apparaître ce drôle de cadeau qu'elle était déjà partit pour se brosser les dents, le laissant seul face à leur.. nouvel invité ? Un voyageur empressé de partir et surement qu'il avait ses propres raisons. Pour repartir ? Et bien, il fallait se réveiller. Matt' ne savait pas trop comment, mais ça finirait par se produire un jour ou l'autre.

- On ne peut pas.. du moins pas pour l'instant.. Il faut attendre le réveil..

Le réveil ? Jade avait dit qu'elle était restée environ deux mois dans Dreamland. Il y avait de quoi frémir, surtout s'ils étaient rattrapés par les marchands d'esclaves, mais pour l'instant la zone était sécurisée. Il valait mieux pour Rochel d'apprendre peu à peu les risques qu'ils encourraient dans un tel endroit. Après parler un certain temps aux gens n'était pas inné chez l'ailourophobe et celui-ci restait silencieux. Les poils commençaient à se rétracter et adieu la fourrure qui lui était strictement inutile. Ce drôle de pouvoir lui donnait quelques démangeaisons juste après, qu'il s'empressa de frotter. Pour en revenir à ce drôle de type qui lui faisait face, il ne savait vraiment pas comment l'aider, ni même comment réagir aux éventuelles réactions vis à vis de cet endroit.

Tandis qu'il enlevait les herbes agrippées à son smoking, une question trottait dans sa tête. Allait-il les suivre ? À plusieurs, le groupe n'allait pas paraître inaperçu, mais ils n'allaient pas non plus le laisser sur le bas côté de la route. Hors de question ! Matt' n'aurait pas voulu qu'on lui fasse cela, alors il ne le ferait pas aux autres sauf pour les cas à part.

- Viens avec nous. Je penses que l'on trouvera le moyen de partir de cet endroit bizarre..

Cela le surprenait qu'autant de monde se retrouve dans un pareil endroit, à croire qu'il y avait beaucoup de cinglés sur sa pauvre planète. Après mûre réflexion, l'ailourophobe prit ses affaires posées non loin de là, puis sortit la veilleuse luminescente et mit une main devant pour tamiser la lumière qu'elle émettait. Depuis quelques instants, il ne sentait vraiment plus en sécurité. La sonnette d'alarme avait été tiré par l'arrivée de ce type, si lui les avait surprit aussi facilement pourquoi pas les brigands du coin ? Pas le temps de s'attarder sur son apparence ou quoi que se soit, seul le moment présent comptait et sur l'instant, son instinct avait tendance à dire : Bouges !

Anxieux de nature, il n'allait vraiment pas en s'améliorant. Ce n'était pas encore de la panique, juste de la prudence. Son imagination lui jouait de sacrés tours et il avait l'impression d'apercevoir des silhouettes dans l'obscurité. Le vent qui balayait la plaine par moment, sans doute. Il était temps de partir, vite ! Vivement que Jade revienne. Il était trop tard pour rechigner qu'une adolescente les guide, son expérience avait tôt fait de le convaincre.
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 15 Jan - 13:49

Alors qu’elle rejoignait les deux garçons, Matthew se mit en tête de proposer à l’inconnu de venir avec eux. Le cœur de Jade fit un bond dans sa poitrine alors que ses lèvres se pinçaient sous l’effet du stress. Il n’avait pas l’air mauvais, mais était-ce prudent de faire équipe avec quelqu’un qu’ils ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam et qui plus est, venu les aborder en pleine nuit ? Le fait de ne presque rien savoir sur l’ailourophobe était déjà source d’inquiétude, mais s’entourer de mâles aux potentielles pulsions destructrices c’était décidément trop pour l’adolescente. Pour que ce projet soit effectif, il faudrait d’abord que ce « Rochel » leur en dise plus sur lui.

- Désolée de jouer les troubles fête mais… comment dire… je suis pas sûre d’être partante. C’est pas contre vous mais je ne vous connais pas et sans rien savoir d’autre que votre nom je ne peux pas vous faire confiance.

La brunette se triturait les mains alors que son regard fuyait celui de son interlocuteur. Il finit d’ailleurs par capter les silhouettes que Matt’ avait discerné au loin et elle sursauta aussitôt. En moins d’une seconde elle s’était accroupie et tirait désormais sur la jambe de pantalon la plus proche pour forcer les garçons à l’imiter. Avec un peu de chance on le les avait pas encore repéré…

Sauf si bien sûr ils étaient des comparses du nouveau venu. Rien ne disait qu’il ne mentait pas, peut-être n’était ce qu’un piège dans lequel il souhaitait les attirer. Un nouveau Georges Mikkles en somme… à moins que ce ne soit son allié ? Le capitaine avait disparu depuis plus d’une demi-journée maintenant et rien ne pouvait leur assurer qu’il n’avait pas retrouvé la sortie avant eux et réuni des troupes.

Alors que la paranoïa faisait son petit bonhomme de chemin sous le crâne de Jade, elle reculait à quatre pattes tout en tentant d’attraper sa batte de base-ball. Elle avait été stupide, encore. La peur de subir ce qu’elle avait déjà vécu était si forte qu’elle en avait les larmes aux yeux. Est-ce que Matthew la défendrait ? Il fallait l’espérer.

- Les gens au loin… ils sont avec vous c’est ça ? Vous nous avez mentis ? souffla-t-elle en tentant de réprimer ses sanglots.

Ses doigts finirent par heurter le métal glacé et elle raffermit sa prise dessus pour brandir l’arme devant elle comme si ça aurait pu suffire à retenir cet homme. Elle aurait voulu lui faire confiance et croire son histoire mais la peur était trop forte. Encore plus maintenant que les silhouettes se rapprochaient à la lueur de la lune. Même si les voyageurs s’étaient baissés ils semblaient les avoir repéré et il ne leur faudra que deux minutes tout au plus pour qu’ils arrivent à leur hauteur.

