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 [job] Les aventuriers du lac perdu

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Georges Mikles

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 17 Juin - 14:38

Ils s'en étaient sortis, qu'importe la manière, qu'importe leur état. Ils quittaient la pièce de l'enfer aquatique, plus que sur les rotules littéralement parlant. Georges rampait pour s'échapper, les cuisses et les mollets transis par l'effort. Il s'affala sur le dos, néanmoins au sec. Il ferma les yeux et se concentra sur sa respiration haletante. Le volume d'air qu'il inspirait ne suffisait pas à l'oxygéner. Il était au bout du rouleau, à bout de souffle, à la limite de l'hypoxie et de l'évanouissement. Il ressentait pleinement les effets de ses cinquante années (et même plus) de vieillesse.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, c'était pour remarquer les goûts douteux en matière de décoration des fanatiques qui, autrefois, habitaient ce temple maudit. Des crabes, par centaine, par milliers, par centaine de milliers, alignés de façon psychotique et hypnotique. On les croyait en vie, tant l'éclat de leur petits yeux fourbes brillaient de malice. Il fut perturbé dans ses observations par le visage en gros plan d'Eve qui se pencha sur lui. Ses lèvres salines caressèrent les siennes dans un baiser froid et impersonnel. Georges ne broncha pas. C'était une réaction qu'il avait déjà vécu, il y a de longues années. C'était un baiser de remerciement, de récompense. Lui qu'on prenait - parfois à juste titre - pour un salopard de première, ses bonnes actions passaient du coup pour sincère lorsqu'il agissait de la sorte. Et plus qu'un baiser, c'était son corps qu'elle offrait. Il ressentait pleinement les effets de ses vingt ans retrouvés.

"Ce sera un honneur." Murmura-t-il juste pour elle. De toutes manières, il n'avait pas le souffle pour produire un son plus audible. Il laissa alors par la suite les femmes se mettre à jour dans l'épreuve qu'ils avaient subis.

Retrouvant un peu de souffle malgré ses poumons trop petits et sifflants, il se redressa dans un effort surhumain gratifié d'un gémissement de vieille personne arthritique. Ses jambes flageolaient et peinaient à le supporter tout entier. Il se traina alors jusqu'à la limite de la pièce pour en observer la suite. C'était un long couloir, ou plutôt une longue fosse traversée de part en part par deux filins parallèles, comme au cirque, ou fort Boyard. Le fond obscure laissait deviner malgré tout une épaisseur d'eau malveillante qu'il devina glacée. A un moment, il crut même avoir décelé un mouvement inquiétant.

Il avait suffisamment pataugé pour le moment, il ferait donc l'effort de faire l'équilibriste plutôt que de barboter dans ce bassin trouble habité par on ne sait quelle foutue bestiole venue du fond des âges. Des petits crabes parcouraient les cordes crasses, agrippés par leurs multiples pattes, toutes pinces en l'air dans l'espoir de torturer les aventuriers intrusifs.

Georges, découragé par l'épreuve qu'ils devraient encore franchir, revint vers le trio de femme quand fut l'heure de la question des tours de garde. Il s'affala sur sol et dit :

"Je prends le dernier quart. De toutes façons, y'a que des foutus crabes par ici..."

Il n'était pas question de temps, ils n'avaient pas de quoi le mesurer lui semblait-il. Autant que chacun fasse son tour, jusqu'à ce que tout le monde soit à peu près frais et dispos pour continuer. Au pire, ils pourraient s'occuper de plusieurs tours. Sans plus attendre, Georges se replia en position du foetus, fit fi de la dureté et de la froideur de sa couche, ferma les yeux et sombra dans un sommeil morne et stérile.
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 17 Juin - 17:07

Dormir était évidemment une bonne idée. Son corps était si épuisé qu’elle ne pourrait de toute façon pas même marcher sans s’effondrer au bout de quelques mètres. Paradoxalement, jamais – ou presque – la taularde ne s’était sentie autant en vie. Aux États-Unis, son errance n’avait jamais rien eu de vraiment palpitant et en prison, sa cage était beaucoup trop petite pour les aspirations de son monstre à briser ses chaines. Lutter, se battre jusqu’aux portes de la mort, et sortir vainqueur, c’est tout ce qu’elle savait faire en fin de compte ; tout ce qu’elle avait toujours fait ; tout ce que son tempérament instable appréciait.

Jerry se proposa pour le premier quart, bien sûr, mais Eve n’avait même plus assez d’énergie pour rétorquer qu’elle n’était pas d’accord. Elle se souvint qu’elle portait au poignet une montre waterproof gentiment prêtée par Glover, mais ses bras refusaient de bouger de façon à ce qu’elle puisse y jeter un œil. Tandis que Georges se portait volontaire pour le dernier quart, la russo-américaine réussit tout juste à serrer son poing sur son sac pour le rapprocher d’elle, et souffler d’une voix éteinte, sa gorge rendue douloureuse par tout le sel ingurgité :

- Réveille-moi quand tu n’en peux plus…

En réalité, elle avait la ferme intention de ne pas dormir. Bien que ses paupières lourdes restaient closes sur ses yeux glacés, son esprit refusait de sombrer dans le sommeil. Elle écoutait le silence, les gouttes d’eau qui tombaient régulièrement dans un coin de la pièce envahie par les crabes, la respiration de ses camarades… puis plus rien. Impossible de lutter indéfiniment contre les besoins vitaux, son cerveau s’était brusquement mit en veille, l’emportant dans un sommeil qui ne fut brisé que par la cleptomane, déclarant qu’elle voulait se reposer.

Si la douleur dans ses yeux s’était apaisée, celle dans sa gorge était plus vivace que jamais. Les courbatures non plus ne l’épargnèrent pas, et la tête lui tourna, rappelant qu’il y avait un moment qu’elle n’avait rien avalé. Eve dut bien piocher dans les pilules alimentaires fournies et se mit debout pour essayer de se dégourdir les jambes. Il faut dire qu’un sol de pierre n’était pas la plus confortable des couches, et son corps endolori lui faisait bien savoir.

Balayant son regard froid sur les murs tapissés de crabes hypnotiques, elle se grattait le cuir chevelure irrité par les dépôts de sel. Rien à voir ici, mis à part constater que les bâtisseurs de cet endroit avaient un petit problème avec un certain animal à pinces. Eve s’avança jusqu’à découvrir la pièce suivant, ouvrant à pic sur un bassin abritant des ombres mouvantes qui n’évoquaient rien d’encourageant. En plongeant dans le puits au début de leur périple, elle avait pu admirer le monstre aquatique de très près, et malgré tout son courage – ou sa folie – l’envie de se retrouver à barboter avec des créatures du même style ne lui disait rien.

Son regard se déporta donc sur le pont de singe, mais – ô surprise – des crabes minuscules couraient sur les fils tendus et ils n’étaient sans doute pas là pour les aider à traverser. Eve jeta un œil à son montre, mais n’ayant pas eut le réflexe de le faire au moment de plonger dans le lac, elle n’avait absolument aucune idée du nombre d’heures qu’ils avaient passés immergés.

Finalement, elle revint vers ses comparses endormis et s’adossa contre un mur en ignorant les mimiques fourbes des milliers de crabes qui l’observaient. Effectivement, il n’y avait rien de dangereux dans cette salle, mais peut-être quelqu’un d’autre allait-il débouler depuis les deux chambres aux puzzles ? Après tout, qui savait combien d’équipe Hide Glover allait envoyer pour être certain d’obtenir ce qu’il convoitait ? Il était hors de question que la russo-américaine se voit coiffée sur le poteau par d’autres pilleurs de tombe débarqués après son passage.

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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 17 Juin - 17:13

Melena s’était endormie très vite. Tout juste le temps de comprendre qu’elle écopait du troisième tour de garde et elle déconnectait enfin. La douleur s’évanouit dans son inconscience privée de rêve, sa migraine se dissipa, et il ne lui restait plus à son réveil que les courbatures qui transperçaient son corps fin. Elle frotta ses yeux gris avec une main, l’autre couvrant son bâillement, puis se redressa en position assise pour apercevoir Eve qui fixait un point invisible face à elle. L’irlandaise crut que son ainée somnolait, mais ses pupilles inexpressives s’étaient brusquement tournées dans sa direction, vives et glacées.

- J’vais prendre mon tour, déclara l’adolescente, tu devrais te reposer encore.

La taularde semblait hésiter à confier son poste à la benjamine de leur quatuor, mais elle dut bien obtempérer et Melena se trouva bien vite debout, seule. Elle aurait tellement adoré que Jade, Elie ou Ace soit ici. Au moins, avec des amis, les difficultés paraissaient plus faciles à surmonter : et dieu – s’il existait – savait qu’ils en avaient connu énormément. En fait, mis à part le capitaine, la nécrophobe se demandait si bien qu’étant la plus jeune, elle n’était pas également la plus expérimentée de leur bande improvisée. Dans l’absolu, ça ne changeait pas grand-chose, si ce n’est que les escapades galères comme celles-ci lui devenaient étrangement familière.

- Ça a l’air tellement simple dans Indiana Jones, murmura-t-elle pour elle-même.

Entendre sa propre voix au milieu du silence ponctué de bruit de gouttes d’eau et de respirations avait quelque chose de rassurant. L’irlandaise s’approcha de la salle suivante pour découvrir à son tour les péripéties qui les attendaient à l’issu de leur repos. Un coup d’œil dans son dos lui apprit que rien ne menaçait de la pousser dans le vide et que les seuls choses qui semblaient bouger étaient les yeux fourbes des crabes tapissant les murs. Elle avisa alors les prises sur la paroi, permettant de remonter depuis le bassin et une idée germa dans sa tête.

Continuer seule pour rafler la mise était tentant, mais la peur de se retrouver dans un piège mortel sans aucune aide la tenait en respect de ses pulsions cupides. Toutefois, elle pouvait au moins profiter de son quart de garde pour vérifier ce qui se terrait dans les eaux glacées en contrebas. De toutes les façons, il lui restait encore le tour de Georges pour se reposer, ce qui serait largement suffisant pour récupérer.

Melena prit alors son inspiration et fit apparaitre son coffre à cadavre juste à coté d’elle. Le bois sinistre et grinçant lui paraissait chaque fois plus morbide, plus sombre, et un inévitable sentiment de malaise dansait dans son cœur chaque fois qu’elle y faisait appel. L’irlandaise se concentra pourtant, aucunement indisposée à le faire, et le mort enfermé à l’intérieur poussa fébrilement le couvercle pour s’extirper de ses gestes saccadés. Une seconde, ses yeux gris croisèrent les orbites vides de la carcasse sèche. Le sentiment de peur qui sauta à la gorge de la nécrophobe fut si brutal qu’elle fit basculer sa marionnette dans le vide bien trop maladroitement. Celle-ci tournoya plusieurs fois avant de faire un plat misérable.

Plusieurs lambeaux de chairs – voire même quelques petits os – s’étaient détachés dans la manœuvre. Melena attendit quelques secondes, gardant le lien tout en observant les ombres se mouvoir sous la surface et soudainement, une pince énorme jaillir et se referma sur un avant-bras qui se brisa sous la pression. Des crabes, plus gros que ce qu’elle n’avait jamais vu. Le temps de se remettre de sa surprise pour commander à son pantin de revenir vers la paroi aux prises en nageant pitoyablement, un large morceau de cage thoracique avait été férocement arraché, suivi par la tête, tout simplement.

Les mouvements saccadés du cadavre étaient imprécis, trop pour être suffisamment rapides, et il ne parvint à s’agripper aux pierres salvatrices qu’au prix d’une clavicule arrachée et d’un bout de mollet putréfié. Tant bien que mal, la nécrophobe fit remonter sa charogne jusqu’à elle – ascension qui ne lui rappelait que trop le coup de main qu’elle avait donné à Elie à Freedoom – et s’empressa de la lui faire regagner son coffre. Elle s’assit alors contre l’un des murs, agitée de tremblements, sans savoir s’ils étaient causés par l'adrénaline, la crainte de tomber au milieu des crabes OGM, ou bien par la vue de sa carcasse mutilée.

Au moins, maintenant, elle savait à quoi s’attendre. Plissant les sourcils à cause de sa migraine, elle rejoignit l’endroit où dormaient ses collègues et reprit place contre une paroi en ouvrant son sac. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas avancé leur carnet de route. Elle voyait de moins en moins comment un trajet retour était envisageable, mais mieux valait tout annoter, au cas où. Une fois fait, elle n’aurait plus qu’à veiller sur l’inactivité ambiante jusqu’à ce que son corps réclame à nouveau un peu de sommeil pour confier la garde à Georges.

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Jerry Blake

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 17 Juin - 18:53

Tous ses camarades étaient évidement hors course pour un premier tour de garde, Jerry un peu moins. Elle en profita pour se lever et marcher pour ne pas avoir de fourmis dans les jambes. Durant cette sieste improvisée, les trois voyageurs demeuraient vulnérables et représentaient des proies potentielles pour la jeune cleptomane. Seulement, cela revenait à fouiller et fouiller revenait à sortir les affaires et sortir les affaires revenait à se transformer. Il fallait vraiment que Jerry soit trop craintive pour utiliser ce pouvoir, soit folle. D'autant plus que si elle perdait sa combinaison en route, elle n'aurait plus trop de protection que se soit contre les coups ou contre les pinces ! Justement, la suite du programme revenait à faire la traversée d'un pont de singe truffé de petits crabes alpinistes dont la seule motivation est de faire fuir les touristes.