Maintenant qu’ils étaient plus proches on pouvait discerner nettement quatre silhouettes, probablement une femme et trois hommes. Impossible de savoir s’ils étaient armés ou non et Jay ne comptait pas rester pour le savoir. Toujours à quatre pattes, à moitié cachée par les herbes hautes, elle rejoignit l’abri offert par l’arbre dans lequel elle avait grimpé plus tôt non sans jeter des regards nerveux dans son dos. Matthew et Rochel l’avaient suivi, ce qui n’était pas pour lui plaire du tout.

- Laissez-nous ! Allez rejoindre vos amis ! Je ne me laisserais pas avoir encore une fois ! murmura-t-elle, la voix tremblante.


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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 15 Jan - 23:30

La proposition de Matthew fit sursauter Rochel qui s'était perdu dans ses pensées. Venir avec eux ? Il n'y avait pas vraiment pensé, trop focalisé sur comment s'échapper de ce cauchemar. C'est vrai qu'ils avaient l'air de gens tout à fait convenables et pour le dire franchement, il ne connaissait qu'eux, ici. Pourquoi pas, après tout. Hélas! c'était à prévoir : se "connaitre" est un bien grand mots et si le jeune homme lui proposait de les accompagner, Jade se montra bien plus méfiante. C'était légitime en soi.

- Oui... Je comprends. Je ne voudrais pas m'imposer non plus, après tout je n'en vaut peut-être pas la peine... Mais je vous en prie, s'il y a quelque chose que je peux vous promettre c'est que je n'ai pas la moindre intention de vous nuire !
Des silhouettes se dessinaient au loin et en un instant, Jade s'était accroupie, les incitant à en faire de même. Étaient-ils recherchés ? Pour quoi, par qui ? Peut-être sortaient-ils de la ville et avaient-ils été repérés ?

Rochel ne comprit d'abord pas la question de la jeune fille, à qui il répondit un ah bon ? Ils sont avec moi, vous êtes sûre ? Tout prit un sens lorsqu'elle se saisit d'une batte de baseball, prétextant qu'il leur avait menti. De toute évidence, il s'agissait d'une terrible méprise qui allait lui coûter cher s'il ne faisait rien. On ne lui en laissa pas le temps car déjà ses deux compagnons du moment partaient se cacher derrière un arbre ; il les imita. Ces gens, ils ne les connaissait pas, c'était impossible, et il n'avait pas spécialement envie de savoir qui ils étaient. Et puis il y avait une femme et trois hommes. Tout de suite, il fit un rapprochement entre ce soir-là : sa sœur, les deux garçons et lui. Il revivait le cauchemar... D'un œil extérieur ? Peu importe la complexité cinématique avec laquelle il vivait ses terreurs nocturnes, il fut pris d'une même terreur que les autres fois et accéléra la cadence, rejoignant Mattew et Jade derrière l'arbre.

- Mais ce ne sont pas mes amis ! Enfin je n'en sais rien : je ne sais même pas qui ils sont, je vous le promet ! Rochel se garda bien de dire qu'il se pouvait qu'il connaisse ces personnes et qu'il s'agisse de son cauchemar, tout simplement... Il lui fallait rassurer le duo, pas leur faire peur d'avantage !

- Je veux bien vous en dire plus à propos de moi, vous prouver que je ne suis pas une menace mais par pitié, ne me dénoncez pas à ces individus ! Je ne sais pas ce que vous avez fait pour être recherchés mais si vous l'êtes il y a de grandes chances pour que je le sois aussi, si je suis comme vous un... Voyageur.

Il jeta un coup d’œil en direction des silhouettes. Elles approchaient toujours mais à cette distance il lui était impossible de savoir si c'était eux qui parlaient ou bien si c'était les bruits d'un quelconque insecte nocturne qu'il entendait.
Dans quelle histoire s'était-il encore retrouvé..? A peine arrivé dans un monde qui soi-disant n'était pas le sien qu'il était déjà recherché d'une part et vu comme un ennemi d'autre part... Le cauchemar prenait décidément un tournant inédit qui lui glaçait le sang. Quelle serait l'issue de ce songe ? Et si Jade était... Non, non, non !!

Secouant la tête une énième fois pour chasser les images qui s'imposaient à lui, il se terra un peu plus dans l'ombre pour ne pas être repéré. Il ignorait si Jade le croyait ou non à présent mais le fait est que plus personne ne pipa mot alors que les quatre individus étaient arrivés à l'endroit où le trio s'était formé.

Que devrait-il faire s'ils étaient découverts ? Permettre au deux voyageurs de s'enfuir tandis qu'il retiendrait l'intriguant quatuor au risque de passer pour un traitre aux yeux de ses compagnons..? C'était peu reluisant... Non, d'un point de vue plus réaliste il savait très bien que sa forme physique ne lui permettait pas de jouer aux héros ; il s'enfuirait sûrement à toutes jambes comme un lâche... Après tout ç'avait toujours été comme ça : à chaque fois il avait été incapable de protéger ceux qui en avaient besoin. Pas même sa propre financée... Alice...
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MessageSujet: La drogue, c'est comme le sucre, 'faut pas en abuser ...   Ven 20 Jan - 19:47

Cela fait plus d'une semaine que j'ai commandée ce fichu colis et je n'ai toujours rien reçu ... Est ce que je me serais fait arnaquer ? Non, impossible, et si c'est le cas, je lui envoie un virus surpuissant que j’appellerais... Hum, le "S de la mort" ? Ouais, ça le fait ça. Ça serait quand même bien que ma commande arrive avant que mon frère revienne. S'il le découvre, je suis tout simplement morte. Hackim revient dans 2 jours, j'espère que ce fichu livreur arrivera avant ... Bon, je vais pirater quoi en attendant ?

*Ding-Dong*

Tiens, on veut me voir ? Soit c'est le livreur, soit c'est quelqu'un qui s'est trompé de bouton. Je me recoiffe rapidement, jette un coup d'oeil dans le miroir de l'entrée et sort de l'appartement. Je n'habite qu'au second étage, donc nul besoin d'ascenseur, je prends l'escalier. Un homme de taille moyenne attend derrière la grille de fer noir.