C'était très dangereux, les crabes pouvaient aussi escalader pour leur pincer les mollets ou alors tout bêtement, se révéler être un élément glissant provoquant une chute, suivi d'un plouf dans une eau opaque remplies de créatures remuantes et.. étrangement grandes pour être de simples poissons chats. Au départ, Jerry pensait juste que c'était des rochers sur lesquels en tombant, il y avait le risque de se briser le crâne.. Mais lorsqu'elle vit la masse se déplacer, la surprise la fit pousser un petit cri d'effroi. Elle le savait bien, personne n'aurait l'avantage dans l'eau fasse à un tel monstre. D'autres avaient Indiana Jones comme référence, pour elle c'était - ironie - le voleur de Bagdad. Dans une scène, il devait retirer l'oeil magique d'une statue et le temple bien gardé avait une araignée géante pour bouffer les intrus marchant sur sa toile et une pieuvre géante pour bouffer ceux qui tombaient dans son puit. Les petits crabes n'étaient pas synonyme de mort mais les ombres mouvantes sous l'eau pouvaient l'être, il suffisait d'être prudent lors de la traversée.

Malgré la volonté de Jerry pour faire venir à la surface ces monstres des profondeurs, aucuns ne montra ne serait-ce que le bout de leur pif. En même temps je vais pas aller bien l'oins avec des galets.. soupira la cleptomane. Les pierres ne faisaient que les chatouiller, il lui aurait fallu un appât.

Toujours troublée de ne pas savoir l'identité de ces choses, elle revint vers ses camarades endormis. Personne n'avait bougé, ni même les éléments du décor. Les représentations de crustacés avait toujours la même expression machiavélique et ne s'étaient pas envolées. C'est tranquillou de monter la garde par ici..

C'est lorsqu'elle sombra petit à petit qu'elle décida de réveiller Eve endormie comme elle lui avait dit. En équipe, elle avait la chance de pouvoir faire un relais. Seule, elle se sentait si vulnérable recroquevillée dans un coin de la pièce des piliers que le moindre bruit ou claquement de pince la réveillait en sursaut. C'était ça sa vie d'aventurière avant que ses trois personnes ne débarquent, tout cela était du passé et elle ne mit que peu de temps avant de rejoindre les bras de Morphée. C'était si confortable de pouvoir compter sur les autres, mais le sol serait plus dur à son réveil..
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Georges Mikles

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 24 Juin - 19:21

Il ne lui avait pas fallu plus de cinq minutes pour gagner les bras de Morphée. Durant cette courte période, Georges tenta d'y établir une pensée logique. Difficile à faire cependant pour l'ex Capitaine en disgrâce. Il parvint néanmoins à la conclusion suivante : Il était fatigué, le seul danger représenté nageait paisiblement dans un fossé de quinze mètres, et à moins qu'il ne roule dans son sommeil particulièrement agité jusqu'à tomber dans le trou, il ne craignait rien. Il pouvait donc fermer les yeux, d'autant plus qu'il ne pensait sincèrement pas qu'une des filles puisse le trahir, particulièrement quand Eve le détecteur d'injustice était présente. Sans regret aucun, il se laissa sombre dans le grand néant.

Rien, pas un rêve n'était normalement possible ici. Ils y étaient déjà, dans le rêve. Ce n'était donc pas des songes qui habitaient les visions de Georges, mais des sensations qui occupaient son attention. Sa peau le tiraillait, comme si elle avait rétrécit au lavage à l'eau froide et saline. Ses yeux le picotaient aussi, et ses sinus douloureux le brûlaient légèrement au fond de son nez. Et ses cheveux devenus secs et cassants... tout cela était un souvenir du bain de mer qu'ils avaient pris Eve et Lui, et qui avait bien failli leur coûté la vie. Ses muscles étaient lourds, surtout ses quadriceps, comme vidés de toute énergie, et souillés - et cela il le savait - par l'acide lactique, voie de secours métabolique pour la régénération des molécules énergétiques. Il aurait mal aux jambes, surtout dans un ou deux jours, quand ses muscles seront "froids"... Si jamais ils réchappent de ce piège à rat.

Georges se prit un doigt. Oui, mais pile entre ses côtes. Cette sensation moins douloureuse que désagréable le tira de sa contemplation physiologique. Les yeux encore ensommeillés et picotant, il se redressa aussi difficilement qu'il soulevait ses paupières. D'abord assis, il constata effectivement qu'il souffrirait de courbatures dans un futur proche. La proximité de ce futur semblait s'éloigner, leste et insaisissable, quand il repensait au fait qu'il était toujours coincé dans ce véritable panier de crabes. Ainsi c'était Méléna qui l'avait réveillé. Bien, c'était son tout de garde alors.

Tandis que certaines roupillaient en ronflant comme des camionneurs (nous tairons les noms) Georges reporta son attention sur l'interminable série de crabes qui se succédaient dans une répétition frénétique. Si la déco de ce temple n'était l'oeuvre que d'un seul homme, il doutait que ce dit bonhomme souffrait d'un sérieux problème d'obsession monomaniaque. D'ailleurs, cela lui faisait se poser beaucoup de question, dont il n'arrivait pas pour la plupart pas à ordonner correctement. Si son esprit avait été clair, il se demanderait qui pouvait bien vivre dans ce temple ? Pourquoi se retrouvait-il dans l'eau ? Comment avait-il pu être bâti, que ce fut sous l'air ou sous l'eau, sur des fondations impossible à réaliser sur un terrain aussi peu propice ? Et pourquoi un crabe, que représentait-il pour eux ? Pourquoi pas ces horribles bestioles qui faisaient mouvoir leur ombre à la surface ridée du bassin ?

George s'approcha du rebord du fossé, d'où partait les deux cordes parallèles du pont acrobatique. Les sombres formes étaient toujours là, patientant jusqu'à ce que les sac à viande qu'ils étaient chutent droit dans leur gueule vorace. Le cinquantenaire ravala bruyamment sa glotte et s'aperçut qu'il avait faim. C'était normal après tout, il avait dépensé beaucoup d'énergie à s'efforcer de rester en vie. Il alla s'assoir contre le mur, près des femmes qui pionçaient, et se trouva une ou deux pilule alimentaire dans son sac.

Il resta ainsi adossé, mi somnolent mi vigilant, repoussant du pied les maudits crabes minuscules qui avaient quitté leur perchoir pour venir leur pincer les fesses, jusqu'à ce qu'il décide qu'il en avait assez.