- Mademoiselle ? Est ce que vous êtes un lapin ou une tortue ?

Je lui montrais ma main où j'avais écrit "Lapin". Je trouvais cette question assez drôle émanent d'une voix grave, ce qui me donnais limite envie de sourire. Mais je ne souriais pas, je ne souriais jamais ... Et je ne le devais pas. L'homme me fit passer la boîte à chaussure à travers la grille, tandis que je sortais une liasse de billet que mon frère avait vider de mon compte perso pour le mettre dans un petit coffre fort dans l'appartement. Il m'avait même dit que ça pourrait toujours servir, et effectivement, j'en trouvais l'utilité. L'homme prit la liasse, compta les billets et partit. Je remontais les escaliers en vitesse et fermais la porte à double-tour. J'ouvre la boîte, il n'y a pas de chaussure bien évidemment, mais bien ce que j'attendais : de la drogue. Non, pas de la drogue, MA drogue. Je me fais une ligne, et la sniff. J'ai l'impression que ça n'a aucun effet immédiat. je retourne donc sur mes ordinateurs, histoire de voir les nouvelles du jour. Je passe quelques minutes à lire le New York Time avant d'aller me faire un café. La tête commence à me tourner, je m'assoie sur le canapé. Je regarde ma montre, si c'est la drogue qui me fait ça, elle en a mit du temps ...

...

J'ouvre mes yeux, mes paupières sont lourdes ... Qu'est ce qu'il a bien pu ce passer ? Je me suis endormie ? Mais je n'ai pas révée, c'est bien la première fois. Un frisson me parcourt. Je regarde autour de moi, je suis dehors, mais qu'est ce qu'il c'est passé ? Je me lève. il fait nuit, je suis près d'une ville. Ma seule solution est de demander où je suis. Je fouille dans mes poches, plus rien, mon stylo et ma feuille de papier servant à parler à mon frère ont disparut. Je ne me résoudrais jamais à parler ! Jamais personne ne me refera dire un seul mot, jamais ! Je suis soudainement prise de crampes au ventre et de nausées tandis que j'entends quelque chose bouger tout près ...
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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 10:41

Il niait et il avait l’air sincère, mais dans sa peur panique Jade n’arrivait pas à discerner le vrai du faux et lui accorder sa confiance. Le mot « promesse » ne faisait que la faire se recroqueviller un peu plus dans sa carapace d’angoisse jusqu’à ce qu’elle y disparaisse complètement. Que valait le serment d’un inconnu ? Rien, ce n’était que du vent. Et pourtant… et pourtant…

- Ne t’approche pas de moi ! geignit-elle alors que sa batte brandie tremblait dans sa main, Comment je pourrais te croire ? Comment ?! Tu… tu peux pas comprendre !

Elle avait sauté du vouvoiement au tutoiement sans même y penser alors qu’elle reculait toujours plus dans l’obscurité profonde dispensée par le tronc massif de l’arbre. Par flashs des souvenirs horribles s’imposaient à son esprit, comme ces adolescents pourtant normaux qui avaient voulu leur peau, la population entière d’une ville devenue folle, un homme pouvant à la fois prendre soin d’une gamine et violer une ado à la nuit tombée, un autre au demeurant charmant qui vendait les siens par centaines. Confiance ? Impossible. Son cœur menaçait de cesser de battre rien qu’à l’idée d’ouvrir la porte à une possible déchéance. La psychotique avait déjà bien trop souffert.

Jade recula ainsi encore et encore jusqu’à se heurter à quelque chose, ou plutôt à quelqu’un. Dans le noir elle pouvait à peine discerner qu’il s’agissait d’une jeune femme à l’allure effrayée, mais c’était bien la dernière chose qu’elle pouvait prendre en compte dans son état. La surprise lui tira un cri qui mourut bien vite dans sa gorge alors qu’elle devenait immatérielle ainsi que Safrah et Rochel assez proches et effrayés par la situation pour subir l’effet de son pouvoir.

Attiré par le bruit le quatuor avait accouru et pointaient désormais leurs lampes torches vers les voyageurs. Même en se sachant inatteignable Jay ne put s’empêcher d’avoir des sueurs froides avant de disparaitre dans le tronc d’arbre. Oui, dedans.

A l’abri au sein du bois elle ressentait un sentiment de sécurité qui lui permettait de retrouver son calme au moins partiellement alors que des voix s’élevait de l’autre côté de l’écorce. Bizarrement ils n’avaient pas l’air hostiles si bien que l’adolescente se trouva terriblement idiote, un peu paranoïaque aussi. Elle resta un moment dans son cocon végétal l’oreille tendue, jusqu’à être sûr que tous ces discours inoffensifs n’étaient pas qu’une vaste machination.

- Tu vois, je t’avais dit que j’avais entendu des gens.

- Ouais ouais… qu’est-ce que vous faites là ? C’est dangereux vous savez, il parait qu’un doppelganger traine dans le coin.

- On essaye de le trouver, ça se revend bien à Gloutoniskaïa ! Vous l’auriez pas vu par hasard ?

- Laisse-les, tu vois bien qu’on leur a fait peur. Je ne pense pas qu’ils soient en état de parler.

Un doppelganger ? C’était pas le truc qui changeait de forme ? Par curiosité mais aussi un peu honteuse, la tête de Jade émergea du tronc comme un enfant de retour en sachant qu’il avait fait une bêtise. Un coup d’œil circulaire lui montra à la clarté de la lune des visages amicaux, un peu inquiet aussi. Ils voyaient visiblement qu’ils étaient des voyageurs –comment ne pas le voir alors que trois d’entre eux passaient à travers la végétation- mais ne semblaient pas s’en offusquer le moins du monde.

- Vous… qui êtes-vous ? finit par balbutier Jade, écarlate.

L’un des hommes se frappa le front de la paume de sa main, réalisant qu’il ne faisait vraiment rien dans l’ordre. Il pointa tour à tour ses compagnons pour faire les présentations. Mieux vaut tard que jamais après tout !

- Désolé, on en oublie les bonnes manières. Je m’appelle Thomas, et voici Daniel, Jessy et Ganta. On habite dans une petite ville pas loin, du nom de Dung Creek. On était venu ici pour trouver le monstre et se faire un peu d’argent.

Un rire nerveux s’échappa de ses lèvres alors qu’il s’ébouriffait la tignasse et ce geste de malaise 100% naturel poussa Jade à enfin sortir complètement de sa cachette. Elle était toujours immatérielle et ne pouvait donc pas leur serrer la main mais le cœur y était. Elle s’était rarement sentie aussi soulagée et d’ailleurs Rochel méritait des excuses.

L’adolescente s’avança donc jusqu’à lui faire face, le regard fuyant et ses joues empourprée à peine dissimulées par l’obscurité partielle. Elle se sentait tellement idiote de sa réaction excessive qu’elle ne savait plus par où commencer. Comprendrait-il seulement ?

- Pardon, j’ai été un peu parano. Un peu beaucoup même. J’espère que tu m’en voudras pas, avoua-t-elle avant d’ajouter à l’adresse du quatuor, Au fait, je m’appelle Jade. Et je n’ai rien vu qui ressemble à un doppelganger pour l’instant. Vous croyez qu’il… qu’il traine vraiment dans le coin ?

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Rochel Willow

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 14:10

C'était décidément bien difficile d'instaurer la confiance, surtout quand Jade ne démordait pas de son idée que Rochel était un traitre. Il avait beau chercher ses mots, faire tout pour apparaitre non pas comme une menace mais un ami et rien n'y faisait, ce qui était assez frustrant. Il finit par baisser les bras. Effectivement, il ne pouvait pas comprendre. C'était impossible. A mesure que l’adolescente reculait, Rochel y voyait toujours plus de méfiance à son égard. A quoi bon... Il s'arrêta, ne tentant plus aucune approche.

Il allait simplement attendre que le groupe qui marchait vers eux s'en aille pour partir lui aussi. C'était inutile de créer d'avantage de panique et puis de toute façon il ne se sentait plus la force de s'engager dans ce genre de combats depuis la mort de sa fiancée. Peu de gens le supportaient aujourd'hui et le monde des rêves n'y changeait rien, le sort continuait de s'abattre sur lui ; sans doute jusqu'à ce que mort s'en suive. Un cauchemar dans un cauchemar.

A cette simple pensée sa gorge se noua - encore. Cette sensation d'être cerné, que la menace n'est pas seulement en face mais derrière vous, lointaine et proche à la fois. Invisible et pourtant Rochel sentait la présence de ses fantômes. Il aurait voulu fermer les yeux et se réveiller mais même ça il n'osait pas le faire. Il savait ce qui se passerait en réalité.

Il ne remarqua qu'à la dernière minute la personne se tenant debout derrière Jade. En fait, il fallut que cette dernière rentre dedans pour qu'il se rende compte de sa présence. Le cœur de Rochel avait fait un bond en découvrant la soudaine proximité avec cette mystérieuse personne. Depuis combien de temps était-elle là !? Était-ce un piège ? Voilà qu'il commençait à délirer lui aussi... Il recula maladroitement et tomba sur les fesses, levant son bras par réflexe pour imposer entre lui et la nouvelle arrivante une barrière, comme si cette menue protection pouvait le défendre de quoi que ce soit.

Il voulut prendre une branche tombée de l'arbre près duquel ils étaient - et dans lequel Jade s'était réfugiée - mais à sa grande surprise, il n'arrivait pas à saisir l'objet, passant à travers.
*Mais qu'est-ce que... Qu'est-ce que ça veut dire !??*
Complètement paniqué, il sursauta une deuxième fois alors que la lumière d'une lampe-torche l'aveuglait. Se retournant, il vit que le quatuor les avait débusqués. Horreur ! Qu'allaient-ils faire !?

Rochel, tout tremblant, ne savait pas où donner de la tête tant il était perturbé par les récentes frayeurs. Il se raccrocha néanmoins à l'espoir que les nouveaux arrivants n'étaient pas si dangereux que ça à en juger par le ton de leur voix.
Ils ôtèrent un poids au phobique en révélant que ce n'était pas eux qu'ils recherchaient. Sans trop savoir ce qu'était un "doppelganger", savoir que ça pouvait être dangereux était suffisant pour que le jeune homme n'ait pas expressément envie de savoir de quoi il en retournait. Il voulait seulement se réveiller, alors pour la chasse au doppelmachin-chose, non merci.

A défaut de pouvoir serrer la main des jeunes gens, l'insomniaque leur adressa un salut de la tête tout en se relevant. Il se sentait un peu stupide d'avoir cédé à la panique de la sorte, répétant ainsi la vieille coutume de juger les gens sans les connaitre. L'être humain était comme ça...
Intrigué par la ville dont Thomas parlait, pointant le doigt dans la direction à suivre, Rochel se demandait si une petite étape là-bas serait une bonne idée. Ils étaient certes des voyageurs mais cela n'était pas non plus marqué sur leur front, il suffirait juste d'être discrets. Là-bas ils pourrait peut-être trouver des réponses à ses questions, qui sait ?

Perdu dans ses pensée, il vit tout de même Jade s'avancer jusqu'à lui, et s'excusant de sa paranoïa passagère. Rochel esquissa un sourire qu'il voulait réconfortant même si l'effet n'y était pas. Il n'avait pas sourit depuis trop longtemps et n'avait pas non plus eu de véritable raison de le faire.
- Tu ne pouvais pas savoir, ce n'est rien. C'est oublié. C'est vrai qu'en y repensant il était un peu arrivé comme un cheveu sur la soupe et il n'avait aucune idée de ce que Jade avait pu vivre ; elle avait ses raisons sans doute.