D'un geste prévenant il réveilla d'abord Eve, tout en maintenant tout de même une distance de sécurité. Qui savait comment cette folle dingue réagirait en sortant de la torpeur du sommeil. Puis il secoua légèrement les épaules de Jerry, jusqu'à ce qu'enfin elle ouvre les yeux. Enfin d'un coup de pied il bouscula la hanche de Méléna.

"Allez, un p'tit café et on y va."
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Lun 25 Juin - 14:00

Réveillée par Georges, Eve ouvrit ses yeux marron et se redressa en position assise. Évidement, son corps lui faisait toujours un mal de chien, mais elle se sentait un peu plus en forme. A en croire sa montre, plusieurs heures s’étaient écoulées depuis son tour de garde. Occupée à s’étirer, la combinaison de plongée devenant de plus en plus inconfortable au fil du temps, la détenue ne releva pas la petite boutade du doyen sur le café. Elle n’était pas d’humeur à l’humour, mais en réalité, elle l’était très rarement – pour ne pas dire jamais.

La russo-américaine se contenta de gober l’une des pilules nutritionnelles, sa gorge et ses sinus toujours douloureux à cause de l’eau de mer qu’elle avait ingurgité, puis s’approcha de la pièce suivante. Melena prévint que les ombres sous la surface de l’eau appartenaient à de très gros crabes, dont elle imagea la taille des pinces avec l’aide de ses mains. Soit, quand bien même il ne s’agissait pas de serpents sous-marins postés dans des trous comme des murènes, mieux valait éviter de tomber. Jugeant le pont de singe d’un œil impassible, Eve finit par lâcher d’un ton sans couleur :

- Bon, j’y vais la première.

Elle piétina allégrement les crustacés courant sur la corde inférieure et plaça ses mains sur la supérieure, non sans en avoir dégagé quelques uns d’une pichenette. Une petite grimace tordit son visage ordinairement inexpressif alors que les crabes passaient à l’assaut de ses doigts. Ces petites saletés avaient beau être minuscules, elles picotaient sévèrement ; nulle doute qu’à l’arrivée, sa peau blême risquait d’être couverte de marques rouges.

Ce qui surprit la taularde toutefois, ce ne fut pas l’attaque des pinces sur ses mains, mais la rafale de vent qui la désarçonna après seulement trois pas sur le pont de singe. Sa prise s’était raffermie par réflexe, mais ses pieds avaient glissés, la laissant désormais suspendue au dessus du bassin aux ombres mouvantes. Comment s’ils se rendaient compte que l’intruse était en difficulté, il sembla que les crabes minuscules redoublèrent d’acharnement sur ses doigts, cherchant à la faire décrocher coûte que coûte.

La raideur de ses muscles douloureux n’aidait pas, mais la russo-américaine réussit à retrouver la position adéquat et se vengea en faisant glisser l’une de ses mains sur la plus grande longueur de corde possible, afin d’en décrocher les gêneurs. Ces derniers furent forcément immédiatement remplacés par d’autres congénères, mais Eve progressa, jusqu’à ce qu’une autre bourrasque fasse trembler le pont de singe. A ce rythme, elle ne verrait pas l’autre coté tout de suite, mais cette voie semblait toujours plus sûre que la traversée à la nage du bassin en contrebas.

Alors qu’elle commençait à s’habituer aux picotements envahissant ses doigts, voilà que deux petits salopiauds décidèrent de descendre s’attaquer au poignet droit de la jeune femme. Surprise par cet assaut inattendu, elle lâcha une main et la secoua au dessus du vide, risquant une nouvelle fois de basculer de son perchoir incertain.

- Bordel, grommela-t-elle entre ses dents, saleté de bestioles.

Pour autant, les crustacés restaient des menaces relativement moindres. Après tout, les adeptes de ce temple auraient pu être passionnés par les anguilles, les pieuvres, ou n’importe quelle autre espèce sous-marine qui donneraient lieux à des monstres effroyables disposés comme pièges dans tous les coins. La peau blanche des mains de la taularde était mouchetée de points rouge sang lorsqu’elle arriva à mi-parcours, bousculée par une bourrasque, mais elle tiendrait bon. Céder à la douleur et à la fatigue, elle ne connaissait pas, alors elle soufflerait de l’autre coté.

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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Lun 25 Juin - 21:20

Melena grogna lorsque Georges la réveilla à coup de pieds. Saleté de pirate. Elle frotta ses yeux gris alors que les souvenirs de l’endroit où elle se trouvait reprenaient petit à petit place dans son crâne. Il fallait continuer, bien sûr. Après avoir avalé l’une de ses pilules, à l’instar de la taularde, l’adolescente suivit ses comparses jusqu’à la pièce suivante. Un coup d’œil en contrebas lui rappela la petite expérience vécue pendant son tour de garde. Des lambeaux de chair et morceaux d’os arrachés à son cadavre flottaient encore, dérivant lentement au gré des frémissements aquatiques suscités par les mouvements des créatures.

- Au fait, commença-t-elle, tout à l’heure j’ai… utilisé mes pouvoirs pour vérifier ce qu’il y a sous l’eau. Ce sont des gros crabes, leurs pinces sont comme ça, elle dut utiliser ses deux mains pour bien faire visualiser la chose, ils sont pas forcément très rapides, mais ça vaudrait quand même mieux d’éviter de les rejoindre.

D’autant plus que s’il y avait des prises pour remonter de leur coté, il ne semblait pas y en avoir de l’autre, mais sa vue lui faisait peut-être défaut. Avec son habituelle impassibilité, Eve décida de passer devant, et la nécrophobe ne pouvait qu’apprécier intérieurement de ne pas avoir à jouer aux cobayes. La traversée s’avérait visiblement ardu, et elle regretta d’avoir laissé sa potion animorphe sur les rives du lac Victoire. Se transformer en rapace aurait été parfait pour passer de l’autre coté tout en portant ses affaires, sans avoir à être inquiétée par une légion de mini-crustacés ni leur cousins « un peu » plus épais.

La peur de tomber dans le bassin pour mourir entre les pinces de crabes géants l’angoissait sur place. Elle serrait et desserrait les poings, ses yeux rivés sur la détenue, consciente qu’à un moment, ce serait à son tour d’y aller. Melena aurait volontiers laissé passer Georges et Jerry si elle n’avait pas craint que l’un ou l’autre – surtout le pirate en fait – ne coupe la corde de l’autre coté pour l’empêcher de suivre et la piéger dans le temple. Dépliant lentement ses bras refermés autour de ses épaules, lorsqu’Eve fut à la moitié de son parcourt, Melena attrapa la corde supérieure.

- Aïe ! lâcha-t-elle au moment où les crustacés partaient à l’assaut de ses doigts.