- Quand à moi je m'appelle Rochel. Désolé de ne pas pouvoir vous aider non plus. Et vous, mademoiselle ? Vous êtes ? demanda-t-il en se tournant vers Safrah.
Était-ce le cinquième membre de ce petit groupe, qu'on aurait oublié de présenter ? En tout cas elle ne semblait pas très bavarde comparé aux autres. Peut-être un peu plus froide aussi, en apparence.

L'aurait-il vexée ? Il avait peut-être été un peu brusque en demandant son nom aussi directement mais on ne se refait pas ; Rochel aimait bien connaitre les gens qu'il rencontrait. Et puis cela lui permettait de se détendre un peu.
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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 17:59

Mais qui étaient ces gens ? D’où sortaient-ils ? Que c’était-il passé à la fin ?! Cet homme qui m’avait bousculé s’appelait donc Rochel. Je me rends compte que mes douleurs ont disparu, je me sens même en forme. Étrange, je n’avais plus ressentis ça depuis très longtemps … Rochel voulait que je lui dise mon nom. J’hésitais … Et puis non, je n’ai plus parlée depuis mes 10 ans, ce n’est pas maintenant que je vais m’y remettre. Je lui dirais mon nom quand j’aurai de quoi écrire, à moins qu’il ne comprenne le langage des signes. Je lui faisais signe que je ne pouvais pas parler. Apparemment, il avait compris. Il avait l’air sympathique, néanmoins, je restais hostile à toutes personnes que je ne connaissais pas. Après tout, j’étais aussi hostile avec les gens que je connaissais. Je remarquais la présence de Jade, sans y prêter plus d’attention.

Je regardais autour de moi, histoire de leur faire comprendre que je voulais savoir où j’étais. Je n’avais jamais vu cet endroit, pourtant j’avais parcouru toutes les rues de San Francisco sur Google Maps. Je me rends compte que je n’ai même pas d’ordinateur avec moi. Horreur ! Vais-je pouvoir survivre sans ma technologie habituelle ? Impossible ! Celui ou celle qui m’a emmené ici aurait au moins pût me laisser une tablette ou un truc dans ce genre … Je me demande si les deux rigolos devant moi ont de quoi se relier à internet. Je me rends compte par la même occasion que je n’ai plus mon agenda électronique trafiqué dans ma poche droite.

Si mon frère s’aperçoit que je ne suis pas à l’appartement, il va me déconnecter et je n’aurais plus qu’à sauter par la fenêtre du dernier étage … Bon, comment rentrer chez moi ? Si seulement je pouvais leur parler, tout ça serait plus simple. Mais comme je suis têtue comme une mule (comme dirait mon frère), et bien je pense que je vais tenter de me faufiler pour partir en douce sous les yeux des deux étrangers.

Je remarque alors des tours en arrière-plan. Serait-ce San Francisco ? Je n’ai jamais vu ces tours … Aucune importance, je dois partir de cet endroit inconnu. Je regarde par terre, je devrais peut-être les assommer pour qu’ils ne me suivent pas … Mauvaise idée, même si je trouve quelque chose d’assez solide pour les mettre à terre, je n’arriverais pas à semer le groupe d’hommes que je viens de voir un peu plus en arrière-plan. Ils ont l’air plus fort qu’un éléphant à eux quatre. Comment me sortir de ce pétrin ? Je ferme les yeux quelques secondes pour réfléchir. Et si ces gens ne se voulaient vraiment pas hostile envers moi ?

Peu m’importe, je dois fuir. Je remarque une brèche où je pourrais me faufiler. En tenant compte de ma vitesse de course et à la vitesse d’utilisation de mon énergie, et celles de ces gens, que bien évidement j’ignore, en espérant qu’ils courent normalement et qu’ils s’épuisent assez rapidement, je pourrais arriver à les semer et 32 minutes. Mais je connais mal le terrain, je courrai donc vers la ville en espérant que je trouve un web-café.

Je les regarde tous un par un, c’est le moment ! Je me faufile en courant, espérant avoir bien calculée.
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 19:50

HRP pour Safrah : à la lumière de ce deuxième message, on ne voit que difficilement le lien avec sa maladie... n'oublie que tu l'as décrite comme anthropophobe, ce qui s'apparente à la peur maladive des êtres humains. Elle ne semble pourtant pas avoir "peur", mais juste mépriser les gens... pense-y pour l'avenir parce qu'il convient de respecter sa maladie autant que son pouvoir (c'est l'objet du forum) sans quoi... c'est moins drôle. Si jamais tu veux discuter de ça (de ta maladie, etc...) ou poser des questions, envoie un mp sur le compte de Melena ou de Jade.

==========

Ce ne fut qu’en revoyant le salon de Blackberry qu’Eve s’était souvenue de sa mise en garde de ne pas faire preuve de violence. Elle pressentait que ses compagnons se feraient une joie de la trahir, mais elle n’en avait rien à faire. Jamais elle n’aurait accepté de laisser le petit ami de Trisha s’en tirer indemne, et quoi qu’on lui fasse, elle l’affronterait sans donner le plaisir de demander pitié.

Dans le salon du passeur, elle avait posé sa hotte pour se détendre les épaules, étirer sa nuque, et finit par s’assoir en croisant les bras. C’était enfin terminé, ce travail épuisant qui leur avait pris une journée entière, et les voici de retour au bercail pour attendre qu’on veuille bien leur donner ce qu’on leur devait. Liam s’était offert un passage aux toilettes, la russo-américaine rêvait d’une douche. En prison pourtant, c’était une fois tous les deux jours, elle avait l’habitude de ne pas être gâtée par l’hygiène, mais elle était libre désormais non ? Et tout ce qu’elle avait fait de sa liberté pour l’instant, c’était de traquer les clients débiteurs d’un elipsien mafieux. Pour autant que sa présence à Dreamland puisse être assimilée à de la liberté en tout cas.

Une fois dans l’entrepôt, quand ses camarades furent enfermés dans leur caisse et qu’elle restait la seule à l’extérieur, Eve sut que la petite surprise de Blackberry était pour maintenant. La dizaine d’homme de main qui apparut ne lui tira qu’un air de défi glacé, ainsi qu’un frémissement dans ses entrailles. Elle allait dérouiller, c’était certain, mais la créature prisonnière de sa cage de chair ruminait sa vengeance. Jonh paierait pour l’avoir balancé, elle lui fera entrer sa vision de la justice dans le crâne à coups de pelle s’il le fallait. Quant à Liam…

Le premier coup trancha net le fil de ses pensées. Une droite d’une force magistrale qui s’était écrasée dans son estomac pour lui couper le souffle. Heureusement qu’elle n’avait rien mangé depuis la veille, sans ça elle aurait sûrement dégobillé sur les godasses des enflures qui allaient la rosser. Dix. Il avait besoin d’être dix pour se sentir fort et être certain de l’avoir, Eve ne pensait pas mériter autant d’attention. Une autre enclume sur le coin de la figure fit résonner son cerveau dans son crâne, écorchant du même coup l’intérieur de sa bouche. Le goût du sang envahit sa gorge, réveillant ses instincts de démence. « Te laisse pas faire Eve ! » « Ne leur rend pas la partie facile ! » « Ils sont 10 ? Montre leur qu’ils auraient mieux fait de venir à 15 ces connards ! ».

Guidée par sa folie, la jeune femme s’était redressée comme une furie pour se jeter sur l’une des hommes de main de Blackberry. A partir de là, même si pour un coup donné, elle en recevait quatre, il se passa un moment pendant lequel elle ne sentit plus la douleur. Elle avait l’habitude après tout. Les matonnes de la prison avaient déjà plusieurs fois pris un malin plaisir à lui coller des racler, estimant qu’il n’y avait que ce traitement qu’elle pouvait comprendre, mais Eve avait juste appris à encaisser. La démence se diluait dans son sang plus rapidement que n’importe quelle drogue, portant chacun de ses gestes enragés, mais vint le moment où son corps humain n’endurait plus les chocs répétés, où il refusait de répondre aux ordres de son encéphale galvanisé par la folie, et où un ultime assaut lui fit perdre connaissance.

Il faisait noir quand elle reprit conscience. Ce n’était pas le fait d’être enfermée dans une caisse qui l’incitait à se recroqueviller, mais la souffrance qui s’élançait dans tous ses membres au moindre mouvement. Lentement, la russo-américaine réussi à porter une main tremblante à son nez. Il n’était pas cassé, mais une trainée de sang séché indiquait qu’il avait saigné un long moment. Une inspection à tâtons lui appris que sa paupière gauche était enflée, que son arcade droite avait été ouverte, qu’un bleu devait sûrement couvrir sa pommette gauche, que ses lèvres étaient été écorchées… et elle ne parlait là que de son visage.

Elle ne pousserait pas un gémissement pourtant, elle ne ferait ce plaisir ni à Jonh, ni à Liam, ni à quiconque qui pourrait l'entendre. Pour l’instant, le monstre lècherait ses blessures, mais il serait bien assez vite sur pied pour rendre la monnaie de leur pièce aux traitres. L’injustice écœurante de cette situation lui donnait envie de vomir, mais son estomac était vide, depuis plus de 24h maintenant. Au moins, on lui avait laissé ses affaires. Au prix d’un d’effort surhumain vu son état, Eve réussi à sortir de sa caisse, son corps hurlant par tous ses pores à défaut de pouvoir le faire par sa bouche verrouillée par ses mâchoires serrées.

Quoiqu’il en soit, elle était bien en dehors de la ville. Les contours illuminés d’Elipse étaient dans son dos, lointains, et elle y laissait deux morts et trois blessés graves. Maigre consolation quand on connaissait l’importance des injustices qui avaient croisé sa route, mais ça permettait tout de même de diluer le goût ferreux du sang dans celui de la satisfaction. Aux alentours, tout semblait n’être que plaine, vaste, assombrie par le manteau de la nuit qui s’étendait sur toute sa surface verdoyante. Des lumineux qui devaient être des torches bougeaient à une cinquantaine de mètres de là, mais il était hors de question de s’y aventurer sans prendre de précaution. Les coups avaient endommagé son corps, mais ni ses convictions, si sa pathologie qui l’amenait à considérer tout et tout le monde comme de potentiels ennemis.

Eve retrouva ses lunevolutives – heureusement intactes – dans une poche de sa veste. D’une main tremblante, l’autre crispée sur sa caisse pour l’empêcher de tomber, elle les enfila et enclencha le mode infra-rouge. Elle put alors percer les ténèbres sans problème et compter que cette bande d'inconnus était au nombre de huit. L’une des jeunes filles semblait d’ailleurs logée à l’intérieur d’un arbre, ce qui ne pouvait aux yeux de la taularde et sa maigre expérience ne s’expliquer que d’une seule façon : voyageurs.

La détenue rangea ses lunettes et hissa sa hotte sur son dos. Elle crut que ses dents allaient se fissurer tellement elle les serrait fort, mais aucun son ne passa l’enclos de ses lèvres. Sans faire attention à ce que faisaient ses anciens comparses, elle s’avança en boitant, une main plaquée contre son ventre douloureux. La russo-américaine avait l’impression d’être passée sous un 36 tonnes, brisée en mille morceaux rafistolés à la hâte. Engourdie par la souffrance, à moins de dix mètres des inconnus, elle ne vit pas venir la forcenée qui fuyait en courant et lui rentra dedans de plein fouet.

Cette fois-ci, Eve ne put retenir un cri qui s’envola dans le ciel noir. Elle devait encore avoir perdu connaissance sous le choc, car lorsque ses yeux inexpressifs se rouvrirent, sa vision floue semblait lui renvoyer l’image d’un visage qu’elle ne connaissait pas.