Toutefois, elle avait tellement peur de lâcher prise qu’elle serrait son filin salvateur jusqu’à faire blêmir ses jointures et se faire mal au creux des paumes. Elle se crispa encore plus quand la première bourrasque tenta de la désarçonner, ses longs cheveux corbeaux renvoyés brutalement dans son dos, mais elle ne décrocha pas. La nuée de pinces qui attaquait sa peau lui donnait l’impression qu’on lui plantait sournoisement des essaims d’aiguillons chauffés à blanc. Elle en avait les larmes aux yeux, mais serrait les dents en s’efforçant de poursuivre, malgré les rafales qui la bousculaient et les crustacés qui se faufilaient sous ses pieds pour essayer de la faire glisser.

Forcément, la russo-américaine était déjà de l’autre coté, attendant ses collègues bras croisés, tandis que l’irlandaise progressait bien trop lentement. Ses muscles tétanisaient déjà alors qu’elle arrivait à peine à mi-parcours, mais si l’envie de se laisser basculer pour céder fasse à la douleur était tentante, la peur de mourir revenait toujours lui mettre le coup de fouet suffisant pour qu’elle s’agrippe comme un diable.

Toutefois, l’un des petits crustacés réussit soudainement à la pincer sur un point plus sensible, incitant l’une de ses mains à lâcher prise par réflexe défensif. Au même moment, une bourrasque souffla en plein sur l’adolescente. Celle-ci se sentit décoller, propulsée à la perpendiculaire de la corde, retenue simplement par une seule main. Elle avait poussée un hurlement, cherchant frénétiquement à saisir de nouveau le filin supérieur, mais les vibrations qui faisaient trembler le pont de singe, ainsi que les colonies de crabes ne l’aidaient en rien.

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Jerry Blake

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Mar 26 Juin - 10:07

Durant son sommeil réparateur, Jerry sentit quelque chose l'élever. Je.. je vole.. encore ? Réponse négative lorsqu'elle ouvrit ses paupières tombantes. Georges venait de sonner le réveil en réveillant tour à tour les dormeuses. Suite à cela, la cleptomane s'étira et se releva. Son corps appuyé tout ce temps avait besoin de bouger et quelques hématomes lui faisaient un mal de chien, mais elle les suivit jusqu'au pont de singe sans broncher. Elle regarda de nouveau par dessus le précipice pendant que Melena leur fit part de l'identité des créatures juste en bas. Ces bestioles coriaces impressionnaient vraiment la cleptomane qui regarda pour le coup, Eve s'attaquer aux crabes miniatures sur les cordes.

Rien de tout cela ne lui plaisait guère. D'autant de paramètre comme le vent soufflant, le poids de plusieurs personnes sur la corde ne lui donnait vraiment pas envie d'emprunter ce chemin. Triste, elle jeta un regard de l'autre côté du pont. Qui eût cru que ce qu'elle vit lui remettrai du baume au coeur. Une jolie lueur d'espoir littéralement, ce devait être un bout de verre ou de métal qui réfléchissait la lumière. La cleptomane enjouée suçota son doigt puis le dressa de façon à déterminer une hypothétique manière de déjouer les pièges du vent.

La mère Eve n'était plus là pour lui chercher la petite bébête, c'était le moment ! Selon sa façon, elle se glissa à côté d'une victime, en l'occurrence Georges qui n'était pas encore monté sur la corde et glissa sa main vers l'ouverture de son sac étanche jusqu'à qu'elle se saisisse d'un truc. On pouvait lire une expression joyeuse sur son visage lorsqu'enfin elle attrapa quelque chose. Je l'ai !!!

D'habitude ce pouvoir était chiant, mais là il lui permettait de franchir plus vite l'obstacle tout en alliant son petit plaisir à elle. Après avoir sortit ce qui semblait être une boîte à pilules, Jerry se transforma en volatile noir et blanc et s'envola au dessus du pont en ligne droite. Lorsqu'elle vit Eve galèrer avec les minicrabes, elle ne put s'empêcher de lancer un tchaka chia sonore à son attention, comme un Coucou, je passe !

Malgré le peu d'heure de vol à son actif, la pie gagna l'autre côté sans trop souffert des bourrasques qui parfois la déviait un peu de sa trajectoire. À terre, elle sautilla jusqu'à ce qu'elle était venu chercher et le souleva triomphante. Un magnifique tesson de bouteille que toutes les pies lui jalouseraient ! Malgré la valeur de l'objet, la pie ne resta pas longtemps avec puisqu'un gros ver de vase remuait non loin. Affamée depuis tout ce temps, l'oiseau se donna à coeur joie à gober chaque vers qu'il croisa.. Jusqu'à que sa transformation prit fin. Pour le coup, c'était Jerry qui était nue comme un ver. Ce n'était pas gênant, elle n'avait plus de pilule en stock et ça lui faisait du bien de sortir de cette étroite combinaison collante.

C'est en étant juchée sur un rocher à l'abri de l'armée de petits crabes que Jerry attendit le reste de l'équipe en leur lançant des encouragements comme elle avait l'habitudes de le faire. Peut être allait-elle payer sa paresse une fois qu'il serait tous revenu ? En méditant cette question, elle se caressa son ventre de nouveau rempli.
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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 12 Aoû - 21:06

HRP : j'ai pas le courage de faire Melena ce soir, d'autant que je ne lui trouve pas suffisamment de matière :s donc je poste avec Eve pour te débloquer. Si tu veux poster derrière, te gêne surtout pas ! Mel' est toujours en plein péripétie sur le pont. Si tu as besoin, tu peux dire qu'elle a fini de traverser envers et contre tout... et qu'elle n'ose pas te regarder tant que tu es à poil huhu


Melena l’avait suivie, entamant sa progression sur le pont de singe qu’elle avait déjà parcouru de plus de la moitié. A la longue, la morsure des pinces minuscules, comme les bourrasques de vent, devenait un cadre connu avec lequel elle apprit à composer. Une unique chose la détourna de sa concentration : une pie passant au dessus d’elle en piaillant joyeusement. Il ne lui fallut qu’un regard sur la rive de départ pour se rendre compte qu’il s’agissait de Jerry, métamorphosée et délestée de ses affaires. Eve ne savait pas trop quoi penser de cette traversée éclair, alors elle resta muette en continuant d’avancer avec précaution. Certes, si la jeune femme avait des pouvoirs, autant les utiliser pour se facilité la vie, tant qu’elle ne s’en servait pas pour les doubler.

Un coup d’œil au volatile occupé à gober des vers suffit à lui faire comprendre que la cleptomane n’avait pas hérité que de l’apparence d’un oiseau. Cette dernière n’avait donc plus qu’à espérer que Georges accepte de s’encombrer de ses affaires pour franchir le pont de singe. D’ailleurs… il était où le pirate ?! La russo-américaine était certaine de l’avoir aperçu tout juste quelques secondes auparavant, mais voilà qu’il était aux abonnés absents.