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Jade Martins

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 21:50

Même si Rochel disait lui pardonner, Jade sentait qu’il persistait désormais une réticence qu’elle ne pourrait peut-être plus jamais effacer. Elle le savait pourtant, que la paranoïa n’aidait en rien les rapports sociaux, mais ça s’était révélé plus fort qu’elle et maintenant elle s’en mordait les doigts. Alors qu’elle baissa les yeux vers ses chaussures comme si le spectacle de l’herbe traversant ses pieds était fascinant, le phobique des rêves s’adressa à celle qui lui avait fait peur et qu’elle avait au final déjà oublié.

Aux questions posées elle ne répondit que par le silence et une mimique étrange qui devait vouloir dire qu’elle ne pouvait pas parler. Elle était muette ? En tout cas si elle n’avait plus de langue il lui restait ses jambes dont elle se servi admirablement pour effectuer un sprint surprise qui la conduisit droit à la collision avec… une autre femme sortie de nulle part. Combien y en avait-il comment ça ?!

- Hey tout va bien ? s’exclama-t-elle en accourant à son tour près des deux silhouettes au sol.

Safrah n’avait pas l’air de souffrir mais l’autre était dans un sale état qui ne pouvait être dû à ce qui venait de se passer. On aurait dit qu’elle avait été passée à tabac, ou avait eu une drôle d’histoire avec un rouleau compresseur, au choix. Qu’est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Un coup d’œil alentour lui appris qu’à part des caisses abandonnées et un camion qui s’éloignait, plus rien ne bougeait dans le coin. Ses agresseurs avaient dû l’abandonner ici, comme morte.

L’inquiétude déformant ses traits, Jade se pencha en avant pour aider Eve à se relever mais fut forcée de constater que son immatérialité n’aidait pas. Ne lui restait plus que la voix ce qui par miracle finit par marcher après une bonne minute de monologue anxieux.

- Réveillez-vous ! Allez, ouvrez les yeux ! Oh bon sang, et je ne peux même pas la relever… vous inquiétez pas je… suffit d’attendre et ça va revenir vous savez ? C’est juste passager. On va prendre soin de vous dès… dès qu’on le pourra alors… réveillez-vous s’il-vous-plait…

Heureusement avant que Jade ne se mette à pleurer les yeux de l’inconnu s’ouvrirent… ou du moins celui qui n’était pas poché. Elle soupira de soulagement avant d’adresser un sourire qui se voulait engageant et rassurant, tout pour ne pas que cette pauvre femme panique en pensant que des agresseurs lui tombaient –encore- dessus.

- Oh vous m’avez fait peur… vous allez bien ? Enfin… vous pouvez vous lever ? Je vous aiderais bien mais dans mon état je ne peux rien toucher, expliqua-t-elle, penaude.

Le bruit d’une chose lourde chutant dans l’herbe non loin attira son attention, mais dans l’obscurité elle n’arrivait pas à bien discerner la source de ce son. Elle ne fit pas tout de suite le lien avec les caisses qui venaient en réalité de s’ouvrir pour libérer leur contenu… ou plutôt leurs passagers. Mais avant d’avoir pu s’inquiéter les autres arrivaient à sa hauteur pour braquer leurs lampes torches dans la direction du bruit. Jade blêmit aussitôt.

- Un doppelgänger, c’est un monstre qui peut prendre la forme de n’importe qui, de préférence effrayant c’est ça ? interrogea-t-elle d’une voix blanche.

- Oui oui, pourquoi cette question ?

- Et bien… je crois qu’il est là.

Son doigt tremblant pointait une silhouette qu’elle ne connaissait que trop. Liam appuyé à sa caisse attendait sagement que Jonh s’extirpe à son tour de sa prison, sous les yeux horrifiés de la bonne jumelle. Ça ne pouvait qu’être ça, sinon… sinon elle risquait de devenir folle pour de bon.

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Liam Baldwin

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Dim 22 Jan - 22:31

Depuis l’intérieur de sa caisse ou ne perçait que quelques raies de lumière, Liam souriait. Il n’entendait que vaguement des bruits de bagarre, ou plutôt de lynchage en règle, et pas besoin d’être un génie pour comprendre qui en faisait l’objet. Son sourire s’étira d’avantage jusqu’à dévoiler ses canines en un rictus de cannibale alors que le tueur sortait son téléphone pour regarder encore et encore sa vidéo dénonciatrice, bercé par la douce musique des poings s’abattant sans relâche sur Eve jusqu’à ce qu’elle perde conscience…

Une fois le corps de la taularde balancé dans une caisse le camion se mit enfin en branle, secouant les voyageurs comme des pruniers. Le trentenaire tenta de coincer ses pieds contre la paroi opposée pour se stabiliser et se laissa ensuite bercer par les vibrations du véhicule en mouvement. Le passage de la frontière se fit d’ailleurs si facilement qu’il s’en étonna, l’oreille tendue alors que le véhicule s’arrêtait pour que le chauffeur s’adresse aux douaniers. Ils vérifièrent à peine ses papiers et ses autorisations d’après les bribes qu’il put saisir, et ils laissèrent passer le chargement sans un jeter un œil. Ca l’arrangeait plutôt et pour l’avenir il avait déjà sa petite idée de comment faire pour se tirer d’Elipse si jamais il venait à s’y retrouver de nouveau.

Puis… le camion repartir et s’arrêta une nouvelle fois dix minutes plus tard, laps de temps au bout duquel on poussa leur conteneur dehors avec bien moins de délicatesse qu’ils ne l’auraient fait avec un chargement « fragile ». C’est à peine s’ils entrouvrirent les plaques clouées à la va-vite d’ailleurs, si bien que Liam dû sortir à force de coups de pieds dans les planches qui se dressait entre la liberté et lui.