- Putain, le capitaine a encore disparu…

Ce type était d’une inconstance horripilante. Il était là, il ne l’était plus ; il était surdoué, puis à coté de la plaque ; il les aidait, mais était un esclavagiste. C’était presque à croire qu’il souffrait d’un dédoublement de la personnalité, mais il n’était plus la pour être interrogé. De plus, ce n’était pas qu’il lui manquait – absolument pas – mais Eve lui devait toujours un remerciement, et elle détestait rester avec des dettes sur la conscience. Elle haïssait recevoir la charité, trop rebutée à l’idée de dépendre de quelqu’un. Tout se paye, la taularde le savait, et l’appliquait comme un principe primordial.

Le temps qu’elle finisse de traverser, Jerry était redevenue humaine et encourageait ses alliés, juchée nue comme un ver sur une espèce de rocher. Une fois que ses pieds purent quitter la corde tendue, l’ainée du trio féminin ausculta d’abord ses mains, criblées de marques rougies et de petites écorchures ensanglantées. Ce n’était rien, mais les picotements étaient suffisamment désagréables pour qu’elle serre les dents sous son masque habituel d’impassibilité. Elle se tourna alors vers la cleptomane, la détaillant des pieds à la tête de ses yeux glacés, puis haussa les épaules avant de déclarer :

- C’était une bonne idée stupide. Compte pas sur moi pour retourner chercher tes fringues en tout cas, soit tu finis à poil, soit tu vas récupérer tes affaires comme une grande.

Ce fût à son tour de s’assoir, à même le sol cette fois, ses jambes et ses bras éprouvés par la traversé du pont de singe. Elle releva la tête vers son interlocutrice lorsqu’un détail surgit dans sa mémoire, enregistré plusieurs heures auparavant :

- Pourquoi une pie au fait ? Tu nous avais dit que tu savais te changer en piaf, mais pas en quelle espèce. C’est un choix où bien c’est toujours la même ?

Après tout, les pouvoirs des voyageurs étaient généralement comme des miroirs de leurs pathologies d’après ce qu’elle avait observé, alors connaitre les fonctionnalités de ses collègues lui permettrait de mieux les cerner, notamment en ce qui concernait la cadette de la bande. Une pie, c’était associée au bavardage ou au vol. Eve osait espérer que s’il s’agissait de l’unique transformation dont était capable Jerry, la raison était la première solution. Sans quoi et bien… ses soupçons se verraient grandis de façon exponentielle et rien qu’à cette idée, les pensées paranoïaques dégringolaient dans son crâne.

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Jerry Blake

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Dim 12 Aoû - 22:13

Hrp : Melena/Eve présidente ! ≈O≈

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À peine arriver à peine fâchée. La paranoïaque aurait fait ça à sa place ? JOKE ! Si justement Jerry avait choisi la voie des airs, c'est que l'autre trajet ne lui plaisait guère. Et puis, depuis le temps que sa combi lui collait à la peau, c'était une véritable délivrance !

- C'est gentil mais je n'ai pas envie de mourir, lui répondit-elle calmement.

Son autre collègue était en proie à d'autres problèmes imprévus auxquels la cleptomane ne voulait en aucun cas s'y frotter. Cependant ses capacités extraordinaires ne laissaient nul doute au sujet de sa survie. Jerry en profita pour s'étirer comme un gros chat tout content d'avoir bouffer. Il est vrai que les petits vers mine de rien sont très nourrissants. C'était pile poil ce qui lui fallait comme remontant. Évidement sa prestation fit germer quelques questions dans la tête de l'autre folle.

- Et toi pourquoi ta montre qui détecte les injustices n'est tout simplement pas une baguette de sourcier ou bien un Gps.. T'imagine bien qu'avec ma perte de vêtement, je ne vais pas utiliser ce pouvoir plusieurs fois même lorsque l'occasion se présente. Regarde, je suis même sûre que tu es à deux doigts de me traiter d'exhibitionniste, j'ai tords ?

Elle avait bien raison de ne pas éviter les vérités qui dérangent, déjà que Melena revenait vers elle toute gênée de constater sa nudité. Encore être vue nue par une fille n'était pas embarrassant, mais les hommes et leur pulsion masculine, c'était autre chose.. En évoquant une telle possibilité, Jerry avait perdu le capitaine de vue. Il était pourtant là, juste avant sa transformation ! Me dites pas que je l'ai fait fuir..

Bien sur, la cleptomane en profita pour détourner sa petite conversation avec Eve.

- Je me trompe où c'est la seconde fois que votre Capitaine disparait ?

Cependant Jerry refusait de rebrousser chemin pour le retrouver, il y avait quelque chose de beaucoup plus important à ses yeux de survivre et cette chose c'était.. La fin de sa mission ! Elle le ressentait même jusqu'au tréfonds de sa.. Ah non elle n'en n'avait plus. C'était pas une raison pour baisser les bras et elle se releva en un bond montrant toute sa détermination.

- Nous touchons bientôt au but, chantonna t-elle toute guillerette de quitter l'endroit maudit empestant le crustacé renfermé.

Il était vrai qu'elle débordait d'énergie le ventre plein et après 'avoir échappé' à cette épreuve par un de ses pouvoirs, le plus inutile cela dit. Sans fringues, elle n'irait peut pas bien loin avant de se faire sauter dessus par un autochtone à dérèglement sexuel.. Ou peut être que cela lui donnait plus de chance d'avoir une paye beaucoup plus grasse. Lorsqu'elle vit les petits crabes du pont inspecter, puis choisir ses affaires comme une habitation, elle se rendit à l'évidence que les dés étaient jetés. Alea jacta est ! Ce qui la mettait mal à l'aise, était que Melena ne la regardait plus comme avant. À croire qu'elle l'avait perturbé avec son physique. Elle avait pourtant l'âge de se changer dans les vestiaires et de voir ça tous les jours, tout autour d'elle. C'était à rien y comprendre.
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Melena Autumn

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Lun 13 Aoû - 17:55

Ses yeux gris se tournèrent machinalement vers le vide qui la séparait de la surface aquatique, fixant notamment les ombres énormes qui semblaient avoir accélérés leurs mouvements. Malgré la faiblesse de ses bras fins, lâcher prise était hors de question. Elle avait vu dans quel état les crabes avaient mis son pantin cadavérique et même si elle était évidemment une meilleur nageuse que ce dernier, l’idée de tenter l’expérience n’était pas le moins du monde attirante.

Bien au contraire, l’adolescente usa de toutes ses ressources pour réussir à force de gesticulations maladroites à rétablir ses pieds sur le pont de singe, et pousser un soupir de soulagement pour expulser la terreur bleue qu’elle avait eut. Son cœur battait si fort dans sa poitrine que la douleur des multiples picotements irradiant ses mains se faisait lointaine, suffisamment pour qu’elle reprenne sa progression lente sans y penser. Eve et Jerry étaient déjà arrivées, l’une arborant désormais une tenue d’Eve, faute d’avoir pu emporter ses effets pendant sa traversée aérienne. Qu’elle ne veuille pas aller récupérer ses biens était une chose, tant mieux pour elle si elle n’avait aucun complexe à montrer son corps gracile, mais un détail pourrait éventuellement lui poser soucis, et Melena se promit de lui en parler une fois arrivée.

Lorsqu’elle posa enfin un pied sur la terre ferme – si l’on pouvait dire – son regard se détourna immédiatement de la cleptomane pour aller flirter avec l’une des parois humides. Inutile de nier que la brunette ne la laissait, physiquement du moins, pas totalement indifférente. La voir dans son plus simple appareil, quand bien même elle avait la même chose à la maison, restait dérangeant pour l’adolescente inexpérimentée qu’elle était dans ce domaine. S’empresser de répondre à la question posée lui permit de refourguer sa gêne au placard et de lancer un regard entendu à Eve pour s’assurer qu’elle appuyait ses dires :

- Oui, Georges s’était déjà volatilisé une fois juste avant la salle aux pilonnes… quand on t’a trouvé. Et j’espère bien qu’on touche au but…

Plus par réflexe qu’autre chose, elle jeta un œil en arrière. Pas de trace du capitaine non, seulement quelques crustacés égarés qui décidaient d’inspecter la combinaison et le sac de Jerry. D’ailleurs, ça lui rappelait ce que comptait lui dire l’irlandaise à ce sujet :

- Au fait… tu es sûre de ne pas vouloir récupérer ta combi et ton attirail ? Parce que… enfin, on est quand même au fond du lac Victoire là, et on pourrait avoir à remonter à la surface à la nage… ou bien même rencontrer des pièces complètement inondées.

Un petit sourire se dessina sur les traits blafards de la nécrophobe, anticipant la pique d’humour qu’elle s’apprêtait à lancer. Ce n’était pas souvent qu’elle se le permettait, d’autant plus dans une situation pareille qui ne se prêtait certainement pas aux plaisanteries. Mais bon, un peu de gaieté dans leur labeur ne ferait pas de mal – Jade penserait ça non ? – Eve tirait déjà assez la gueule pour trois.

- C’est pas que je doute de tes capacités amphibies, mais au moins ton masque de plongée pourrait t’être utile dans ce genre de cas de figure.

Melena la fixa dans les yeux pour que sa collègue comprenne bien qu’il n’y avait là aucune animosité, seulement un conseil pour sa survie. Elle ne la pousserait pas à l’eau, ni ne la blâmerait si jamais elle continuait toute nue, mais si jamais la cleptomane se retrouvait coincée parce que les conditions de travails devenaient impraticables pour une exhibitionnistes, l’irlandaise ne ferait pas demi-tour pour elle.

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Eve M. Todrovitch

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Lun 13 Aoû - 18:02

Les yeux marron de la taularde s’agrandirent légèrement lorsque Jerry répondit à sa question. Qu’est-ce qu’elle essayait de lui pondre comme charabia ? Tout ce qu’elle voulait savoir c’était si elle ne pouvait se transformer qu’en pie, ou bien si elle pouvait aussi choisir d’adopter l’apparence d’autres oiseaux. Décidément, elle commencerait presque à songer que si elle avait cette faculté, c’était parce qu’elle souffrait d’une sorte de syndrome de la cervelle de moineau. Une neuneu quoi. Eve massa ses épaules endoloris avant d’ouvrir la bouche pour lui reformuler son interrogation, mais Melena, qui venait de débarquer, lui coupa l’herbe sous le pied avec empressement.

D’ailleurs, elle avait l’air d’éviter de regarder leur collègue dénudée alors qu’elle cherchait une approbation dans ses yeux glacés. Pourquoi donc ?! Du point de vue de la détenue objectivement bisexuelle, le corps de la cleptomane n’était pas hideux. Serait-il possible que la jeune nécrophobe soit lesbienne ? « Ahlala la jeunesse naive » songea la russo-américaine en poussant un soupir. Une fille à poil et hop, complètement bouleversée. Dire qu’elle avait été beaucoup plus jeune que l’irlandaise la première fois qu’elle avait vu un garçon nu « en vrai ». C’était quel âge sa première fois déjà ? 14 ? 15 ? Elle se souvenait que son père était déjà décédé, et qu’elle commençait déjà à donner des cheveux blancs à sa pauvre mère par son comportement en cours, c’était tout.

Qu’importe, elle n’avait de toute façon pas l’intention de faire part de ses pensées intimes à ses collègues d’un jour, et se souvenir de ses premiers ébats sexuels ne lui évoquait pas de bons souvenirs. Pas de mauvais non plus en réalité. Ils ne suscitaient juste aucune émotion. C’était simplement un mec un peu plus vieux qu’elle qui lui plaisait bien, il lui a dit que ce serait bien, elle l’a fait juste pour voir si c’était vrai, et basta.

Pas de sentiment, pas de conte de fée stupide autour de la « première fois ». La vérité, c’est que la dite « première fois » n’est qu’un point de départ à une longue série tristement banale et animale avec le temps. Ce n’était ni un point culminant, ni une finalité en soi, simplement la continuité des désirs irrépressibles de l’être humain. Une activité comme une autre à ses yeux, qui lui servait autant à se détendre avec un bon partenaire qu’à payer certaines dettes. Un corps n’était qu’une carcasse, on avait tous la même chose.

Tout en songeant distraitement à sa vision bassement charnelle des relations sexuelles, Eve écoutait la benjamine de leur trio qui réitérait la suggestion à Jerry de récupérer ses affaires de l’autre coté du pont. Melena n’avait pas tort et il était hors de question qu’elles se cassent le cul plus tard à faire demi-tour pour un masque de plongée qui était actuellement à leur portée – ou presque.

- Elle a raison, soutint la taularde de sa voix inexpressive, tu te doutes qu’on reviendra pas ici pour toi si jamais tu en as besoin pour sortir du temple.

D’un infime signe de tête, elle désigna le gouffre s’ouvrant sur un bassin abritant des crabes trop gros pour être honnêtes.

- Comme tu veux. Si tu tiens à finir à poil, on y va, à tes risques.

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Jerry Blake

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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Lun 13 Aoû - 20:44

Jerry n'avait pas envisager son acte comme une condamnation à mort et commençait déjà à grimacer rien qu'à l'idée de devoir rester toute seule une fois de plus. L'homme n'était pas pourvu de fourrure, de griffes, de crocs et la seule différence qui l'avait fait s'élever au dessus de toutes les autres espèces animales était son ingéniosité. Sans, il est très probable que ses chances soient maigres. Mon Dieu mais qu'est-ce que je vais faire ?!!