Une fois dehors il constata qu’il avait bien rejoins la pleine félicité et que Eve était déjà partie –alléluia- pour s’effondrer comme une grosse merde quelques mètres plus loin faute d’avoir côtoyé de trop près une inconnu pressée –amen-. Il ne bougea pas pour autant, préférant attendre que Jonh sorte à son tour sans oublier de faire fructifier son temps en observant la foule qui semblait s’être rassemblée pour les accueillir.

Nouvelle nuit sanglante ? Non, ils étaient trop peu nombreux pour ça mais… hey, cette fille le montrait du doigt non ? D’ailleurs même à la lueur de la lune son nom lui trottait sur le bout de langue et ses paroles déclamées d’une voix tremblante achevèrent d’accélérer son processus de mémoire. La jolie jumelle, bien sûr. Il aurait dû le savoir pourtant, c’était ici qu’il l’avait rencontré et plus si affinité il y avait plusieurs mois maintenant. A leur seconde rencontre la pauvre ne s’était toujours pas remise et vu la tronche qu’elle tirait ce ne serait pas non plus pour aujourd’hui.

En tout cas qu’elle le prenne pour un doppelgänger avait un aspect particulièrement comique aux yeux de Liam. Elle avait moins peur d’un vrai monstre que de lui, un comble n’est-ce pas ? Il finit par quitter sa caisse une fois Jonh dehors pour se diriger d’une démarche nonchalante vers Eve encore couchée au sol, bien que consciente. Il la jaugea l’air goguenard avant de s’exclamer faussement compatissant :

- Et bien ma pauvre, je ne veux pas connaître le nom de ta maquilleuse…

Son regard moqueur glissa alors vers Jade à qui il adressa un large sourire qui, bien que n’inspirant aucun mauvais sentiment en apparence, fit trembler l’adolescente comme une feuille. Quelle était mignonne… ça lui donnait bien envie de recommencer, surtout que son chien de garde n’était pas dans le coin pour lui mordre les mollets.

- Mon ange, mon ange… je ne suis pas un doppelgänger. C’est même un peu vexant. Je croyais que nous avions dépassé ce stade… nous sommes intimes après tout non ?

Le mouvement brusque de recul de la psychotique lui tira un rire bref, après quoi il fit face aux autres qui le regardaient comme si contrairement à ce qu’il racontait il risquait de se changer en démon cornu d’un moment à l’autre. Heureusement que Jonh était là pour sauver l’honneur. Se tapotant la poitrine il ajouta avec un naturel déconcertant :

- Je vous assure, je suis humain. Enfin il parait d’après les médecins.

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Le Marchand de sable

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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 23 Jan - 2:01

Impossible de savoir à quoi le bijou a réagit, mais là n'est pas la question. La gourmette maudite de Jade se mit subitement à frémir, libérant le mauvais sort y étant enfermé.

Spoiler:
 

La transformation soudaine de la psychotique en surprendra sûrement plus d'un, mais certainement tout particulièrement le pauvre ailourophobe qu'est Matthew, qui se sauva en courant à la vue de cette créature hybride qui avait été son amie d'un jour.

Miaou cat
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MessageSujet: Re: Liberté, nous voilà !   Lun 23 Jan - 9:56

Cet homme, sortit de sa caisse, m’intéressait ... Il avait un air de pervers, mais malgré ça, il avait un certain charme ... Je l'observais, pourquoi cette femme avait-elle peur de lui ? Certes, il n'inspirait pas la toute grande confiance, mais tout de même ... Je ne prêtais aucune attention à ce qui se disait ou se faisait autour de moi, je me concentrais sur lui. Je n'avais jamais vu une personne présenter tant de signes du visage en même temps, mais aussi, depuis quand n'avais-je pas vu quelqu'un de l'extérieur ?

Je secoue la tête, je n'étais pas censée fuir moi ? Regardant la jeune femme à terre, je me dis que ça ne se fait pas, même ayant peur de tout ce monde regroupé dans si peu de place, je ne peux pas partir en laissant une personne comme morte ... J'ai un coeur tout de même ! Je m'approche de la femme à terre et m'accroupis auprès d'elle, la regardant quelques secondes. Son petit ami est en face de moi, il a l'air inquiet. Pourtant j'ai le pressentiment qu'elle va s'en sortir. C'est comme s'il y avait un lien que je ne connaissais pas entre ces gens et moi ... Je regarde la ville au loin. Mon regard se heurte sur Liam. Quel homme étrange, et pourtant si attirant ... Oh, mais ce n'est pas le moment de regarder les garçons, voyons ! Je ne sais pas ce qu'il me prend à vouloir toujours le regarder ... Il est étrange ... Je sens mes joues s'empourprer, mais que m'arrive-t-il enfin ?! Je ne peux pas m’empêcher de baisser le regard face à lui ... Je n'avais jamais ressentis ça. Il y a comme un ordinateur en surchauffe dans ma poitrine ... ça ne m'était vraiment jamais arrivé, je me demande ce que ça peut être ...

La femme à terre ouvrit les yeux, Jade poussa un soupir de soulagement. Elle était vraiment dans un sale état la pauvre. Mais maintenant que j'étais sûre qu'elle était vivante, je pouvais m'éloigner. Je me levais et reculais de quelques pas, sans pour autant prendre la fuite immédiatement. Je me demandais si ce n'était pas eux qui m'avaient emmené ici ... Non, ce n'était pas possible, à moins qu'il y ai une personne de leur groupe s'amusant à les agresser. Je fixais de nouveau Liam, ça ne m'étonnerais pas que ça soit lui qui ai mit cette femme dans un tel état. Je le méprisais du regard rien qu'à cette idée.

Bon, je ne pourrais décidément pas fuir, je n'avais aucune envie de me retrouver dans le même état ... J'attendrais que tous soit épuiser et dorment pour tenter de fuir à nouveau. Je remarquais alors que Jade n'était plus la même, elle avait ... changée de forme. Elle n'était plus humaine à vrai dire. Et si tout compte fait, je fuyais maintenant ?
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