La cleptomane over stressée fit les cents pas devant ses camarades qui lui disaient toute d'aller récupérer les fringues des pinces des crabes. Rien qu'en regardant l'espace d'un instant le précipice où barbotaient leurs congénères XXL, elle en eût quelques vertiges.

- C'est vrai que je ne serai pas d'une grande aide sous l'eau.. Souffla t-elle. Mais je serai tout de même un bon appui aérien !

Son petit élan soudain énergique s'estompa bien vite et elle regarda de nouveau ses affaires envahies par les crabes de l'autre côté du pont. Il lui vint une idée à l'instant où l'un crabe trouva un moyen de se glisser à l'intérieur de son sac abandonné. Ça pouvait le faire ! Elle n'avait qu'à exposer son plan aux deux autres et libre à elles d'accepter le petit service qu'elle se permettait de leur demander.

- Si quelqu'un accepte de me mettre dans son sac une fois transformée en pie ou en pingouin, je ne mourrai surement pas de noyade mais peut être d'asphyxie. J'en serai très reconnaissante.. Vraiment..

Quelle belle idée Jerry ! Mais oui, ce sac avait des propriétés étanches et il suffirait de l'éjecter juste au moment où elle redeviendrait elle-même, puis qu'elle remonte aussi vite que possible. C'était un bon plan, mais qui demandait une certaine coordination.

- Je pense que ça pourrait marcher.

Jerry chercha l'approbation du regard de la part de ses deux coéquipières. Elle espérait vraiment les convaincre pour ne pas se faire traiter de boulette et d'avoir un coup de pied au cul. Cette histoire de flotte juste au dessus de sa tête commençait à lui taper sur le système. C'est vrai quoi, elle avait tendance à oublier qu'elle était coincer dans un temple sous-marin et c'était tant mieux, sans aucun échappatoire elle avait eût des risques de péter un plomb et d'attendre sa mort ou la provoquer.

Elle essaya une approche plus subtile en le faisant avec des yeux de chiens battus pour que ça fasse mouche. Jerry en était réduit à être abandonner par ses congénères si jamais sa tentative venait à échouer et même si cela ne se voyait pas, elle faisait dans son froc. Son petit coeur de pie battait à cent à l'heure et elle n'avait même pas encore une femme et des enfants pour se cacher derrière cette responsabilité. À ce moment, elle se sentit plus proche d'un animal de compagnie que l'on abandonne sur la bas côté de la route qu'une jeune fille ambitieuse avec des projets de carrière plein la tête.
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MessageSujet: Re: [job] Les aventuriers du lac perdu    Mar 14 Aoû - 18:30

Tandis qu’Eve la suppléait pour essayer de faire comprendre à Jerry l’importance de récupérer ses affaires avant de partir, Melena examinait ses mains blanches. Les mini-crustacés ne l’avaient pas loupée, les marques rougies lui dessinaient des gants que certains avaient osé prolonger jusqu’au milieu de ses avant bras. Quand on songeait qu’elle aurait pu mourir dévorer dans le puits à l’entrée du temple, ou bien se faire couper une main dans la statuette, ce n’était qu’un moindre mal. Elle espérait que cette aventure touchait à sa fin, parce qu’elle se sentait psychiquement exténuée malgré le repos qu’ils s’étaient octroyés il y a peu. Flirter avec la mort si longtemps lui mettait les nerfs à vifs.

Visiblement ravie de jouer les exhibitionnistes, Jerry appuya qu’elle pouvait finir dans son plus simple appareil et proposa même une option… astucieuse ( ?) pour remonter le lac si cela s’avérait nécessaire. L’irlandaise ouvrit la bouche devait son air de chien battue, les yeux ronds, mais ne pu prononcer le moindre mot. Elle fronça alors les sourcils, avant de demander avec tout le sérieux du monde :

- Tu te sens bien là ou… non parce que je ne sais pas si tu te rends compte qu’on est à 1000 mètres sous la surface et qu’on a mis largement plus d’une heure pour arriver au fond, sans compter tous les... trucs qu’on a croisé en route. Ta transformation dure quoi ? une dizaine de minute d’après ce que j’ai vu ? Tu vas faire quoi une fois redevenue humaine ? Même si tu ne tombes sur aucune bestiole qui cherche à te bouffer, tu auras des centaines de mètres de flotte à traverser en apnée. Et j’te parle même pas de la pression. Donc si, tu mourras bien de noyade, ajouta la nécrophobe pour terminer après une petite pause.

C’était la vérité, et il fallait que la cleptomane la comprenne. Bien sûr, on pouvait toujours espérer qu’il y ait en fin de parcours un passage made in Dreamland qui leur permette de retourner voir Hyde Glover sans repasser par la case « affronter les horreurs sous-marine ». Ça avait été le cas chez Clampin, après que ce vieux sénile lui ait fait affronter tous les pièges de ses souterrains. Cependant, Melena ne pouvait pas faire de ce cas une généralité, et miser sur l’éventualité qu’un passage sûr ait été prévu pour ceux qui opterait pour la remonté nudiste était une folie.

- De toutes les façons, on ne va pas en débattre trois ans, reprit l’irlandaise en rejetant en arrière sa chevelure brune emmêlée, soit tu veux aller les chercher là-bas et on t’attend, soit tu repars comme ça et… et bah tu verras au moment de sortir. Au pire, tu n’auras qu’à appeler Bobby the Kid… il parait qu’il peut tirer les voyageurs de n’importe qu’elle situation, à condition de lui donner un bon pourboire.

Dans les faits, l’adolescente n’en savait rien. Elle ne connaissait du bonhomme que sa tête de frimeur sur la pub le concernant qu’elle avait vu dans un numéro du Dreamland soir. Il fallait espérer que ce n’était pas une arnaque et qu’il était bel et bien capable d’intervenir partout et contre tout. La nécrophobe priait pour ne jamais avoir à l’appeler, mais c’était toujours rassurant de se dire qu’on avait une ultime carte dans sa manche en cas de gros pépin.

Attendant que Jerry prenne une décision finale, elle se tourna vers la suite du programme. Elles n’avaient plus Georges, mais le tank de la bande – en la présence féminine d’Eve – était toujours de la partie, alors parier sur une réussite en cas d’attaque de poulpe géant rester envisageable. Que pouvait bien recéler cet endroit après tout ce qu’ils avaient vu ?


===

HRP : comme la fois d'avant, pas assez de matière pour faire Eve derrière, donc te gênes pas pour poster. MJ, c'est à ton tour de nous décrire la suite =3

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